Sous ce titre, nous avons signalé, dans notre numéro du 22 novembre
dernier, l'intéressante tentative d'un architecte de Galveston qui, pour
la fabrication du béton nécessaire à la construction d'une maison, avait
utilisé des coquilles d'huîtres. Un de nos lecteurs, officier de l'armée
coloniale, nous rapporte que le procédé n'est pas nouveau et qu'il a été
employé avec succès en Afrique occidentale, notamment à Kayes et à
Bamako. «Moi-même, ajoute notre correspondant, sur les indications de
mes chefs et de mes prédécesseurs, ai fait à Bobo Dioulasso, centre de
la boucle du Niger, de la chaux avec les huîtres de la Volta Noire.»
Dans un pays presque privé de calcaires, mais où la plupart des rivières
abondent en huîtres énormes et non comestibles, l'idée était heureuse de
se servir de leurs écailles pour la préparation de la chaux. C'est à
l'ingéniosité de nos officiers coloniaux, à leur esprit de ressource,
qu'est due cette intelligente initiative.