n'avait pas été refait depuis plusieurs jours, et qui, creusé
au milieu, gardait la trace du petit corps qui y cherchait
vainement un peu de repos et de chaleur.
Sous les baisers de Mme Milane, Folla rouvrit enfin les yeux
et se prit à sourire, tandis qu'une larme roulait sur sa joue.
Un bizarre incident vint interrompre les effusions de la
petite fille avec les Milane.
A présent que la chambre n'était plus plongée dans les
ténèbres, Gervaise pouvait voir quels étaient les envahisseurs
de sa demeure; elle avait d'abord aperçu Juliette, debout près
de sa sur de lait.
La figure de la folle rayonna d'une sorte de joie sauvage; ses
yeux mornes devinrent ardents.
"Ma fille! c'est ma fille!" cria-t-elle en étendant les
mains vers l'enfant des Kernor.
"Bonne maman, j'ai peur," fit celle-ci en se serrant contre
Mme Milane.
Et certes, avec son visage altéré par l'émotion et ses grands
yeux dilatés par l'épouvante, elle ressemblait d'une manière
frappante à la pauvre Gervaise.
Mme Milane ne disait rien, et les regardait toutes les deux.
Avidement, dans un geste fébrile, la folle alla à Juliette,
qui se reculait de plus en plus pour l'éviter, l'assit de
force sur une chaise, et la déchaussa sans qu'aucun des
assistants, frappé de stupeur, pensât à l'en empêcher.
Quand elle eut mis à nu la jambe droite de la fillette et
qu'elle tint dans sa main brune ce petit pied blanc et fin,
elle poussa un nouveau cri, et cette fois dans ce cri il y
avait une allégresse délirante.
Elle posa son doigt sur une petite cicatrice qui se montrait
au-dessus du coup-de-pied, et y colla ses lèvres avec passion.
"Ma fille! j'ai retrouvé ma fille!" répétait-elle si
ardemment, que tous se sentirent le frisson dans les veines,
et que Folla se souleva sur son séant, malgré sa faiblesse,
pour mieux voir.
"Juliette Kernor n'est pas votre fille, ma bonne Gervaise,
dit Mme Milane d'un ton ferme. Vous voyez bien que vous
effrayez cette enfant, relevez-vous et laissez-la; votre fille
est là, sur ce lit; regardez-la, et ne lui faites pas le
chagrin de la renier."
Mais Gervaise demeurait agenouillée sur le sol, passant ses
mains sur son front, non plus avec égarement, mais comme si
elle ressaisissait dans sa pauvre tête, depuis si longtemps
malade, la raison qui en avait fui.
"Ecoutez, dit-elle enfin, je ne suis plus folle; je l'ai été
bien des années, je le sais; à présent j'ai l'esprit tout à
fait sain, je le sens, je vous le jure; j'ai revu mon enfant,
et cela m'a guérie. Madame, ajouta-t-elle en se traînant aux
pieds de Mme Milane, atterrée, vous avez beaucoup à me
pardonner, mais j'ai cruellement expié ma faute. Ecoutez:
l'enfant que j'ai remise il y a huit ans et demie à votre
fille, Mme Kernor, ce n'était pas la sienne, c'était la
mienne, ma blonde Sophie; et j'ai fait ce coupable échange,
affolée que j'étais, parce que mon mari était un voleur, qu'il
allait être arrêté, envoyé au bagne, et j'ai eu peur que la
honte paternelle ne rejaillît sur toute la vie de mon enfant.
Je voulais qu'elle fût heureuse, qu'elle fût considérée plus
tard, et non montrée au doigt comme la fille d'un forçat. Et
voilà que depuis plusieurs mois un travail se faisait
silencieusement dans ma pauvre tête: je voyais à mes côtés
cette fillette brune qui me soignait, m'embrassait, m'appelait
sa mère, et elle n'était pas à moi, et je savais bien que je
n'étais pas sa mère, me demandant comment elle se trouvait là.
A présent je comprends; quelque chose s'est brisé dans mon
cerveau en voyant cette enfant-là que vous croyiez vôtre,
blonde et blanche comme je l'étais jadis; j'ai compris qu'on a
ramené à mes côtés celle que j'avais fait passer pour ma fille
à moi, mais qui est en réalité une Kernor. Voyez, n'a-t-elle
pas les yeux noirs de sa mère? Et si vous ne me croyez pas
encore, regardez cette petite marque blanche sur la jambe de
ma Sophie; c'est cela qui lève mes derniers doutes, si je
pouvais en avoir après que mon cur de mère eût parlé.
"Un jour (elles étaient bien petites alors les deux
mignonnes), dans un accès de colère, mon mari brisa un base de
verre dont les éclats blessèrent ma fille au-dessus du pied.
J'ai fermé la blessure, mais la marque est restée, et j'en
bénis le Ciel, puisqu'elle me permet de reconnaître mon
enfant."
Folla écoutait avidement, les lèvres entr'ouvertes, les yeux
démesurément agrandis... Si c'était vrai, ce que cette femme
disait!
"Voyons, dit M. Milane en intervenant, il ne faut pas
prononcer de telles choses à la légère, madame Gervaise. Ce
que vous avancez là est grave; savez-vous que, pour un rapt
d'enfant, car enfin on ne peut guère qualifier autrement votre
conduite passée, il y va de la prison?
Je le sais, Monsieur, répliqua Gervaise avec énergie en se
relevant; qu'on m'envoie en prison si l'on veut, mais qu'on me
laisse ma fille, ma Sophie, mon enfant! Mais regardez donc si
elle n'est pas mienne: elle me ressemble; c'est moi à quinze
ans; la vôtre n'a rien de moi.
Gervaise a raison, dit tout à coup une voix masculine;
l'enfant avait au pied la cicatrice d'une blessure que je lui
avais faite dans un accès de colère, je me le rappelle. Cré
nom! ma femme me l'a-t-elle assez reproché! Elle ne se doutait
pas que cela servirait si bien un jour. Seulement je ferai
observer que la petite ne se montre pas très empressée à
embrasser ses parents, perdus depuis si longtemps; l'autre
était moins demoiselle, je crains que nous ne perdions à
l'échange."
Félix Marlioux était entré pendant cette scène sans qu'on fît
attention à lui; il avait tout entendu, et intervenait à son
tour.
On se souvient d'ailleurs qu'il avait trouvé une ressemblance
frappante entre Gervaise et Juliette, en la rencontrant à
Pallavas.
"Allons, petite, poursuivit-il en s'adressant à cette
dernière, viens tendre la joue à papa. Eh bien! nous sommes
fière?... tant pis!"
Juliette, vers laquelle il s'avançait, poussa un cri de
terreur et enfouit sa tête blonde désespérée dans la robe de
Mme Milane.
"A moi! mais viens donc à moi! criait Gervaise en lui tendant
les bras; tu ne peux me repousser, moi, tu ne peux avoir peur
de ta mère.
Prenez patience, Gervaise, dit Mme Milane avec autorité,
l'enfant a été trop brusquement surprise; laissez-la reprendre
un peu ses esprits.
Ah! Madame, répliqua Gervaise en s'essuyant les yeux, je
crains bien que ma Sophie à moi ne vaille pas votre petite-
fille, celle que vous appelez Folla! Il n'y a pas au monde
d'enfant meilleure, plus délicate, plus oublieuse d'elle-même.
A présent que la raison m'est revenue, je me souviens; je puis
dire avec quel dévouement elle a pris soin de moi, de moi
qu'elle croyait sa mère et qui ne voulais pas l'appeler ma
fille. Pauvre ange! a-t-elle souffert! Que voulez-vous,
Madame! je pensais que ce n'était pas la mienne. Gardez-la
bien, soignez-la bien, votre Folla; vous lui devez beaucoup
d'amour, presque une réparation, car elle a bien pâti chez
nous."
Et Gervaise se mit à raconter avec feu quelle était la vie de
l'enfant pendant les mois passés, et comme elle supportait
patiemment toutes sortes de douleurs.
Enfin on pensa à caresser Folla, à la couvrir de baisers, à
lui demander pardon de l'avoir négligée involontairement.
Mais elle était si affaiblie, qu'elle ne pouvait répondre aux
démonstrations affectueuses qui lui étaient prodiguées.
On s'aperçut alors de sa pâleur et de son silence.
"Qu'as-tu? lui demanda Mme Milane inquiète. N'es-tu point
heureuse d'entendre ce que dit Gervaise?
J'ai faim, répondit l'enfant d'une voix faible, grand'faim!
Elle a faim, grand Dieu! qui sait depuis quand elle n'a pas
mangé, pauvre ange! et nous qui... Vite, Gervaise, où
pourrons-nous trouver quelque chose de réconfortant pour elle?
Je ne sais pas," répondit tristement l'ancienne nourrice.
On oubliait qu'elle se laissait servir depuis longtemps, sans
faire quoi que ce fût d'elle-même.
"Si vous voulez, j'irai, moi," dit Félix Marlioux en
s'approchant humblement.
Il n'avait pas bu de toute la journée, par la raison qu'on ne
lui faisait plus crédit nulle part, et que ses camarades ne
lui payaient plus rien. Il avait réfléchi beaucoup, depuis un
moment surtout.
Il prit la pièce qu'on lui tendait, et courut à la première
boutique, d'où il put rapporter un peu de bouillon et du pain.
Folla se jeta dessus avidement. Mme Milane pleurait; M. Milane
regardait d'un air sombre sa petite-fille, sa véritable
petite-fille, manger ainsi en affamée. Lui aussi songeait.
Il songeait que Juliette, l'enfant gâtée et personnelle, avait
eu jusqu'à ce jour à la place de l'autre toutes les
tendresses, toutes les joies: elle en avait profité en
égoïste, regrettant tout juste sa sur de lait pendant les
premiers jours, parce qu'elle était seule pour jouer, et se
consolant bien vite avec des jouets et des amies nouvelles.
Elle n'avait plus parlé de Folla que rarement, ne demandant
pas à la revoir, et tout à l'heure encore, sur la route
d'Endoume, elle avait détourné la tête pour ne pas la
reconnaître dans la fillette pauvre qui l'appelait.
"Madame Gervaise, dit-il enfin, vous avez raison, votre
fille, la voilà; nous vous la rendons, et reprenons notre
petite Folla; il est bien juste que la chère mignonne jouisse
enfin de la famille et des avantages qui lui ont été enlevés
injustement.
"Juliette, viens, ma chérie! non pas toi, fit-il en voyant la
fausse Juliette se diriger vers lui; toi tu es maintenant et
pour toujours Sophie Marlioux, et tu vas rester ici avec tes
parents.
Ici? mon Dieu! mon Dieu! non, jamais, cria l'enfant en se
tordant dans une crise de larmes. J'ai peur de cet homme qu'on
veut me donner pour père, de cette femme qui veut m'embrasser.
J'ai horreur de cette maison froide et noire. J'ai peur de la
pauvreté, de la misère. Je ne veux pas être mal vêtue, mal
nourrie, obligée de travailler et de salir mes mains à des
ouvrages grossiers. Je ne veux pas, j'en mourrais."
M. Milane lui jeta un regard méprisant.
"Vous voyez, ma bonne amie, dit-il à sa femme, ce n'est pas
nous qu'elle regrette, ce sont les beaux vêtements, la vie
facile. Cette enfant est pétrie d'égoïsme, et elle n'aime que
sa petite personne. Dieu la punit, tout est bien.
Non, Arthur, il ne faut pas nous montrer trop durs, répondit
Mme Milane; songez que le coup est rude pour cette petite, qui
ne s'attendait nullement à ce qui arrive. Voilà ce qu'il faut
faire: nous allons rentrer à Marseille, emmenant les deux
enfants; vous entendez? les deux; pendant qu'elles se
remettront de leurs émotions, nous nous concerterons sur la
manière d'agir à l'égard de la petite Marlioux.
Hé quoi! s'écria Gervaise, qui écoutait, vous allez
m'enlever ma Sophie?"
M. et Mme Milane se regardèrent.
"Emmenons-la aussi," dirent-ils ensemble.
Quelques instants après, ils remontaient en voiture avec les
deux soeurs de lait et Gervaise.
On laissa un peu d'argent à Félix Marlioux, en lui promettant
de le revoir le lendemain.
Et tandis que le cheval trottait sur la grande route, Folla
(on continuait de l'appeler Folla), ses lèvres sur la joue de
sa grand'mère, sa petite main dans celle de son grand-père,
s'endormait d'un profond sommeil, brisée de fatigue et
d'émotions.
Ce sommeil ne lui apporta que des rêves délicieux. On ne
l'éveilla point pour la mettre au lit à l'hôtel de l'avenue
Noailles, et le suisse qui en gardait l'entrée fut tout étonné
de voir reparaître en tel équipage la petite pauvresse de
l'après-midi. L'ex-Juliette Kernor, devenue pour toujours
Sophie Marlioux ne dormit guère.
Tout le long du trajet elle avait sangloté, et elle continua
toute la nuit, au grand désespoir de Gervaise et à la grande
indignation de M. Milane. Mme Milane, plus indulgente,
l'excusait. Tous les deux passèrent de longues heures à
discuter la question concernant l'avenir de l'enfant des
Marlioux.
XVI
EPILOGUE
Les Milane n'ont point quitté Marseille et continuent à
habiter l'hôtel Noailles. On ne voit plus avec eux la jolie
fillette blonde et rose avec laquelle ils s'y étaient
installés; en revanche, une autre petite fille non moins
jolie, mais brune et vive, les suit partout.
Folla est redevenue la Folla d'autrefois, pétulante, espiègle,
rieuse, mais toujours gentille, avec un brin de gravité en
plus; car la souffrance mûrit, et Folla a souffert.
Elle a repris ses costumes élégants, sa douce vie et sa chère
musique. Elle avait supplié ses grands-parents de garder avec
eux sa sur de lait, avec Gervaise.
M. et Mme Milane ont consenti à cet arrangement, mais en
l'ajournant; ils trouvent juste que l'orgueil et l'égoïsme de
Sophie Marlioux reçoivent une petite leçon. Ils ont laissé
Gervaise emmener Sophie à Endoume; mais elles n'y pâtiront
point, comme Folla y a pâti.
Gervaise est capable maintenant de soigner son petit ménage;
elle peut faire face aux dépenses, grâce à la générosité de M.
Milane, qui ne veut pas voir Sophie vivre dans le dénuement ni
même dans la gêne.
Celle-ci néanmoins ne peut se consoler de son changement de
position; elle est mal à l'aise dans ses vêtements très
simples, mange du bout des lèvres les aliments apprêtés
cependant avec tant de soin par sa mère; elle souffre et se
trouve à l'étroit dans sa chambrette pauvre, comparée à celles
qui l'ont abritée jusqu'alors: bref, elle ne peut prendre son
parti de sa disgrâce, et espère toujours que les Milane la
reprendront; elle sait qu'elle n'aura plus le premier rang
dans la famille, dans leur maison, mais au moins elle reverra
ce luxe qu'elle regrette.
Vous voyez quelle différence entre elle et la petite Folla,
accourue de si bon cur près de ses parents indigents, et
pourtant dédaignée par eux!
Cependant le rêve de Sophie Marlioux ne se réalisa point aussi
promptement qu'elle l'espérait: les Milane quittèrent
Marseille, avec leur petite-fille, bien entendu, pour la faire
voyager pendant quelques semaines.
Au bout de ce temps, jugeant l'épreuve suffisante, ils
comptaient reprendre Gervaise et sa fille pour les installer à
la Seille, où la première remplirait les fonctions de femme de
charge. On tâcherait de caser Félix quelque part, et de le
convertir à de meilleurs sentiments.
Or il se trouva qu'à cette époque Sophie, la vraie Sophie,
était fort malade; elle s'en allait de fièvre lente, couchée
entre les quatre murs blancs de son petit réduit, qui lui
faisait l'effet d'une tombe; elle était aussi pâle qu'un
marbre, et ses grands yeux étaient pleins d'une mélancolie
navrée.
Cependant cette maladie lui devenait salutaire: elle changeait
au moral comme au physique; dans ses longues nuits sans
sommeil, elle faisait son examen de conscience, et, en se
comparant à sa sur de lait, elle voyait enfin ses fautes, son
égoïsme, sa vanité; elle en eut honte, et, quoique triste
encore, elle se montrait tendre et douce envers sa mère et
supportait vaillamment son mal.
Comme je voudrais vivre pour devenir bonne et pour aimer à
mon tour, pour réparer mes fautes et me rendre utile!"
soupirait-elle parfois.
Mais il était trop tard; elle était atteinte mortellement, et
malgré les soins de sa mère éplorée et de Mme Milane, qui la
fit transporter à la Seille, elle ne put guérir.
L'excellente dame fut vivement peinée en retrouvant en si
triste état sa Juliette autrefois.
Cependant la campagne parut un peu ranimer la malade; elle
respirait avec ivresse l'air pur et les brises tièdes de ce
lieu aimé. Elle passa ainsi l'été.
Il y avait un an, à pareille époque, elle était bien fière
d'être la petite Kernor, et maintenant elle n'était plus que
_la petite Marlioux_.
Mais elle ne se sentait plus humiliée que par le souvenir de
son orgueil passé.
La belle saison s'écoula donc dans une tranquillité relative
que troubla un seul événement: Félix Marlioux, qu'on ne
pouvait corriger de ses vices honteux, fut écrasé par une
voiture au chemin des Catalans, un soir qu'il s'y était laissé
tomber ivre-mort.
Sa fille le regretta, car elle se disait: "Je l'aurais
pourtant aimé, et je l'aurais peut-être ramené à nous en
devenant bonne comme Folla."
Et Gervaise pleura, car elle l'avait aimé.
Il fut décidé que l'ancienne nourrice ne quitterait plus la
Seille; quant à Sophie, on ne pouvait former de projets à son
égard, tant que sa santé ne serait pas rétablie.
Elle eut encore quelques jours de bonheur au milieu de ses
amis; puis, au commencement de l'automne, elle s'éteignit
doucement, sans souffrir beaucoup, dans les bras de sa mère.
Elle s'était fait chérir, et la bonne Mlle Cayer, de retour à
la Seille après un long séjour dans sa famille, déclarait ne
savoir laquelle elle préférait de ses deux élèves.
Folla pleura beaucoup sa sur de lait, et demeura longtemps
triste de sa perte; puis elle se mit à l'étude avec ardeur
pour réparer le temps perdu, ce qui put la consoler un peu.
Vous devinez si elle était gâtée par ses parents, qui
voulaient la dédommager de tout ce dont elle avait été privée
pendant quelques mois; mais cela n'altéra jamais son caractère
généreux et aimant. Elle resta la charmante petite fille qui
donnait tout son argent aux malheureux, et savait rendre
service à tout le monde. Aussi était-elle chérie de tous, et
particulièrement de la pauvre Gervaise, qui disait souvent en
essuyant ses larmes:
"J'ai perdu deux fois ma fille, mais j'en ai trouvé une autre
qui me fait supporter la vie."
FIN
TABLE
En veine de paresse
L'enfant de la Gervaise
Poulets perdus
A la mer
L'homme qui revient
Ce qu'entendit Félix en dormant
Tes père et mère honoreras
La dernière nuit
La dernière journée
La femme folle
Endoume
Volée
Rencontre
En route
Une scène dramatique
Epilogue
22427. Tours, impr. Mame.
erreurs typographiques corrigées silencieusement :
chapitre 1 : =qui n'en fit pas son idole= remplacé par =qui n'en
fît pas son idole=
chapitre 1 : =Sophie et Juliette tetèrent= remplacé par =Sophie
et Juliette tétèrent=
chapitre 2 : =ell allait jouer de la guitare= remplacé par =elle
allait jouer de la guitare=
chapitre 4 : =fait bien ce qui peut, le pauvre= remplacé par
=fait bien ce qu'i peut, le pauvre=
chapitre 6 : =fixement son interlocuteur= remplacé par =fixement
son interlocuteur.=
chapitre 11 : =privée de raison parce que nul= remplacé par
=privée de raison; parce que nul=
chapitre 14 : =demandait-elle douloureusement. Et s'ils= Et s'ils
remplacé par =demandait-elle douloureusement. "Et s'ils=
chapitre 15 : =Que voulez vous, Madame= remplacé par= Que voulez-
vous, Madame=