L'hiver est dur, Mnasidika. Tout est froid,
hors notre lit. Lève-toi, cependant, viens
avec moi, car j'ai allumé un grand feu avec
des souches mortes et du bois fendu.
Nous nous chaufferons accroupies, toutes
nues, nos cheveux sur le dos, et nous boirons
du lait dans la même coupe et nous mangerons
des gâteaux au miel.
Comme la flamme est sonore et gaie! N'es-tu
pas trop près? Ta peau devient rouge.
Laisse-moi la baiser partout où le feu l'a
faite brûlante.
Au milieu des tisons ardents je vais chauffer
le fer et te coiffer ici. Avec les charbons
éteints j'écrirai ton nom sur le mur.