82 -- SOIR PRÈS DU FEU

L'hiver est dur, Mnasidika. Tout est froid,

hors notre lit. Lève-toi, cependant, viens

avec moi, car j'ai allumé un grand feu avec

des souches mortes et du bois fendu.

Nous nous chaufferons accroupies, toutes

nues, nos cheveux sur le dos, et nous boirons

du lait dans la même coupe et nous mangerons

des gâteaux au miel.

Comme la flamme est sonore et gaie! N'es-tu

pas trop près? Ta peau devient rouge.

Laisse-moi la baiser partout où le feu l'a

faite brûlante.

Au milieu des tisons ardents je vais chauffer

le fer et te coiffer ici. Avec les charbons

éteints j'écrirai ton nom sur le mur.

Les chansons de Bilitis · 第 90 / 177 题