Haletante, je lui pris la main et je
l'appliquai fortement sous la peau moite de
mon sein gauche. Et je tournais la tête ici
et là et je remuais les lèvres sans parler.
Mon coeur affolé, brusque et dur, battait
et battait ma poitrine, comme un satyre
emprisonné heurterait, ployé dans une outre.
Elle me dit: « Ton coeur te fait mal... »
« Ô Mnasidika, répondis-je, le coeur des
femmes n'est pas là. Celui-ci est un pauvre
oiseau, une colombe qui remue ses ailes
faibles. Le coeur des femmes est plus terrible.
« Semblable à une petite baie de myrte,
il brûle dans la flamme rouge et sous une
écume abondante. C'est là que je me sens
mordue par la vorace Aphroditê. »