CHAPITRE IV

Haïti et San-Domingo. -- Port-au-Prince. -- Les Nègres. -- La

révolution. -- L'île Saint-Thomas et le groupe des Vierges. --

Histoire. -- L'esclavage. -- La ville et le port. -- La

Royal-Mail. -- Excursion dans l'île. -- Une plantation de cannes.

-- Les ouragans. -- San-Juan de Porto-Rico. -- Navigation vers

Cuba.

À la pointe du jour nous entrons dans l'immense golfe de Gonaïve au

bout duquel est Port-au-Prince, capitale de la république d'Haïti.

Cette île fut découverte le 6 décembre 1492, par Christophe Colomb,

qui l'appela Hispaniola. En 1630, les Français y formèrent plusieurs

établissements sur la côte nord, et en 1698, ils en formèrent d'autres

à l'ouest et au sud. Les Espagnols en avaient occupé la plus grande

partie à l'orient et l'appelaient San-Domingo. Au commencement de ce

siècle les noirs, qui formaient la grande majorité de la population,

se révoltèrent aussi bien contre les Français que contre les Espagnols

et constituèrent les républiques d'Haïti et de San-Domingo. L'une et

l'autre sont presque continuellement en révolution.

La république d'Haïti compte 24,000 kilomètres carrés et 550,000

habitants. La population a presque diminué de moitié depuis

l'indépendance. La capitale, Port-au-Prince, a 25,000 habitants; ses

maisons, étagées sur un coteau dont la mer baigne le pied, sont

petites et couvertes en bois. On distingue le palais du gouvernement,

qu'habite M. Salomon, président actuel. Il paraît que sa science

gouvernementale n'est pas à la hauteur de celle de son grand homonyme,

puisque, depuis 6 mois, il a révolution chez lui. Plusieurs villes, et

entre autres Jacmel, sont aux mains des rebelles, qui vont en avant au

cri de _ôte-toi que je m'y mette_. Ils ont acheté un navire pour

transporter leurs adhérents, et, faute d'argent, le gouvernement ne

peut en acheter un autre pour le leur opposer.

Vers 9 heures, le _Para_ jette l'ancre devant Port-au-Prince. Trois

navires de guerre stationnent devant cette capitale, probablement dans

l'intention de porter les noirs à réflexion. Ils appartiennent à la

France, à l'Angleterre, à l'Espagne. Il y a quelques commerçants

étrangers à Port-au-Prince, mais il n'y a pas de propriétaires blancs.

Les noirs, jaloux, et craignant de voir renaître leur influence, ont

interdit à tous les étrangers le pouvoir d'acheter des immeubles dans

l'île. Le docteur en chef vient à bord, coiffé d'un chapeau forme

décalitre à demi écrasé: il met ses lunettes et lit les papiers avec

un air d'importance. Plusieurs indigènes nous entretiennent longuement

sur les tripots du gouvernement et sur les agissements des rebelles.

Le nègre fuit le travail; quelques fruits dans la forêt lui suffisent;

le gouvernement ne sait plus où lever des impôts.

La température est brûlante, la végétation magnifique. À 11 heures, le

navire lève l'ancre et nous parcourons encore une fois le beau golfe

de Gonaïve.

Le lendemain, le reste de la journée, nous avons toujours à tribord

l'île d'Haïti, ancienne partie espagnole, aujourd'hui république de

San-Domingo. Elle a une surface de 53,000 kilomètres carrés et une

population à peine de 250,000 habitants. Le pays est en partie

montagneux. Une chaîne de montagnes appelée Cibao la traverse; son pic

le plus élevé atteint 2,274 mètres. L'exportation se réduit à un peu

de café, de tabac et de bois de teinture; et pourtant cette île

extrêmement fertile pourrait nourrir plusieurs millions d'habitants!

Ceux qui prétendent que le nègre a assez d'aptitude pour bien

gouverner ont ici un démenti. Pour peu qu'on les laisse à eux-mêmes

encore un siècle, ils se réduiront à quelques milliers d'habitants

vivant de fruits dans les bois.

La capitale, San-Domingo, compte 16,000 habitants; elle n'est pas en

révolution aujourd'hui, elle le sera peut-être demain.

Les républiques de San-Domingo et d'Haïti professent la religion

catholique.

Le 12 septembre nous côtoyons l'île de Porto-Rico, et vers le soir

nous arrivons à Saint-Thomas.

Cette petite île, toute verdoyante en cette saison des pluies, est

désolée par la sécheresse le reste de l'année. Avec Sainte-Croix et

Saint-Jean, elle appartient au Danemark depuis environ deux siècles.

Ces trois îles font partie du groupe des Vierges, découvert par

Christophe Colomb dans son deuxième voyage en 1493. Il les appela

ainsi en l'honneur des onze mille vierges martyrisées avec sainte

Ursule. Colomb les trouva habitées par les Caraïbes, tribus sauvages

qui faisaient des incursions dans les îles voisines pour saisir les

paisibles Arrowauks et se nourrir de leur chair.

Les Espagnols, occupés à d'autres possessions importantes, négligèrent

ces îles, et les Anglais et les Hollandais s'y établirent dès 1625. En

1650, Sainte-Croix passa aux mains des Français qui la vendirent aux

chevaliers de Malte, puis elle repassa aux Français qui

l'abandonnèrent en 1695, et quelques années plus tard la cédèrent au

Danemark déjà établi à Saint-Thomas. Dans un édit signé par Iversen,

gouverneur de Saint-Thomas, daté du 8 août 1672, je vois que tout

travail du dimanche était puni d'une amende de 50 livres de tabac, et

la non-assistance aux offices d'une amende de 25 livres. Il résulte de

là que le tabac était le principal produit du pays. Pour se défendre

contre les Espagnols, qui, de Porto-Rico, faisaient des incursions, le

même décret oblige, sous peine d'une amende de 100 livres de tabac,

chaque chef de famille à avoir une épée avec son fourreau, un fusil

avec 2 livres de poudre et des balles. À l'approche de l'ennemi, le

premier à l'apercevoir devra tirer trois coups de fusil si c'est de

jour, un coup durant la nuit, et prévenir les voisins pour que tous se

rendent au fort avec leurs armes.

[Illustration: Antilles Danoises.--Île et ville de Saint-thomas.]

Le dimanche après-midi, au son du tambour, chacun doit se rendre en

armes à l'exercice militaire.

Des amendes on faisait trois portions: une pour le roi, l'autre pour

l'Église, la troisième pour celui qui souffrait le dommage.

Au gouverneur Iversen succéda en 1679 Nicholas Esmit, élu par la

Compagnie danoise des Indes occidentales. À cette époque le défaut de

bras se faisant sentir, Christian V acheta en Afrique, du roi

d'Aquambou, les deux forts de Frédéricksbourg et de Christianbourg sur

la Côte-d'Or, et y envoya des navires acheter des esclaves pour

Saint-Thomas. Dans le but d'aider la Compagnie, le roi ordonna à tous

les propriétaires de voitures de Copenhague d'avoir pour 500

rix-dollars d'actions ou de payer un revenu de 60 rix-dollars. On

importa beaucoup d'esclaves, et leur nombre s'éleva jusqu'à 30,000

pour les trois îles.

Les agents de la Compagnie se rendirent souvent coupables de bien des

cruautés sur les côtes de Guinée, mais un de ces agents, nommé

Schildérop, se fit si bien remarquer par sa bonté et sa justice qu'on

venait de toute part à la côte pour le voir. Un vieux prince,

demeurant à plus de 300 milles, lui envoya même sa fille avec beaucoup

d'or et de diamants pour le prier de lui donner un petit-fils.

Dans leur nouvelle patrie, ces pauvres esclaves n'étaient pas toujours

fort bien traités, et souvent ils se soulevèrent. Le décret publié par

ordre du Conseil royal le 31 janvier 1733, dans les îles danoises,

peut donner une idée de la situation. En voici la traduction:

1º L'esclave qui provoquera la fuite sera piqué trois fois avec un fer

rouge, puis pendu.

2º Chaque esclave qui fuira perdra une jambe, et si le maître lui

pardonne, il perdra une oreille et recevra 150 coups de lanière.

3º Chaque esclave qui, connaissant l'intention d'un autre esclave de

prendre la fuite, aura négligé d'en donner avis, sera brûlé au front

et recevra 100 coups de nerf.

4º Ceux qui donneront avis d'une fuite projetée recevront 10 dollars

pour chaque esclave qui voulait fuir.

5º Un esclave qui fuit pour huit jours recevra 150 coups de nerf; s'il

est absent douze semaines, il perdra une jambe; si l'absence est de

six mois, il sera condamné à mort; à moins que le maître ne lui

pardonne, auquel cas il perdra une jambe.

6º Un esclave qui vole pour la valeur de 4 dollars sera piqué avec un

fer rouge, puis pendu. Si l'objet volé a une valeur moindre, il sera

marqué au fer chaud et recevra 150 coups de nerf.

7º Les esclaves qui recevront des objets volés ou qui protègeront la

fuite seront marqués au fer chaud et recevront 150 coups de nerf.

8º Un esclave qui lève la main pour frapper un blanc ou le menace sera

piqué avec un fer chaud, puis pendu, si le blanc le demande. En cas

contraire, il perdra la main droite.

9º Un seul blanc est suffisant pour témoigner contre un esclave, et si

un esclave est soupçonné d'un crime, il peut être mis à la torture.

10º Un esclave qui rencontre un blanc doit se tirer de côté jusqu'à ce

qu'il soit passé; en cas contraire, il peut être fouetté.

11º Les esclaves ne pourront entrer en ville avec des couteaux ou des

bâtons, ni se battre entre eux sous peine de 50 coups de nerf.

12º La sorcellerie sera punie du fouet.

13º Un esclave qui aura essayé d'empoisonner son maître sera piqué 3

fois avec un fer rouge et brisé sur une roue.

14º Un nègre libre qui recevra un esclave ou un voleur perdra sa

liberté ou sera banni.

15º Toute danse, fêtes ou jeu sont défendus à moins de permission du

maître ou de son agent.

16º Les esclaves ne pourront vendre aucune sorte de provisions sans la

permission de leurs surveillants.

17º Aucun esclave des campagnes ne pourra se trouver en ville le soir

après le son du tambour sous peine d'être conduit au fort et fouetté.

18º L'avocat du Roi reçoit l'ordre de faire strictement observer ces

prescriptions.

Tant de cruautés soulevèrent les récriminations des missionnaires de

toutes les religions et des personnes de coeur en général. Vers 1792,

on avait déjà défendu l'importation officielle des esclaves. Elle

continuait néanmoins; mais en 1848, à la suite d'une insurrection, le

gouvernement donna la liberté à tous les esclaves dans les îles

danoises. Les libérés, se refusèrent au travail, mais petit à petit

ils l'ont repris et ils sont encore aujourd'hui la grande majorité des

habitants de l'île.

[Illustration: Antilles Danoises.--Saint-Thomas.--Grand Cimetière.]

Vue du port, la ville de Saint-Thomas présente l'aspect le plus

pittoresque; elle semble escalader trois mamelons contigus l'un à

l'autre. Le port, formé par la nature, est un des meilleurs et des

plus sûrs. Sa qualité de neutre et de port franc, sa situation à

l'entrée de la mer des Antilles, en font le point d'arrêt des steamers

de toutes les grandes compagnies qui viennent ici faire du charbon.

Les compagnies anglaises, françaises, espagnoles, allemandes y ont

leur entrepôt. Les îles voisines avaient aussi l'habitude de venir

s'approvisionner à Saint-Thomas des marchandises européennes, ce qui

donnait une grande importance à son commerce, mais depuis que les

grands steamers desservent directement toutes ces îles, ce commerce a

baissé. La ville compte 17,000 habitants. La population française est

représentée par cinq ou six Français d'Europe et quelques centaines de

noirs des Antilles françaises. Les Pères Rédemptoristes belges

desservent l'église catholique et plusieurs écoles; les catholiques

sont au nombre de 11,000.

Le _Para_ est parti hier pour l'Europe. J'ai transbordé sur l'_Éden_,

de la même Compagnie, qui va à Vera-Cruz en faisant escale à

Porto-Rico et à la Havane. La _Royal-Mail_ dans ces parages, pour

faire concurrence à la Transatlantique, Compagnie française, qui

satisfait les passagers par la table et le vin, annonce qu'elle

possède des cuisiniers français et qu'elle fournit le vin sur le prix

du passage.

En effet, sur le _Para_, la cuisine et le vin étaient passables, mais

sur l'_Éden_ je trouve dans mon verre des résidus indiquant toute

sorte d'ingrédients. Le _Purser_ ou économe m'explique que c'est du

bois de Campèche pour colorer les divers esprits et drogues qui

forment le vin. La Compagnie serait donc plus dans la vérité en

mettant dans ses prospectus qu'elle donne aux voyageurs non du vin,

mais une drogue qui l'imite. Elle ferait même bien d'ajouter qu'après

examen d'un chimiste, les matières qui la composent ne nuisent que

modérément à la santé. Il est bon de savoir que si un passager voulait

apporter son vin, les règlements de la Compagnie le lui défendent,

sous prétexte qu'elle fournit elle-même les vins; mais ils sont fort

chers et on en ignore la composition. Quant à la cuisine, sur le

_Para_ elle était demi-française, ici elle redevient anglaise; le

cuisinier est un nègre. Le _Don_, navire de la même Compagnie, arrive

d'Europe, et avant de continuer sa route sur Colon, il transborde sur

trois autres navires les marchandises destinées aux diverses îles des

Antilles, à la Guyane et aux côtes de l'Amérique centrale et du Sud.

Ce n'est qu'après-demain que nous reprendrons, notre route. Mon temps

se passe en études et en promenades.

Hier j'ai voulu gravir à cheval les collines de l'île. Après une heure

de route j'étais au sommet, dominant un superbe panorama. Sur l'autre

versant, l'île offre aussi tout autour de magnifiques baies, en sorte

qu'on pourrait croire qu'elle a été disposée pour former un ensemble

de ports.

La végétation est belle en ce moment. Je vois quelques fermes

cultivant la canne à sucre, l'igname, la patate, la banane, plusieurs

sortes de fruits tropicaux, et diverses qualités d'herbes fourragères.

Enfin j'arrive au point d'où la mission brésilienne, dirigée par le

baron de Teffé, a observé l'an dernier le passage de Vénus sur le

soleil.

Là une terrible averse arrive, et comme je les sais fréquentes et

courtes, je pousse mon cheval sous un fourré d'arbres; un Suisse qui

est avec moi fait de même. Ce ne fut pas une averse, mais une

succession d'averses, et nous fûmes bientôt trempés jusqu'aux os.

Toutefois cette eau de pluie était tiède. Rentrés en ville nous

tournons à gauche, et galopons vers une usine à sucre encore en

construction. Elle est au centre d'une petite plaine d'alluvion

plantée de cannes. Le mécanisme pour extraire le sucre et le rhum est

le même que celui que j'ai décrit pour la _Constant Spring_ près

Kingstown, mais comme la plantation est ici plus petite, l'ensemble de

l'usine est aussi sur une moindre échelle.

16 septembre.--À bord le capitaine passe en revue son personnel: 12

officiers, 16 matelots, 14 chauffeurs, 18 domestiques, en tout 60

personnes bien endimanchées. Il les envoie par groupes à l'office. À

l'exception des officiers, tous sont noirs, sans excepter la femme de

chambre.

Le lendemain le vent souffle et la pluie devient diluvienne; serait-ce

un présage d'ouragan? C'est ordinairement vers l'équinoxe qu'ils se

déchaînent sur ces îles, arrachant les arbres et démolissant les

villes. La première île atteinte avertit les autres par télégraphe, et

elles se préparent à recevoir la tempête en fermant hermétiquement

portes et fenêtres. Si elles résistent au vent, la maison est sauve,

si l'une d'elles est enfoncée, le vent s'engouffre et enlève la

maison. Malgré mon esprit curieux, je n'ai pas grande envie d'être

témoin de pareil spectacle; je me rappelle avec frayeur les deux

typhons qu'il y a deux ans, dans ce même mois de septembre, j'ai vus

au Japon, où ils firent périr une centaine de navires. J'espère aussi

que je ne serai pas témoin d'un de ces tremblements de terre qui ont

l'habitude de secouer ces îles.

Dans une visite aux Pères Rédemptoristes, le frère me donne de belles

grappes de raisin qu'il détache de la treille du petit jardin. Il

m'assure que ses vignes lui donnent une récolte tous les quatre mois,

trois par an, mais les grappes sont en petite quantité. Je salue aussi

le vice-consul, et le soir à 8 heures le navire lève l'ancre.

18 septembre.--À 7 heures du matin nous sommes à San-Juan de

Porto-Rico. Cette capitale, vue de la mer, présente l'aspect le plus

pittoresque: des forts et des canons de tous côtés; un pilote nous

conduit devant la magnifique baie remplie de vase; les Espagnols n'ont

jamais fait de curage. En face de la ville, de l'autre côté de la

baie, on voit des faubourgs, des maisons de campagne, le tout dans des

forêts de cocotiers. Dans le port je remarque un vieux vapeur à roue,

navire de guerre espagnol.

L'île de Porto-Rico, une des grandes Antilles, a environ 12 lieues de

large, 30 de long, une surface de 9,500 kilomètres carrés et plus de

700,000 habitants. C'est la plus florissante des îles espagnoles parce

qu'elle n'est pas dévastée par la guerre civile. Le commerce est

florissant; on exporte beaucoup de sucre, de café, de bois de teinture

et des animaux.

San-Juan, la capitale, compte 35,000 habitants. Dans l'intérieur les

routes font défaut. L'esclavage est aboli depuis 1873.

La pluie tombe serrée; aucun passager ne se décide à venir à terre et

j'y vais tout seul. Je parcours la ville en tous sens; elle a l'aspect

d'une ville espagnole et pas trop sale; les rues, assez étroites, sont

en pente, et les grandes pluies les lavent; les maisons sont basses et

couvertes en terrasses sur lesquelles on prend le frais durant la

nuit. Elles servent aussi à ramasser l'eau de pluie emmagasinée dans

les citernes. Il est curieux d'entendre ici les nègres et les mulâtres

parler l'espagnol avec le même accent que ceux de Saint-Thomas et de

la Jamaïque en parlant l'anglais et ceux de la Guadeloupe et de la

Martinique en parlant le français. Si on marchait les yeux fermés, on

pourrait, au simple accent dans ces trois langues, savoir si c'est un

nègre ou un mulâtre qui parle.

Les officiers chargés de donner et de prendre la correspondance sont

bientôt prêts, et nous revenons au navire, qui reprend aussitôt sa

course. Nous côtoyons l'île, marchant à l'ouest. Vers le soir une

pluie diluvienne nous inonde.

19 septembre.--Nous côtoyons l'île d'Haïti; la chaleur vers le milieu

du jour est suffocante.

À travers l'hémisphère sud, ou Mon second voyage autour du monde. Tome 2 Équateur, Panama, Antilles, Mexique, Îles Sandwich, Nouvelle-Zélande, Tasmanie, Australie. · 第 16 / 74 题