Julien voulut parler. M. Georgey lui mit la main sur la bouche.
M. GEORGEY.--Toi, pétite Juliène, pas dire une parole. Jé pas vouloir.
Jé voulais silence.
ALCIDE.--Je parie, Monsieur, que c'est vous qui avez tout payé. Vous
êtes si bon, si généreux!
FRÉDÉRIC.--Et vous aimez tant à donner! Et on est si heureux quand vous
donnez quelque chose!
M. GEORGEY.--C'était lé vérité vrai? Alors moi donner quelque chose à
vous si vous êtes plus jamais malhonnêtes. Vous trois vénir après mon
dos. Jé donner dans lé minute. Pétite Juliène, toi mé diriger pour une
excellente dîner. Et après, jé donner un étonnement, une surprise à les
deux.
ALCIDE.--J'ai un de mes cousins qui tient un excellent café Monsieur. Si
vous voulez me suivre, je vous mènerai.