« Italie, qui empruntes à deux mers la ceinture bleue des vagues pour
voiler tes beaux flancs!
» Italie, qui, pour orner ta tête, possèdes le fier bandeau de toutes
les neiges alpines!
» Terre doublée de volcans, terre revêtue de roses, je te salue, et je
pleure rien qu'en pensant à toi.
» Ton ciel radieux d'étoiles, tes brises parfumées, dont une seule
haleine effacerait un deuil; ton écrin de beauté, présent de la
nature; ton écrin de génie, hommage de tes enfants; tes harmonies, tes
joies et jusqu'à tes soupirs appartiennent aux heureux!
» Moi, je suis malheureuse, je ne te verrai plus!
» 1844. »