Le frère aîné de Maka-Guiba, Toumané-Boubou-Malick-Sy, avait,
en mourant, laissé un fils, nommé Samba-Toumané. Il fit valoir
ses droits à la couronne et fut élu par les notables Guirobés et
Guénars comme étant le doyen d’âge, et cela, selon les lois
d’hérédité en vigueur. Son règne fut de courte durée. Une
intrigue se forma contre lui, et, sous prétexte que son père
n’avait pas osé s’unir avec Maka-Guiba pour reconquérir le
Bondou, il fut banni du pouvoir par les Sissibés, qui se trouvaient
alors dans le Bondou. Expulsé par Ahmady-Gaye, le fils aîné de
Maka-Guiba, il se réfugia dans le Fouta-Toro après deux mois de
règne seulement.
Les Sissibés du Bondou, héritiers de Maka-Guiba et continuateurs
de la politique de Malick-Sy, décidèrent, en même temps, que tous
les princes qui ne s’étaient pas ralliés à la cause de leur
ancêtre seraient par ce fait exclus à tout jamais, eux et leurs
descendants, du trône du Bondou. Ainsi se trouvèrent bannis du
pouvoir les familles de :
1o Samba-Toumané-Malick, fils de Toumané-Boubou-Malick ;
2o Mody-Boubou-Malick ;
3o Alioun-Boubou-Malick.
Il ne restait donc plus que la génération de Maka-Guiba qui serait
appelée à régner, et cela en récompense de ce que leur père
avait reconstitué le royaume du Bondou.