III. PARTIE OPTIQUE.

Diversité de la nature de la lumière qui émane des corps incandescents,

solides ou gazeux.--Moyen de distinguer par le polariscope la lumière

polarisée de la lumière naturelle.--Rapport constant entre la proportion

de lumière polarisée qui se trouve dans le faisceau transmis ou réfracté

et celle qui existe dans le faisceau réfléchi.--M. Arago a aussi trouvé,

conjointement avec Fresnel, que les rayons polarisés n’exercent plus

d’influence les uns sur les autres quand leurs plans de polarisation

sont perpendiculaires entre eux, et que par conséquent ils ne peuvent

plus alors produire de franges, quoique toutes les conditions

nécessaires à l’apparition de ce phénomène, dans le cas ordinaire,

soient scrupuleusement remplies.--Traité de photométrie, fondé sur la

théorie des ondes (travail expérimental et théorique, dont une grande

partie se trouvait contenue en sept Mémoires, présentés à l’Académie des

Sciences en 1850).--Réfraction des rayons lumineux dans différents gaz

et sous différents angles.--Mémoire sur la possibilité de déterminer les

pouvoirs réfringents des corps d’après leur composition

chimique.--Recherches sur les affinités des corps pour la lumière,

faites conjointement avec M. Biot.--Polarisation chromatique; fécondité

de ses applications dans la physique céleste et terrestre.--Polarisation

circulaire (rotatoire), ou phénomènes de coloration, découverts dès 1811

par M. Arago, dans des plaques de quartz coupées perpendiculairement à

l’axe du cristal (le rayon blanc qui traverse offre les plus

vives couleurs, lorsqu’on le regarde à travers un prisme

biréfringent).--Anneaux colorés réfléchis et transmis.--Application de

la double réfraction à la photométrie.--Formation de tables

photométriques offrant les quantités de lumière réfléchie et transmise

par une lame de verre, pour les inclinaisons comprises entre 4° et 26°,

et continuées jusqu’à l’incidence perpendiculaire par un procédé

particulier.--Évaluation de la perte de lumière qui s’opère par la

réflexion à la surface des métaux, et démonstration de ce fait important

qu’il n’y a pas de perte de lumière dans l’acte de la réflexion

totale.--La loi de Malus, dite _loi du Cosinus_, sur le partage de la

lumière polarisée, «qui n’était d’abord qu’un moyen empirique de

représenter les apparences», a été démontrée expérimentalement par M.

Arago, pour le cas où le faisceau polarisé traverse, soit un prisme doué

de la double réfraction, soit une tourmaline taillée parallèlement à

l’axe. (Le polarimètre de M. Arago, employé dans ces genres

d’expériences, était d’une telle sensibilité, qu’il accusait sans

équivoque, dans un faisceau, un quatre-vingtième de lumière polarisée.

Pour toutes ces recherches relatives à la photométrie, les expériences

et les calculs ont été faits par MM. Laugier et Petit, sous la direction

de M. Arago.)--Démonstration de la possibilité de construire un

baromètre, un thermomètre et un réfracteur interférentiels.--Vues sur la

mesure des montagnes par le polariscope et sur celle de la hauteur des

nuages à l’aide d’un polarimètre gradué.

Histoire de ma jeunesse · 第 5 / 74 题