hadj Ahmed Tangatanga y avait habité de longues années. Le hadj était né
à Dongola, sur le Nil ; sa famille, venue de l’Est s’y était fixée
depuis de nombreuses générations. Il avait fait ses études religieuses à
la grande mosquée d’El Azhar, au Caire ; sa jeunesse s’était passée à la
cour du roi Hassen du Darfour ; il s’était enfin établi à El Obeid, la
capitale du Kordofan et s’y était marié. Comme tous les gens de Dongola
(les Donakla), il était marchand ; ses voyages l’avaient amené au Ouadaï
sous le règne de Mohammed Cherif. Il n’avait éprouvé aucune sympathie
pour ce tyran cruel, mais il s’était étroitement lié avec le dauphin qui
devait devenir un jour le roi Ali. Dès que celui-ci eût monté sur le
trône, il appela son ami Tangatanga au Ouadaï. Le hadj Ahmed était à
Tinniat, quoiqu’il eut sa maison et sa famille au Kordofan. Il plaçait
des marchandises égyptiennes au Darfour et au Ouadaï. Mais Tinniat, qui
se trouvait sur l’unique grande route reliant les capitales des deux
pays, était journellement traversé par de grandes ou petites caravanes,
voire même des voyageurs isolés. Leur qualité de Djellaba leur donnait
droit à l’hospitalité de leur compatriote, le hadj Ahmed.
En quelques années, celui-ci fut acculé à la faillite, car la tradition
était si inflexible qu’il ne pouvait, sous aucun prétexte, se dérober
aux sacrés devoirs de l’hospitalité. Ahmed m’assura qu’il lui était
arrivé de fournir en un seul jour de cinquante à soixante plats à des
hôtes de passage. Il avait été obligé de cesser son commerce après avoir
vendu jusqu’au dernier de ses esclaves. Il accepta de grand cœur
l’invitation du roi Ali. Mais il avait attendu de longues années avant
de déférer au désir de son royal ami et de se fixer définitivement à
Abecher ; il y avait amené sa famille depuis deux ans seulement, tant il
redoutait les excès des habitants de la capitale. Il était très connu à
Tinniat, il y avait de nombreux amis et en sa double qualité d’ami
personnel du roi du Darfour, avec lequel il avait été élevé et de
confident du roi de Ouadaï, on lui rendait de grands honneurs.
Grâce à son influence, il eut l’occasion de me rendre un grand service ;
je l’appris seulement à El Facher. Lors de notre passage à Tinniat, le
chertaya Hanefi était à la cour ; il avait confié l’administration de sa
province à un de ses fils. Celui-ci, hostile aux Turcs et aux chrétiens,
essaya de s’opposer à mon voyage ou tout au moins de me retenir à
Tinniat jusqu’à ce qu’il eut reçu des ordres de la capitale. Dès notre
arrivée, il avait dépêché un courrier à son père, l’avisant qu’un
individu suspect — il ne savait pas si j’étais turc ou chrétien — était
venu de l’Ouest, mais que fort probablement — les relations avec
l’Egypte étaient très tendues — j’étais un espion. Le chertaya Hanefi
délibéra de cette grave affaire avec les autres grands dignitaires ; en
corps on alla exposer la chose au roi Brahim et on lui proposa de me
faire massacrer. Heureusement le souverain avait refusé de suivre ce
conseil ; tout cela s’était passé pendant que j’étais tranquillement
dans notre camp de l’Ouadi Tinniat sans me douter le moins du monde des
foudres qui s’amoncelaient sur ma tête innocente. Cet excellent hadj
Ahmed avait refusé de me livrer au faisant fonctions chertaya ; il lui
avait fait savoir qu’on ne me verrait qu’en me rendant visite au camp et
que le roi du Ouadaï lui avait donné l’ordre de me conduire devant le
roi Brahim en personne ; il s’était même opposé à ce que le chertaya me
fit payer un cadeau, car j’étais sous la protection du roi et non pas un
marchand.
C’est à Tinniat que nous parvinrent les premiers renseignements
autorisés sur la défaite infligée par les Baharina’s de Ziber aux
troupes du Darfour. Celles-ci avaient d’abord vaincu le corps d’El Mour,
un des lieutenants de Ziber, mais le lendemain, le vizir et l’amin Abd
el Bari avaient été battus et tués ; on disait que le roi Brahim allait
de sa personne diriger les opérations.
Le district de Tinniat avait la réputation d’être particulièrement
salubre ; gens et bêtes y prospéraient. Les moutons et les chèvres qu’on
conduisait journellement en grand nombre au marché étaient d’ailleurs
parmi les plus gros que j’eusse vus. Nous échangions le grain et le
bétail contre des perles d’ambre, les Arabes s’en montraient
particulièrement amateurs ; dans tout le Soudan, d’ailleurs, cet article
est très prisé, l’ambre laiteux (el limouniyat, couleur de citron) est
le plus recherché.
Ce long séjour auquel nous étions condamnés à Tinniat et cette monotone
vie de camp ne nous pesaient guère avec nos Djellaba’s. Tous ces gens
avaient fait de longs voyages et mené une vie mouvementée ; la
conversation ne chômait jamais. Il était d’ailleurs difficile de
s’isoler, même pendant quelques heures, c’eût été offenser la compagnie.
Les membres les plus considérables de la caravane prenaient leurs repas
en commun ; on causait ensuite, on racontait des histoires et souvent la
conversation se prolongeait jusqu’après minuit. Les chameaux envoyés par
le roi du Ouadaï nous étaient enfin parvenus ; après de laborieux
pourparlers on fit présent de quelques esclaves au faisant fonctions
chertaya et le 22 février le voyage fut repris.
Il fallait trois fortes étapes pour aller de Tinniat au district de Kab
Kabich où la population était en majorité djellaba. Le terrain qui avait
été à peu près plat depuis que nous avions passé la frontière, s’élevait
de nouveau. Au Nord-Est et à l’Est, se dressaient des pics plus ou moins
escarpés ; à quelques étapes au Sud-Est se profilait une chaîne
régulière mais élevée. Nous traversions de nombreuses rivières, toutes à
sec ; la plus importante, l’Ouadi Homboul, était à six heures de
Tinniat. L’élément for dominait dans les villages ; on voyait partout de
superbes troupeaux de bœufs et de chèvres. Des crêtes steppeuses,
boisées d’acacia’s rabougris, de nabak’s, de hedjlidj’s et de toumtoum’s
(capparis sodada) séparaient les bassins. Dans les vallées, au
contraire, s’élevaient de grands harraza’s, des tamarins et des
figuiers. Vers cinq heures de l’après-midi on aperçut une petite chaîne
de collines dont quelques crêtes étaient comme surmontées de colonnes en
pierre blanche. A l’Est s’ouvrait une large vallée doucement inclinée ;
au Nord, s’élevaient de nombreuses collines isolées et au Sud on voyait
toujours l’importante chaîne déjà signalée ; nous en étions séparés par
la large vallée de l’Ouadi Bare qui se grossissait de l’Ouadi Bargou. On
passa la rivière puis on traversa une épaisse forêt où diminuaient les
essences déjà citées, elle se trouvait entre les deux fleuves ; le soir
venu on campa dans le lit de l’Ouadi Bare. Les rives étaient escarpées
en quelques endroits, donnant ainsi un plus sûr témoignage de
l’importance du fleuve que ses deux cents pieds de largeur. Dans l’angle
que faisait l’Ouadi Bargou avec l’Ouadi Bare, quelques fractions de la
tribu arabe des Naouaibe’s faisaient paître leurs chameaux. Le soir
venu, le cheik en nouhas qui comme son titre de chef aux tambourins
l’indiquait, avait rang de sultan, vint nous rendre visite en compagnie
d’un jeune cheik de la tribu des Mahamid’s du Ouadaï, étroitement alliés
aux Naouaibe’s. Ce jeune homme s’était fixé au Darfour car il avait trop
souffert au Ouadaï.
Les deux chefs arabes et le hadj Ahmed discutèrent longuement les
avantages que présentaient respectivement le Darfour et le Ouadaï aux
Arabes nomades. Ahmed s’efforçait de prouver que les Arabes du Ouadaï
payaient moins de tributs que ceux du Darfour ; il ajoutait qu’ils
avaient dans le Nord du royaume d’excellentes occasions de rompre la
monotonie de leur vie par de fructueuses razzia’s chez les Daza’s du
Borkou et les Bideyat’s mais le cheik des Naouaibe’s, qui faisait la
plus alléchante peinture de la condition des Arabes au Darfour et de
leur vie sociale, n’eut pas de peine à réduire cette argumentation. Il
disait qu’au Darfour les Arabes jouissaient du même traitement que les
autres habitants et qu’au Ouadaï, au contraire, les tribus autochtones
étaient plus considérées. Le jeune cheik fugitif appuya ces dires
d’exemples qu’il empruntait à sa propre vie. Il raconta les excès des
esclaves et des fonctionnaires du roi Ali, quoiqu’il se plut à
reconnaître l’équité du souverain ; n’était-on pas venu lui ravir sa
femme, la mère de ses enfants ! L’aspect seul du cheik des Naouaibe’s
plaidait déjà éloquemment en faveur de sa thèse. Au Ouadaï, les Arabes
allaient tête nue, ils n’avaient que rarement des sandales et
circulaient dans la capitale vêtus des grossières cotonnades du pays. Le
cheik du Darfour portait un vêtement de soie, son takiya avait des
couleurs chatoyantes et ses chaussures égyptiennes étaient en maroquin
rouge. Je le revis à la cour du Darfour avec un châle en cachemire, un
objet de très grand luxe dans ces parages.
Le lendemain matin nous traversions le Kone (Kangue), qui donnait son
nom au district qu’il traversait et à son chef-lieu, une bourgade de
quelques centaines de cases. La chaîne que nous avions aperçue au Sud la
veille s’était rompue en deux chaînons, le Fougo Dja et le Fougo
Rommele. On passait ensuite une forêt d’acacia’s, qui suppléait par le
grand nombre de ses talha’s à leur pauvre végétation, nous traversions
aussi un grand nombre de cours d’eau négligeables, des affluents de
l’Ouadi Bare et, après quatre heures de marche, nous campions à Marcham,
dans le lit de la rivière de ce nom qui venait du Sud se jeter dans
l’Ouadi Djeldama, un des principaux affluents de l’Ouadi Bargou.
* * * * *
Nachtigal poursuivit sans encombre son voyage dans l’Est. Le 7 mars, il
parvint à El Facher, la capitale du Darfour. Il y demeura jusqu’au 6
juillet 1874. Un mois après, le 6 août, il passa les premiers villages
du Kordofan. Le Soudan Egyptien existait encore à l’époque. Le 10 août,
l’explorateur fut complimenté par les autorités égyptiennes et grâce à
leur concours il atteignit le Caire. Son voyage avait duré plus de
quatre ans.
FIN.
[Illustration : OUADAÏ D’après la Carte de l’Afrique au 1/2.000.000
publiée par le Service Géographique de l’Armée.]
TABLE DES MATIÈRES
* * * * *
Pages
CHAPITRE PREMIER
En route pour le Ouadaï 6
CHAPITRE II
L’arrivée à Abecher 17
CHAPITRE III
Premier séjour à Abecher 28
CHAPITRE IV
Mon voyage au Rounga 33
CHAPITRE V
Suite de mon voyage au Rounga 42
CHAPITRE VI
Nouveau séjour à Abecher 52
CHAPITRE VII
Le pays et ses habitants 59
CHAPITRE VIII
Le gouvernement. — Les mœurs. — Le commerce 77
CHAPITRE IX
Notes sur l’histoire du Ouadaï 93
CHAPITRE X
Du Ouadaï au Darfour 101
[Décoration]
NOTES :
[Note 1 : La racine de Batha, comme celle de Boutha, est arabe. Elle
s’applique aux bas-fonds marécageux où l’eau est plus ou moins
abondante.]
[Note 2 : La laine des moutons du Ouadaï est longue et soyeuse comme du
poil de chèvre.]
[Note 3 : M. l’administrateur G. Bruel, dans une communication qu’il a
bien voulu nous faire, a cru pouvoir identifier le Bahr Kouta avec
l’Oubangui. — (J. v. V.)]
[Note 4 : Le mille allemand vaut environ 7.500 mètres.]
[Note 5 : Horr, l’homme libre, par opposition à Abd, l’esclave.]
[Note 6 : Le Kitabel n’est pas une région désertique, quoique les gens
le désignent souvent, ainsi que d’autres régions semblables, sous le nom
de Sahara. Le Kitabel est très boisé, mais les arbres, au lieu de former
des forêts, sont clairsemés. Entre les arbres pousse une herbe
excellente, aussi le Kitabel fournit-il en automne de merveilleux
pâturages aux Arabes.]
[Note 7 : Les habitants du Dar-Soula sont des Dadjo’s. Ils ont un sultan
indépendant.
Les tribus fétichistes : les Makheit’s, les Badanga’s, les Kena’s
(Kenga’s) sont à l’Ouest et à l’Ouest-Sud-Ouest du pays Dadjo tout près
du Baguirmi. D’après une carte des _Mittheilungen de Petermann_ (1875,
no 15), ces tribus seraient même incorporées au Baguirmi mais le Ouadaï
les razzie souvent ainsi que les fétichistes de Korbe et de Gueyaï.
Au Nord des Dadjo’s se trouve le pays des Abou Telfan’s. Ce pays est
gouverné par un grand nombre de sultans, tributaires du Ouadaï. Le pays
d’Abou Telfan est borné par celui de Djebel Olo et celui de Djebel
Kouffe, voisin du premier. Ces deux pays sont habités par des
fétichistes. Le second indépendant, est difficilement accessible.]
[Note 8 : Dans le Dar Rounga, qui est le plus méridional des vassaux du
Ouadaï, on trouve, à côté des indigènes, des Arabes (Heimat) et des
Bornouans. Ces derniers forment un groupement distinct : leur langage
n’a rien de commun avec celui des Dadjo’s du Dar Soula, ou celle des
Abou Rhoussoun’s. Le sultan du Rounga est soumis à l’akid des
Salamat’s.]
[Note 9 : Voici cette formule : La ilaha ill Allah oua Mohammedoun
resoul Allah ; c’est-à-dire : Il n’y a d’autre Dieu qu’Allah et Mohammed
est son prophète.]
[Note 10 : La tribu des Abou Chedr’s s’est éparpillée et a disparu.]
[Note 11 : Les Haddad’s (Danoa’s), habitent au Dana, au Bari, au Mondo
et au Ngouri. Leur nom paraît indiquer qu’ils descendent des
« forgerons », mais ils sont mélangés aux Arabes et aux Hammedj’s.
Seuls, les Koran’s refusent de se marier avec les Haddad’s.]
[Note 12 : Les Hammedj’s sont les derniers autochtones du Kanem. Ils
sont de la famille des Boulala’s. On les connaît sous le nom d’Amkima’s,
c’est-à-dire de gens rouges, le fait est que leur teint est rougeâtre.
Les plus connues, parmi leurs fractions, sont : les Fedha’s ou Fedda’s,
les Ngidjim’s, les Bare’s, les Dana’s. Ces tribus sont encore armées de
lances et de javelots.]
[Note 13 : Les Matlamba’s sont de race maba, mais la tribu éparpillée
dans le pays, ne compte plus. Les Matlamba’s ne diffèrent pas des
Malanga’s, des Madaba’s et des Madala’s.]
[Note 14 : Nas ech chala signifie « les habitants du désert » nomades.]
[Note 15 : Kamkolak signifie littéralement vieillard ou grand homme :
tangakalak est un mot composé de : tanga, maison et de kalak, enfant ;
tolouk signifie à gauche ou oriental, lolouk à droite ou occidental. Ces
qualificatifs n’ont donc d’autre but que d’indiquer la sphère des
attributions des fonctionnaires. Les peuplades du Ouadaï se divisent en
tribus tolou et lolou et le qualificatif ne s’applique pas à la région
qu’elles habitent, mais bien à leur place dans l’ordre de bataille.]
[Note 16 : Le pluriel de kamkolak est kemakil.]
[Note 17 : Le moudd sert à mesurer les céréales au Ouadaï ; c’est un
cylindre dont la circonférence est de quatre empans environ et la
hauteur de 15 centimètres.]
[Note 18 : Ces chiffres sont conformes à ceux que le docteur Nachtigal
indiqua dans ses conférences, mais ils diffèrent sensiblement de ceux
qui sont inscrits dans les notes rédigées par l’explorateur au Ouadaï
même. Il est possible qu’on ait voulu tromper Nachtigal, que dans un but
politique on lui ait exagéré les forces du royaume et qu’il eût plus
tard l’occasion de reconnaître son erreur.]
[Note 19 : Le « bettelstudent » (étudiant-mendiant), n’est plus qu’un
souvenir en Allemagne, mais avant 1870 on rencontrait, principalement
dans les environs des villes universitaires, de nombreux étudiants qui,
tout naturellement, sans aucune honte, mendiaient sur les voies
publiques pour se procurer ainsi les moyens de poursuivre leurs études.
(J. v. V.).]
[Note 20 : Dans ses notes sur l’histoire du Baguirmi, Nachtigal dit que
Saboun installa sur le trône Ngar Mouba Bira, un des fils d’Abd er
Rahman et que ce sultan fut à son tour détrôné et assassiné par son
frère Bourkomanda. (_Voy. Sahara und Sudan_, T. II, p. 713.)]
[Note 21 : Le tribut du Baguirmi est payé tous les trois ans ; il se
compose de cinq cents esclaves mâles, de trente jeunes esclaves du sexe
féminin, de trente chevaux et de mille tobe’s.]
[Note 22 : Cette fraction des Oulad Djema avait pris parti pour Saleh
Derret.]
[Note 23 : Dans ses notes sur l’histoire du Bornou, Nachtigal rapporte
que Mohammed Cherif serait entré dans la capitale Kouka et l’aurait mise
au pillage. Mais il n’ajoute pas que la retraite du sultan du Ouadaï
aurait eu lieu à la suite d’une contribution de guerre payée par le
Bornou. (Voy., _Sahara und Sudan_, T. II, p. 412).]
[Note 24 : Ziber ou Zobeir l’aventurier, qui quelques années plus tard,
devait ruiner le Darfour et le Soudan égyptien. Baharina gens du fleuve
c’est-à-dire du Nil.]
Note du transcripteur :
Plusieurs des modifications ci-dessous sont fondées sur l'édition
allemande (_Sahărâ und Sûdân_, tome III).
Page 6, " _Djadjak._ — Stereosperum sp. " a été remplacé par
" Stereospermum "
Page 8, " un des mulsulmans les plus intelligents " a été remplacé par
" musulmans "
Page 8, " mon voyage au Kanem et au Bornou " a été remplacé par
" Borkou "
Page 9, " Mon compagon de voyage Otman " a été remplacé par
" compagnon "
Page 10, " et fibreuse qu’on nommait adrar " a été remplacé par
" adar "
Page 13, " et s’exposaient de à graves brûlures " a été remplacé par
" à de graves "
Page 15, " cases habitées par les Arabes Salama’s " a été remplacé par
" Salamat’s "
Page 17, " pendant quelque temps parralèlement " a été remplacé par
" parallèlement "
Page 20, " caravanes du Nord aaient fui le pays " a été remplacé par
" avaient "
Page 20, " chose inouïe pour un roi du Oudaï " a été remplacé par
" Ouadaï "
Page 21, " personnes, parmi les-lesquelles étaient pas " a été
remplacé par " parmi lesquelles "
Page 23, " Le hadj Admed était à peu près " a été remplacé par
" Ahmed "
Page 26, " faire une retraite de huit ours " a été remplacé par
" jours "
Page 27, " toujours bâties sans aucun alignenent " a été remplacé par
" alignement "
Page 29, " j’acceuillis hospitalièrement Azizi " a été remplacé par
" j’accueillis "
Page 30, " Quand le roi Hessen avait " a été remplacé par " Hassen "
Page 33, " l’attitude de l’akid des Zebada’s " a été remplacé par
" Zebeda’s "
Page 33, " était extrêment répandu sans d’ailleurs " a été remplacé
par " extrêmement "
Page 35, " que que fût leur bon marché au Ouadaï " a été remplacé par
" quel que fût "
Page 36, " des nneaux d’argent aux jambes " a été remplacé par
" anneaux "
Page 37, " devant le roi et j’enten is la " a été remplacé par
" j’entendis "
Page 38, " la large vallée du Boueha " a été remplacé par " Bouteha "
Page 40, " Descendus au mesdjidj, nous y eûmes " a été remplacé par
" mesdjid "
Page 41, " sa résidence au Bahr et Salamat pour " a été remplacé par
" Bahr es Salamat "
Page 45, " trop lourde et torp incommode " a été remplacé par " trop "
Page 46, " à peu près fini ave la Sounta " a été remplacé par " avec "
Page 47, " obligés à de fréquents déours " a été remplacé par
" détours "
Page 47, " superbes champs de ourra et de maïs " a été remplacé par
" dourra "
Page 49, " pour les épuiser complète-tement " a été remplacé par
" complètement "
Page 51, " et les cases des mouchadjirin’s " a été remplacé par
" mouhadjirin’s "
Page 52, " et nous passions la nuit à à El-Kleb " a été remplacé par
" nuit à El-Kleb "
Page 55, " Le makta tromba valait neuf tetaki " a été remplacé par
" tekaki "
Page 55, " le brave Mourabid de Rodona au Fezzan " a été remplacé par
" Rodoua "
Page 56, (x2) " Hammara " a été remplacé par " Hammou "
Page 57, " L’akid des Mohamid’s vint alors apporter " a été remplacé
par " Mahamid’s "
Page 57, " ordonnance quand Mahammed Bey parut " a été remplacé par
" Mohammed "
Page 58, " habitants du Ouada, tous xénophobes " a été remplacé par
" Ouadaï "
Page 58, " par les gens de l’akir Djerma " a été remplacé par
" l’akid "
Page 59, " m’eut fait un tout autre acceuil " a été remplacé par
" accueil "
Page 59, " il fit les plus grandes difficul-cultés " a été remplacé
par " difficultés "
Page 59, Supprimée note : " _Renseignements coloniaux_, 1903, no 3, p.
49, no 4, p. 104. no 5, p. 135, no 6 p. 167. ", qui appartient à la
parution originale dans _Renseignements coloniaux_.
Page 61, " source du Bahre-el-Azrek se trouverait à " a été remplacé
par " Bahr-el-Azrek "
Page 62, " de la famille des figuiers (_Parkia biglobesa_) " a été
remplacé par " de la famille des figuiers ; _Parkia biglobosa_ "
Page 62, " froment et de riz (_firgami-chinkafe_) " a été remplacé par
" (firgami, chinkafe) "
Page 63, " le nabaz el fil (_zizyphus sp._) " a été remplacé par
" nabak "
Page 63, " (_salvadora persica_), le khan ou arak " a été remplacé par
" _persica_), chau ou arak "
Page 63, " le hachab et le tamarin (erdede) " a été remplacé par
" erdebe "
Page 64, " Aguelba, l’ouadi Kokermellen, l’ouadi Merdefoki " a été
remplacé par " Menderfoki "
Page 65, " par lequel en les avait désignés " a été remplacé par " on
les "
Page 66, " la tradition dit être autochtines " a été remplacé par
" autochtones "
Page 68, " qu’il n’y pas d’exemple d’un mariage " a été remplacé par
" n’y a pas "
Page 68, " dernier vertige de l’ancienne splendeur " a été remplacé
par " vestige "
Page 71, " au Sud du pays de Sonngor " a été remplacé par " Soungor "
Page 72, " tribu belli-liqueuse ne s’est soumise " a été remplacé par
" belliqueuse "
Page 73, " au Ouadaï on es trouve mêlés " a été remplacé par " on
les "
Page 73, " _Les Meidena’s_ sont de la famille des Haoulla’s " a été
remplacé par " Haoualla’s "
Page 74, Les en-têtes portant les chiffres romains I. à IV. (" LE
GROUPE MABA ", etc.) ont été modifiés pour s'harmoniser avec les
autres éléments numérotés ci-dessous.
Page 76, " une fraction des Kadjonga’s, les Soungor’s " a été remplacé
par " Kadjanga’s "
Page 78, " d’autruche dont la roi se fait précéder " a été remplacé
par " le roi "
Page 79, " l’exécutio des ordres du sultan " a été remplacé par
" l’exécution "
Page 80, " Le kamkolak Bitakguinnet qui administre " a été remplacé
par " Bitakguinnek "
Page 88, " les protéger eontre les animaux " a été remplacé par
" contre "
Page 90, " penicellaria (douchn ksab) " a été remplacé par
" penicillaria (douchn, ksab) "
Page 90, " les Marfa’s, les Kadjanga’s, (Estana’s) " a été remplacé
par " Ertana’s "
Page 94, " d’armée sur les bords de l’Ouad’Delal " a été remplacé par
" l’Ouadi Delal "
Page 95, " partager au sultan Djado l’honneur " a été remplacé par
" Djoda "
Page 95, (plusieurs) " Aboul Karim " a été remplacé par " Aboul
Kasim "
Page 95, " qu’Aboul Karem buvait tous les " a été remplacé par
" qu’Aboul Kasim "
Page 95, " se jeta sur le centre des Feraoua’s " a été remplacé par
" Foraoua’s "
Page 95, " Djado se fit mettre sur un cheval et " a été remplacé par
" Djoda "
Page 100, " se diriger sur le Baguirmi où le Kanem " a été remplacé
par " ou le Kanem "
Page 100, " compagnon de Mohammed Cherif el Amin el Kanemi " a été
remplacé par " Mohammed el Amin el Kanemi "
Page 101, " et l’akid des Mohamid’s s’étaient emparés " a été remplacé
par " Mahamid’s "
Page 103, " ce cheik el katila était telle " a été remplacé par
" kafila "
Page 107, " en doufr, en bois de santal " a été remplacé par " en
doufr ou bois de santal "
Page 107, " fleuve du massif de Morra " a été remplacé par " Marra "
Page 108, " à la grande mosquée d’El Azghar " a été remplacé par
" d’El Azhar "
Page 108, " ne savait pas si si j’étais turc " a été remplacé par
" pas si j’étais "
Page 109, L'épilogue à la fin a été repris de la version parue
dans _Renseignements coloniaux_ (1903, No 10, p. 276).
De plus, quelques changements mineurs de ponctuation et d’orthographe
ont été apportés.