La dignité, la bonté et la douleur la marquaient. Je revois le deuil de
ses yeux, le deuil de ses vêtements, le deuil de son chapelet dont les
grains semblaient faire partie d’elle-même, avoir mûri entre ses doigts.
Sa chambre où elle me gardait quelques pastilles de réglisse était si
remplie d’ombre que l’on n’y devinait la présence de la sainte femme
qu’à la blancheur de ses cheveux.
Une partie de sa vie se passait à genoux devant un Crucifix jauni.
Parfois elle était en pleine lumière, face à face avec le Saint
Sacrement exposé, mais tout à coup son front retombait dans ses mains.