Ces avances demeuraient sans succès. Elles n’amenaient dans les yeux du

chien-loup aucune lueur de reconnaissance. Il ne grognait pas à

l’adresse de Weyman et ne tentait pas de lui mordre les mains

lorsqu’elles se trouvaient à sa portée. Mais il ne manifestait nul désir

de devenir amis. Le danois gris, au contraire, s’était fait rapidement

familier et confiant.

Parfois, sous un prétexte ou sous un autre, Mac Trigger venait rendre

visite à la petite cabane de bûches, qu’en compagnie d’un domestique

habitait Paul Weyman, au bord du Grand Lac de l’Esclave, à une heure

environ de Red Gold City.

Alors Kazan entrait en fureur et tirait sur sa chaîne par bonds

frénétiques, afin de se jeter sur son ancien maître. Ses crocs ne

cessaient pas de luire et il ne se calmait qu’en se retrouvant seul avec

le professeur.

Un jour, comme la même scène s’était renouvelée, Sandy Mac Trigger dit à

Paul Weyman:

--C’est un stupide métier que d’essayer de s’en faire un camarade!

Puis il ajouta brusquement:

--Quand démarrez-vous d’ici?

--Dans une huitaine, répondit le professeur. Les premières gelées ne

vont pas tarder. Je dois rejoindre le sergent Conroy et ses hommes au

Fort du Fond-du-Lac, le 1er octobre.

--Comment effectuez-vous ce voyage?

--Une pirogue viendra me chercher avec mes bagages et, en remontant la

Rivière de la Paix, m’emmènera d’ici au Lac Athabasca[39].

[39] Le Lac Athabasca, sur lequel se trouve le Fort du Fond-du-Lac,

est situé, comme nous l’avons dit, au sud du Grand Lac de l’Esclave.

La Rivière de la Paix relie les deux lacs. La distance est de 350

kilomètres.

--Et vous emporterez avec vous tout le bazar qu’il y a dans cette

cabane? Je pense que vous emmenez aussi les chiens...

--Oui.

Sandy alluma sa pipe et, d’un air indifférent en apparence, quel que fût

l’intérêt visible que ce dialogue faisait luire dans son regard:

--Ça doit coûter chaud, tous ces voyages, monsieur le professeur?

--Le dernier qui a précédé celui-ci m’est revenu à environ sept mille

dollars. Celui-ci en coûtera dans les cinq mille. Mais j’ai diverses

subventions.

--Bon Dieu de bon Dieu! soupira Sandy. Alors vous partez dans huit

jours?

--A peu près.

Sandy Mac Trigger se retira, avec un mauvais sourire au coin de la

lèvre.

Paul Weyman le regarda s’en aller.

--J’ai dans l’idée, dit-il à Kazan, que cet homme ne vaut pas cher.

Peut-être n’as-tu pas tort de toujours vouloir lui sauter à la gorge. Il

aurait apparemment désiré que je le prenne pour guide.

Il plongea ses mains dans ses poches et rentra dans a cabane.

Kazan, s’étant couché, laissa tomber sa tête entre ses pattes, les yeux

grands ouverts. L’après-midi était déjà fort avancé. On était bientôt à

la mi-septembre et chaque nuit apportait avec elle les souffles froids

de l’automne.

Le chien-loup regarda les dernières lueurs du soleil s’éteindre dans le

ciel du Sud. Puis les ténèbres s’étendirent rapidement. C’était l’heure

où se réveillait son désir farouche de liberté. Nuit après nuit, il

rongeait la chaîne d’acier. Nuit après nuit, il avait regardé la lune et

les étoiles, et, tandis que le grand danois dormait allongé tout de son

long, interrogé l’air pour y saisir l’appel de Louve Grise.

Le froid, cette nuit-là, était plus vif que de coutume, et la morsure

aiguë et glacée du vent de l’est agitait Kazan étrangement. Il lui

allumait dans le sang ce que les Indiens appellent la «frénésie du

froid». Les nuits léthargiques de l’été s’en étaient allées et le temps

se rapprochait des chasses enivrantes, interminables. Kazan rêvait de

bondir en liberté, de courir jusqu’à épuisement, avec Louve Grise à son

côté.

Il fut en proie, toute la nuit, à une agitation extraordinaire. Il se

disait que Louve Grise l’attendait et il n’arrêtait pas de tirer sur sa

chaîne, en poussant des gémissements plaintifs. Une fois, il entendit au

loin un cri qu’il imagina être celui de sa compagne. Il y répondit si

bruyamment que Paul Weyman en fut tiré de son profond sommeil.

Comme l’aube était proche, le professeur se vêtit et sortit de la

cabane. Il remarqua aussitôt la froideur de l’air. Il mouilla ses doigts

et les éleva au-dessus de sa tête. Par le côté des doigts qui s’était

aussitôt séché, il constata que le vent était remonté au nord. Il se mit

à rire sous cape et, allant vers Kazan:

--Ce froid, mon vieux! va détruire les dernières mouches. Dans quelques

jours, nous serons partis. La pirogue qui nous emmènera doit être en

route...

Au cours de la journée, Paul Weyman envoya son domestique à Red Gold

City, pour quelques emplettes, et il l’autorisa à ne rentrer que le

lendemain matin. Lui-même s’occupa à faire ses préparatifs de voyage, à

emballer ses bagages et à classer ses notes.

La nuit qui suivit fut calme et claire. Tandis que Weyman dormait à

l’intérieur de la cabane, dehors, le grand danois en faisait autant, au

bout de sa chaîne. Seul, Kazan ne faisait que somnoler, son museau entre

ses pattes, les paupières mi-closes.

Quoiqu’il fût moins agité que la nuit précédente, il redressait la tête,

de temps à autre, en humant l’air.

Soudain, le craquement d’une brindille sur le sol le fit sursauter. Il

ouvrit tout à fait les yeux et renifla. Un danger immédiat était dans

l’air. Le gros danois continuait à dormir.

Quelques minutes après, une forme ombreuse apparut dans les sapins,

derrière la cabane. Elle approchait prudemment, la tête baissée, les

épaules ramassées. Pourtant, à la lueur des étoiles, Kazan ne tarda pas

à reconnaître la face patibulaire de Sandy Mac Trigger. Il ne bougea

pas, suivant l’usage du loup, et feignit de ne rien voir, de ne rien

entendre.

Mac Trigger, cette fois, n’avait à la main ni fouet, ni gourdin. Mais il

tenait un revolver, dont le canon poli scintillait imperceptiblement. Il

fit le tour de la cabane, à pas silencieux, et arriva devant la porte,

qu’il se préparait à enfoncer d’un bref et violent coup d’épaule.

Kazan épiait tous ses mouvements. Il rampait sur le soi, en oubliant sa

chaîne. Chaque once de force de son corps puissant se rassemblait sur

elle-même pour bondir.

Il bondit, et l’élan fut tel qu’un des anneaux d’acier, plus faible que

les autres, céda, avec un bruit sec. Avant que Sandy Mac Trigger eût eu

le temps de se retourner et de se mettre en garde, le chien-loup était à

sa gorge.

Avec un cri d’épouvante, l’homme chavira et, tandis qu’il roulait sur le

sol, la voix grave du gros danois qui tirait sur sa chaîne, gronda en un

tonnerre d’alarme.

Paul Weyman, réveillé, s’habillait. Sur la terre sanglante, le bandit,

atteint mortellement et la veine jugulaire tranchée, se tordait dans son

agonie.

Kazan regarda les étoiles qui brillaient au-dessus de sa tête, les noirs

sapins qui l’entouraient. Il écouta le murmure du vent dans les ramures.

Ici étaient les hommes. Là-bas, quelque part, était Louve Grise. Et il

était libre.

Ses oreilles s’aplatirent et il fila dans les ténèbres.

XXIX

L’APPEL DU SUN ROCK

Les oreilles rabattues, la queue basse et pendante sur le sol, le train

de derrière à demi écrasé, comme celui du loup qui se sauve craintif

devant le péril, Kazan fuyait à toute vitesse, poursuivi par le râle de

la voix humaine de Sandy Mac Trigger. Il ne s’arrêta pas avant d’avoir

parcouru un bon mille.

Alors, pour la première fois depuis des semaines, il s’assit sur son

train de derrière et poussa vers le ciel un vibrant et profond appel,

que les échos répétèrent au loin.

Ce ne fut pas Louve Grise qui répondit, mais, la voix du gros danois.

Paul Weyman, penché sur l’immobile cadavre de Sandy Mac Trigger,

entendit le hurlement du chien-loup. Il prêta l’oreille, en écoutant si

l’appel se renouvellerait. Mais Kazan était, déjà, rapidement reparti.

L’air vif et froid qui, par-dessus les immenses Barrens, lui arrivait de

l’Arctique, les myriades d’étoiles qui luisaient au-dessus de sa tête

dans le vaste ciel, le bonheur enfin de la liberté reconquise, lui

avaient rendu toute son assurance et excitaient encore l’élasticité de

sa course.

Il galopait droit devant lui, comme un chien qui suit, sans que rien ne

l’en détourne, la piste de son maître.

Contournant Red Gold City et tournant le dos au Grand Lac de l’Esclave,

il coupa court à travers bois et buissons, plaines, marécages et crêtes

rocheuses, en se dirigeant vers le Fleuve Mac Farlane. Lorsqu’il l’eut

atteint, il entreprit aussitôt d’en remonter le cours, quarante milles

durant. Il ne doutait point que, de même que Louve Grise l’avait souvent

attendu, elle ne l’attendît encore, à la même place, sur la berge où

lui-même avait été capturé.

Au lever du jour, il était arrivé à son but, plein d’espoir et de

confiance. Il regarda autour de lui, en cherchant sa compagne, et il

gémissait doucement, et remuait la queue. Louve Grise n’était point là.

Il s’assit sur son derrière et lança dans l’air son appel du mâle. Nulle

voix ne lui répondit. Il se mit alors à flairer et à chercher partout.

Mille pistes s’entre-croisaient et, toute la journée, il les suivit à

tour de rôle. Toujours sans succès. Aussi vainement il renouvela,

plusieurs fois, son appel.

Un travail semblable à celui qui s’était opéré chez Louve Grise se

produisit dans son cerveau. Sans doute celle qu’il cherchait et qui

avait disparu, il la retrouverait dans l’un des lieux où tous deux

avaient vécu.

Il songea tout d’abord à l’arbre creux, dans le marécage hospitalier où

s’était écoulé l’hiver précédent. Et, dès que la nuit embrumée eut

envahi le ciel, il reprit sa course. O-se-ki, le Grand Esprit, se

penchait sur lui et dirigeait ses pas[40].

[40] On sait que, comme le loup, le chien est susceptible de

parcourir, sans se perdre, des distances considérables et d’y suivre

une direction fixe vers le but qu’il s’est assigné. On a vu des

chiens qui, lors des campagnes de Napoléon, avaient accompagné des

soldats jusqu’en Russie et à Moscou s’en revenir seuls à travers

toute l’Europe, leur maître étant mort, et regagner, en France ou en

Italie, leur ancien domicile.

Jour et nuit, sous le soleil automnal comme sous les étoiles, il courait

sans trêve à travers monts et vaux. Parfois, épuisé et tombant

d’inanition, il tuait un lapin et en mangeait quelques bouchées, puis

dormait une heure ou deux, pour se relever et repartir ensuite.

La quatrième nuit, il atteignit la vallée qui descendait vers le

marécage.

Il suivit le cours du torrent et passa, sans y prêter attention, près de

la première colonie de castors. Mais, lorsqu’il arriva à la seconde

cité, élevée par Dent-Brisée et par sa troupe, il se trouva tout

désappointé. Cela, il l’avait oublié.

Dent-Brisée et ses ouvriers avaient achevé et parfait leur œuvre.

L’étang artificiel qui recouvrait le marécage avait encore accru sa

surface et l’arbre creux, nid douillet contre les frimas, avait

complètement disparu. Le paysage même était méconnaissable.

Kazan demeura immobile et sidéré, devant toute cette eau, reniflant

l’air en silence, l’air imprégné de l’odeur nauséabonde des usurpateurs.

Alors, son courage lui faillit, sa belle endurance tomba. Ses pattes

étaient endolories de la longue et rude randonnée. Ses côtes, amaigries

par une nourriture insuffisante, saillaient. Pendant toute la journée,

il tourna autour de l’étang et chercha. La crête velue de son dos

s’était aplatie et l’affaissement de ses épaules, le regard mobile et

inquiet de ses yeux lui donnaient une apparence de bête traquée. D’ici

encore, Louve Grise était partie!

Elle aussi, cependant, avait passé là. Comme il flairait tout le long du

torrent, un peu en amont de l’étang, Kazan découvrit un petit tas de

coquilles fluviales brisées. C’étaient les reliefs d’un repas de la

louve aveugle.

Kazan renifla l’odeur presque effacée de Louve Grise, puis il se glissa

sous une vieille souche et s’endormit en pleurant. Son chagrin s’accrut

encore durant son sommeil et, tout en dormant, il gémissait comme un

enfant. Puis il se calma, une autre vision traversa soudain son cerveau,

et à peine l’aurore avait-elle paru qu’il reprenait sa course rapide,

droit devant lui.

Durant ce même temps, sous les rayons dorés du soleil d’automne, un

homme et une femme, accompagnés d’un enfant, remontaient dans leur

pirogue vers le Sun Rock. Ils ne tardèrent pas à voir apparaître, à un

coude du fleuve, par-dessus la tête des sapins, la cime sourcilleuse de

l’abrupte roche, qu’ils connaissaient bien.

La jeune femme était un peu pâlotte et amaigrie, et ses joues, qui

avaient perdu de leur ancien éclat, commençaient à peine, sous

l’influence du grand air libre, à retrouver leur fraîcheur rosée.

C’était la civilisation et le séjour de six mois dans les villes qui

l’avaient ainsi anémiée.

--Jeanne, disait l’homme, ma chère Jeanne, je crois que les médecins

avaient raison en me conseillant de te ramener avec moi, pour une

nouvelle saison de chasse, vers cette belle et sauvage nature où s’est

écoulée ta jeunesse, avec ton vieux père, et sans laquelle tu ne saurais

vivre. Es-tu heureuse, à présent?

La jeune femme se mit à sourire.

Et, comme la pirogue passait en vue d’une longue presqu’île de sable

blanc qui, du rivage, s’allongeait dans le fleuve:

--C’est ici, dit-elle, te souviens-tu? que notre vieil ami, le

chien-loup, nous a faussé société. Je reconnais l’endroit. Sa compagne

délaissée, la louve aveugle, était là, sur le sable, qui l’appelait.

Alors il a piqué une tête dans l’eau... Je me demande où, depuis, ils

s’en sont allés... Quant à nous, nous serons bientôt arrivés.

L’ancienne cabane était toujours en place, telle que Jeanne et son mari

l’avaient laissée. Seules, la vigne vierge et les autres plantes

grimpantes l’avaient recouverte. Les volets et la porte étaient toujours

clos, avec leurs barres transversales clouées. Tout autour avaient

démesurément grandi les herbes sauvages.

Elle fut rouverte, non sans émotion. Tandis que le mari déchargeait de

la pirogue les bagages et toutes ses séries de trappes, Jeanne

commençait à déjà remettre son home en état, et bébé Jeanne, qui était

devenue une gentille fillette, s’en donnait à cœur joie de folâtrer et

de jacasser.

Comme le crépuscule tombait et comme bébé Jeanne, fatiguée du voyage,

s’était couchée déjà et endormie, Jeanne et son mari s’assirent tous

deux sur le seuil de la cabane, afin de profiter de l’ultime beauté de

ces jours automnaux, que le rude hiver allait bientôt suivre.

Soudain ils tressaillirent.

--As-tu entendu? dit l’homme à la jeune femme, dont il caressait de la

main la soyeuse chevelure.

--Oui, j’ai entendu... répondit-elle.

Et sa voix tremblait.

--Ce n’était pas sa voix à lui. C’était plutôt celle de l’autre, le même

appel que jetait, sur la bande de sable, la louve aveugle.

L’homme fit un signe d’assentiment.

Jeanne avait saisi nerveusement le bras de son mari.

--Sans doute, reprit-elle, sont-ils toujours là, ou, comme nous,

sont-ils revenus.

Puis, après un silence:

--Écoute-moi, mon ami! Veux-tu me promettre, au cours de cet hiver, de

ne point chasser, ni trapper les loups? S’il arrivait malheur à ces deux

pauvres bêtes, j’en serais inconsolable.

L’homme répondit:

--Ta pensée correspond à la mienne... Oui, je te le promets.

La nuit montait rapidement au ciel, qui commençait à se cribler

d’étoiles.

Pour la seconde fois, l’appel gémissant retentit. Aucun doute n’était

plus possible. La voix arrivait directement du Sun Rock.

--Mais, et lui, murmura Jeanne, avec un peu d’angoisse. Lui, où est-il?

A ce moment, une forme confuse bondit dans l’ombre.

--C’est lui! cria la jeune femme. C’est lui! Le voilà!

Déjà Kazan était vers elle, en aboyant et sautant, et agitant le panache

de sa queue.

--Il te reconnaît, ma parole! dit en riant le mari, et sa passion pour

toi est toujours la même.

Tout heureuse, Jeanne caressait l’animal, passant sa main dans le poil

rude et dorlotant entre ses bras la grosse tête broussailleuse.

Soudain, le plaintif appel, qui semblait venir du Sun Rock, résonna à

nouveau. Aussitôt, comme frappé par un fouet, Kazan sursauta et, se

débattant, s’échappa brusquement de la folle étreinte de Jeanne.

L’instant d’après, il avait disparu.

La jeune femme était tout émue. Presque haletante, elle se tourna vers

son mari, qui était devenu pensif.

--Tu vois, lui dit-elle, qu’il y a un Dieu du Wild, un Dieu qui a donné

une âme, même aux bêtes sauvages. Dans l’immensité solitaire du Grand

Désert Blanc, les animaux sont nos frères. Et c’est pourquoi ce Dieu

nous dit: «Tu ne les tueras point.»

--Je le crois, ma Jeanne chérie, murmura l’homme.

Nous devons respecter la vie... Sauf, hélas! pour défendre et alimenter

la nôtre. Ici, où l’on est face à face avec la nature et le vaste ciel,

les choses apparaissent différentes de ce qu’elles nous semblent dans

les grandes villes.

La nuit était tout à fait tombée. L’éclat des étoiles se reflétait dans

les yeux de Jeanne, qui avait posé languissamment sa tête sur la

poitrine de son mari.

--Ce monde sauvage est beau! disait-elle. Notre vieil ami ne nous avait

pas oubliés, et il lui était toujours demeuré fidèle, à elle. J’ai

confiance qu’il reviendra nous voir, de temps à autre, comme il le

faisait jadis.

Ses paupières se fermaient peu à peu. Dans le lointain, on entendait, de

temps à autre, des coups de voix, suivis de longs silences.

C’était Kazan qui chassait, côte à côte avec Louve Grise, sous la lueur

opalescente de la lune qui se levait, baignant de sa douce clarté

plaines et forêts.

FIN

(Notes des Traducteurs.)

TABLE DES MATIÈRES

Pages

Préface des Traducteurs I

I.--L’ensorcellement 1

II.--Le retour à la Terre du Nord 8

III.--Le duel 16

IV.--Libre du servage 26

V.--Kazan rencontre Louve Grise 29

VI.--L’attaque du traîneau 40

VII.--Kazan retrouve la caresse de Jeanne 49

VIII.--L’intersigne de la mort 69

IX.--Sur le fleuve glacé 66

X.--Le grand changement 76

XI.--La tragédie sur le Sun Rock 83

XII.--Dans les jours du feu 93

XIII.--Le professeur Paul Weyman photographie Kazan et

Louve Grise 102

XIV.--La Mort Rouge 117

XV.--La piste de la faim 129

XVI.--Vers la curée 137

XVII.--Pour l’amour de la louve 142

XVIII.--Le Carnaval du Wild 148

XIX.--Un fils de Kazan 158

XX.--L’éducation de Bari 168

XXI.--Dent-Brisée émigre avec sa famille 176

XXII.--La lutte contre les envahisseurs 184

XXIII.--La loutre fait une trouée 192

XXIV.--La capture 199

XXV.--La méthode de Sandy Mac Trigger 208

XXVI.--Le professeur Weyman dit son mot 216

XXVII.--Seule dans sa cécité 222

XXVIII.--Comment Sandy Mac Trigger trouva la fin qu’il méritait 228

XXIX.--L’appel du Sun Rock 234

ACHEVÉ D’IMPRIMER LE 16 JANVIER 1925

PAR L’IMPRIMERIE FLOCH, A MAYENNE,

POUR LES ÉDITIONS G. CRÈS ET Cie.

Kazan(#72127) · 第 15 / 15 段