Membre de plusieurs sociétés savantes et secrètes.
«A remué ciel et terre pour obtenir la croix de la Légion d'honneur,
sous le prétexte fallacieux qu'un de ses oncles incarnés d'Amérique,
avait donné des leçons de solfège dans un établissement de bains
sulfureux. Mais il échoua piteusement, malgré son accent anglais,
grâce aux intrigues du sire de Montjarret, le célèbre inventeur du
vaccin électoral.
Jules Moy, résigné, demanda alors les palmes académiques, mais il ne
réussit qu'à obtenir une médaille de sauvetage, en acceptant une place
de nègre sous le tunnel de Batignolles-Clichy-Odéon. Après avoir
fabriqué des eaux minérales naturelles, il épousa morganatiquement la
concierge de la maréchale Booth, qui, de retour des Indes portugaises,
avait prêché la religion salutiste dans le désert du Sahara, sur un
automobile alimenté par trois veilleuses baignant dans l'huile de
ricin rectifiée. Jules Moy divorça pour aller dans l'archipel des
Poulocondores diriger un orphéon de poules mélomanes. Il fut ensuite
successivement chef des chœurs dans une institution de sourds-muets,
professeur de monocycle au lycée des culs-de-jatte de l'île de la
Grande-Jatte, et répétiteur d'anglais dans le club espagnol des jeunes
japonaises séduites pour l'amélioration des laitages internationaux.»