Ce même personnage étant fort embarrassé,--pour peu qu'il eut osé
s'aventurer à cinq ou six rues de son domicile,--ne se hasardait guère à
de si lointaines excursions qu'avec un plan de Londres dans sa poche. Ce
document topographique lui paraissait indispensable, mais lui devenait
presque entièrement inutile, par suite d'une honorable timidité qui
l'empêchait d'y chercher son chemin.
Un jour, cependant, après s'être longtemps consulté, il se retira dans
une étroite ruelle dallée,--une _lane_ quelconque;--et là, certain de
n'être pas observé, il entrouvrait mystérieusement les plis sibyllins de
son oracle...
Quand un honnête homme, fort déguenillé mais très-barbu, sortit tout à
coup de quelque corridor obscur, et avec une obligeante grimace de
protection:
«Où va monsieur?» lui demanda-t-il en bon français.