LÉOPOLD ROBERT.

(2e PARTIE)

I

Nous avons dit, en finissant le dernier Entretien, qu'il y avait un amour

d'abord innocent, puis imprudent, puis mortel, mais toujours inspirateur,

dans le génie de Léopold Robert, et que le secret de ses tableaux était

dans son âme. Racontons ce qu'on sait de ce mystère; cela nous aidera à

comprendre le prodigieux effet des peintures de ce jeune homme, dès

qu'elles parurent aux regards du public. Il en sortit comme une flamme,

parce qu'il avait délayé ses couleurs sur sa palette avec des larmes et

avec du feu. Telle inspiration, tel effet; voilà le secret de l'impression

qu'on produit dans tous les arts, soit avec la parole écrite, soit avec les

notes, soit avec le pinceau; car l'art, au fond, ne vous y trompez pas, ce

n'est que la nature.

Cours familier de Littérature - Volume 07 · 第 8 / 326 题