[1] Il faut que les choses aient changé depuis A. Young,
car il nous avons vu les Anglaises travailler aux champs, et
même la surprise n'a pas été petite de rencontrer une
paysanne, en robe à trois étages de volants, en train de
sarcler ses navets. En Écosse, où les gens de la campagne
ont conservé le costume qu'exige leur situation, ces
travaux ne nuisent en rien à l'ordre du ménage et à la
bonne tenue de la famille.
[2] Je lui en demandai depuis une barrique ; mais, soit
que (ce que je ne veux pas croire) il m'en ait envoyé de
mauvais, soit que ce vin soit tombé en de mauvaises
mains ; je n'en sais rien ; mais je compte l'argent qu'il m'a
coûté comme un gaspillage.
[3] Il en est de même en Écosse, où les femmes du
peuple vont généralement nu-pieds, surtout les servantes
et les ouvrières des manufactures. C'est un spectacle très
commun aux abords des villes où se tiennent les marchés,
que celui de jeunes personnes en chapeau, avec de belles
robes, de beaux châles de Paisley et le boa de rigueur, se
lavant les pieds pour mettre les bas et les souliers qu'elles
ont apportés avec elles.
[4] Le récit de cette excursion se trouve dans le volume
publié en 1860 sous le titre de Voyages en Italie et en
Espagne pendant les années 1787, et 1789, trad. de
M. Lesage, p. 347 et suiv. Paris, Guillaumin, in-18 de 424 p.
[5] Je puis renchérir là-dessus, car deux étudiants de
Cambridge avec lesquels j'allais à Londres, me
demandèrent : « Est-ce que la Saxe est en Allemagne ? Est-
ce que le Saxon (peut-être entendaient-ils l'anglo-saxon) y
est le langage usuel ? » - J'en pourrais citer d'autres
exemples venant de personnes des classes moyennes à
Londres, mais ces exemples ne signifient que peu de chose,
et on en trouverait partout. (ZIMMERMANN, traduct.
allem. Berlin, 1791, vol. I, p. 70. Note.)
[6] Je puis assurer le lecteur que tels étaient alors mes
sentiments.
[7] Les derniers événements qui sont arrivés me
rendaient désireux de retrancher ce passage et d'autres
semblables ; mais il est plus loyal envers tous de les laisser
tels quels. - Édit. de 1792
[8] Charrue servant à la fois à ouvrir les sillons à y
semer le grain et à le recouvrir de terre. On en trouve de
nombreuses descriptions avec planches dans l'ouvrage de
Bailey. - ZIMMERMANN (Traduc. all. de ce Voyage, 93.)
[9] MM. Cannivet et Fortin, à Paris, travaillent d'une
manière parfaite. Ce dernier a fait l'appareil en question. -
ZIMMERMANN.
[10] Whitehurst, Formation de la terre, 2e édit., p. 26.)
[11] Je souris, en transcrivant ces lignes, de quelques
appréciations que les événements survenus depuis ont
placées dans un jour très singulier. Je ne change rien à
aucun de ces passages : ils montrent quelle était, avant la
Révolution, sur les sujets les plus importants, l'opinion de
la France ; les événements ne les ont rendus que plus
intéressants. - Juin 1790. (Note de l'Auteur.)
[12] Brown est connu par toute l'Angleterre par son
talent à dessiner des jardins anglais. On l'appelle
d'ordinaire Brown la Capacité, parce qu'il se sert toujours
de ce mot à la vue d'un terrain où il lui parait possible de
faire quelque chose - ZIMMERMANN.
[13] L'auteur n'a pas pensé à mentionner les brouettes
ou chaises à deux roues, ou bien ne les a pas remarquées. -
ZIMMERMANN.
[14] Je me réjouis de donner à l'auteur, en cela comme
dans la plupart de ses remarques sur Paris, une entière
approbation. Moi non plus, je n'ai pas trouvé de ville qui
autant que Paris satisfasse aux besoins des savants. -
ZIMMERMANN.
[15] Ce sont des fossés, des remparts et des ponts-levis
sans fin. J'aime cette partie de l'art militaire : elle ne
s'occupe que de la défense, et laisse l'odieux de l'attaque au
voisin. (Note de l'Auteur.)
[16] On sait que C. Fox n'est pas marié. -
ZIMMERMANN
[17] Il ne fallait pas être grand prophète pour prédire
ceci ; mais les derniers événements ont montré que j'étais
bien loin du compte en parlant de cinquante ans. (Note de
l'auteur.)
[18] Connu par son voyage à Madagascar, que G.
Forster a traduit en allemand. - ZIMMERMANN.
[19] J'ai vu cela une fois chez le duc de Liancourt.
(Note de l'auteur.)
[20] Il y a bien un vicia biennis qui croît en Sibérie et
forme un excellent fourrage, mais pas de lathyrus biennis.
De même, pour le melilotus siberica, à moins que l'on
entende par là le trif. melil. officinalis ou le trif. lupinaster.
(Note de M. Wildenow.) - ZIMMERMANN.
[21] J'ai depuis cultivé ces plantes sur une petite
échelle, et je leur crois une grande importance. (Note de
l'auteur.)
[22] Il eût été tué que personne n'en aurait eu grand
regret. Dans une réunion de la Société d'agriculture, à la
campagne, où l'on avait admis des fermiers à la table avec
des personnes de premier rang, cet imbécile n'avait-il pas
fait des difficultés pour prendre place dans une telle
compagnie ! (Note de l'auteur.)
[23] Je me permettrai de remarquer ici, longtemps
après avoir écrit cette prédiction, que quoiqu'elle ne se soit
pas accomplie, j'étais dans le vrai en la faisant, et que la
suite ordinaire des choses eût amené la guerre civile, à
laquelle tout tendait depuis la séance royale. De même je
persiste plus que jamais à croire qu'il fallait accepter les
propositions offertes. Il n'y avait pas plus à s'occuper de ce
qui est advenu ensuite que de mes chances pour devenir
roi de France. (Note de l'auteur.)
[24] La marquise de Sillery (Mme de Genlis) s'est fait
en Angleterre comme en Allemagne une grande
réputation : ici je ne l'entends jamais nommer que d'un air
railleur et avec un sourire de malveillance. Elle est la bête
noire des gens de lettres ; (Extrait des lettres d'un
Allemand habitant en Angleterre écrites pendant ses
voyages en France et en Hollande, en 1787, 1790 et 1791. -
Leipzig, DYCK. - 1792.)
[25] On rejetait la faute sur le général Klinglin (M. le
baron de Klinglin, maréchal de camp du 1er mars 1780),
qui n'avait pas voulu l'empêcher : son émigration semble le
prouver. - ZIMERMANN.
[26] On appelle schnitzen, sur les bords du Rhin, des
fruits coupés et séchés au four ; on les mange avec du
jambon fumé, en dialecte alsacien dürrfleisch -
ZIMMERMANN.
[27] Montagne de la Coste, au Coulet d'Ayzac (carte de
Cassini).
[28] Ici l'auteur n'est pas compréhensible, même pour
ses compatriotes. - ZIMMERMAN.
[29] Nous avons été, comme vous, frappés de la
ressemblance des femmes d'Avignon avec les Anglaises,
mais elle nous parut venir de leur teint, qui est
naturellement plus beau que celui des autres Françaises,
plutôt que de leur coiffure, qui diffère autant de la nôtre
que de celle de leurs compatriotes. (Note d'une dame de
mes amies.) (Note de l'auteur.)
[30] Voir pour les trois mois suivants les Voyages en
Italie et en Espagne. Paris, 1860, Guillaumin. In-18 de XII-
424 p.
[31] « S'il est une petite ville au monde où l'on goûte la
douceur de la vie dans un commerce agréable et sûr, c'est
Chambéri. »