nous a passé la marine portugaise pour le corps expéditionnaire que le
Portugal forme en France. Nous avons été très bien reçus à Lisbonne; ce
n’est pas comme dans d’autres pays alliés où ça n’est ni chair ni
poisson. Les Portugais y vont franc jeu. Ils ne sont pas riches et leur
armée n’est pas immense, mais ils ne demandent qu’à taper sur les Boches
et à les démolir, ce qui devrait être l’idéal de tous les alliés, au
lieu de faire des combinaisons louches comme certains.
Nous avons à moitié rempli nos cabs: le cab arrière, à Lisbonne, avec le
matériel de guerre portugais et nous sommes allés à Bilbao pour fourrer
de l’acier dans le cab avant. Tout ça a été fait en cinq sec. Les
Espagnols, je veux dire les armateurs, commencent à renâcler pour nous
passer du minerai, parce qu’ils disent que les Boches vont envoyer tous
les bateaux par le fond et que l’Espagne ne tient pas à perdre toute sa
flotte. Alors, ils demandent des prix formidables: ça fait des
négociations à n’en plus finir, et le minerai s’empile sur les quais.
C’est pourquoi le _Pamir_ a vite chargé.
Je passe à toute vitesse parce que je veux arriver au trot aux affaires
actuelles et aux histoires de Norvège, et que le courrier part
après-demain. Nous avons fichu le camp pour Brest, où le _Pamir_ a
débarqué le matériel portugais et le métal espagnol. Pendant la
traversée nous avons passé près d’une épave ou plutôt de cinquante
épaves: bois, bûches, bouées, etc., qui occupaient un demi-mille de mer.
Fourgues a fait chercher pendant tout l’après-midi pour voir si on ne
trouverait pas quelque radeau ou canot du bateau démoli. Mais ça a dû
être le même coup que le _Suffren_, qui n’a laissé que son absence comme
preuve de naufrage, et nous n’avons rien cueilli. Quand tu passes à côté
de drames pareils et que tu te dis que ton tour viendra peut-être dans
un quart d’heure, eh bien! tu n’applaudis pas comme on fait à Paris sur
notre politique navale.
Quand on a eu vidé notre camelote à Brest, le _Pamir_ a attendu un jour
tout au plus et on l’a expédié en Norvège pour chercher des bois en
planches et madriers. Faut croire qu’il n’y a pas des bateaux de reste
maintenant, quoique les journaux racontent qu’il y a cent mille sorties
et rentrées à la semaine, et que la guerre sous-marine est un fiasco
pour les Boches. Au début de la guerre, on n’avait pas peur de faire
poireauter le _Pamir_ des huit et dix jours sans rien faire dans un
port: maintenant, au galop! Tous les copains qu’on a vus, ils serrent
les rangs aussi. Ça ira tant que ça pourra; et puis à un moment donné,
il n’y aura plus mèche. Alors on commencera à serrer d’un cran la
boustifaille et le charbon du pays, et puis de deux, et puis de trois,
pendant que nous continuerons à être envoyés au fond. Si ça pouvait
ouvrir au pays les yeux sur l’importance de la marine et le besoin de la
protéger! Passe encore. Mais tu verras qu’on trouvera moyen de lui faire
avaler une nouvelle vessie. La France n’est pas maritime et se laissera
toujours bourrer le crâne sur la marine. D’ailleurs, j’anticipe et je
dis cela comme si le blocus boche était déclaré à ce moment-là, tandis
qu’il ne l’est que depuis qu’on est en Norvège. Donc, nous partons de
Brest.
Nous avons ordre de filer par le canal d’Irlande, vieille connaissance
depuis la guerre. Dans la Manche, vers dix heures du matin, j’ai vu
droit devant le _Pamir_ une mine qui avait dû se décrocher du fond, et
qui filait en dérive comme un simple bout de bois. Si ça avait été la
nuit, je ne t’écrirais pas, mon vieux, ni personne du _Pamir_, parce
qu’il y avait de quoi faire sauter quatre _Pamir_ réunis. J’ai mis à
droite. Nous avons regardé et admiré la mine et puis c’est tout. Pas un
canon pour l’envoyer au fond. Pas de T. S. F. pour informer les
autorités à Liverpool, au sujet de cette mine. Mais il voulait aussi
prendre du matériel de rechange à Birkenhead et on a mouillé dans le
Mersey.
Fourgues a eu le malheur de télégraphier au patron qu’il était à
Liverpool, et le patron, qui ne perd jamais l’occasion d’arrondir son
pécule, nous a répondu d’attendre quarante-huit heures pour embarquer du
fret urgent pour la Norvège. Ce fret urgent, mon vieux, c’étaient des
wagons et des montagnes de sucre, de conserves et de confitures pour la
Norvège. Il paraît qu’en Norvège ils n’ont pas peur d’acheter ce qui se
paye en France le poids de l’or. Si tu veux mon avis, c’est pas la
cargaison du _Pamir_ qui rendra l’embonpoint aux Norvégiens qui en
manquent. Plus au Sud, il y a des claqueurs de bec, et nous aurons
travaillé pour eux. Quand on est bête, c’est pour longtemps. Comme
blocus les Alliés se servent d’un filet aux mailles crevées, ici comme
en Grèce et ailleurs. Mais ça, c’est d’autres histoires. Pendant la
traversée de Liverpool à Bergen, que je te recommande si tu aimes la
gymnastique, vu qu’on n’a pas cessé une minute de rouler bord sur bord,
Villiers s’est amusé à faire des calculs d’après le journal de
navigation pour voir combien le _Pamir_ avait fait de kilomètres et
transporté de marchandises depuis trente mois de guerre. Il a trouvé
qu’on a fait trois fois et demie le tour du monde, transporté entre
quatre-vingts et cent millions de camelote. On aurait pu dépasser ce
dernier chiffre et comment! si nous n’avions pas eu tant de voyages à
vide. Mais enfin, tel qu’il est, Fourgues a dit que le _Pamir_ avait
fait sa force. Quand on pense que les plus gros cargos ont pu en
trimballer le double ou le triple et que la France avait besoin de tout
cela, on peut dire que les marins marchands n’ont pas démérité. Oh! mon
vieux, ce n’est pas pour nous pousser du col et dire qu’on est des types
épatants. Tout ça c’est bon pour les fils à papa qui se font
photographier dans les journaux ou bien les bonshommes qui se pavanent
dans les brasseries de Paris. Ceux-là en ont peut-être fait gros comme
l’ongle et font du volume gros comme la tour Eiffel. Mais nous qui
trimons sans que personne le sache, et qui recevons des engueulades plus
souvent que des récompenses, sans compter les capilotades de torpilles
et de mines et pas plus de huit jours de permission en rade, mais je me
demande ce que l’Entente aurait fait si nous n’avions pas été là,
solides au poste et silencieux. Si les Français n’arrivent pas à
comprendre après cela ce que représente la marine marchande, c’est
qu’ils sont bouchés à la colle forte, et qu’il n’y a plus qu’à larguer
tous les bateaux pour s’en aller planter des topinambours dans son
patelin. Arrange tout ça comme tu voudras, la France a besoin du monde
entier pour gagner sa victoire, et comme il n’y a pas de chemins de fer
pour aller en Australie, en Argentine ou aux États-Unis, ni dans aucun
des pays qui nous refilent des matières premières, on était bel et bien
cuit sans la marine marchande. Mais va-t’en voir s’ils viennent, Jean!
Il n’y a pas de danger pour qu’on insiste là-dessus à Paris, et nous
continuerons à rester sur le trimard, comme devant, pendant que ces
messieurs se gargariseront les uns de palabres et les autres de fafiots
à leur crever les poches.
A Bergen, nous avons évacué notre boustifaille destinée, _en transit_,
aux Boches et je t’informe que nos hommes ont démoli autant de caisses
que possible en les envoyant sur le quai. Ce n’est pas de l’argent perdu
pour le patron, car tu peux être sûr que celui-là a pris ses
précautions, mais c’est toujours autant que les Boches ne se fourreront
pas dans les boyaux.
C’est pendant que le _Pamir_ était à Bergen qu’est arrivée la nouvelle
de la guerre sous-marine que les Boches vont mener sans merci, avec
blocus, zones défendues, pas d’avertissements, et tout le catalogue. Tu
penses que sur le _Pamir_ personne n’a été bien épaté de cette histoire
qui fait pousser les hauts cris à tous les gros légumes et aux journaux
de l’Entente. Nous et tous les copains qui bouffons des lieues sur mer
et entendons parler un peu partout, il y a belle lurette que nous
sentons venir le grain. Seulement, nous ne sommes pas des officiels,
alors il fallait croire qu’on se trompait. Eh bien! la bombe arrive. Qui
est-ce qui va trinquer? D’abord les petits bateaux qui vont sur l’eau,
ensuite la France qui va faire ceinture. Qu’est-ce qu’on va prendre, au
pays, comme augmentation de prix du charbon, de la farine, du beurre et
de tout?
Nous qui avons l’habitude de transporter toutes ces camelotes, nous
savons ce que représente une tuile pareille. Mais le bon public qui
achète ça à la boutique du coin, et qui croit que ça vient tout seul
comme la pluie ou l’air qu’on respire, il va plutôt faire une tête. Bien
sûr, on ne lui dira pas d’où ça vient et il ne se doutera pas qu’il paye
le double ou triple prix à cause que les bateaux trébuchent sur l’eau.
On lui servira des raisons à l’eau de savon, parce qu’il est défendu de
dire la raison de rien. Mais la censure n’empêchera tout même pas de
couper le gaz, l’électricité, les chemins de fer, les restaurants et
tout ce qui rend la vie facile. Car tu peux croire que les Boches ne
vont pas y aller avec le dos de la cuiller. Ici, tout près de chez eux,
on a des tuyaux, et nous en avons ramassé pas mal à Bergen et à
Christiansund, d’où je t’écris pendant que nous chargeons des stères et
des kilostères de bois en planches et en madriers. C’est encore heureux
d’ailleurs que le _Pamir_ se trouve ici pour prendre ce bois, car tous
les bateaux norvégiens ont reçu l’ordre de rester là sans bouger à cause
du blocus allemand et je te prie de croire qu’il y a des milliers de
tonnes de bois de construction. Comment va-t-on faire, déjà que ça
manquait? Le pire est que les Hollandais, Espagnols et autres neutres
vont aussi suspendre leur trafic, parce qu’ils ne tiennent pas à faire
culbuter leurs bateaux. Enfin, le _Pamir_ aura toujours ses trois à
trois mille deux cents tonnes de bois qui serviront bien à construire
des baraquements de poilus, des voies ferrées, des montants de
tranchées, pour au moins un corps d’armée.
C’est au moins aussi utile que les obus et le charbon, et nous sommes
contents de cette cargaison.
Pour en revenir aux tuyaux qu’on a recueillis ici, il paraît que ça
bouillonne en Russie, et qu’un tas de gens trouvent à Pétrograd et
ailleurs que ça suffit de subir l’influence des Allemands qui mettent
des bâtons dans les roues, jusqu’à la cour et la famille impériale.
Beaucoup de gens prétendent que ça ne peut finir que par la paix séparée
ou la révolution. Pour tout dire les affaires sont assez troubles
là-bas, de l’avis de personnes qui en viennent.
En Allemagne, on ne parle plus que de sous-marins et le public en attend
des merveilles. Les Norvégiens disent qu’il est sorti plusieurs
sous-marins par semaine depuis plusieurs mois et qu’il y en a beaucoup
qui sèmeront des mines. Alors, comme tu peux croire que les Boches vont
faire comme ils ont dit, la navigation va devenir comme des pièges à
loups, et l’on sautera sans savoir ni qui ni comment. Le _Pamir_ est
bien servi pour la première traversée après le blocus. Il a à franchir
en long toute la zone défendue, et ce n’est pas la surveillance qu’on y
fait qui nous protégera beaucoup. Ça n’a guère changé en trente mois de
guerre. D’ailleurs, Fourgues dit que l’Entente est assez riche pour
prétendre qu’elle peut supporter tout ça. Qu’on coule par mois mille ou
cinq mille tonnes, Fourgues dit qu’on mettra dans les journaux que c’est
du bluff. Seulement, c’est le public qui paiera en fin de compte. Nous,
qu’on y passe ou non, ça n’a guère d’importance. Tout ce qu’on aura
comme oraison funèbre, c’est le silence partout. Mais tout ça, c’est des
balivernes. Je vais ce soir au cinéma avec Villiers qui m’offre cette
fête en l’honneur de ma paternité. Nous dînerons à terre. Nous
appareillerons dans trois jours pour un port de l’Atlantique qui n’est
pas fixé. Tu vois cette veine, si c’était La Rochelle ou Saint-Nazaire?
J’irais embrasser la jeune maman. Bah! qui vivra verra. Les marins ne
sont pas faits pour être en famille, et, comme dit le proverbe, femme de
marin, femme de chagrin! Je t’envoie ma photo que j’ai fait prendre à
Bergen, et que j’envoie aussi à ma femme pour qu’elle me regarde en
attendant le bébé. Tu verras que je me porte bien, et que la guerre me
réussit. Ce que j’écris sur la photo, je le pense, tu le sais. Tu es mon
vieux frère et je t’embrasse jusqu’à la prochaine.
*
* *
COMMUNIQUÉ OFFICIEL (fin février 1917).
On est sans nouvelles du _Pamir_ que les radiogrammes allemands
signalent comme torpillé.
Vannes.--Imprimerie LAFOLYE Frères.
CHOIX DE LIVRES
PUBLIÉS PAR LA
LIBRAIRIE PAYOT & Cie
PARIS, 106, Boulevard Saint-Germain
RENÉ PUAUX
LE MENSONGE
du 3 Août 1914
Avec 21 Illustrations, Cartes et Fac-Similés hors texte
Un volume in-8º 5 fr.
Depuis le début de la guerre européenne, aucun livre d’histoire n’avait
pu être établi sur d’autres documents que ceux publiés par les
gouvernements dans leurs recueils diplomatiques.
Pour la première fois aujourd’hui, les archives du Gouvernement français
ont fourni à l’auteur de cet ouvrage considérable un nombre important de
documents secrets qui permettent d’établir, pièces en mains, les
mensonges de la Chancellerie de Berlin.
Une étude minutieuse et patiente des documents, tant allemands que
français, a conduit à la reconstitution, pour ainsi dire heure par
heure, de la fabrication de la déclaration de guerre de l’Allemagne à la
France.
Les témoins des moindres incidents de ces premiers jours ont été presque
tous retrouvés, interrogés, et le dossier ainsi formé est d’une lecture
passionnante.
Malgré l’implacable méthode historique qui a présidé à sa conception,
cet ouvrage sensationnel a l’attrait d’un véritable roman et est une
révélation pour tous ceux qui s’intéressent à cette grande question des
origines de la guerre.
G. CLEMENCEAU
LA FRANCE DEVANT L’ALLEMAGNE
Un vol. in-8º 6 fr.
Lisez les trois cents pages de ce livre qui paraît court, qui donne la
sensation d’une marche rapide, d’une montée à l’assaut.
GUSTAVE GEFFROY.
Tous les Français, quelles que soient leurs opinions, y verront le
visage ardent de la Patrie, et les Alliés, combattant pour un même
destin, les neutres, spectateurs lointains du duel farouche, y
trouveront l’image de la France, réveillée brusquement de sa confiance
d’hier, et plus belle que jamais aux grands jours de son Histoire.
(_Le Temps_).
Ce livre permet de juger en pleine connaissance de cause le rôle d’un
des hommes politiques qui ont eu en ces dernières années la plus grande
influence sur l’opinion française.
(_La Revue de Paris_).
Ce livre contient des pages tout à fait saisissantes.
(_Daily Mail_).
C’est toute la pensée française que M. G. Clemenceau exprime dans cet
ouvrage, en homme d’État, en philosophe, en patriote.
(_La Nouvelle Revue_).
M. Clemenceau parle, dans ce livre, en patriote clairvoyant et attentif.
(_Revue chrétienne_).
_La France devant l’Allemagne_, c’est le livre de l’époque la plus
tragique que l’on ait connue, le tableau d’un conflit de civilisation
tel que la terre n’en avait jamais vu.
(_Commerce et Industrie_).
On se souviendra, en France, de la voix prophétique dont l’écho nous
arrive par _La France devant l’Allemagne_, de M. Clemenceau. Cet homme a
sauvé son pays en l’avertissant.
(_Gazette de Lauzanne_).
OKAKURA (KAKUZO)
LES IDÉAUX DE L’ORIENT
LE RÉVEIL DU JAPON
Traduction de JENNY SERRUYS
Préface de M. AUGUSTE GÉRARD
_Ancien ambassadeur de France au Japon_
Un volume in-8º 4 fr.
Le livre d’Okakura est un précieux document pour les Français qui
voudront essayer de comprendre l’âme d’une race aussi différente de la
nôtre, et de deviner l’avenir de cette vigoureuse nation.
(_Journal des Débats_).
Ce livre projette la pleine lumière sur l’âme d’un peuple occupant
désormais une des plus larges places dans le monde. Toute l’œuvre
d’Okakura est imprégnée de l’esprit traditionaliste japonais et c’est
pourquoi, avec son style poétique, la simplicité de ses arguments et la
clarté de ses exposés, elle laisse l’impression d’un ensemble
prestigieux.
(_Les Annales politiques et littéraires_).
Les derniers chapitres du livre indiquent nettement l’idéal politique du
Japon, le rôle qu’il veut jouer, pourquoi il s’est armé et
_européanisé_. Écrites par un Japonais, ces choses sont infiniment
curieuses.
(_La Revue Bleue_).
Le très beau livre d’Okakura est la somme de la pensée, de l’art, de
l’histoire d’une race qui, malgré la date déjà reculée de ses origines,
n’est entrée que depuis soixante ans en relations avec le monde civilisé
et l’Occident.
(_La Revue_).
LETTRES D’UN VIEIL AMÉRICAIN A UN FRANÇAIS
_Traduites de l’anglais par J.-L. DUPLAN_
Préface de Lysis
In-16 4 fr. 50
Les lecteurs français trouveront dans ce livre, condensées sous une
forme énergique et vive, les opinions d’un Américain sur les Français et
la vie française.
«Il importe au lecteur français de savoir que le vieil Américain n’est
pas un littérateur, un aligneur de phrases ou de théories, mais un homme
d’action, le créateur d’une industrie qui fait vivre des milliers
d’ouvriers.
«... La notion du temps est la première de toutes à l’époque où nous
vivons. Un penseur retrouve dans tous les détails de la vie moderne la
même préoccupation d’aller vite.
«... Ces lettres persuasives fourmillent d’observations justes et
d’exemples frappants.»
LYSIS.
E. SERVAN
L’EXEMPLE AMÉRICAIN
LE PRIX DU TEMPS AUX ÉTATS-UNIS
Préface de VICTOR CAMBON
Dessins de G. PAVIS
In-16 4 fr. 50
Voulez-vous voir défiler devant vous, comme si elle était
cinématographiée, la vie intense d’Amérique? Lisez l’_Exemple
Américain_.
(_Paris-Midi._)
Les Américains nous apprendront le prix du temps. Et l’on sait qu’en ce
moment ce n’est plus seulement de l’argent, c’est du sang.
(_Le Siècle._)
Ce livre mérite d’être lu par tous les Français qui veulent aller de
l’avant.
(_Le Soir._)
Ce livre, mis entre les mains de tous les jeunes en âge de choisir leur
carrière, servira de pierre de touche.
(_Journal de Rouen_.)
HUBERT F...
LA GUERRE NAVALE
Avec 83 cartes, schémas de combats, plans et silhouettes de navires
Ouvrage honoré d’une souscription du Ministère de la Marine.
Un volume in-8 4 fr. 50
Cet ouvrage est, non point une histoire définitive, mais un récit aussi
impartial et exact que possible des faits de la guerre navale, d’après
les sources officielles et de nombreux récits de témoins, presque tous
inédits.
Après une introduction, où il indique l’importance, pour les alliés, de
la maîtrise de la mer, l’auteur passe en revue d’abord les combats de la
mer du Nord, puis il reconstitue la croisière du vice-amiral von Spee à
travers le Pacifique, brusquement interrompue par la grande défaite
allemande des îles de Falkland. Il relate ensuite la prise des colonies
allemandes, le siège de Tsing-Tao, l’action des flottes australienne et
japonaise dans les archipels du Pacifique, la prise du front de mer des
colonies allemandes d’Afrique. Enfin il retrace la carrière mouvementée
des corsaires allemands.
(_Le Moniteur du Puy-de-Dôme_).
Cet ouvrage est abondamment illustré de cartes, schémas de batailles,
silhouettes et plans de navires, clairs et précis, qui guideront
utilement le lecteur. Récit alerte, documenté et coloré de l’épopée
maritime, il contribuera à renseigner le public sur la guerre navale,
encore mal connue aujourd’hui.
(_La France de Bordeaux_).
De la lecture des communiqués et des comptes rendus des témoins,
l’auteur a su tirer un exposé très vivant de la guerre sur mer.
(_La Dépêche coloniale_).
Au point de vue épisodique cet ouvrage est d’une lecture attachante et
au point de vue documentaire il sera, comme celui de Semenof pour la
guerre russo-japonaise, très utile à ceux qui voudront rechercher les
enseignements théoriques de la guerre actuelle.
(_Journal de Genève_).
Depuis plusieurs années, la Ligue maritime française s’efforce de créer,
en France, une opinion maritime capable de soutenir, de toute la force
de son influence, l’action de la flotte. C’est pour collaborer à cette
œuvre, éminemment utile, que M. Hubert F... a écrit _La Guerre Navale_.
(_Le Cri de Paris_).
COMMANDANT ÉMILE VEDEL
NOS MARINS A LA GUERRE
SUR MER ET SUR TERRE
Ouvrage honoré d’une souscription du Ministère de la Marine.
Un volume in-16 4 fr. 50
Ce livre-là, outre qu’il est admirable, est le plus émouvant qui ait été
écrit sur nos marins _combattant à la mer_.
PIERRE LOTI, de l’Académie Française (_Le Petit Parisien_).
Lisez et faites lire ce livre.
LÉON DAUDET (_L’Action française_).
Technicien très informé, écrivain très expert et singulièrement vivant,
documenté aux meilleures sources, le commandant Vedel nous permet
littéralement d’assister à des événements ou à des épisodes tout à fait
caractéristiques... Cet ouvrage plaira à tous...
(_Le Moniteur de la Flotte_).
Ce livre si documenté, si vivant, si vibrant de patriotisme...
COMMANDANT VIDI (_La Croix_).
Le récit, court, se précipite, entraîne le lecteur haletant comme aux
péripéties d’un drame qui se déroule sous ses yeux...
LUCIEN DESCAVES.
Ce livre retrace tous les hauts faits, sur terre et sur mer, de notre
armée navale... La vente de l’ouvrage se fait au profit des œuvres de
mer. Et cette raison s’ajoute à son mérite pour justifier le succès
qu’il obtient.
LIEUTENANT-COLONEL ROUSSET (_La Liberté_).
Ces récits, émouvants et précis, rendent à notre armée de mer l’hommage
que mérite son esprit de devoir et de sacrifice...
(_La Revue de Paris_).
Le commandant Vedel passe en revue, avec un talent prestigieux et une
documentation hors ligne, tous les faits héroïques, tous les drames où
nos marins ont joué un rôle...
(_Le Gaulois_).
... Pages d’une puissance dramatique extraordinaire...
(_Havre-Éclair_).
... Livre poignant et superbe...
(_Le Nouvelliste_, Bordeaux).
Le lecteur est pris, en face de ces récits d’une vérité terrible, d’un
frisson d’émotion où l’angoisse se mêle à l’admiration...
DE BOUZOLS (_Express de Lyon_).
Témoignage vécu, vivant, autorisé de ce qu’a fait notre marine sur les
différents théâtres où elle a déployé son activité.
J. TALLENDEAU (_Le Populaire_, Nantes).
LIEUTENANT E.-R. (Capitaine Tuffrau)
CARNET D’UN COMBATTANT
Avec 64 dessins à la plume de CARLÈGLE
Un volume in-16 4 fr. 50
L’auteur conte avec une simplicité, une sincérité qui égalent l’art le
plus consommé, qui sont de l’art et du meilleur...
PIERRE MILLE (_Le Temps_).
Un livre sincère et réconfortant, un livre qui montre par quoi l’on dure
au front et comment on tient, un livre fait pour soutenir tous les
courages.
(_Le Journal_).
Parmi les quelques œuvres de guerre marquantes, que le sûr instinct du
gros public ne manquera pas de rappeler à la lumière, le livre du
capitaine Tuffrau figurera en excellent rang...
MARCEL BERGER (_Revue des Français_).
C’est le seul volume de ce temps, avec LE FEU, qui nous fasse toucher
l’âme même, boueuse et tragique, de la guerre aux tranchées...
LOUIS DELLUC (_Agence Républicaine_).
Ce livre est un beau livre, un de ceux dont nous, Français, pouvons être
fiers: non seulement pour le qualité de l’artiste nouveau qui s’y
révèle, mais à cause de l’âme qui l’inspire. En un temps où les yeux de
l’étranger sont fixés sur notre pays, on aime de penser que c’est un
Français qui a écrit ces pages, et que l’on saura par elles la hauteur
où peuvent atteindre sans jactance certaines âmes de chez nous.
(_La France_).
Les récits du capitaine Tuffrau sont intéressants, bien venus, d’une
langue souple et claire et donnent, en résumé, la physionomie des nôtres
en présence de l’abominable guerre actuelle...
CHARLES MERKI (_Le Mercure de France_).
Les pages de ce livre apportent une vertu de réconfort utile dans les
heures sombres. Le lieutenant E. R... voit les choses en face et décrit
franchement le rude effort que nos soldats ont à fournir tous les
jours...
C. C... (_Revue Hebdomadaire_).
Ce carnet se distingue des innombrables récits de guerre publiés depuis
le début des hostilités... C’est l’expression de l’âme de la race
française...
(_New-York Herald_).
Beauté, noblesse, simplicité émanent de ces trente-deux esquisses,
toutes vibrantes d’une émotion contenue, brossées avec un art discret...
(_L’Union française_).
De telles pages, qui traduisent de façon émouvante l’angoisse d’un
patriote et la détresse d’un cœur d’artiste, suffisent à faire
distinguer ce livre dans l’abondante production d’œuvres du même genre.
JULES VÉRAN (_L’Éclair, Montpellier_).
CAPITAINE Z...
L’ARMÉE DE LA GUERRE