moitié de la parabase est fondue avec la _parodos_ et la chanson
d'Iacchos. Ce dieu étant déjà chanté dans ce premier morceau des
_Grenouilles_, les strophes lyriques du second morceau (vers 675 et
suivants) ne contiennent plus d'évocations de divinités, ni rien
d'analogue, et sont remplies, par contre, de plaisanteries à l'adresse
de Cléophon et de Climène, les démagogues. Nous trouvons la même
déviation de la règle, et motivée par la même raison, dans la seconde
parabase des _Chevaliers_.]
[227: Comme dans _les Chevaliers_.]
[228: Dans _les Femmes à l'Assemblée_ et le _Plutus_, la parabase
manque, pour des raisons que nous avons indiquées plus haut.]
[229: _Nuées_, vers 587 et suivants.]
[230: Si Plutarque, ajoute Otfried Müller en note,--si Plutarque, dans
sa comparaison d'Aristophane et de Ménandre, qui nous a été conservée en
extrait, porte un jugement diamétralement opposé, cela prouve seulement
combien les anciens de la décadence oubliaient le fond pour la forme.]
[231: Et, de nos jours, à l'Odéon, n'a-t-on pas vu jouer deux actes de
_Zaïre_, entre le second et le troisième acte de _Tartuffe_, en
attendant que l'acteur qui devait jouer Tartuffe fût arrivé; puis
reprendre _Tartuffe_, puis achever _Zaïre_, sans que le public soufflât
mot?]
[232: Allusion à quelques-unes des pièces de Magnès: _les Joueuses de
flûte, les Oiseaux, les Lydiens, les Moucherons, les Grenouilles_. On
reconnaît là deux des titres et des cadres sur lesquels Aristophane
travailla après Magnès.]
[233: Poëte vainqueur aux jeux Olympiques, et réduit, dans sa
vieillesse, à la plus extrême misère.]
[234: Aux grandes Panathénées, qui se célébraient tous les quatre ans,
on portait en pompe à l'Acropole un _péplos_, ou voile, sur lequel
étaient brodées différentes scènes mythologiques qui se rapportaient à
Minerve, les exploits qu'elle avait accomplis contre les Géants, sa
lutte contre Neptune au sujet du nom qui devait être donné à Athènes,
etc. On avait pris l'habitude d'y représenter aussi les exploits des
guerres médiques, etc.]
[235: Deux actrices du Théâtre-Français étaient en rivalité et avaient
chacune leurs partisans. C'était dans le moment où une guerre maritime
venait de commencer entre la France et l'Angleterre. On publia un
prétendu _Supplément à la Gazette de France_, donnant l'_État des deux
escadres_, rouge et blanche (représentant les deux partis qui divisaient
la comédie). On y lisait des détails comme ceux-ci:
ESCADRE ROUGE.
Capitaines: Vaisseaux, canons: Notes:
Mlle Sainval, l'aînée, _Le Talent_, 129, a Monté par M. le duc
amiral. une superbe batterie. de...
Mlle Fanier. _Le Prétendant_, 64. Monté par M. le
Vaisseau qui a besoin comte de...
d'un fréquent
calfatage.
Etc. Etc. Etc.
ESCADRE BLANCHE.
Mlle Bellecourt. _Le Profond_, 50. Monté par M. le
Pesant voilier, ne prince de...
pouvant plus armer
en guerre.
FRÉGATES.
Mlle Luzy. _La Coquette_, 32, Montée par M. le
supérieure sous la chevalier de...
voile.
Telle autre «louvoie à merveille;» telle autre est un «bâtiment mou;»
telle autre, un «bâtiment plat, mais solide;» telle autre «a plus
d'apparence que de solidité;» etc.--Les noms de la troisième colonne,
indiquant par qui chaque bâtiment est monté, sont en toutes lettres dans
la pièce originale, dont il courut plusieurs copies.
Cette pièce est comme le développement à grand orchestre de la
plaisanterie jetée ici, en passant, par Aristophane, mais qui revient,
du reste, assez souvent dans ses comédies.]
[236: Fils, l'un et l'autre, de Jupiter.]
[237: C'était pendant la nuit que l'on conduisait la fiancée à la maison
nuptiale.]
[238: Les deux détails qui viennent ensuite sont intraduisibles en
français: _Lamiæ coleos illotos, et culum cameli_.
Le latin dans les mots brave l'honnêteté,
Mais le lecteur français veut être respecté.
]
[239: Comme qui dirait, chez nous, _colonel_ et _général_.]
[240: Les Sthénies se célébraient en l'honneur de Minerve déesse de la
_force_ σθενος; les femmes s'y attaquaient entre elles par
de violentes railleries, comme jadis les poissardes dans notre
carnaval.--Pendant les Scires ([Grec: schiron], _dais_), on portait en
pompe les statues de Minerve, de Cérès, de Proserpine, du Soleil et de
Neptune, surmontées de pavillons ou dais. _Nil sub sole novum!_]
[241: Allusion à Alcibiade, qui avait, dit-on, obtenu de Cyrus le Jeune,
satrape d'Asie Mineure, un subside pour la flotte lacédémonienne.]
[242: Allusion au poëte dithyrambique Cinésias, auquel on imputait un
méfait de cette sorte.]
[243: Ce général, qu'il ne faut pas confondre avec les poëtes du même
nom, avait beaucoup contribué à l'établissement du gouvernement
oligarchique des Quatre-Cents,--412 ans avant notre ère.--_les
Grenouilles_ furent données l'an 406.]
[244: Les Platéens avaient le titre de citoyens d'Athènes depuis la
bataille de Marathon, à laquelle ils avaient pris part honorablement.]
[245: À la bataille des Arginuses. Les esclaves qui y avaient combattu
avaient été affranchis.]
[246: Remarquons, toutefois, que ce passage des _Nuées_ qui n'est pas en
vers anapestes, n'est pas non plus en vers ïambiques ni trochaïques; il
est, si l'on peut ainsi dire, en vers ioniques irréguliers. Il est donc
toujours dans un mètre différent de celui qui est employé dans le
courant de la pièce.]
[247: Mesnard.]
[248: Voir mon petit livre des _Courtisanes grecques_. Paris, Hetzel.]
[249: Egger, _Mémoires de littér. ancienne_.]
[250: _République_, p. 496.]
[251: Ernest Havet, Introduction au discours d'Isocrate _Sur
l'Antidosis_.]
[252: _Hist. de la Grèce_, trad. par A. L. de Sadous, tome XII]
[253: G. Grote, _Hist. de la Grèce_, trad. par A. L. de Sadous, tome
IX.]
[254: G. Grote, _Hist. de la Grèce_, trad. par A. L. de Sadous, tome
VIII.]
[255: Un volume de la Bibliothèque grecque éditée par Firmin Didot
contient ces précieux débris. Ce n'est pas l'un des moins intéressants
de cette belle collection.]
[256: Qu'il ne faut pas confondre avec le vieux poëte tragique
Phrynichos, nommé plus haut.]
[257: Patin, _Tragiques grecs_, tome I.]
[258: Rapprochez les écoles des prophètes chez les Hébreux, celles des
bardes, des druides et des scaldes chez les peuples du Nord; enfin et
surtout, dans le monde moderne, les écoles et familles des peintres
italiens.]
[259: Nom donné par Aristophane à Euripide, qui était loin de le mériter
comme tous ceux dont nous parlons.]
[260: Plutarque, _Vie de Lucullus_, 29.]
[261: Plutarque, _Vie de Lucullus_, 29.]
[262: Tel est le sens du texte grec de ce passage de Plutarque, _Vie de
Crassus_, qu'Amyot n'a pas compris, et les derniers traducteurs pas
davantage.]
[263: Ch. Magnin. _Origines du théâtre moderne_.]
[264: Comme saint Grégoire de Nazianze est le seul père qui porte un
titre par lequel on distingue l'évangéliste saint Jean, c'est peut-être
une des raisons qui lui ont fait attribuer cet ouvrage.]
[265: Je crois qu'après le vers 1796, malgré ce vers et le précédent,
qui ont pu induire en erreur, c'est toujours Joseph qui parle, et non
pas la Mère de Dieu. Celle-ci est dans la maison, comme on le voit
bientôt après. C'est donc à tort, je pense, qu'on lui fait dire les vers
1797, 1798, 1799.]
[266: Nous avons mis _l'esprit de l'agneau_ au lieu de _l'esprit de
douceur_, pour rendre le jeu de mots entre Αυκοψρονος et
[Grec: υλυκοψρονος, qui sans cela est intraduisible en français.]
End of Project Gutenberg's Etudes sur Aristophane, by Emile Deschanel