Comme la littérature est l'expression de la société, suivant
l'observation de Bonald qui remonte à 1805, il est indispensable de
demander à l'Histoire le commentaire des principes romantiques qui ont
passé sous les yeux du lecteur.
C'est un fait assez connu et souvent rappelé depuis, qu'au château d'un
comte, après un souper fort gai où tous les convives avaient gagé à qui
dirait ou ferait le plus de folies, M. Thiers, si peu rabelaisien,
trouva plaisant de se rendre au balcon et d'agir sans façon comme il
l'eût fait sur les bords du Titicaca; là il mit bas son pantalon, et,
entre deux chandelles, il montra sa mappemonde du duc de Vendôme, puis
il laissa dans le vase d'usage la preuve qu'il avait bien bu, bien mangé
et bien digéré, aux applaudissements de la galerie et à l'éternel
désespoir des gens comme Sainte-Beuve, qui ont trouvé ou jugeront de
mauvais goût la publication de la fameuse lettre de la princesse
Palatine sur un sujet analogue.
C'est un fait aussi connu qu'aux _Vendanges de Bourgogne_, le restaurant
le plus vaste et le plus fameux sous le règne de Louis-Philippe, et
situé près du canal au Faubourg du Temple, il s'est maintes fois donné
des banquets où tous les convives restaient entièrement nus, depuis le
commencement jusqu'à la fin du repas; sans doute, on ne se gêne pas
entre hommes; il est certain que ces sauvages de la civilisation ne se
réunissaient point pour bougironner. On nomme un individu qui crut
s'illustrer en faisant servir habituellement, dans le même restaurant, à
ses commensaux également tout nus, un immense plateau sur lequel une
superbe femme était étalée toute nue sur un amas de persil. On nomme un
autre amphitryon qui brûla d'éclipser ces deux espèces de banquets de
Suétone; il organisa des soupers de garçons avec des femmes libres;
chacun devait avoir sa chacune; l'étiquette voulait que chaque sexe
quittât tous ses vêtements avant de se mettre à table, et ne les reprît
que pour partir.
La vie privée ne laisse rien à imaginer sur l'oubli des convenances. Un
des romanciers les plus célèbres accoutuma sa fille à se baigner avec
lui; depuis, elle eut un mari et probablement quelques caprices, mais
elle ne cessa d'aimer l'auteur de ses jours comme un père, de le chérir
comme un homme de la race d'Hercule, et de l'adorer comme un écrivain de
génie, à ce point qu'elle tenait une lampe perpétuellement allumée
devant son buste.
Un autre romancier se mettait à sa fenêtre dans un costume d'une si
grande indécence que, sur la plainte des locataires de la maison et des
passants, le commissaire de police du quartier fut obligé de le menacer,
s'il ne respectait pas plus les convenances, de l'envoyer en police
correctionnelle pour outrages aux moeurs et à la morale publique. Dès
que la saison le permettait, il restait tout nu sur son canapé, et c'est
dans cette position qu'il recevait les visiteurs, le cigare à la bouche.
Il aimait à prendre ses bains avec ses filles; on s'est souvent demandé
s'il a froidement perpétré le crime que Loth ne commit que dans
l'ivresse la plus profonde.
Les employés du Ministère de l'Instruction publique et des Cultes ont
été plusieurs fois curieux de savoir ce qui se passait dans le cabinet
d'un grand-maître de l'Université; à travers le trou de la serrure, ils
apercevaient Cousin contemplant la Philosophie sans voile dans la
personne d'une belle blanchisseuse du quartier de la Sorbonne.
Une fois je parlais avec Préault d'une matrone dont le mari a été pair
de France; il me dit: «Un jour, j'allai voir un de mes confrères; je
frappai à la porte et j'ouvris immédiatement, suivant mon habitude,
puisque la clef était dans la serrure. Là je rencontrai cette dame qui
était toute nue; elle ne rougit nullement et ne parut pas plus
embarrassée que les poseuses de profession qu'on payait à cette époque,
quatre francs la séance; elle ne fut préoccupée que du désir de savoir
comment je la trouvais, suivant mon idéal d'artiste.» Ainsi point de
précaution pour une importunité; le premier venu pouvait tout voir,
contrairement à l'habitude des ateliers de retirer la clef, et de ne
recevoir personne, quand on a des modèles. Il est vrai qu'un pair de
France prit si peu ses mesures qu'il fut trouvé par un commissaire de
police, escorté du mari outragé, dans un flagrant délit d'adultère avec
une femme mariée. Tout l'Olympe politique riait d'avance et ne savait
quelle contenance il faudrait faire le jour où on serait forcé de juger
un Mars de plume surpris dans le même lit avec une autre Vénus par un
Vulcain de pinceau. L'affaire n'alla pas plus loin que dans Homère. Le
demandeur finit par retirer sa plainte et voulut bien se contenter d'un
dédommagement de quarante mille francs qui furent payés, me disait
Sainte-Beuve, sur la cassette du roi Louis-Philippe.
Un commissaire de police alla, pendant la nuit du fameux coup d'État,
arrêter à son domicile l'un des hommes qui firent le plus de mal à
l'empire et qui ont le plus profité de sa chute: ce personnage fut
trouvé couché dans le même lit avec sa belle-mère, la seule maîtresse
qu'on lui ait connue; pendant ce temps-là sa femme reposait, dans une
autre chambre, dans le même lit avec le seul amant qu'on lui ait aussi
connu.
Ces différents tableaux paraîtront du classique tout pur au prix d'une
exhibition, toute romantique, car pour le coup le beau c'est le
dégoûtant. Un étranger entra, un jour, dans le bureau de l'un des
directeurs de Revue; le voyant triste, abattu au milieu d'un cercle
d'amis, il demanda la cause de cet état; sur un silence prolongé, il
crut qu'il serait plus poli de multiplier ses questions. Pour se
débarrasser de tant d'importunité, le directeur impatienté s'écria:
«Vous voulez savoir ce que j'ai; eh bien, le voilà.» Alors il montra à
toute l'assistance l'un de ces magnifiques cas de maladie qui sont de la
spécialité du docteur Ricord. On a raison d'appeler les suites des
liaisons dangereuses des maladies secrètes; quiconque en est atteint,
éprouve la plus vive répugnance à aller consulter un médecin; il y a des
individus qui ont souffert toute la vie pour avoir attendu des semaines,
des mois et même des années avant de se soumettre à un traitement qui
aurait guéri radicalement, s'il n'avait pas été entrepris trop tard, à
une époque où ces maladies ne sont plus secrètes.
Il est digne de remarque que la fondation du Musée Dupuytren coïncide
avec l'explosion des Romantiques. Il y vint tant de femmes et tant
d'hommes de tout âge et de toute condition que l'entrée qui était
d'abord publique, n'est plus maintenant réservée qu'aux médecins et aux
personnes munies de carte.
Que de gens courent admirer au Musée de Cluny une ceinture de chasteté à
laquelle tant de contes sur le cadenas font allusion! Cependant dans le
voisinage de l'École de médecine, la plupart des boutiques mettent en
montre des ceintures de continence pour les petits garçons et les
petites filles affaiblis ou épuisés par des exercices licencieux. Ces
habitudes désordonnées ont amené beaucoup de cas d'anémie dans
l'adolescence, chez les classes aisées ou opulentes. Les chefs de
famille feraient bien d'y penser; leur présence empêche souvent le
médecin d'interroger le malade; il n'est pas obligé de tout deviner.
Il a été plusieurs fois question et, dans l'avenir on parlera beaucoup
du _Livre d'amour_, tiré seulement à un petit nombre d'exemplaires qui
se vendent de cent cinquante à deux cents francs. Si l'on juge de cet
amour par les vers qu'il a vomis et qui sont quelquefois dignes de M. de
Pourceaugnac, on ne sera pas étonné de trouver tant de gens qui
regardent cette histoire comme un des romans les plus invraisemblables.
Or, en ce temps-là il y avait à Paris une famille qu'on citait et qu'on
admirait comme la maison de Philémon et de Baucis. C'était comme un nid
de tourterelles. Il vint une époque où madame se trouva fatiguée,
épuisée par plusieurs grossesses successives et encore plus excédée des
infatigables exigences du devoir conjugal. Elle demanda du repos et
confessa qu'elle fermerait les yeux et garderait le silence si Monsieur
choisissait une suppléante au dehors. Un romancier célébre trouva dans
une jeune actrice toutes les qualités que réclamait la circonstance.
Monsieur alla donc en ville, il voulut de la variété dans le plaisir;
après le bouilli il demanda du rôti. La permission accordée pour une
personne fut utilisée pour plusieurs. Pendant ces intrigues, madame
abusa du repos et paressa. Elle songea peu à la coquetterie de la
toilette; elle perdit les plus utiles pratiques qui conservent et
rehaussent la beauté; son négligé passa les bornes de la simplicité.
Elle était encore jeune, belle, mais dénuée de cet esprit qui conserve
toujours plus ou moins d'empire. Dans la _Luxure_, Eugène Sue a peint ce
fléau des ménages. Trouvant mieux et toujours de mieux en mieux en
ville, Monsieur ne fut nullement tenté de réclamer ses droits. Madame ne
s'attendait pas à être délaissée, et se désespéra de cette séparation de
corps; elle s'ennuya. Caliban offrit ses consolations et apprit que
Monsieur abusait de la tolérance. Ce qui n'était plus que dégoûtant pour
un mari sembla appétissant à un remplaçant. S'il y eut vengeance d'un
côté, il y eut aussi vengeance de l'autre. Ici l'amour, c'est la haine,
la plus noire bassesse. Il est inouï qu'un homme de lettres ait jamais
mis le public dans la confidence de ses relations avec une femme
mariée, du vivant du mari et des enfants. Cette exploitation d'un
adultère auquel les contemporains n'ont guère cru, a besoin d'un
commentaire qu'on lit dans le _Livre de Bord_, (tome Ier, p. 237),
publié par Alphonse Karr, en 1879. Madame dit à Caliban: «Je veux
prendre pour complice d'une faute qui sera unique un homme qu'on ne
puisse m'accuser d'aimer, un homme qui ne puisse pas m'avoir plu; je
choisirai donc le plus laid, le plus désagréable, le plus ennuyeux, le
plus traître, le plus répugnant au physique et au moral, des hommes que
je connaisse; c'est vous dire que j'ai pensé à vous; voulez-vous de
moi?» Il fallait être un Caliban pour jouer le fanfaron, après avoir
avalé ces couleuvres. Quel est l'homme qui ne mettrait pas à la porte
l'effrontée qui viendrait lui tenir un pareil langage de Méduse?
A cette époque régnait une femme qui fut comme un sérail pour les gens
de lettres. Elle retenait forcément pour la nuit le dernier des
visiteurs de la soirée. Tous ceux qui ont été ses amants, sont sortis de
sa couche plus ou moins affaiblis et ennuyés; on ne leur a jamais
retrouvé la vigueur physique, la gaieté de jeunesse, la verve de talent
qu'ils avaient eue avant ce commerce. Un vampire ne leur aurait pas
fait plus de mal. Cependant cette créature n'avait aucun charme
d'intimité; tous ceux qui l'ont connue, ne la représentent que sous
l'image de la femelle du taureau.
Il y avait aussi une espèce d'Aspasie, grande, belle, grosse; un
ministre qui croyait être prodigue en payant le plaisir dix francs, se
fit un devoir de lui accorder une pension de huit cents francs; quand on
demandait dans les bureaux à quel titre elle devait cette faveur, les
employés répondaient: «C'est une jolie femme.» Pour un article et même
pour une réclame, on pouvait compter sur elle. Sa complaisance a dû être
bien grande, car elle est morte jaune et maigre comme un squelette.
Il est certain que Sainte-Beuve, Gautier et Baudelaire n'ont jamais osé
mettre leur expérience prétendue de leur glacée et glaçante volupté au
service de madame Sérail et de madame Aspasie.
J'ai nommé Baudelaire, disciple de Gautier, qui fut le disciple de
Sainte-Beuve. Il gagne beaucoup dans la jeunesse qui fait de la poésie
une pluie de verglas. Ses _Fleurs du Mal_ lui valurent un procès en
police correctionnelle; il fut condamné à la suppression de quelques
pièces; peu lu avant ce jugement, il a été très recherché depuis. Il
voulut jouer le fanfaron de vices. Voyons comment il réussit. Il allait
habituellement manger rue du Bac dans un restaurant où il avait un
crédit d'ouvert; le mémoire était payé, de temps en temps, en partie par
un honorable beau-père qui laissait au débiteur le soin de solder le
reste. Baudelaire y amenait toujours une femme libre. Or, pendant
longtemps, oui fort longtemps, il y eut un moment où, pendant le dîner,
on entendait du dehors des soupirs et des bruits de chaise prolongés.
Les officiers de l'établissement enviaient le bonheur du client et
admiraient son tempérament, en croyant deviner ce qui se passe
ordinairement dans un cabinet particulier. Un jour la curiosité les
poussa à regarder par le trou de la serrure pendant un tapage de diable
à quatre. Ils furent bien étonnés d'apercevoir Vénusette lisant
tranquillement un livre près de la fenêtre lorsque l'amphitryon
s'évertuait à geindre et à faire faire à son siège toutes sortes de
sauts périlleux. Baudelaire ne recommença plus sa comédie à l'avenir,
dès que les garçons de restaurant l'eurent bien convaincu, en riant
comme des fous, qu'ils n'étaient point sa dupe. Un soir, Théophile
Sylvestre me mena avec M. Barbey d'Aurevilly dans un café de la rue de
Rivoli; nous y rencontrâmes Baudelaire qui affectait d'être ivre-mort.
Je le qualifiai de don Juan systématique; alors le masque tomba,
l'ivresse cessa. Baudelaire ne fut plus qu'un homme doué de raison et de
la plus grande placidité de caractère.
Un des hellénistes les plus lourds, les plus laids, les plus gauches,
vraie personnification du vers de Molière et de La Fontaine qui ont
trouvé le sot savant encore plus sot que le sot ignorant, ne pouvait
avoir pour Aspasie que des servantes auxquelles il promettait de les
élever jusqu'à la hauteur de sa position, si elles se montraient bonnes
à tout faire. Devenu inspecteur de l'Université, il s'imagina que, pour
l'amour du grec, on lui passerait une dame de compagnie. A Strasbourg,
les étudiants qui avaient appris qu'il n'était pas seul en tournée, lui
offrirent un banquet; au dessert, on but à la santé du savant; puis on
trinqua en l'honneur de sa femme. Comme on parlait latin, l'helléniste
eut la maladresse de s'écrier en rougissant: _Non conjux_. Alors d'une
voix unanime, les étudiants répliquèrent: «Bravo, _concubina_.» Ce
surnom de _concubina_ resta attaché à la mémoire de l'inspecteur. Chez
lui, si l'on saluait la femme qui paraissait toujours sur un bon pied,
il avait l'habitude de dire: «C'est ma concubine.»
Un autre inspecteur de l'Université, écrivain assez estimé qui est
devenu l'un des meilleurs ministres de l'Instruction publique et qui est
mort membre de l'Académie-Française, présentait des frais de voyage qui
n'étaient pas aussi motivés que les mémoires de ses confrères; un jour
qu'il était importuné par les exigences de la comptabilité, il fut forcé
d'avouer que les énigmes de son compte-rendu avaient pour but les
dépenses qu'il croyait avoir le droit de se permettre dans les maisons
de filles des différentes villes que sa commission lui enjoignait de
parcourir.
Tout finit à cette débauche réclamée par Gautier, dégoûté de l'amour.
Une des meilleures pages de Rabelais est consacrée aux Muses, toujours
chastes, parce qu'elles sont perpétuellement occupées. Vivant à une
époque où l'érudition tint lieu de génie, écrivant pour des hommes plus
sensualistes que spiritualistes, il n'a pu créér une femme, parce qu'il
n'a pas compris l'amour. Il n'a eu ni plan ni but; sans frein parce
qu'il manquait d'idéal, il a touché à tout et fini par l'obscénité. Les
mots l'ont plus fasciné que les choses, les pensées que les sentiments.
Plus on l'étudie, plus l'on reste persuadé qu'il n'a eu d'autre passion
que de prouver qu'il connaissait tous les mots dont on fait usage dans
toutes les classes de la société. Tous ses personnages ne sont que des
pédants de dictionnaires.
Les romantiques pour qui la poésie est un problème du pied des mots
comme les nombres pour le mathématicien, devaient inévitablement arriver
au même résultat.
_La fille Elisa_ répond à Rabelais. Ce n'est qu'une femelle humaine. Ces
créatures n'ont que le sexe de la femme; n'ayant rien vu, rien connu, ne
sachant rien, n'entendant rien, vivant toujours renfermées, elles
manquent de charme et de conversation. Elles n'échappent au dégoût de
leur métier et aux remords de la conscience qu'en s'enivrant sans cesse.
Elles se vendent au premier venu pour acheter un voyou qui les bat et ne
les fait sortir que pour manger le peu qu'elles ont gagné. Elles meurent
presque toutes dans quelque hôpital, soit de phthisie, soit de maladies
honteuses.
On connaît les romantiques qui sont morts dans ces maisons de filles. On
nomme les romantiques qui ont abrégé leur vie en fréquentant ces
filles. C'est un de ses admirateurs qui a pris soin de faire savoir que
Sainte-Beuve était un infatigable coureur de ces filles. Il y a eu de
ces filles qui ont été relâchées, sur sa recommandation, lorsqu'elles
étaient prises en contravention par la police. Il poussa la curiosité
jusqu'à s'enquérir de tout ce que ces filles sont capables de faire. Un
jour, l'un des rédacteurs du _Constitutionnel_ se trouvait, aux
Champs-Elysées, à un café-concert, lorsqu'il vit Sainte-Beuve se placer
et s'asseoir en dehors de l'enceinte, très près de lui. Il put donc tout
entendre. Or, une fille s'empressa d'accoster Sainte-Beuve;
immédiatement il toucha à ces goûts dont parle Martial, à ces habitudes
que Suétone reproche à Tibère, à ces dépravations des impuissants pour
qui la femme n'est plus qu'une bouche. La fille s'étant vantée de se
prêter parfaitement à tout, il voulut savoir son nom. Alors il lui dit:
«Ce n'est pas vrai; il n'y en a que trente-deux; je sais leur nom et
leur adresse. Votre nom n'est pas sur ma liste.» Voilà le dernier mot de
la débauche.
Sous Louis XIV, tous les grands écrivains ont plus ou moins aimé et ont
été plus ou moins aimés; ils sont morts en chrétiens. La Fontaine a fait
ses _Fables_ et ses _Contes_, parce qu'il a connu l'amour; sa fin fut
digne d'un homme qui avait vu dans la mort le soir d'un beau jour; on
trouva un cilice sous sa chemise.
Si maintenant les Romantiques affichent la débauche et prêchent
l'enterrement civil, c'est parce qu'ils n'ont pas aimé et qu'ils n'ont
pas été aimés. Il faut savoir gré à Gautier d'avoir révélé le secret de
l'École.
[Cul-de-lampe]
_Imprimerie Générale de Châtillon-sur-Seine.--J. Robert._
* * * * *
Corrections:
Page 17: «verset et» remplacé par: «verset» (le cinquième verset du
quatrième Psaume)
Page 58: «les exclamation» par: «les exclamations» (on ne se permet
que les exclamations de cette âme)
Page 61: «Shaskspeare» par: «Shakspeare» (Être Shakspeare, être
Dante, être Dieu!)
Page 72: «1337» par: «1837» (_La Dernière Feuille_ le constate, en
1837)
Page 75: «lontemps» par: «longtemps» (Depuis longtemps, pauvre et
rude manoeuvre)
Page 79: «syptômes» par: «symptômes» (a donné tous les symptômes
de la putréfaction)
Page 109: «explosoin» par: «explosion» (coïncide avec l'explosion
des Romantiques.)