Autrui, ma caricature, mon modèle, les deux.
Autrui que j’immole justement dans le silence; que je brûle sous le nez
de mon--âme!
Et Moi! que je déchire, et que je nourris de sa propre substance
toujours re-mâ-chée, seul aliment pour qu’il s’accroisse!
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Autrui que j’aime faible; que fort, j’adore et bois;--je te préfère
intelligent et passif... à moins que, rareté, et jusqu’à ce que,
peut-être - un autre _Même_ paraisse - une réponse précise...
En attendant, qu’importe le reste!
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Je sens infiniment le pouvoir, le vouloir, parce que je sens infiniment
l’informe et le hasard qui les baigne, les tolère, et tend à reprendre
sa fatale liberté, sa figure indifférente, son niveau d’égale chance.
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En quoi cet après-midi, cette fausse lumière, cet aujourd’hui, ces
incidents connus, ces papiers, ce tout quelconque se distingue-t-il d’un
autre tout, d’un _avant-hier_? Les sens ne sont pas assez subtils pour
voir que des changements ont eu lieu. Je sais bien que ce n’est le même
jour, mais je ne fais que le savoir.
Pas assez subtils, mes sens, pour défaire cette œuvre si fine ou si
profonde qui est le passé; pas assez subtils pour que je distingue que
ce lieu ou ce mur ne sont pas identiques, peut-être, à ce qu’ils étaient
l’autre jour.