bavarois; il coopéra à l'élaboration de la Constitution
bavaroise, et prit en 1825 le portefeuille des Finances, qu'il
laissa pour devenir ambassadeur près de la Diète germanique. Il
avait épousé la baronne Anna de Grosschlag.
LESTOCQ (Mme DE), 1788-1849. Veuve du général de Lestocq,
gouverneur de Breslau, mort en 1818. Elle était grande-maîtresse
de Cour de la princesse Guillaume de Prusse, née princesse de
Hesse-Hombourg, belle-sœur du Roi Frédéric-Guillaume III.
LEUCHTENBERG (le prince Auguste-Charles DE)*, 1807-1835. Il fut
pendant peu de temps l'époux de doña Maria, Reine de Portugal.
LEVESON (George), 1815-1891. Il fut secrétaire de son père lord
Granville, ambassadeur d'Angleterre à Paris, puis secrétaire au
ministère des Affaires étrangères. En 1846, à la mort de son
père, il hérita de son titre et entra à la Chambre des Pairs. Il
quitta et reprit différentes fois le pouvoir et se retira
définitivement en 1886 avec M. Gladstone.
LEZAY-MARNÉSIA (le comte DE)*, 1772-1857. Préfet et pair de
France sous les Bourbons, il fut sénateur sous l'Empire, en
1852.
LIAUTARD (l'abbé), 1774-1842. Il fit ses études au collège
Sainte-Barbe à Paris, puis le décret du 23 août 1793 l'appela
sous les drapeaux. Entré à l'École polytechnique, il fut un des
plus brillants élèves, mais, renonçant au monde, il entra au
séminaire de Saint-Sulpice et fut ordonné prêtre en 1804. L'abbé
Liautard fonda le collège qui devait être plus tard le collège
Stanislas, puis devint curé-archiprêtre de Fontainebleau, après
avoir refusé l'évêché de Limoges.
LICHTENSTEIN (la princesse DE), 1776-1848. Née landgravine
Joséphine de Fürstenberg, elle avait épousé en 1792 le prince
Jean-Joseph de Lichtenstein.
LIEBERMANN (le baron Auguste DE), 1791-1841. Diplomate prussien,
il représenta la Prusse à Madrid en 1836, et à Pétersbourg en
1840.
LIEVEN (le prince DE)*, 1770-1839. Diplomate russe; il fut pendant
vingt-deux ans ambassadeur à Londres.
LIEVEN (la princesse DE)*, 1784-1857. Née Dorothée de Benkendorff.
LIEGNITZ (la princesse DE), 1800-1873. La comtesse de Harrach
épousa morganatiquement en 1824 le Roi Frédéric-Guillaume III de
Prusse, qui lui donna le titre de princesse de Liegnitz.
LINANGE (le prince Charles DE), 1804-1856. Fils du premier mariage
de la duchesse de Kent; il avait épousé une comtesse de
Klebelsberg.
LINDENAU (le baron Bernard-Auguste DE), 1780-1854. Savant
astronome et homme politique allemand; il reçut plusieurs
missions diplomatiques, et devint en 1830 ministre de
l'Intérieur, en Saxe; il travailla activement à doter ce pays
d'une constitution. Il a créé à Dresde un musée astronomique.
LINGARD (John), 1769-1851. Historien anglais; il était prêtre
catholique, et avait été élevé à Douai chez les jésuites.
LISFRANC DE SAINT-MARTIN (Jacques), 1790-1847. Célèbre chirurgien
français, qui se fit un grand renom sous la deuxième
Restauration.
LOBAU (le comte DE), 1770-1838. Il prit, comme volontaire, une
part active aux campagnes de la République et de l'Empire. Après
Leipzig, enveloppé dans la capitulation de Gouvion-Saint-Cyr, il
fut envoyé prisonnier en Hongrie, et y resta jusqu'à la
Restauration. Commandant de la 1re division militaire pendant
les Cent-Jours, il dirigea le 6e corps à Waterloo où il tomba
entre les mains des Anglais. Exilé de 1815 à 1818, il vécut
ensuite dans la retraite jusqu'en 1823, où il entra à la Chambre
des députés. Il fut fait Pair de France et Maréchal en 1831 et
combattit avec succès les émeutes qui eurent lieu à Paris en
1831 et 1834.
LOBAU (la maréchale). Elle était la fille de Mme d'Arberg et la
belle-sœur du général de Klein.
LOEWENHIELM (le comte Gustave-Charles-Frédéric, DE), 1771-1856.
Diplomate suédois; ministre extraordinaire au Congrès de Vienne
en 1815 et ministre de Suède en Autriche en 1816, il alla
ensuite à Paris avec le même titre et y résida durant
trente-huit ans. Il avait une grande fortune, qu'il employait
très noblement.
LOEWENHIELM (la comtesse DE), 1783-1859. Mlle de
Schœnburch-Wechselburg épousa en premières noces, en 1806, le
comte Gustave de Düben, alors chargé d'affaires de Suède à
Vienne. Devenue veuve en 1812, elle se remaria en 1826 avec le
comte de Lœwenhielm, lui-même veuf d'une baronne de Gur.
LOEWE-WEIMAR (le baron François-Adolphe DE), 1801-1854. Il
appartenait à une famille israélite allemande, mais embrassa le
christianisme, et, venu à Paris, s'y fit une place dans la
littérature. M. Thiers lui fit confier une mission en Russie.
Nommé Consul général à Bagdad, il s'y fit remarquer, en 1847,
par son dévouement pendant l'épidémie du choléra. Il fut, plus
tard, Consul général à Caracas.
LOGÈRE (M. DE). Attaché libre à la légation de France à Berlin.
LOTTUM (le comte Charles-Henri DE), 1767-1841. Général
d'infanterie et ministre d'État en Prusse sous le règne de
Frédéric-Guillaume III, puis ministre du Trésor. Il avait épousé
Mlle Frédérique de Lamprecht.
LOUIS-PHILIPPE Ier*, 1773-1849. Roi des Français de 1830 à 1848.
LOUVEL (Louis-Pierre), 1783-1820. Ouvrier sellier, qui assassina,
le 13 février 1820, par fanatisme politique, à la sortie de
l'Opéra, le duc de Berry, fils de Charles X, neveu de Louis
XVIII, pour mettre fin à la dynastie des Bourbons. Condamné par
la Cour des pairs, il fut exécuté.
LUCQUES (la duchesse DE), 1803-1879. Elle était fille du Roi de
Sardaigne, et sœur jumelle de l'Impératrice Caroline
d'Autriche, épouse de l'Empereur Ferdinand II.
LUTTEROTH (Alexandre DE), 1806-1882. Né à Leipzig, il servit,
pendant sa jeunesse, dans la diplomatie française. Il avait
épousé une comtesse Batthyàny.
LYNDHURST (lord), 1770-1864. Homme politique anglais, du parti
tory. Dans trois cabinets, il eut le Grand Sceau, et occupa
successivement les postes les plus élevés dans les affaires de
son pays. Il avait, en secondes noces, épousé une israélite, Mrs
Norton, ce qui explique qu'il soutint avec tant de vigueur le
Bill pour l'admission des juifs au Parlement.
M
MACDONALD (le maréchal Alexandre), 1765-1840. D'une famille
d'origine irlandaise; il fit toutes les campagnes de la
République et de l'Empire. Disgracié en 1804 pour avoir défendu
Moreau, il ne reprit du service qu'en 1809, où sa belle
conduite, à Wagram, lui valut le titre de duc de Tarente. Après
l'abdication de Napoléon Ier, il fut nommé pair de France et
grand-chancelier de la Légion d'honneur, dignité qu'il conserva
jusqu'en 1831.
MACDONALD (le général Alexandre DE), 1824-1881. Duc de Tarente;
fils unique du maréchal Macdonald et de Mlle de Bourgoing, il
était le filleul du Roi Charles X et de Madame la Dauphine. A
l'avènement de Napoléon III, il devint chambellan de l'Empereur
et chevalier de la Légion d'honneur. Député en 1852, sénateur en
1869, il rentra dans la vie privée en 1870.
MAGON-LABALLUE DE BOISGARIN (Mlle), 1765-1834. Issue d'une famille
de gentilshommes devenus armateurs, elle épousa, en 1779, le
comte de Villefranche, des princes de Carignan, après la mort
duquel elle vécut à Paris, très retirée.
MAHOMET II, 1785-1839. Sultan des Turcs ottomans; il monta sur le
trône en 1808. Ses guerres furent funestes à son Empire, mais
dans son administration intérieure, il fit de grandes réformes,
appelant les sciences et les institutions de l'Occident à son
aide, disciplinant ses troupes à l'européenne, et garantissant
la liberté des cultes par un firman de 1839.
MAILLÉ (le duc DE), 1770-1837. Charles-François-Armand de la
Tour-Landry, duc de Maillé, fut, avant la Révolution, premier
gentilhomme de la chambre de Monsieur; ayant émigré avec les
Princes, il se tint en dehors de la politique jusqu'à la chute
de l'Empire, prit une grande part au mouvement royaliste de
1814, et reprit ses anciennes fonctions auprès du Roi Louis
XVIII, qui le nomma Pair de France. Il refusa de prêter serment
à la monarchie de Juillet.
MAINTENON (la marquise DE)*, 1625-1719. Épouse morganatique du Roi
Louis XIV, et éducatrice célèbre.
MAISON (le maréchal)*, 1771-1840. Pair de France et diplomate
français; il fit partie de plusieurs Cabinets.
MAISON (la maréchale). Marie-Madeleine-Françoise Weygold était née
en 1776 en Prusse et avait épousé le maréchal Maison, alors chef
de bataillon, en 1796.
MALESHERBES (Chrétien-Guillaume Lamoignon DE), 1721-1794. Fils du
chancelier Lamoignon, il fut ministre avec Turgot sous Louis
XVI; il défendit le Roi devant la Convention et mourut lui-même
sur l'échafaud. Il était membre de l'Académie française.
MALTZAN (le comte Mortimer DE), 1783-1843. Premier gentilhomme de
la Cour de Prusse, chambellan et major, Ministre
plénipotentiaire auprès de la cour de Vienne. Il avait épousé
une comtesse de Golz.
MANNAY (l'abbé Charles), 1745-1824. Il fit ses études à
Saint-Sulpice et s'y distingua. Ordonné prêtre, il devint grand
vicaire, puis chanoine de la cathédrale de Reims. A la
Révolution, il passa en Angleterre et en Écosse, puis fut nommé
en 1802 évêque de Trèves; il démissionna en 1814 et revint en
France, où il fut nommé en 1817 à l'évêché d'Auxerre, et en
1820 à celui de Rennes. Il était un grand ami du prince de
Talleyrand.
MARBEUF (la marquise DE), 1765-1839. Elle épousa en 1784 le comte,
depuis marquis de Marbeuf, gentilhomme de la chambre du comte de
Provence et Maréchal de camp, puis gouverneur de la Corse. Elle
devint veuve en 1786, et se retira au couvent du Sacré-Cœur où
elle prit le voile.
MARBOIS (le marquis de Barbé-)*, 1745-1837. Diplomate et homme
politique français, longtemps président de la Cour des comptes.
MARCHAND (Louis-Joseph-Narcisse), 1791-1876. Premier valet de
chambre de l'Empereur Napoléon Ier, qu'il suivit à
Sainte-Hélène. C'est à lui que l'Empereur dicta le _Précis des
guerres de Jules César_, que Marchand publia en 1836. A son lit
de mort, Napoléon lui donna le titre de Comte et le fit
dépositaire de son testament. Revenu en France, Marchand épousa
en 1823 la fille du général Brayer et se fixa à Strasbourg. En
1840, il fut adjoint au prince de Joinville pour ramener de
Sainte-Hélène les cendres de l'Empereur; il fut fait chevalier,
et, plus tard, officier de la Légion d'honneur.
MARCHESI (Luigi), 1755-1829. Célèbre chanteur italien, dont la
méthode a fait autorité dans l'art musical. Il débuta à Rome en
1774; toutes les capitales de l'Europe se le disputèrent, mais
il termina au théâtre de sa ville natale, Milan, une carrière
qui lui avait apporté gloire et richesse.
MARESCALCHI (la comtesse DE), morte en 1846; elle était la fille
du marquis de Pange et de Mlle de Caraman.
MAREUIL (le comte Joseph Durand DE)*, 1769-1855. Diplomate
français.
MARIA II ou _Dona Maria da Gloria_*, 1819-1855. Reine de Portugal.
MARIE-AMÉLIE (la Reine)*, 1782-1866. Épouse du Roi des Français
Louis-Philippe.
MARIE-CHRISTINE (la Reine), 1806-1878. Fille de François Ier, Roi
des Deux-Siciles, elle fut la troisième femme de Ferdinand VII,
Roi d'Espagne. Devenue veuve et Régente en 1833, elle épousa en
1834 Ferdinand Muñoz, officier aux Gardes du corps, qui fut créé
duc de Rinanzarès. Ayant dû fuir en cédant la Régence à
Espartero (duc de la Victoire), la Reine Christine rentra en
Espagne en 1843 et gouverna alors au nom de sa fille Isabelle
II. Exilée de nouveau en 1854, elle se retira à Paris et y vécut
jusqu'à sa mort.
MARIE DE MÉDICIS*, 1573-1642. Épouse du Roi de France Henri IV et
Régente sous la minorité de son fils Louis XIII.
MARIE D'ORLÉANS (la princesse)*, 1813-1839. Fille du Roi
Louis-Philippe et épouse du prince Alexandre de Würtemberg.
MARIE-LOUISE (l'archiduchesse), 1791-1847. Impératrice * par son
mariage avec Napoléon Ier, elle se fit donner, après la chute de
son mari, les duchés de Parme, Plaisance et Guastalla. Après la
mort de l'Empereur, elle épousa le comte de Neipperg dont elle
eut trois enfants. Elle épousa en troisièmes noces le comte de
Bombelles.
MARIE-THÉRÈSE (l'impératrice)*, 1717-1780. Impératrice d'Autriche
et Reine de Hongrie, épouse de François de Lorraine.
MARLBOROUGH (la duchesse DE), 1660-1744. Sarah Jennings épousa,
vers 1680, le célèbre général anglais John Churchill, plus tard
duc de Marlborough. La duchesse de Marlborough fut la favorite
de la reine Anne, sur qui elle exerçait une grande influence.
MAROCHETTI (le baron Charles), 1805-1867. Né à Turin, il avait dix
ans quand son père adopta la nationalité française, et il fit
ses études au lycée Napoléon à Paris. Il étudia la sculpture
dans l'atelier de Bosio, élève de Canova, puis passa huit années
à Rome. Il laissa un fils, qui, redevenu Italien, entra dans la
carrière diplomatique, et fut ambassadeur à Saint-Pétersbourg.
MARS (Mlle). Célèbre actrice de la Comédie-Française.
MARTIN DU NORD (Nicolas-Ferdinand-Marie-Louis-Joseph)*, 1790-1847.
Magistrat et homme politique français.
MARTINEZ DE LA ROSA (François)*, 1789-1862. Littérateur et homme
d'État espagnol.
MASSA (la duchesse DE)*, née en 1892. Fille du maréchal Macdonald.
MASSIMO (la princesse Christine). Morte du choléra en 1837. Fille
du prince Xavier de Saxe et de la comtesse Claire de Spinucci.
MATHIEU (M.), peintre français; il donna des leçons de dessin aux
filles de la grande-duchesse Stéphanie de Bade.
MATUSIEWICZ (le comte André-Joseph)*, 1790-1842. Diplomate
polonais, au service russe.
MAUSSION (le baron Alfred DE). Il commença, comme son frère
Adolphe, par la carrière militaire, et fut officier. Très liés
avec les Montmorency, en vertu d'une parenté éloignée, ils
vivaient dans leur intimité, ainsi que dans celle de la famille
Dosne. Alfred de Maussion devint là l'ami de M. Thiers, qui le
fit nommer consul à Rostock.
MECKLEMBOURG-SCHWERIN (la grande-duchesse DE), 1771-1871. Auguste,
princesse de Hesse-Hombourg, troisième femme du grand-duc
héréditaire Frédéric de Mecklembourg-Schwerin, qu'elle épousa en
1818 et qui mourut en 1819, avant son père. La Grande-Duchesse
était ainsi belle-mère de la duchesse d'Orléans.
MECKLEMBOURG-SCHWERIN (la princesse Hélène), 1814-1858. Elle
épousa en 1837 le duc d'Orléans, dont elle eut deux enfants, le
comte de Paris et le duc de Chartres, et devint veuve dès 1842.
Elle était la fille du second mariage du grand-duc héréditaire
Frédéric de Mecklembourg (mort en 1819), avec une princesse de
Saxe-Weimar.
MECKLEMBOURG-STRELITZ (le grand-duc DE), 1779-1860. Succéda à son
père, le grand-duc Charles, en 1816, et épousa, en 1817, une
princesse de Hesse-Cassel. Il était frère de la reine Louise de
Prusse.
MEDEM (le comte Paul)*, 1800-1854. Diplomate russe, cousin de la
duchesse de Dino.
MÉDICIS (Laurent DE), dit _le Magnifique_, 1448-1492. Protecteur
des arts et des lettres, il honora de son amitié et de ses
bienfaits Pic de la Mirandole, Ange Politien et Michel-Ange
auquel on doit son mausolée à Florence.
MÉHÉMET-ALI, 1769-1849. Vice-roi d'Égypte. D'abord marchand, il se
fit ensuite soldat, et combattit en Égypte les Français en 1799.
En 1806, il réussit à expulser le gouverneur de l'Égypte, et se
fit proclamer vice-Roi. Les Mameluks ne voulant pas cesser leurs
révoltes, il les fit massacrer, le 1er mars 1811, dans toute
l'Égypte. Dans ses deux guerres contre la Porte en 1832 et 1839,
il eut pour lieutenant son fils Ibrahim, qui, par la victoire de
Nézib, mit le Sultan à sa merci. Une coalition européenne, à
laquelle la France ne voulut pas prendre part, lui arracha le
fruit de sa victoire, mais il obtint, pour lui et ses
descendants, le gouvernement de l'Égypte, sous la suzeraineté de
la Porte.--Méhémet a introduit de grandes réformes dans son
pays.
MELBOURNE (William-Lamb, lord)*, 1779-1848. Homme politique de
l'Angleterre, frère de lady Palmerston.
MÉRODE (le comte Werner DE), 1816-1905. Il épousa, en 1843, sa
cousine Mlle Thérèse de Mérode.
METTERNICH (le prince DE)*, 1773-1859. Diplomate et homme d'État
autrichien.
METTERNICH (la princesse Mélanie DE), 1805-1854. Troisième femme
du prince de Metternich et fille du comte François de
Zichy-Ferraris.
MEUNIER. En 1836, il fut trouvé complice de Lavau qui venait
d'attenter à la vie de Louis-Philippe. Il était sellier, et
patron de Lavau.
MICHEL-ANGE BUONAROTTI, 1474-1564. Célèbre peintre, sculpteur et
architecte italien, le plus savant et le plus profond des
dessinateurs. Architecte de la basilique de Saint-Pierre à Rome,
après la mort de Bramante, il éleva la sublime coupole qui fait
sa gloire.
MIRAFLORÈS (le marquis DE)*, 1792-1867. Diplomate et littérateur
espagnol.
MOIRA (lord), 1808-1843. Fils aîné du premier marquis de Hastings,
il fut, en 1830, chambellan du Roi Guillaume IV d'Angleterre.
MOLÉ (le comte Mathieu)*, 1781-1855. Homme politique français,
d'une vieille famille parlementaire.
MOLÉ (la comtesse)*. Morte en 1845. Elle était née Mlle de la
Briche.
MOLITOR (le maréchal comte), 1770-1849. Il fit toutes les guerres
de la Révolution et de l'Empire, fut exilé à la seconde
Restauration, puis rappelé, en 1818, à ses fonctions
d'inspecteur général. Il commanda le 2e corps pendant la guerre
d'Espagne en 1823, et fut fait ensuite Maréchal et pair de
France. Sous le gouvernement de Juillet, il fut gouverneur des
Invalides, et grand chancelier de la Légion d'honneur.
MOLLIEN (la comtesse)*, 1785-1878. Dame du palais de la reine
Marie-Amélie.
MOUNIER (le baron Claude-Philippe-Édouard), 1784-1843. Auditeur au
Conseil d'État sous l'Empire, puis intendant de Saxe-Weimar, et
ensuite de Basse-Silésie, il reçut en 1809 le titre de Baron et
en 1813 la charge d'Intendant des bâtiments de la Couronne.
Louis XVIII le confirma dans cet emploi et le fit pair en 1819.
Il continua à siéger à la Chambre des pairs après 1830, et prit
part, avec talent, à un grand nombre de discussions.
MONTALEMBERT (le comte Charles DE), 1810-1870. Publiciste et homme
politique français, un des plus brillants défenseurs du
catholicisme libéral.
MONTALIVET (le comte DE), 1801-1880. Élève de l'École
polytechnique, il siégea plus tard à la Chambre des pairs parmi
les libéraux. Louis-Philippe le nomma, en 1830, ministre de
l'Intérieur, puis de l'Instruction publique et des Cultes. Comme
intendant de la Liste civile, il créa le musée de Versailles,
agrandit celui du Louvre et fit restaurer les palais de
Fontainebleau, Saint-Cloud, Trianon et Pau. Il entra en 1840 à
l'Académie des beaux-arts. Les événements de 1848 le rendirent à
la vie privée.
MONTBRETON (Mme DE). Clémence-Marie de Nicolaï, fille du marquis
et de la marquise Scipion de Nicolaï, dont le nom parut dans le
procès Lafarge.
MONTEBELLO (Napoléon-Auguste Lannes DE), 1801-1874. Fils du
célèbre Maréchal. Diplomate et ministre français, créé Pair à 14
ans par le Roi Louis XVIII; il se rallia au gouvernement de
Juillet, et plus tard à l'Empire.
MONTENON (M. DE). Jeune homme de la Creuse qui fréquentait
beaucoup le château de Valençay.
MONTESQUIOU (la comtesse Anatole DE), née en 1794. Élodie, fille
du comte Henri de Montesquiou-Fezensac de Bacquencourt, épousa,
en 1809, son cousin germain, aide de camp de Napoléon Ier, plus
tard pair de France. Elle fut première Dame de Cour de la
duchesse d'Orléans.
MONTESSUY (le comte DE). Diplomate français, il remplit les
fonctions de ministre de France à Hanovre en 1849, à Parme 1855,
à Darmstadt et à Francfort de 1855 à 1858. Il avait épousé une
fille morganatique du prince Paul de Würtemberg.
MONTFORT (Mlle DE), 1820-1904. La princesse Mathilde, fille de
Jérôme, roi de Westphalie et de Catherine, princesse de
Würtemberg. Elle épousa, en 1841, le comte Anatole Demidoff,
prince de San-Donato.
MONTMORENCY (la duchesse DE)*, 1774-1846. Née Mlle de Matignon,
elle fut la mère du baron Raoul de Montmorency, de la princesse
de Beauffremont-Courtenay et de la duchesse de Valençay.
MONTMORENCY (Raoul, baron DE)*, 1790-1862. Il prit le titre de Duc
à la mort de son père en 1846.
MONTMORENCY (la duchesse Mathieu DE). Morte en 1858, Hortense de
Chevreuse-Luynes avait épousé Mathieu de Montmorency-Laval. Sa
fille unique fut la première femme du duc Sosthène de La
Rochefoucauld-Doudeauville.
MONTPENSIER (la duchesse DE)*, 1627-1693. Connue sous le nom de
_la Grande Mademoiselle_; elle était la fille du duc Gaston
d'Orléans.
MONTROND (le comte Casimir DE)*. Ami de M. de Talleyrand; il fut
parfois chargé de missions diplomatiques peu importantes.
MORTEMART (Arthur DE). Fils unique du duc de Mortemart, qui mourut
des suites d'une chute de cheval en octobre 1840.
MOTTEVILLE (Mme DE), 1621-1689. Françoise Bertaut épousa en 1639
Nicolas Langlois, seigneur de Motteville, qui mourut en 1641. A
la mort de Louis XIII, en 1643, Anne d'Autriche appela Mme de
Motteville auprès d'elle, et l'admit dès lors dans son intimité.
Mme de Motteville a laissé des _Mémoires_ fort intéressants.
MUNOZ (Fernando), 1810-1873. Issu d'une famille obscure, il
s'engagea de bonne heure dans l'armée espagnole et devint Garde
du corps. La reine Christine se prit pour lui d'une vive
passion, et l'épousa morganatiquement trois mois après la mort
de Ferdinand VII. Muñoz ne montra aucune ambition; il accepta
seulement d'être créé duc de Rianzarès, grand d'Espagne, et
chevalier de la Toison d'or.
MUNSTER (le comte DE), 1794-1842. George Fitz-Clarence, fils
naturel du roi Guillaume IV et de Mrs Jordan, entra très jeune
dans l'armée, devint major général, membre du Conseil privé,
aide de camp de la reine Victoria, et il reçut le titre de comte
de Munster.
MURAT (Mme), 1782-1839. Caroline Bonaparte, sœur de Napoléon Ier,
épousa en 1800 le général Murat. Successivement grande-duchesse
de Berg en 1806 et reine de Naples en 1808, elle devint veuve en
1815 et se retira alors en Autriche, puis à Florence où elle
mourut.
N
NAPIER (sir Charles), 1786-1860. Capitaine de vaisseau en 1810, il
fit la campagne de Portugal. En 1815, il fut mis en
non-activité; mais, en 1829, il entra au service de don Pedro de
Portugal et fit triompher sa cause. Revenu en Angleterre, il fut
élu à la Chambre des communes en 1834, nommé _commodore_ en
1839, contre-amiral en 1846 et vice-amiral en 1853. En 1840, il
seconda la flotte turque dans l'expédition de Syrie; mais, en
1853, il fut moins heureux et échoua devant Cronstadt.
NAPLES (le roi DE), 1810-1859. Ferdinand II *, fils du roi
François Ier et d'Isabelle d'Espagne.
NAPLES (la reine DE), 1812-1836. Marie-Christine, fille du roi de
Sardaigne Victor-Emmanuel Ier, avait épousé en 1832 le roi
Ferdinand II.
NAPLES (le prince Charles-Ferdinand DE), 1811-1862. Frère du comte
de Syracuse, et époux morganatique de miss Penelope Smith, dont
il eut deux enfants. Son fils porta le titre de comte Mascali.
NAPLES (le prince Léopold DE), 1813-1860.
[_Voir_ à SYRACUSE (comte DE)].
NEALE (la comtesse Pauline), 1779-1869. D'une famille originaire
d'Irlande, établie en Prusse depuis plusieurs générations, la
comtesse Neale fut dame d'honneur de la princesse Louise de
Prusse, mariée en 1795 au prince Antoine Radziwill.
NEIGRE (le baron), 1774-1847. Engagé volontaire en 1790, il fit
une brillante carrière dans les guerres du premier Empire. En
1813, il était général de division; plus tard, il se rallia aux
Bourbons, prit part au siège d'Anvers, et siégea à la Chambre
des pairs jusqu'à sa mort.
NEIPPERG (le comte Alfred DE), 1807-1865. Chambellan autrichien,
major général würtembergeois, se maria en secondes noces, en
1840, avec la princesse Marie de Würtemberg.
NEMOURS (la duchesse DE), 1625-1701. Marie d'Orléans, femme de
Henri II, duc de Savoie-Nemours, son cousin. En 1690, elle
recueillit la principauté de Neuchâtel. Elle a laissé des
_Mémoires_ pleins de grâce et d'esprit.
NEMOURS (le duc DE)*, 1814-1896. Deuxième fils du roi
Louis-Philippe.
NESSELRODE (le comte DE)*, 1780-1862. Diplomate russe, plus tard
Chancelier de l'empire de Russie.
NESSELRODE (la comtesse DE)*, morte en 1849. Elle était fille du
comte Gourieff, qui fut ministre des Finances russes.
NEUMANN (le baron). Diplomate autrichien qui avait épousé, en
Angleterre, une fille du duc de Beaufort.
NEY (la maréchale). Duchesse d'Elchingen, princesse de la Moskowa.
Née Aglaé-Louise de Lascans, elle avait épousé en 1802 le
maréchal Ney. La mère de la Maréchale avait rempli des fonctions
auprès de la reine Marie-Antoinette, ce qui avait amené des
relations d'enfance entre sa fille et Madame la Dauphine.
NICOLAÏ (la marquise Scipion DE), née Lameth. Elle fut la mère de
Mme de Léautaud et de Mme de Montbreton, dont il fut fort
question à propos d'un vol de diamants, dans le procès Lafarge.
NICOLE (Pierre), 1625-1695. Moraliste, théologien et
controversiste, l'un des écrivains les plus remarquables de
Port-Royal où il enseigna les belles-lettres. Il écrivit, avec
Arnaud et Pascal, contre les Jésuites; fut enveloppé dans les
poursuites dont les Jansénistes furent l'objet, et se vit obligé
de quitter la France en 1679; il ne put y revenir que par
l'intervention de Mgr de Harlay, archevêque de Paris.
NINA LASSAVE. Fille de Laurence Petit pour qui Fieschi avait conçu
une grande passion dans sa prison d'Embrun. Nina, âgée de 15
ans, avait été laissée à Fieschi par Laurence.
NOAILLES (le duc Paul DE)*, 1802-1885. Il succéda, dès l'âge de
vingt ans, à la Pairie, par la mort de son grand-oncle, le duc
Jean de Noailles.
NOAILLES (la vicomtesse DE)*, 1792-1851. Fille du duc de Poix,
elle avait épousé son cousin, le vicomte Alfred de Noailles.
NOAILLES (le comte Maurice DE). Né en 1808, il épousa, en 1842, sa
cousine, Mlle Pauline de Noailles, fille du duc de Noailles.
NORTON (Mrs). Née en 1808. Caroline-Élisabeth-Sarah Norton était
la petite-fille de Sheridan; très connue par sa liaison avec
lord Melbourne, son mari lui intenta en 1836 un procès en
adultère qui fit grand bruit. Le jury acquitta lord Melbourne en
dépit de fortes présomptions contre lui. Mrs Norton se sépara de
son mari, et acquit une certaine notoriété dans les lettres
anglaises par ses romans et ses articles de journaux.
O
O'CONNELL (Daniel)*, 1775-1847. Patriote et agitateur irlandais.
O'CONNELL (Maurice). Mort en 1853. Fils aîné de Daniel O'Connell,
et continuateur de sa politique à la Chambre des communes.
OFFALIA (le comte D'), 1777-1843. Homme d'État espagnol; d'abord
secrétaire d'ambassade à Washington en 1800, il fut ensuite
ministre de la Justice en 1823, ambassadeur à Paris en 1828,
ministre de l'Intérieur en 1832, chef du Cabinet et ministre des
Affaires étrangères en 1837.
OLLIVIER (l'abbé Nicolas-Théodore). Né en 1798. Curé de
Saint-Roch, à Paris, il fut nommé évêque d'Évreux en 1841.
OMPTEDA (la baronne)*, 1767-1843. Née comtesse de Schlippenbach.
ORANGE (le prince Guillaume D')*, 1792-1849. Il monta sur le trône
de Hollande en 1840.
ORANGE (la princesse D')*. Née Anne Paulowna, fille de l'empereur
Paul de Russie.
ORIE (le docteur). Médecin de Bourgueil en Touraine. Il mourut
subitement sur la route entre Benais et Bourgueil. Sur la place
même où il a expiré, on a dressé une colonne avec cette
inscription commémorative: _Ici mourut le Dr Orie, le 14 juillet
1846_.
ORLÉANS (le duc D')*, 1741-1793. Louis-Philippe-Joseph, dit
_Philippe-Égalité_, mort sur l'échafaud révolutionnaire.
ORLÉANS (le duc D')*, 1810-1842. Ferdinand, fils aîné du roi
Louis-Philippe et Prince Royal.
ORLOFF (le comte), 1781-1861. Alexis Fédorowitch, prit part à
toutes les guerres contre Napoléon Ier, et, à partir de 1828,
entra dans la diplomatie russe.
P
PAHLEN (le comte)*. Né en 1775. Diplomate russe, ambassadeur à
Paris.
PALATINE (la princesse), 1616-1684. Anne de Gonzague, épousa
Édouard, Comte palatin, fils de l'Électeur palatin Frédéric V,
et vint se fixer à Paris, où elle fit l'ornement de la cour
d'Anne d'Autriche, par sa beauté et son esprit. Après une vie de
plaisirs et d'intrigues politiques, elle essuya une disgrâce,
par l'influence de Mazarin, et passa ses dernières années à
l'écart. Bossuet prononça son _Oraison funèbre_, une des plus
célèbres qu'il ait composées.
PALFFY (la princesse). Née en 1774. Fille du comte de Hohenfeld,
épouse du prince Joseph Palffy, mort en 1827.
PALMELLA (la duchesse DE). Descendante de Vasco da Gama, elle
avait épousé dom Pedro de Souza-Holstein, duc de Palmella, homme
d'État portugais.
PALMERSTON (lord)*, 1784-1865. Homme politique anglais, longtemps
ministre des Affaires étrangères.
PALMYRE (Mme)*. Habile couturière parisienne.
PARIS (le comte DE), 1838-1894. Fils aîné du duc d'Orléans et de
la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin. Après la mort du
comte de Chambord, il devint le chef de la maison de France.
PASCAL (Blaise), 1623-1662. L'un des plus grands et des plus
nobles génies du dix-septième siècle: mathématicien, physicien
et philosophe. La querelle entre les Jansénistes et les Jésuites
lui procura l'occasion de se montrer la plus forte plume de
Port-Royal.
PASQUIER (le duc Étienne)*, 1767-1862. Homme politique et pair de
France, nommé Chancelier en 1837.
PASSY (Hippolyte-Philibert)*, 1793-1880. Homme politique français,
député et membre de l'institut.
PAYS-BAS (la reine des), 1774-1837. Wilhelmine, fille du roi
Guillaume II de Prusse, épouse du roi Guillaume Ier des
Pays-Bas.
PAYS-BAS (la princesse Frédéric des)*, 1808-1870. Née princesse
Louise de Prusse, fille de Frédéric-Guillaume III.
PÉAN. Un des valets de chambre du prince de Talleyrand.
PEEL (sir Robert)*, 1788-1850. Homme d'État anglais, membre de
plusieurs ministères.
PEMBROKE (lady Catherine). Fille unique du comte Woronzoff,
épousa, en 1808, lord George-Auguste Pembroke, dont elle devint
veuve en 1827.
PENELOPE SMITH (miss), 1815-1882. Épouse morganatique du prince
Charles de Naples, comte de Capoue. Victor-Emmanuel lui reconnut
ce titre.
PÉPIN*, 1780-1836. Marchand épicier, complice de Fieschi, et,
comme lui, exécuté sur l'échafaud.
PÉRIGORD (le comte Paul DE), 1811-1880. Paul-Adalbert-René de
Talleyrand-Périgord, époux de Mlle Amicide de Saint-Aignan, qui
mourut en 1854.
PÉRIGORD (Mlle Pauline DE)*, 1820-1890. Fille de la duchesse de
Dino, elle épousa, en 1839, le marquis Henri de Castellane.
PÉRIGORD (Boson DE), 1832. Fils aîné du duc de Valençay et de sa
première femme, Mlle de Montmorency. Il porta plus tard le titre
de duc de Talleyrand et de Sagan.
PERPONCHER (le comte Henri DE), 1771-1856. Général d'infanterie en
Hollande, il devint ministre des Pays-Bas, à la Cour de
Frédéric-Guillaume III.
PERPONCHER (la comtesse DE), morte en 1861. Adélaïde, comtesse de
Reede, épousa en 1816, le comte Henri de Perponcher.
PERREGEAUX (le comte DE), 1785-1841. D'abord auditeur au conseil
d'État, il remplit ensuite quelques missions administratives
sous l'Empire; la Restauration le tint à l'écart, mais le roi
Louis-Philippe le créa pair de France en 1831.
PETETOT (l'abbé Louis-Pierre), 1801-1887. Supérieur général de
l'ordre de l'Oratoire, après avoir été curé de
Saint-Louis-d'Antin et de Saint-Roch, il dirigea cet ordre
pendant plus de vingt ans, puis démissionna en 1884.
PEYRONNET (le comte DE), 1778-1854. Émigré durant la Révolution et
l'Empire, il fut élu député sous la Restauration, et siégea à
droite parmi les ultras; ministre de la Justice sous M. de
Villèle, il attacha son nom à toutes les mesures rétrogrades.
Devenu, en 1829, ministre de l'intérieur dans le ministère
Polignac, il fut un des rédacteurs des Ordonnances qui
provoquèrent la révolution de Juillet. Arrêté, jugé par la Cour
des pairs, il fut condamné à la détention perpétuelle. Il passa
six ans au fort de Ham, puis fut gracié, mais vécut dès lors
dans une retraite absolue, dans sa propriété de Montferrand,
près de Bordeaux.
PIATOLI (l'abbé Scipion), 1750-1809. Né à Florence, il entra dans
les ordres. La princesse Lubomirska, née Czartoryska, qui
voyageait en Italie, le prit comme instituteur pour son neveu,
le prince Henri Lubomirski; l'Abbé vint avec elle en Pologne en
1787 et le comte Ignace Potocki, frappé de ses qualités, le fit
nommer secrétaire du roi Stanislas-Auguste. L'abbé Piatoli
persuada le Roi de se joindre au parti patriotique polonais, et
il devint le rédacteur, après en avoir donné lui-même la
direction, de la Constitution du 3 mai 1791. Après le second
démembrement de la Pologne, il quitta le pays, et fut attaché
comme précepteur auprès de la princesse Dorothée de Courlande.
Il obtint, plus tard, par l'entremise du prince Adam
Czartoryski, une place au service de la Russie. Très savant,
plein d'imagination et de sentiments élevés, il était très imbu
d'idées voltairiennes.
PIE VII (le pape), 1740-1823. Barbé Chiaramonti, bénédictin, puis
évêque de Tivoli, reçut la pourpre en 1795 avec l'évêché
d'Imola, et fut élu Pape en 1800. Il réorganisa ses États, signa
un Concordat avec Bonaparte, puis vint le sacrer Empereur à
Paris en 1804. Quelques années après, ayant refusé d'expulser
les ennemis de la France, il vit ses États envahis, et ses
provinces furent réunies à l'Empire français. Ayant excommunié
l'Empereur, il dut subir une dure captivité à Fontainebleau. Le
Congrès de Vienne lui rendit ses possessions en 1814, et il y
retourna. Il eut la générosité de donner asile, à Rome, à
plusieurs membres de la famille de l'Empereur déchu.
PIMODAN (le marquis DE), né en 1789. Camille de Rarécourt de la
Vallée, marquis de Pimodan, capitaine de cavalerie, gentilhomme
honoraire de la chambre du roi Charles X, chevalier de la Légion
d'honneur. Il avait épousé, en 1819, Mlle de Frénilly.
PISCATORY (Théobald-Émile), 1799-1870. Il se rendit en Grèce, sous
la Restauration, pour y défendre la cause de l'indépendance. Il
fut nommé député en 1832 et vota toujours avec la majorité
conservatrice. De 1844 à 1846, il fut ministre plénipotentiaire
en Grèce, et y contre-balança habilement l'influence anglaise.
En 1846, il fut fait pair de France; en 1847, il fut nommé
ambassadeur en Espagne. Il quitta la vie politique après le coup
d'État de 1851.
PLAISANCE (la duchesse DE), 1786-1854. Marie-Anne-Sophie, fille du
marquis de Barbé-Marbois, épousa Lebrun, duc de Plaisance.
Spirituelle et un peu étrange, elle quitta de bonne heure la
France pour la Grèce où elle mourut.
PLESSEN (M. DE). Mort en 1837. En 1832, il était ministre et
conseiller privé du grand-duché de Mecklembourg, il négocia le
mariage de la princesse Hélène avec le duc d'Orléans.
POLIGNAC (le prince Jules DE)*, 1780-1847. Ministre de Charles X,
signataire des ordonnances de Juillet, il fut condamné par la
Cour des pairs, puis amnistié en 1837.
POLIGNAC (la princesse DE)*, 1792-1864. Charlotte Parkyns, fille
de Lord Rancliffe, épousa en premières noces le marquis de
Choiseul, et en secondes noces, en 1821, le prince Jules de
Polignac.
POMPONNE (le marquis DE), 1618-1699. Simon-Arnauld, marquis de
Pomponne, fils d'Arnauld d'Andilly, conseiller du Roi en 1644;
disgracié avec Fouquet et relégué à Verdun en 1662, il rentra en
grâce trois ans après, et fut envoyé comme ambassadeur à
Stockholm; le Roi lui donna ensuite le ministère des Affaires
étrangères, et ce fut sous son administration que la glorieuse
paix de Nimègue fut conclue. De nouveau disgracié, il ne revint
au Ministère qu'après la mort de Louvois.
PONSONBY (lord)*, 1770-1855. Ambassadeur d'Angleterre à
Constantinople de 1832 à 1837.
PONTOIS (le comte Charles-Édouard DE), 1792-1871, diplomate
français, il fut, sous Louis-Philippe, ministre plénipotentiaire
de France au Brésil, puis aux États-Unis; il fut, ensuite,
ambassadeur de France à Constantinople. En 1846 il fut appelé à
la Chambre des pairs.
POTEMKIN (Ivan-Alexiéwitch), 1778-1849. Diplomate russe,
conseiller intime, il fut nommé ambassadeur à Rome en 1840, et
mourut à Naples.
POZZO DI BORGO (le comte), 1764-1842. Corse de naissance, il fut
diplomate au service russe, et notamment ambassadeur à Paris.
PRASLIN (le marquis Charles-Hughes-Théobald DE), 1805-1847. Il
prit le titre de Duc à la mort de son père; Chevalier d'honneur
de la duchesse d'Orléans en 1837, il siégea à la Chambre des
députés de 1839 à 1842, puis fut appelé à la Pairie en 1845. Il
avait épousé en 1824 la fille du maréchal Sébastiani, et ils
eurent tous deux la fin la plus tragique en 1847, M. de Praslin
ayant tué sa femme dans un accès de folie, et s'étant suicidé
ensuite.
PREISSAC (le comte François-Jean DE), 1778-1852. Préfet de la
Gironde, député, puis pair de France en 1832. Il avait épousé
Mlle de Francfort, fille d'un ancien colonel du régiment
Royal-cavalerie.
PRIMAT DE FRANCFORT (le prince). Charles de Dalberg, 1744-1817.
Entré dans les ordres, il devint en 1772 conseiller intime de
l'Électeur de Mayence, puis gouverneur d'Erfurth et coadjuteur
de l'archevêque de Mayence, auquel il succéda en 1802. Il devint
en 1806 Prince primat de la Confédération du Rhin, Prince
souverain de Ratisbonne et grand-duc de Fulda. Charles de
Dalberg bénit à Francfort, en avril 1810, le mariage de la
princesse de Courlande, avec le comte Edmond de Périgord, plus
tard duc de Dino, et, après la mort de son père, duc de
Talleyrand.
PRUSSE (le prince Frédéric DE), 1794-1863. Fils unique du prince
Louis de Prusse et de la princesse Frédérique de
Mecklembourg-Strelitz, sœur de la reine Louise.
PRUSSE (la princesse Frédéric DE), 1799-1882. Fille du duc
d'Anhalt-Bernbourg, elle avait épousé en 1817 le prince
Frédéric.
PRUSSE (la princesse Guillaume DE), 1785-1846. Amélie-Marianne,
fille du landgrave Louis de Hesse-Hombourg, épousa, en 1804, le
prince Guillaume de Prusse, frère de Frédéric-Guillaume III.
PRUSSE (le prince Guillaume DE), 1797-1888. Second fils du roi
Frédéric-Guillaume III. Son frère aîné n'ayant pas d'enfant, il
prit en 1840 le titre de prince de Prusse, à l'avènement au
trône de Frédéric-Guillaume IV, lui succéda comme Roi en 1861 et
devint, en 1870, le premier empereur d'Allemagne de la maison de
Hohenzollern.
PRUSSE (la princesse Guillaume DE), 1816-1890. La princesse
Augusta de Saxe-Weimar-Eisnach, épousa en 1829 le prince
Guillaume, fils du Roi Frédéric-Guillaume III. Elle fut plus
tard l'impératrice Augusta.
PRUSSE (le prince Charles DE), 1801-1883. Troisième fils du Roi
Frédéric-Guillaume III et de la Reine Louise.
PRUSSE (la princesse Charles DE), 1808-1877. Marie, fille du
grand-duc de Saxe-Weimar, épousa en 1827 le prince Charles de
Prusse.
PRUSSE (le prince Albert DE), 1809-1872. Quatrième fils du Roi
Frédéric-Guillaume IV, il épousa en 1830 la princesse Marianne
des Pays-Bas, dont il divorça en 1849; il épousa
morganatiquement, en 1853, Mlle de Rauch, à laquelle on décerna
le titre de comtesse de Hohenau.
PRUSSE (la princesse Albert DE), 1810-1883. Marianne, fille du Roi
des Pays-Bas, épousa, en 1830, le prince Albert de Prusse, le
plus jeune fils de Frédéric-Guillaume III dont elle eut deux
enfants. Divorcée en 1849, elle quitta la cour de Prusse.
PRUSSE (le prince Adalbert DE), 1811-1873. Fils du prince
Guillaume de Prusse, frère de Frédéric-Guillaume III, et d'une
princesse de Hesse-Hombourg, il était commandant en chef de la
marine prussienne; il épousa morganatiquement, en 1850 Thérèse
Elssler, qui reçut le titre de baronne de Barnim.
PRUSSE (la princesse Marie DE), 1825-1889. Sœur du précédent.
Elle épousa en 1842 le Prince royal de Bavière, qui devint Roi
en 1848, sous le nom de Maximilien II et mourut en 1864.
PÜCKLER (le prince Hermann-Louis-Henri), 1795-1871. Officier des
gardes du corps à Dresde en 1804, il passa au service russe de
1813 à 1815, et épousa, en 1817, la fille du prince Hardenberg,
dont il se sépara en 1826. Il devint, en 1863, membre de la
Chambre des seigneurs en Prusse. Il voyagea beaucoup et fut un
grand amateur de parcs et de jardins.
PÜCKLER (la princesse), 1776-1854. La princesse Anna Hardenberg
épousa en premières noces le comte de Pappenheim, en 1796; elle
divorça, en 1817, pour épouser le prince Hermann Pückler, dont
elle se sépara en 1826.
PUTBUS (le comte Malte), 1807-1837. Attaché à la légation
diplomatique de Prusse à Naples, il mourut de la poitrine. Sa
sœur était la comtesse Lottum.
Q
QUATREMÈRE DE QUINCY (Antoine-Chrysostome), 1755-1849. Il s'adonna
de bonne heure à l'étude de l'antiquité et des arts, et il
laissa des ouvrages importants sur ces matières. Il fut député
de Paris à l'Assemblée législative de 1791, membre du Conseil
des Cinq-Cents en 1797; Intendant des théâtres en 1815,
professeur d'archéologie en 1818; il fut membre de l'Académie
des inscriptions et belles-lettres et de celle des beaux-arts.
QUÉLEN (Mgr DE)*, 1778-1839. Coadjuteur du cardinal de
Talleyrand-Périgord, il lui succéda à l'archevêché de Paris en
1821.
R
RACHEL (Mlle), 1820-1858. Grande tragédienne. Elle était la fille
d'un pauvre colporteur israélite du nom de Félix; après une
enfance misérable, elle entra au Conservatoire, débuta au
Gymnase, et fut admise en 1838 au Théâtre-Français, où elle
rendit avec une admirable perfection les plus beaux rôles de
Corneille et de Racine. En 1856, elle entreprit une tournée en
Amérique, et y contracta une maladie de poitrine qui devait
bientôt la conduire au tombeau.
RACZYNSKI (le comte Athanase), 1788-1874. Diplomate au service de
la Prusse; il fut, pendant plusieurs années, ministre à Lisbonne
et à Madrid, montrant le plus grand désintéressement et sans
jamais toucher ses appointements; ces fonds forment maintenant
un capital au ministère des Affaires étrangères, qui rend les
plus grands services aux diplomates en détresse. Très riche, le
comte Raczynski rassembla une belle collection de tableaux qu'il
légua à la Couronne et écrivit plusieurs ouvrages sur les arts.
Sa correspondance politique a été aussi publiée. Il avait épousé
en 1816 la princesse Anna Radziwill. Il était membre de la
Chambre des seigneurs et conseiller intime.
RADZIWILL (la princesse Louise), 1770-1836. Fille du prince
Ferdinand de Prusse, plus jeune frère de Frédéric le Grand, elle
épousa en 1796 le prince Antoine Radziwill.
RADZIWILL (le prince Guillaume), 1797-1870. Général d'infanterie
au service de Prusse, commandant successivement de plusieurs
corps d'armée, et membre de la Chambre des seigneurs. Il épousa
en premières noces, en 1825, sa cousine Hélène Radziwill, qui
mourut en 1827, et en secondes noces, en 1832, la comtesse
Mathilde Clary.--Il était fils aîné du prince Antoine Radziwill
et de la princesse Louise de Prusse.
RADZIWILL (la princesse Guillaume), 1806-1896. Mathilde, fille du
prince Charles Clary-Aldringen et de la comtesse Louise Chotek,
épousa le prince Guillaume Radziwill en 1832.
RADZIWILL (la princesse Boguslaw), 1811-1890. Léontine, troisième
fille du prince Charles Clary, épousa en 1832 le prince Boguslaw
Radziwill, fils cadet du prince Antoine Radziwill.
RANTZAU (le comte Josias DE), 1609-1650. Il prit du service en
France en 1635 sous le Roi Louis XIII, après avoir servi
successivement le prince d'Orange, le Roi Christian IV de
Danemark, Gustave-Adolphe et l'Empereur Ferdinand II. Il fut
maréchal de France.
RANTZAU (le comte Antoine DE), 1793-1849. Chambellan et capitaine
au service du grand-duc de Mecklembourg-Schwerin.
RAQUENA (le comte DE), 1821-1878. Fils du duc de la Rocca, il
porta ce titre après la mort de son père. Officier d'artillerie
espagnol, il servit plus tard dans le corps royal des
hallebardiers, et mourut avec le grade de général. Grand
seigneur, grand joueur, sa vie fut des plus aventureuses.
RATISBONNE (l'abbé Marie-Théodore), 1802-1884. Fils d'un banquier
juif de Strasbourg, il venait de terminer son droit lorsqu'il
se convertit au catholicisme et prit les ordres. Il se fit
connaître comme écrivain et comme prédicateur, et fonda la
congrégation de Notre-Dame de Sion.
RATISBONNE (Alphonse), 1812-1884. Frère de Théodore Ratisbonne; il
se convertit aussi au catholicisme et entra dans la congrégation
de Notre-Dame de Sion, fondée par son frère.
RAUCH (Chrétien-Daniel), 1777-1857. Célèbre sculpteur prussien; il
partit en 1804 pour étudier à Rome, puis revint en 1811 à Berlin
où il fut très protégé parla cour.
RAULLIN (M.)*, conseiller d'État français.
RAVIGNAN (l'abbé DE), 1795-1858. Né à Bayonne, il commençait sa
carrière dans la magistrature quand, obéissant à sa vocation, il
quitta le monde, entra au séminaire, puis dans l'ordre des
Jésuites. Il s'y distingua par ses hautes vertus et son talent
de prédicateur. Il eut à prononcer l'oraison funèbre de Mgr de
Quélen, archevêque de Paris.
RAYNEVAL (Maximilien DE), 1778-1836. Diplomate français, auquel
ses services valurent le titre de Comte et la Pairie.
RAZUMOWSKI (la comtesse). Elle était née princesse Wiasemski.
RÉCAMIER (Mme)*, 1777-1849. Célèbre par sa beauté et par l'amitié
profonde qui l'unit aux plus hautes personnalités littéraires de
son temps, notamment à Chateaubriand.
RECKE (la baronne DE), 1754-1833. Élisabeth-Charlotte, comtesse de
Medem, sœur de la duchesse de Courlande, avait épousé en 1774
le baron de Recke, dont elle divorça en 1776, et perdit sa fille
unique l'année suivante. Elle voyagea beaucoup en Italie, en
Allemagne, et fut liée avec tous les hommes de lettres de son
temps; elle-même écrivit plusieurs ouvrages.
REDERN (la comtesse DE), 1772-1842. Wilhelmine d'Otterstaedt,
épousa le comte Wilhelm-Jacob de Redern et eut deux fils,
Guillaume et Henri.
REDERN (le comte Guillaume DE), 1802-1880. Gros propriétaire
prussien, membre de la Chambre des seigneurs, et plus tard grand
chambellan à la cour de l'Empereur Guillaume Ier.
REDERN (la comtesse DE), 1811-1875. Bertha Ienisz, fille d'un
sénateur de Hambourg, épousa en 1834 le comte Guillaume de
Redern. Elle n'eut qu'une fille, qui mourut en bas-âge.
REEDE (la comtesse DE), 1769-1847. Née Krusemackt, fille et sœur
de deux généraux prussiens de ce nom. En 1823, lors du mariage
du Prince royal de Prusse, la comtesse de Reede fut nommée
Grande maîtresse de cour de la Princesse royale.
REINHARD (le comte Charles-Frédéric), 1761-1837. Né en Würtemberg,
il étudia à l'Université de Tubingue et y connut Gœthe. Il
entra dans la diplomatie française en 1792, fut ministre
plénipotentiaire à Florence en 1797 et, en 1799, remplaça le
prince de Talleyrand au ministère des Affaires étrangères. Il
fut fait pair de France en 1832, après avoir été fait Comte en
1814. Il était membre de l'Académie des Inscriptions et
Belles-lettres et de l'Académie des Sciences morales et
politiques.
REUILLY (M.), avocat, maire de Versailles, chevalier de la Légion
d'honneur; il était, en 1840, député de Seine-et-Oise. Il fut
membre de la Constituante de 1848.
RÉMUSAT (le comte Charles DE)*, 1797-1875. Écrivain et homme
politique français.
RETZ (le cardinal DE)*, 1614-1679. Joua un grand rôle pendant la
Fronde, et laissa des _Mémoires_ remarquables.
REUSS-SCHLEITZ-KOESTRITZ (le prince Henri LXIV), 1787-1856.
Général, feld-maréchal au service d'Autriche, et divisionnaire à
Prague, il était propriétaire du 7e régiment de hussards.
REUSS-SCHLEITZ (la princesse Sophie-Adélaïde). Née en 1800; fille
du prince Henri LI de Reuss-Ebersdorff.
RIBEAUPIERRE (le comte Alexandre DE), 1783-1865. Originaire d'une
famille de la Suisse française. Son grand-père était venu en
Russie à la suite de la princesse Sophie de Zerbst, plus tard
Catherine II. Son père avait épousé la sœur du général
Bibikoff; devenu général-major, il mourut au siège d'Ismaïl.
Alexandre de Ribeaupierre se destina à la diplomatie, et devint
ministre de Russie à Constantinople et à Berlin. Créé Comte en
1856, il avait épousé Mlle Potemkin.
RICHELIEU (le duc DE), 1696-1788. Maréchal de France. Il joua un
rôle brillant à la cour de Louis XIV et de Louis XV. Il entra,
dès 1720, à l'Académie française et fut un ami de Voltaire.
Arrière-petit-neveu du Cardinal par les femmes, il était filleul
de Louis XIV et de la duchesse de Bourgogne; il avait fait ses
premières armes sous Villars. Ambassadeur à Vienne, en 1725, il
opéra habilement un rapprochement entre la France et l'Autriche.
Après quelques exploits militaires en Allemagne, pendant la
guerre de Sept ans, il ne s'occupa, vers la fin de sa vie, que
d'intrigues et de plaisirs.
RIGNY (le comte Henri-Gauthier DE)*, 1783-1835. Amiral français,
plusieurs fois ministre et aussi ambassadeur à Naples.
RIGNY (le vicomte Alexandre DE), 1790-1873. Fils d'un officier de
cavalerie et de la sœur de l'abbé Louis, il sortit de l'École
militaire de Fontainebleau en 1807, prit part aux campagnes de
Prusse, de Pologne, d'Autriche et d'Espagne. Maréchal de camp en
1830, il fit partie de la première expédition de Constantine en
1836, et, bien qu'il eût montré, lors de la retraite, une
incontestable bravoure, il se vit en butte aux imputations les
plus graves de la part du général Clausel. Un Conseil de guerre
l'acquitta à l'unanimité en 1837, mais il fut relégué au
commandement de la subdivision de l'Indre, jusqu'en 1848, et
mis à la retraite en 1849.
RIGNY (Mlle Auguste DE). Elle était la fille du général de Rigny
et fut l'héritière de son oncle, le baron Louis.
RIVERS (lady), morte en 1866. Suzan-Georgiana Leveson-Gower, fille
de lord Granville, avait épousé, en 1833, George Pitt, lord
Rivers.
ROHAN (le duc DE), 1789-1869. Fernand de Rohan-Chabot suivit tout
enfant son père dans l'émigration, puis, revenu en France, entra
à vingt ans dans l'armée, avec le grade de sous-lieutenant de
hussards. Le jeune Rohan, qui portait alors le titre de prince
de Léon, assista à la bataille de Wagram, puis devint aide de
camp de l'Empereur. Fait prisonnier en 1814, il fut échangé peu
après. Sous la Restauration, il devint aide de camp du duc de
Berry, puis premier écuyer du duc de Bordeaux, enfin maréchal de
camp en 1824. Après 1830, il vécut dans la retraite.
ROOTHE (Mme DE). Célèbre par sa beauté, elle épousa le duc de
Richelieu, alors âgé de plus de 80 ans et dont elle était la
troisième femme.
ROOTHE (M. DE). Fils du premier mariage de la duchesse de
Richelieu.
ROSAMEL (M. DE), 1774-1848. Claude-Charles-Marie du Camp de
Rosamel, marin français, capitaine de vaisseau en 1814,
contre-amiral en 1823. Il fit la campagne d'Alger en 1830. En
1836, il reçut le portefeuille de la Marine dans le ministère
Molé, et en 1839, entra à la Chambre des pairs.
ROSSE (le comte Lawrence DE), 1758-1841. Il épousa en 1797 Miss
Alice Lloyd. Il se distingua dans le Parlement irlandais par sa
popularité et son éloquence. Il succéda à la mort de son père,
en 1807, à son siège dans la Chambre des lords. Il est le père
du savant astronome William Rosse.
ROSSI (la comtesse), 1803-1854. Henriette Sontag, d'origine
suédoise, fut une cantatrice célèbre. En 1830, elle renonça au
théâtre, par son mariage avec le comte Rossi, et elle régna, dès
lors, dans les salons aristocratiques par les grâces de son
esprit et la dignité de sa conduite. En 1848, des revers de
fortune la déterminèrent à réapparaître sur les scènes de Paris
et de Londres, puis elle passa en Amérique et mourut du choléra
à Mexico.
ROTHSCHILD (Mme Salomon DE)*, 1774-1855. Elle avait épousé le
second fils de Mayer-Anselme Rothschild, qui créa les
succursales de Vienne et de Paris.
ROTHSCHILD (James DE), 1793-1868. Quatrième fils de Mayer-Anselme
Rothschild, établi à Paris.
ROUGÉ (le marquis Alexis DE), 1778-1838. Créé pair de France en
1815. Il avait épousé, en 1804, Mlle de Crussol d'Uzès.
ROUSSEAU (J.-J.), 1712-1778. Célèbre écrivain et philosophe. Né à
Genève, fils d'un horloger, son éducation fut très négligée. Il
fut, avec Voltaire, un élément révolutionnaire important du
dix-huitième siècle.
ROUSSIN (l'amiral)*, 1781-1854. Pair de France, ambassadeur à
Constantinople de 1832 à 1834 et ministre de la Marine en 1840.
ROVIGO (le duc DE), 1774-1833. Anne-Jean-Marie-René Savary. Aide
de camp du général Bonaparte, en Égypte, puis commandant de la
gendarmerie d'élite du Premier Consul, il fut chargé de faire
exécuter la sentence capitale prononcée contre le duc d'Enghien,
en 1804, et fut alors nommé général. Après la bataille de
Friedland, il fut fait duc de Rovigo; en 1810, il succéda à
Fouché comme ministre de la Police. Après 1815, les Anglais
refusèrent de l'envoyer à Sainte-Hélène avec Napoléon, et la
Restauration le fit condamner à mort, mais il s'échappa, et fut
plus tard acquitté. En 1831, il fut commandant de l'armée
d'Algérie; il y effraya les indigènes par ses rigueurs, mais fit
construire de belles routes stratégiques.
ROY (le comte Antoine) 1764-1847. Avocat, puis député, il devint,
en 1818, ministre des Finances et apporta dans ce département
d'utiles réformes. Il fut membre de la Chambre des Pairs sous la
Restauration et sous la monarchie de Juillet.
ROYER-COLLARD (Pierre-Paul)*, 1763-1845. Philosophe et homme
d'État français. Membre de l'Académie.
RUBINI (J.-B.)*, 1795-1854. Célèbre ténor italien.
RUMFORD (Mme DE), 1766-1836. Mlle de Paulze, épouse en premières
noces du savant Lavoisier qui mourut sur l'échafaud
révolutionnaire, épousa, en 1804, Rumford, physicien et
philosophe allemand. Devenue veuve en 1814, elle eut à Paris un
salon célèbre.
RUMIGNY (le comte Marie-Théodore DE), 1789-1860. Il prit part aux
guerres du premier empire, et fut aide de camp du général
Gérard, en 1812. En 1830, Louis-Philippe le nomma Maréchal de
camp; après 1848, il accompagna le Roi en Angleterre et vécut
dès lors dans la retraite.
RUSSELL (lord William)*, 1790-1846. Diplomate anglais, ambassadeur
à Berlin.
RUSSELL (lord John)*. Homme d'État anglais, membre de plusieurs
ministères, deux fois chef de cabinet.
RUSSIE (l'Impératrice Marie de), 1759-1828. Marie-Féodorovna,
ci-devant Sophie, fille du duc Frédéric de Würtemberg, seconde
femme de l'Empereur Paul, mère d'Alexandre Ier et de Nicolas
Ier. Elle devint veuve en 1801.
RUSSIE (la grande-duchesse Constantin de), 1781-1831. Julienne,
princesse de Saxe-Cobourg-Gotha, épousa, en 1796, le grand-duc
Constantin de Russie et fut baptisée sous le nom
d'Anna-Féodorovna.
RUSSIE (l'Empereur de), 1796-1855. Nicolas Ier*.
RUSSIE (l'Impératrice de), 1798-1860. Charlotte, fille de
Frédéric-Guillaume III de Prusse, épousa en 1817 le grand-duc
Nicolas de Russie, qui monta sur le trône en 1825.
RUSSIE (la grande-duchesse Hélène de), 1807-1873. Fille du prince
Paul de Würtemberg et de son premier mariage avec une princesse
de Saxe-Altenbourg, elle épousa en 1824 le grand-duc Michel de
Russie, plus jeune fils de l'Empereur Paul.
RUSSIE (le grand-duc héritier de), 1818-1881. Alexandre, fils de
l'Empereur Nicolas, auquel il succéda en 1855 sous le nom
d'Alexandre II. En 1841, il épousa la princesse de
Hesse-Darmstadt.
RUSSIE (la grande-duchesse Olga de), 1822-1892. Fille de
l'Empereur Nicolas Ier de Russie, elle épousa en 1846 le prince
héréditaire de Würtemberg, qui devait succéder à son père sur le
trône cette même année.
S
SAGAN (la duchesse DE), 1781-1839. Wilhelmine, fille aînée du duc
Pierre de Courlande; elle se maria trois fois: 1º En 1800, avec
le prince Henri de Rohan; 2º avec le prince Troubetskoï, et 3º
avec le comte Charles de Schulenbourg, qui lui survécut. La
duchesse de Sagan mourut subitement à Vienne sans laisser
d'enfants.
SAINT AUGUSTIN, 354-430. Évêque d'Hippone, fils de sainte Monique
et un des Pères de l'Église.
SAINT-BLANCARD (le marquis DE), 1814-1897. Ancien page du roi
Charles X. Il avait épousé Mlle de Bauffremont.
SAINT-CYRAN (l'abbé DE), 1581-1643. Jean Duvergier de Hauranne
suivit les cours de l'Université de Louvain, s'y lia avec les
Jansénistes dont il embrassa les doctrines avec ardeur, et
obtint en 1620 l'abbaye de Saint-Cyran. Il comptait beaucoup de
disciples et d'amis, entre autres Arnauld, Lemaistre de Sacy,
Bignon, etc. Il attaqua les Jésuites dans quelques écrits, et
Richelieu le fit emprisonner pendant quatre ans.
SAINTE-ALDEGONDE (la comtesse Camille DE)*, 1793-1869. Veuve d'un
aide de camp du Roi Louis-Philippe.
SAINTE-AULAIRE (le comte DE)*, 1778-1854. Pair de France et
diplomate, successivement ambassadeur à Rome, à Vienne et à
Londres.
SAINTE-AULAIRE (la comtesse DE). Née Louise-Charlotte-Victoire de
Grimoard de Beauvoir du Roure-Brison, elle avait épousé, en
1809, M. de Sainte-Aulaire, déjà veuf.
SAINT-LEU (la duchesse DE)*, 1783-1837. Née Hortense de
Beauharnais; elle était veuve de Louis Bonaparte, roi de
Hollande, et mère du futur Napoléon III.
SAINT-PRIEST (le comte Alexis DE)*. Diplomate et écrivain
français, il fut membre de l'Académie française.
SAINT-SIMON (Louis de Rouvroy, duc DE), 1675-1755. Grand seigneur
de la cour de Louis XIV, il écrivit des _Mémoires_ célèbres et
importants pour l'histoire de son temps.
SALERNE (le prince DE), 1790-1851. Léopold de Bourbon, frère de
François Ier, roi de Naples, fut inspecteur général de la garde
royale et propriétaire du 22e régiment d'infanterie autrichien.
Il épousa en 1816 l'archiduchesse Marie d'Autriche, et en eut
une fille, qui devint la duchesse d'Aumale.
SALERNE (la princesse DE), 1798-1880. Marie, fille de l'Empereur
François Ier d'Autriche.
SALVANDY (le comte DE)*, 1795-1856. Littérateur et homme politique
français, ambassadeur et plusieurs fois ministre.
SALVANDY (la comtesse DE). Julie Ferey, fille d'un manufacturier
et homme politique, épousa en 1823 le comte de Salvandy.
SANDWICH (lady), morte en 1853. Louise, fille de lord Belmore,
épousa en 1804 George-John Montagu, lord Sandwich, qui mourut en
1818. Une de ses filles fut la première femme du comte Walewski.
SAULX-TAVANNES (le duc Roger-Gaspard DE), 1806-1845. Il hérita de
la pairie en 1820, à la mort de son père, mais il ne prit aucune
part aux travaux de la Chambre et se suicida à 39 ans, mettant
fin ainsi à cette vieille famille ducale.
SAUZET (Paul)*, 1800-1876. Avocat, puis député, il fut ministre de
la Justice en 1836.
SAXE (Auguste II le Fort, Électeur de), 1670-1733. Plus tard Roi
de Pologne, élu après la mort de Jean Sobieski, à force
d'intrigues et d'argent, et couronné à Varsovie en 1697.
SAXE (la princesse Auguste DE), née en 1782.
SAXE-WEIMAR (le duc Bernard)*, 1792-1862. Général d'infanterie au
service des Pays-Bas.
SAXE (la princesse Amélie DE), 1794-1870. Sœur du Roi
Frédéric-Auguste et du prince Jean de Saxe.
SAXE (le Roi Frédéric-Auguste II de), 1797-1854. Monta sur le
trône en 1836, après avoir été co-Régent depuis 1830 et avoir
promulgué une Constitution libérale à son peuple. Prince
éclairé, libéral, instruit, il mourut des suites d'une chute de
cheval sans laisser d'enfants.
SAXE (la Reine de), 1805-1877. Marie, fille du Roi Maximilien de
Bavière, et épouse du Roi Frédéric-Auguste II.
SAXE (le prince Jean DE), 1801-1873. Ce Prince succéda à son
frère, le Roi Frédéric-Auguste, en 1854. Il avait épousé la
princesse Amélie de Bavière, dont il eut plusieurs enfants, et
il se distingua toute sa vie par les plus grandes vertus comme
par sa science.
SAXE (la princesse Jean DE), 1801-1877. Amélie, fille du roi
Maximilien de Bavière, épouse du prince Jean de Saxe.
SCHOENBURG (la princesse), 1803-1884. Louise Schwarzenberg, sœur
du Cardinal de ce nom, épousa en 1823 le prince Édouard
Schœnburg-Waldenbourg.
SCHOENLEIN (le Dr Jean-Luc), 1793-1864. Professeur de médecine à
Zürich; il fut appelé à Berlin où il se fit une grande
réputation.
SCHRECKENSTEIN (le baron Maximilien DE), 1794-1862. Longtemps
grand-maître de la Cour de la grande-duchesse Stéphanie de Bade,
et administrateur de la maison et de la fortune de cette
princesse.
SCHULENBURG-KLOSTERRODE (le comte DE), 1772-1853. Il servit dans
la diplomatie autrichienne et mourut à Vienne. Il avait épousé
sa cousine la comtesse Armgard de Schulenburg.
SCHULENBURG (le comte Charles-Rodolphe DE), 1788-1856.
Lieutenant-colonel autrichien; il avait épousé la duchesse
Wilhelmine de Sagan, fille aînée du dernier duc de Courlande,
mariage qui fut bientôt rompu. En 1846, le comte de Schulenburg
se chargea de l'administration des terres de la duchesse de
Talleyrand. Mort à Sagan d'une attaque d'apoplexie, il y est
enterré.
SCHWARZENBERG (Charles-Philippe, prince DE), 1771-1820. Il fut
d'abord militaire, puis ambassadeur d'Autriche à Paris. C'est
lui qui négocia le mariage de Napoléon avec l'archiduchesse
Marie-Louise. Il donna, à l'occasion de cette union en 1810, un
grand bal qui se termina tristement par l'incendie de
l'ambassade, où sa femme périt dans les flammes.
SCHWEINITZ (la comtesse DE), 1799-1854. Mlle Dullack, épousa, en
1832, le comte Hans-Herrmann de Schweinitz, et devint, en 1840,
Grande-maîtresse de Cour de la princesse Guillaume de Prusse,
née princesse de Saxe-Weimar.
SÉBASTIANI DE LA PORTA (le maréchal)*, 1775-1851. Ambassadeur à
Constantinople, à Naples, puis à Londres.
SÉBASTIANI (la maréchale), morte en 1842. Fille du duc de Gramont,
elle avait émigré, à seize ans, avec les Bourbons. Elle avait
épousé en premières noces à Milan le général Davidow, et en
secondes noces le général Sébastiani, dont elle était la seconde
femme.
SÉGUR (la comtesse DE), 1779-1847. Félicité d'Aguesseau, unique
héritière du dernier Marquis de ce nom, épousa le comte Octave
de Ségur, chef d'escadron d'état-major de la Garde royale, qui
mourut en 1818.
SÉMONVILLE (le marquis DE)*, 1754-1839. Grand référendaire de la
Cour des pairs.
SERCEY (le marquis DE), 1753-1856. Pierre-César-Charles-Guillaume
de Sercey fut un marin très distingué. Au retour des Bourbons en
1814, il reçut la mission de traiter de l'échange des
prisonniers français avec l'Angleterre. Il fut ensuite nommé
vice-amiral et entra à la Chambre des pairs.
SÉVIGNÉ (la marquise DE)*, 1626-1696. Une des femmes les plus
distinguées de la cour de Louis XIV, auteur de _Lettres_
remarquables.
SFORZA (Ludovico), 1451-1508, dit _le More_, fut l'adversaire de
la maison d'Aragon, en Italie, et y appela Charles VIII en 1494.
Après avoir trahi les Français, il fut attaqué par Louis XII qui
lui enleva ses États et l'obligea à fuir en Allemagne.
L'impopularité de Trivulce dans le Milanais permit à Sforza de
reconquérir ce duché, mais en 1500 il fut battu et fait
prisonnier à Novare par les Français. Enfermé à Loches, il y
mourut dix ans après.
SIDNEY (lady Sophie)*, morte en 1837. Baronne de l'Isle et de
Dudley, cinquième enfant de Guillaume IV d'Angleterre et de Mrs
Jordan.
SIEYÈS (l'abbé)*, 1748-1836. Vicaire général de Chartres et
politicien de la Révolution.
SIGALON (Xavier), 1790-1837. Peintre d'histoire. Il fut chargé par
le gouvernement, en 1833, d'aller à Rome pour copier la fresque
du _Jugement dernier_ de Michel-Ange. Cette reproduction
parfaite, d'un dixième moins grande que l'original, est à
l'École des beaux-arts à Paris.
SIMÉON (le comte Joseph-Balthazar), 1781-1846. Maître des requêtes
au Conseil d'État, pair de France en 1835; il avait beaucoup de
goût pour les arts.
SOLMS-SONNENWALD (le comte Guillaume-Théodore DE), 1787-1859.
Capitaine de cavalerie et chambellan, fils du premier mariage de
la comtesse Ompteda.
SOLMS-SONNENWALD (la comtesse DE). Née, en 1790, Clémentine, fille
du comte de Bressler.
SOPHIE (l'archiduchesse), 1805-1872. Fille du Roi Max de Bavière,
elle épousa en 1824 l'archiduc François et fut mère de
l'Empereur François-Joseph Ier.
SOULT (le maréchal)*, 1769-1852. Un des plus glorieux combattants
des guerres de l'Empire, ministre sous Louis-Philippe.
STACKELBERG (le comte Gustave DE). Conseiller intime et chambellan
de l'Empereur Alexandre Ier, il devint ambassadeur de Russie et
prit part au Congrès de Vienne en 1815. Il avait épousé, en
1805, Mlle Caroline de Ludolf, fille de l'ambassadeur de Naples
à Pétersbourg.
STACKELBERG (la comtesse DE), 1785-1868. Née Caroline de Ludolf,
elle épousa en 1805 le comte Stackelberg. Devenue veuve, elle
vint s'établir à Paris.
STANLEY (Mme). Henriette-Marie, fille du vicomte Dillon, avait
épousé en Italie, en 1826, sir Edward-John Stanley, membre du
Parlement anglais.
STOPFORD (Robert). 1768-1847. Amiral anglais qui se fit remarquer
dans les principales campagnes navales de la Révolution et de
l'Empire. En 1840, il bombarda Saint-Jean-d'Acre.
STROGONOFF (la comtesse Julie). Elle avait épousé un Espagnol, le
comte d'Éga, avec qui elle vivait à Madrid, quand elle fit la
connaissance du comte Grégoire Strogonoff, qui l'enleva et la
prit pour femme. Elle était fort bien reçue dans la société
pétersbourgeoise, mais sa fausse position ne lui laissa obtenir
que très tard le cordon de Sainte-Catherine, qui était sa grande
ambition. Elle mourut très âgée entre 1860 et 1870 après avoir
fort bien soigné son mari devenu aveugle.
STURMFEDER (Mme DE), 1819-1891. Camille-Wilhelmine de Münchingen
avait épousé le baron de Sturmfeder d'Oppenveiller, et fut la
Grande-maîtresse de la Cour de la grande-duchesse Stéphanie de
Bade.
SUTHERLAND (la duchesse DE)*, morte en 1868. Née lady Carlisle,
elle était _mistress of the robes_ de la reine Victoria.
SYRACUSE (le comte DE), 1813-1860. Léopold de Bourbon, fils de
François Ier roi de Naples, et de Marie-Isabelle d'Espagne; il
fut élevé au grade de lieutenant-général sans recevoir de
commandement.
SYRACUSE (la comtesse DE), 1814-1874.
[Voir à Carignan (Philiberte de).]
T
TALARU (le marquis DE), 1769-1850. Au retour de l'émigration en
1815, M. de Talaru fut appelé à la Pairie, et devint ambassadeur
de France à Madrid en 1823. En 1825, il fut ministre d'État et
membre du Conseil privé de Charles X, mais la révolution de 1830
le fit rentrer dans la retraite. Il avait épousé Mlle de
Rosière-Saraus, veuve du comte de Clermont-Tonnerre, dont il
n'eut pas d'enfants, aussi la maison de Talaru s'éteignit-elle
avec lui.
TALLEYRAND-PÉRIGORD (le cardinal DE)*, 1736-1821.
Alexandre-Angélique, second fils de Daniel de
Talleyrand-Périgord, fut archevêque de Reims en 1777, et de
Paris en 1817.
TALLEYRAND (Charles-Maurice, prince DE)*, 1754-1838. Prince de
Bénévent. Il fut ministre des Affaires étrangères, grand
chambellan de France, membre de l'Institut et ambassadeur. Il
avait abandonné la carrière ecclésiastique où il était entré
malgré lui, et fut un des meilleurs hommes politiques de son
temps.
TALLEYRAND (la princesse DE)*, 1762-1835. Née Catherine Werlée et
d'origine anglaise, elle fut civilement mariée, en 1802, au
prince de Talleyrand, par ordre de l'Empereur Napoléon, mariage
d'ailleurs aussitôt rompu.
TALLEYRAND (le duc DE), 1762-1838. Celui qu'on appelait _le bel
Archambaud_ épousa, en 1779, Mlle Sabine de Senozan de
Viriville, qui fut décapitée en 1793 victime de la Révolution.
TALLEYRAND (le comte Anatole DE), mort en 1838. Fils du baron
Augustin de Talleyrand et d'Adélaïde de Montigny.
TASCHEREAU (M.), 1801-1874. Député français. Il avait d'abord
étudié le droit, puis, après quelques publications
intéressantes, il prit une place marquée parmi les érudits et
devint administrateur général de la Bibliothèque Impériale
réorganisée.
TATITCHEFF (Démétrius-Pawlowitch DE), 1769-1845. Diplomate russe,
ministre à Madrid en 1815, puis à Vienne où il resta jusqu'en
1845. Il devint alors conseiller d'État et grand-chambellan de
l'Empereur Nicolas.
TAURY (l'abbé François-Louis), 1791-1859. Curé de Chauvigny,
choisi en 1832 par l'abbé Tournet, fondateur des Sœurs de
Saint-André, pour lui succéder comme Supérieur général de cette
congrégation. En 1845, il fut nommé vicaire général à Niort. Il
mourut d'une attaque d'apoplexie au moment où, descendant de la
chaire, il se préparait à célébrer la messe.
TAYLOR (sir Herbert)*, 1775-1839. Secrétaire particulier des rois
George III, George IV et Guillaume IV d'Angleterre.
THÉRÈSE (l'archiduchesse), 1816-1867. Fille de l'archiduc Charles
et d'une princesse de Nassau-Weilbourg, l'archiduchesse Thérèse
devint la seconde femme de Ferdinand II, roi de Naples, qui
l'épousa en 1837.
THIARD DE BISSY (le comte DE)*, 1772-1852. Maréchal français,
député libéral, nommé en 1848 ministre de France en Suisse.
THIERRY (Augustin), 1795-1856. Célèbre historien français, auteur
des _Lettres sur l'histoire de France_ et des _Récits des temps
mérovingiens_.
THIERS (Adolphe)*, 1797-1877. Homme d'État et historien français.
THIERS (Mme)*, 1815-1880. Née Élise Dosne, fille de l'agent de
change.
THORWALDSEN (Barthélemy)*, 1769-1844. Célèbre sculpteur danois.
TOCQUEVILLE (le comte Alexis DE), 1805-1859. Membre de la Chambre
des députés sous Louis-Philippe, il y siégea dans les rangs de
l'opposition. Lors du coup d'État du 2 décembre, il fit partie
des représentants qui signèrent l'acte d'accusation de Louis
Bonaparte, et fut emprisonné à Vincennes. Relâché peu après, il
rentra dans la vie privée. Il est l'auteur de _la Démocratie en
Amérique_ et de _l'Ancien régime_.
TORENO (le comte DE)*, 1786-1843. Homme d'État espagnol, député
aux Cortès et plusieurs fois ministre.
TOSCANE (le grand-duc DE), 1797-1870. Léopold II, archiduc
d'Autriche, succéda à son père, le grand-duc Ferdinand III, en
1824. Il épousa en premières noces une princesse de Saxe, et en
1833 la princesse Antoinette des Deux-Siciles.
TOUR ET TAXIS (la princesse DE LA). Née en 1773. Thérèse, fille du
grand-duc Charles de Mecklembourg-Strelitz, sœur de la Reine
Louise de Prusse, épousa, en 1789, le prince Charles de la Tour
et Taxis, conseiller privé de l'Empereur d'Autriche et
grand-maître des Postes, charge qui était dans sa maison depuis
1695.
TROGOFF (Mme DE). Dame russe, grande amie de la duchesse
Wilhelmine de Sagan dont elle avait été la dame de compagnie;
elle habitait Versailles.
V
VALÉE (le maréchal Sylvain-Charles), 1773-1846. Fit les guerres de
la Révolution et de l'Empire où il se distingua, et Napoléon lui
donna le titre de Comte. Il se rallia à la seconde Restauration
et Charles X le nomma pair de France. En 1837, il gagna son
bâton de Maréchal à la prise de Constantine, puis devint
Gouverneur général de l'Algérie. En 1840, il céda le
commandement au général Bugeaud.
VALENÇAY (Mme DE). Épouse de Jacques d'Étampes, marquis de la
Ferté-Imbault, maréchal de France qui vécut de 1590 à 1668.
VALENÇAY (le duc DE)*, 1811-1898. Louis de Talleyrand-Périgord,
duc de Talleyrand et de Valençay, duc de Sagan après la mort de
sa mère, fils aîné du duc Edmond de Talleyrand et de la
princesse Dorothée de Courlande.
VALENÇAY (la duchesse DE)*, 1810-1858. Née de Montmorency.
VALENÇAY (Yolande DE), 1833-1835. Fille du duc et de la duchesse
de Valençay, morte en bas âge de la scarlatine.
VANDOEUVRE (le baron Guillaume DE), 1779-1870. Auditeur au Conseil
d'État en 1806, puis député de l'Aube, il fut fait pair de
France en 1837. Il avait épousé Mlle Dassy.
VATRY (le baron DE), 1793-1871. Alphée Bourdon Vapereau de Vatry,
aide de camp du prince Jérôme Bonaparte, fut écarté de l'armée
sous la Restauration; devenu agent de change, il gagna une
grande fortune. Il fut député de 1835 à 1848.
VATRY (la baronne DE), morte en 1881. Fille de M. Hainguerlot,
épousa le baron Alphée de Vatry, dont elle devint veuve en 1871.
VAUGUYON (Mlle Pauline DE LA), 1783-1829. Fille du duc de la
Vauguyon; épousa, en 1810, le baron de Villefranche, des princes
de Carignan. A la suite d'un accident, elle mourut brûlée dans
sa villa d'Auteuil, laissant trois enfants: 1º une fille qui
épousa le prince Massimo d'Arsoli; 2º une autre fille qui épousa
le comte de Syracuse, de la maison de Naples; 3º un fils,
Eugène, qui fut reconnu par le roi de Sardaigne comme Prince du
sang.
VÉRAC (le marquis DE), 1768-1858. Armand de Vérac servit quelque
temps dans l'armée des Princes, puis rentra en France, d'où
Napoléon l'exila huit ans plus tard en Belgique. La Restauration
le fit pair de France et gouverneur du château de Versailles.
VERNET (Horace), 1789-1863. Illustre peintre français. Il suivit
l'armée pendant la campagne d'Algérie et en peignit plusieurs
combats.
VERQUIGNIEULLE (la marquise DE). Flore-Marie de Proudhomme et
d'Harlay de Verquignieulle, épousa en 1836 M. Ancillon, dont
elle était la troisième femme. Devenue veuve en 1837, elle
retourna vivre en Belgique, son pays natal.
VERTOT (l'abbé DE), 1655-1735. René-Aubert de Vertot embrassa
d'abord la vie religieuse, et fut successivement capucin sous le
nom de Père Zacharie, chanoine régulier de Prémontrés, membre de
l'ordre de Cluny, puis, fatigué de la vie du cloître, il entra
dans le clergé séculier, fut curé de Croissy-la-Garenne, etc. Il
publia une _Histoire des révolutions de Portugal_, mais son
œuvre favorite fut son _Histoire de la République romaine_.
VESTIER (Phidias), 1796-1874. Architecte, inspecteur des monuments
historiques du département d'Indre-et-Loire, il fut fait
chevalier de la Légion d'honneur après avoir construit la gare
du chemin de fer à Tours en 1849. Il était petit-fils d'un
peintre, dont quelques œuvres sont au Louvre. Très protégé par
la duchesse de Talleyrand, Vestier bâtit à Paris de nombreux
hôtels, et plusieurs châteaux dans la vallée de la Loire.
VICENCE (le duc DE), 1815-1896. Armand-Alexandre-Joseph-Adrien de
Caulaincourt, fit ses débuts dans la diplomatie, puis la quitta
en 1837. Député sous la monarchie de Juillet, sénateur du second
Empire, il fut fait commandeur de la Légion d'honneur en 1868.
VILLEFRANCHE (le comte Eugène DE), 1753-1785. Ce prince de la
maison de Carignan servit dans l'armée française, et obtint de
Louis XVI le commandement d'un régiment d'infanterie qui prit le
nom de _Savoie-Carignan_. Tombé en disgrâce, à cause de son
mariage avec Mlle Magon-Laballue, il quitta l'armée et mourut
oublié, jeune encore, à Domart, en Picardie.
VILLEFRANCHE (le baron Joseph-Marie DE), 1783-1825. Fils du
précédent. Il servit brillamment sous l'Empire dans la
cavalerie, continua sa carrière sous la Restauration et, en
1823, suivit le duc d'Angoulême en Espagne. Il mourut subitement
en voiture, d'une attaque d'apoplexie. Il avait épousé la fille
du duc de la Vauguyon.
VILLEGONTIER (le comte Louis DE LA), 1776-1849. Préfet de l'Allier
en 1816, puis préfet d'Ille-et-Vilaine et pair de France en
1819; il prêta serment au gouvernement de Louis-Philippe et en
soutint la politique jusqu'en 1848, puis rentra dans la vie
privée.
VILLÈLE (le comte Guillaume-Aubin DE), 1770-1840. Élève du
séminaire de Saint-Sulpice, il émigra pendant la Révolution et
c'est à Düsseldorf qu'il reçut la prêtrise. De retour en France
en 1802, l'abbé de Villèle s'adonna à la prédication; Louis
XVIII lui donna le siège épiscopal de Soissons, d'où il passa en
1824 à l'archevêché de Bourges, en même temps qu'il entrait à la
Chambre des pairs. Après 1830, il tint rigueur au nouveau
gouvernement, et, en 1839, refusa la croix de la Légion
d'honneur. Lorsque don Carlos, forcé de quitter l'Espagne, fut
interné à Bourges, l'Archevêque lui offrit d'habiter son palais
et reçut de ce Prince le grand cordon de Charles III.
VILLEMAIN (Abel-François)*, 1790-1870. Professeur, écrivain et
homme politique français.
VINCKE (Mme DE), 1766-1845. Mlle de Vincke épousa son parent M. de
Vincke et devint la dame d'honneur de la Reine Louise de
Prusse, qui l'avait en grande affection. Après la mort de cette
Princesse, elle conserva une grande situation à la Cour et dans
la société de Berlin.
VIVIEN (Alexandre-François-Auguste), 1799-1854. En 1840, il fut
ministre de la Justice dans le ministère Thiers, et attacha son
nom à la suppression des juges suppléants devant le tribunal de
la Seine.
VOLTAIRE (Arouet DE)*, 1694-1778. Philosophe français, qui exerça
une immense influence sur le dix-huitième siècle historique et
littéraire.
W
WAGRAM (le prince Napoléon-Louis DE), 1810-1888. Fils du célèbre
maréchal Berthier, fut fait pair de France en 1836 et sénateur
en 1848.
WALEWSKI (le comte Alexandre), 1810-1868. Homme politique
français, ministre de Napoléon III. Il était le fils naturel de
l'Empereur Napoléon Ier et de la comtesse Marie Walewska, que
l'Empereur avait connue à Varsovie en 1807.
WALLENSTEIN, 1583-1634. Célèbre homme de guerre, né en Bohême,
l'un des plus grands généraux de la guerre de Trente ans.
WALSH (la comtesse Agathe). Déjà veuve en 1806, la comtesse Walsh
devint Grande-maîtresse de Cour de la grande-duchesse Stéphanie
de Bade et ne se retira qu'en 1839. Son fils Théophile était
beaucoup reçu à la cour de Bade.
WALTER SCOTT*, 1771-1832. Romancier écossais.
WASA (la princesse), 1811-1854. Louise-Stéphanie, fille du
grand-duc Charles de Bade et de la grande-duchesse, née
Stéphanie de Beauharnais.
WEIZEL (Mlle DE). Amie très intime de la famille d'Entraigues et
du baron et de la baronne Finot, voisins de Valençay.
WELLINGTON (le duc DE)*, 1769-1852. Illustre général anglais,
adversaire de Napoléon, souvent membre du cabinet.
WERTHER (le baron DE)*, 1772-1859. Diplomate prussien, ambassadeur
à Paris, puis ministre des Affaires étrangères à Berlin.
WERTHER (la baronne DE)*, 1778-1853. Née comtesse Sophie
Sandizell.
WERTHER (le baron Charles DE), 1809-1894, fils des précédents; il
remplaça, en 1869, le comte de Golz, ambassadeur à Paris, et y
fut l'instrument de rupture des relations au moment de la guerre
de 1870. En 1874, il fut nommé ambassadeur à Constantinople,
puis se retira à Münich en 1877.
WEYER (Sylvan VAN DE)*, 1803-1874. Homme d'État et littérateur
belge.
WITTGENSTEIN (le prince Guillaume de Sayn-), 1770-1851. Ministre
de la maison du Roi Frédéric-Guillaume III de Prusse, un des
personnages les plus importants de la Cour de Berlin.
WOLFF (M. DE). Conseiller au ministère de l'intérieur prussien
pendant plusieurs années.
WOLFF (Mme DE). Fille du conseiller de justice Hennenberg.
WOLOWSKI (Louis), 1810-1876. Né à Varsovie, il se fit naturaliser
Français après la révolution polonaise de 1830 et se consacra à
l'étude du droit et des problèmes économiques, où il devint un
maître.
WORONZOFF-DASCHKOFF (le comte Ivan), 1791-1854. Ministre de Russie
à Münich de 1824 à 1828, puis à Turin jusqu'en 1835, il fut
ensuite conseiller d'Empire à Pétersbourg, et Grand-maître des
cérémonies à la Cour. Il fut un protecteur éclairé des arts.
WURMB (M.-Frédéric-Charles DE), 1766-1843. Officier d'état-major à
Berlin, il démissionna pour épouser Mlle de Gœcking, et devint
administrateur des terres de la duchesse de Dino, à
Deutsch-Wartenberg.
WURMB (Mme DE), 1783-1862. Wilhelmine de Gœcking, fille du
conseiller d'État au ministère des Finances.
WURTEMBERG (le duc Alexandre DE), 1804-1855. Il entra au service
militaire de l'Autriche, mais ayant épousé morganatiquement, en
1835, une comtesse Rhéday, il s'établit à Paris.
WURTEMBERG (le Roi de)*, 1781-1862. Guillaume Ier.
WURTEMBERG (la princesse Marie DE)*, 1816-1863. Fille du Roi
Guillaume Ier, épouse du général de Neipperg.
WURTEMBERG (la princesse Sophie DE)*, 1818-1877. Sœur de la
précédente, elle épousa Guillaume III, roi des Pays-Bas.
Princesse très distinguée, elle fut une intime amie de
l'Empereur Napoléon III.
WURTEMBERG (le prince Paul DE), 1785-1852. Frère du Roi Guillaume
Ier, il épousa, en 1825, la princesse Charlotte de
Saxe-Altenburg, dont il eut plusieurs enfants. Remarié plus tard
morganatiquement à une Anglaise, il vécut dès lors à Paris.
WURTEMBERG (le prince Frédéric DE). Né en 1808. Fils du précédent;
il resta au service de Würtemberg.
WURTEMBERG (le prince Auguste DE). Né en 1813. Frère du précédent;
il entra au service de Prusse.
X
XIMÉNÈS DE CISNEROS (le cardinal DE), 1436-1517. Célèbre ministre
d'État espagnol, archevêque de Tolède; il rendit les plus grands
services à Charles-Quint, qui s'en montra peu reconnaissant et
l'éloigna, après avoir profité de son influence pour se faire
nommer Roi de Castille et d'Aragon.
Z
ZEA-BERMEDEZ (Don Francisco)*, 1772-1850. Diplomate espagnol. Il
appartenait à une des plus anciennes familles de la Reconquête.
ZEA-BERMEDEZ (Mme DE)*. Morte en 1848. Elle était née Doña
Maria-Antonia de Auduaga, d'une famille originaire de Guipuscoa,
qui compta plusieurs diplomates parmi ses membres. Elle était
Dame noble de l'Ordre de Marie-Louise.
ZOÉ, négresse au service de la vicomtesse de Laval, puis de la
duchesse Mathieu de Montmorency, chez qui elle finit ses jours.
PARIS.--TYP. PLON-NOURRIT ET Cie, 8, RUE GARANCIÈRE.--12288.