INDEX BIOGRAPHIQUE

(Les noms suivis d'un astérisque sont ceux qui ont été déjà

donnés, avec plus de détails, dans l'Index biographique du tome

I.)

A

ABD-EL-KADER, 1807-1853. Célèbre Émir arabe qui soutint en

Algérie, pendant quinze ans, une lutte acharnée contre les

Français; il fut enfin fait prisonnier en 1847 par le général

Lamoricière, embarqué pour la France et interné à Pau, puis à

Amboise. Napoléon III le rendit à la liberté et il fut dès lors

ami de la France. Il mourut en Syrie où il s'était retiré.

ACERENZA (la duchesse D'), 1783-1876. Jeanne, princesse de

Courlande, épousa en 1801 François Pignatelli de Belmonte, duc

d'Acerenza. Elle était la troisième fille du duc Pierre de

Courlande et sœur de la duchesse de Talleyrand.

ACTON (lady). Elle était la fille du duc de Dalberg et avait

épousé en premières noces lord Acton. En deuxièmes noces, elle

épousa Mr Georges Leveson, plus tard lord Granville.

ADÉLAÏDE (Mme)*, 1777-1847. Sœur du roi Louis-Philippe, sur

lequel elle exerçait une grande influence.

ADOLPHE DE NASSAU, 1250-1298. Il fut élu empereur d'Allemagne en

1292 à la mort de Rodolphe de Habsbourg, à l'exclusion d'Albert,

fils de ce Prince. L'Allemagne se révolta contre lui, et il fut

vaincu et tué par son compétiteur Albert d'Autriche, à la

bataille de Gœllheim.

AFFRE (Denis-Auguste), 1793-1848. Archevêque de Paris depuis 1840.

Le 25 juin 1848, Mgr Affre se rendit aux barricades du faubourg

Saint-Antoine, et y fut atteint d'une balle au moment où il

suppliait les insurgés de se rendre. Il mourut deux jours plus

tard des suites de cette blessure.

AGNÈS SOREL, 1409-1450. Dame d'honneur d'Isabelle de Lorraine,

Agnès Sorel fut remarquée par Charles VII et devint sa favorite.

Il lui donna un château à Loches, le comté de Penthièvre, les

seigneuries de Roquessière, d'Issoudun, de Vernon-sur-Seine,

enfin le château de Beauté dans le bois de Vincennes, d'où elle

prit le nom de Dame de Beauté.

ALAVA (don Ricardo DE)*, 1780-1843. Officier et diplomate

espagnol.

ALBUFÉRA (la duchesse D'), 1791-1884. Fille du baron de

Saint-Joseph, elle épousa en 1808 le maréchal Suchet, duc

d'Albuféra, dont elle devint veuve en 1826.

ALDBOROUGH (lady)*, Cornélie, fille de Charles Sandy.

ALFIERI (le comte Victor)*, 1749-1803. Poète tragique italien. Il

épousa secrètement la comtesse d'Albany.

ALIBAUD, 1810-1836. Régicide qui attenta à la vie du roi

Louis-Philippe dans la soirée du 25 juin 1836, et qui fut

exécuté le 11 juillet suivant.

ALTENSTEIN (le baron Charles D'), 1770-1840. Homme d'État

prussien; il fut, de 1808 à 1810, ministre des Finances, et

devint, plus tard, sous le roi Frédéric-Guillaume III, ministre

des Cultes et de l'Instruction publique,

ALTON-SHÉE DE LIGNIÈRES (le comte Édouard D'), 1810-1874. Pair de

France en 1836. D'abord très attaché à la monarchie

constitutionnelle de Juillet, il changea tout à coup sous

l'influence des idées de 1848 et prit part aux manifestations du

parti avancé. Pendant le Second Empire, il vécut loin de la

politique.

ALVANLEY (lord)*, 1787-1849. Homme du monde et officier anglais,

connu pour son esprit.

ANCILLON (Jean-Pierre-Frédéric), 1766-1837. D'origine suisse, il

fut ministre de l'Église réformée à Berlin et professeur à

l'Académie militaire. En 1806, Frédéric-Guillaume III l'appela à

faire l'éducation du Prince Royal, (plus tard Frédéric-Guillaume

IV). Admis à la Cour, Ancillon y joua, jusqu'à sa mort, un

certain rôle. M. Ancillon se maria trois fois: 1º en 1792, à

Marie-Henriette Baudouin, qui mourut en 1823; 2º en 1824, à

Louise Molière, qui mourut en 1826; 3º en 1836, à Flore

Tranouille d'Harley et de Verquignieulle, d'une ancienne famille

de Belgique.

ANDRAL (Mme), Fille de M. Royer-Collard; elle avait épousé le

célèbre docteur Andral.

ANGLONA (le prince D'), 1817-1871; fils du général de l'armée

espagnole; il épousa en 1837 la fille du duc de Frias et devint

duc d'Uceda, titre qui appartenait à la famille de sa femme.

ANGOULÊME (le duc D'), 1777-1844. Appelé aussi M. le Dauphin,

depuis que son père, le roi Charles X, était monté sur le trône

en 1824. Il avait épousé en 1799, à Mitau, sa cousine,

Marie-Thérèse-Charlotte, fille unique du roi Louis XVI.

Généralissime de l'armée française envoyée en Espagne en 1823,

il prit le fort du Trocadéro et signala sa modération par

l'Ordonnance d'Andujar. Il mourut en exil à Goritz, sans avoir

jamais eu d'enfants de son mariage.

ANGOULÊME (la duchesse D'), 1779-1851. Marie-Thérèse-Charlotte de

France, fille unique du roi Louis XVI et de Marie-Antoinette.

Elle reçut à sa naissance le titre de Madame Royale; elle

partagea la captivité de sa famille, et en 1795, le Directoire

consentit à l'échanger contre les commissaires que rendit

l'Autriche. Elle épousa son cousin, le duc d'Angoulême, et

rentra à Paris avec lui en 1815. Exilée de nouveau en 1830, elle

ne revit plus la France et mourut à Frohsdorf.

ANNE D'AUTRICHE*, 1602-1661. Reine de France et Régente pendant la

minorité de Louis XIV.

ANNE DE BRETAGNE, 1476-1514. Reine de France. Fille de François II

de Bretagne, elle épousa successivement Charles VIII et Louis

XII et apporta à la Couronne le duché de Bretagne dont elle

était l'héritière.

APPONYI (le comte Antoine), 1782-1852. Diplomate autrichien, il

fut d'abord Envoyé extraordinaire à la cour de Toscane, puis

ambassadeur à Rome jusqu'en 1825. Plus tard, il fut ambassadeur

à Londres, puis à Paris où il resta jusqu'en 1848. Il avait

épousé, en 1808, Thérèse, fille du comte Nogarola de Vérone.

ARGOUT (le comte D'), 1782-1858. Homme politique et financier

français, il devint conseiller d'État en 1817, puis pair de

France. A partir de 1830, il fit partie de plusieurs ministères,

et garda le poste de gouverneur de la Banque de France jusqu'à

sa mort.

ARNAULD D'ANDILLY, 1589-1674. Après avoir longtemps vécu à la

Cour, il se retira en 1644 à Port-Royal des Champs; il écrivit,

dans cette retraite, des traductions des _Confessions_ de saint

Augustin, des _Mémoires_, etc. Son fils fut le marquis de

Pomponne, ministre des Affaires étrangères, et sa fille la mère

Angélique de Saint-Jean, abbesse de Port-Royal.

ARNAULD (Antoine), 1612-1694. Théologien et philosophe; il avait

d'abord suivi la carrière du barreau, puis fut attiré par le

rigide christianisme des Jansénistes, et il devint le théologien

militant de Port-Royal. Il composa, avec Nicole, la _Logique_ de

Port-Royal, et avec Lancelot, la _Grammaire_. Il était le frère

d'Arnauld d'Andilly.

ARNAULD (la mère Marie-Angélique de Sainte-Madeleine), 1591-1661.

Sœur d'Arnauld d'Andilly et d'A. Arnauld, elle fut abbesse de

Port-Royal des Champs dès l'âge de quatorze ans. Elle y rétablit

la réforme et l'esprit de Cîteaux.

ARNAULD (la mère Angélique de Saint-Jean), 1624-1684. Elle était

fille d'Arnauld d'Andilly. Elle fut abbesse de Port-Royal, comme

sa tante, la mère Angélique de Sainte-Madeleine, et elle eut une

grande part au _Nécrologe_ de Port-Royal; elle écrivit aussi des

_Relations_, des _Réflexions_, etc.

ARNIM (le baron D'), 1789-1861. Diplomate prussien. Il fut envoyé

en 1836 à Bruxelles et de 1840 à 1848 à Paris. Après avoir été

un moment ministre des Affaires étrangères à Berlin, en 1848, il

se retira bientôt des affaires.

ARSOLI (don Camille, prince Massimo et D'), 1803-1873. Il fut

grand maître des Postes pontificales. En 1827, il épousa

Marie-Gabrielle de Villefranche-Carignan, et, devenu veuf, il se

remaria avec la comtesse Hyacinthe de la Porta Rodiani.

ARSOLI (la princesse D'), 1811-1837. Marie-Gabrielle de

Villefranche, fille d'un mariage du baron de Villefranche avec

Mlle de la Vauguyon.

ATHALIN (le baron Louis-Marie), 1784-1856. Général du génie en

France; il fit avec distinction les campagnes de l'Empire, et

devint sous la Restauration, aide de camp du duc d'Orléans; sous

la monarchie de Juillet, il remplit diverses missions

diplomatiques, et devint pair de France en 1840. Il rentra dans

la vie privée, après 1848.

AUBUSSON (le comte Pierre D'), 1793-1842, Colonel d'infanterie. Il

épousa en 1823, Mlle Rouillé du Boissy du Coudray, et mourut,

fou, en 1842.

AUBUSSON (Mlle Noémi D'). Née en 1826, elle était la fille du

comte Pierre d'Aubusson. Elle épousa en 1842 le prince Gontran

de Bauffremont.

AUGUSTE D'ANGLETERRE (la princesse)*, 1797-1809. Duchesse de

Cambridge, elle était fille du landgrave Frédéric de

Hesse-Cassel.

AUMALE (Henri d'Orléans, duc D'), 1822-1897; quatrième fils du roi

Louis-Philippe et de la reine Marie-Amélie, il se distingua par

de brillants services militaires en Algérie. Il quitta la France

en 1848, y rentra après 1871. De nouveau exilé, il ne revint

qu'en 1889. Son talent d'historien le fit entrer à l'Académie

française. Il légua à l'Institut de France son beau domaine de

Chantilly.

AUSTIN (Sarah), 1793-1867. Femme de lettres anglaise qui traduisit

en anglais beaucoup de livres allemands, et composa des ouvrages

de morale et d'éducation.

B

BADE (le grand-duc Léopold DE), 1790-1858; succéda en 1830 à son

frère Louis. Il épousa la princesse Sophie, fille de Gustave IV

Adolphe, roi de Suède.

BADE (la grande-duchesse Stéphanie DE), 1789-1860. Fille de Claude

de Beauharnais, chambellan de l'impératrice Marie-Louise, elle

avait épousé, en 1806, le grand-duc Charles-Louis-Frédéric de

Bade, qui mourut en 1818.

BADE (la princesse Marie DE), 1817-1887. Fille du grand-duc

Charles-Louis de Bade et de Stéphanie de Beauharnais. Elle

épousa, en 1842, le duc de Hamilton, dont elle devint veuve en

1863.

BAGRATION (la princesse), 1783-1857. Catherine Skavronska épousa

en 1800 le prince Pierre Bagration, qui fut tué à Borodino, en

1812. En 1830, la princesse épousa le colonel anglais sir John

Hobart Caradoc, baron Howden. La princesse Bagration fut une

amie du prince de Metternich.

BALBI (la comtesse DE), 1753-1839. Fille du marquis de Caumont-La

Force, elle avait épousé le comte de Balbi et devint dame

d'honneur de Mme la comtesse de Provence. Le comte de Provence

(plus tard Louis XVIII) l'honora de son amitié. La comtesse de

Balbi réunissait tous les charmes de la beauté et de l'esprit.

BALLANCHE (Pierre-Simon), 1776-1846. Penseur mystique qui, après

avoir dirigé quelque temps, à Lyon, un vaste établissement de

librairie et d'imprimerie, héritage de sa famille, vint

s'établir à Paris où il se lia avec Mme de Staël, Chateaubriand,

Joubert, etc. Il devint membre de l'Académie française en 1844.

BALZAC (Honoré DE), 1799-1850. L'un des plus féconds et des plus

remarquables romanciers contemporains, excellant surtout dans la

peinture profonde des passions humaines.

BARANTE (le baron Prosper DE), 1782-1866. Il fut successivement

auditeur au Conseil d'État, chargé de missions diplomatiques,

préfet de la Vendée, de la Loire-Inférieure, puis député, pair

de France et ambassadeur à Saint-Pétersbourg. Comme écrivain et

historien, il obtint les plus grands succès et son _Histoire des

ducs de Bourgogne_ lui ouvrit les portes de l'Académie

française.

BARANTE (la baronne DE), née d'Houdetot. D'origine créole, elle

était renommée pour sa beauté.

BENDEMANN (Édouard), 1811-1889. Peintre allemand qui acquit de

bonne heure une brillante renommée. Professeur à l'Académie des

Beaux-Arts de Dresde, il décora de fresques la salle du Trône du

Château Royal de cette ville. En 1860, il succéda, dans la

direction de l'Académie de Düsseldorf, à Schadow dont il avait

épousé la fille.

BARBET DE JOUY (Joseph-Henri), 1812-1896. Conservateur au Musée du

Louvre et membre de l'Académie des Beaux-Arts.

BARROT (Odilon)*, 1791-1873, Homme politique français.

BARTHE (Félix)*, 1795-1863. Magistrat et homme d'État français.

BASTIDE (Jules), 1800-1879. Libéral ardent, affilié aux carbonari,

J. Bastide fit une guerre acharnée à Charles X. Sous

Louis-Philippe, il fut commandant dans la Garde nationale, fut

compromis et condamné à mort, pour sa participation à l'émeute

des funérailles du général Lamarque; il s'échappa, se réfugia à

Londres, revint plus tard en France et prit la direction du

_National_ après la mort d'Armand Carrel. En 1848, il fut député

et un moment ministre des Affaires étrangères. Sous l'Empire, il

se tint à l'écart de la politique.

BATHURST (lady Georgina), épouse de lord Henry Bathurst, un des

membres les plus éminents du parti tory.

BATTHYANY (la comtesse)*, 1798-1840. Née baronne d'Ahrenfeldt.

BAUDRAND (le général comte)*, 1774-1848. Aide de camp du duc

d'Orléans.

BAUDRAND (Mme). La grande modiste à la mode à Paris en 1836.

BAUFFREMONT (la duchesse DE), née en 1771. Fille du duc de la

Vauguyon, elle épousa en 1787 Alexandre, duc de Bauffremont.

Elle était très liée avec le prince de Talleyrand.

BAUFFREMONT (la princesse DE), 1802-1860. Laurence, fille du duc

de Montmorency, elle épousa en 1819 le prince Théodore de

Bauffremont. Elle était la sœur aînée de la duchesse de

Valençay.

BAUFFREMONT (le prince Gontran DE). Né en 1822, il épousa, en

1842, Mlle d'Aubusson de la Feuillade.

BAUSSET (le cardinal de), 1748-1824. Evêque d'Alais. Il fut fait

Pair à la Restauration et reçut le chapeau de Cardinal en 1817.

L'année précédente, il était entré à l'Académie française. Il a

laissé une _Histoire de Fénelon_ et une _Histoire de Bossuet_.

BAUTAIN (l'abbé), 1796-1867. Élève de l'École normale où il eut

comme maître M. Cousin, il fut nommé en 1816 professeur de

philosophie au collège de Strasbourg. Il entra dans les ordres

en 1828. En 1849, Mgr Sibour, archevêque de Paris, le nomma son

vicaire général. L'abbé Bautain a cultivé presque toutes les

branches des connaissances humaines.

BAVIÈRE (la reine douairière DE), 1770-1841. La princesse Caroline

de Bade, fille de Charles-Louis, prince héréditaire de Bade,

épousa, en 1797, le roi Maximilien de Bavière dont elle devint

veuve en 1825.

BAVIÈRE (le roi Louis Ier DE), 1786-1868, monta sur le trône de

Bavière en 1825, à la mort de son père Maximilien Ier. Le roi

Louis abdiqua en 1848, après avoir fait de Munich l'Athènes de

l'Allemagne.

BAVIÈRE (la reine Thérèse DE), 1792-1854; fille du duc Frédéric de

Saxe-Hildburghausen (plus tard Saxe-Altenburg),

BAVIÈRE (le prince royal DE), 1811-1864; Maximilien II, fils du

roi Louis Ier auquel il succéda en 1848. En 1842, il épousa la

princesse Marie de Prusse.

BEAUVAU (le prince Marc DE), 1816-1883; épousa en premières noces,

en 1840, Mlle Marie d'Aubusson de La Feuillade, et en secondes

noces, Mlle Adèle de Gontaut-Biron.

BECKETT (saint Thomas), 1117-1170, Archevêque de Canterbury,

assassiné au pied des autels par des courtisans de Henri II, roi

d'Angleterre. Le pape Alexandre III le canonisa comme martyr.

BEGAS (Charles-Joseph), 1794-1854. Peintre allemand, élève de

Gros, chez qui il étudia à Paris. En 1822, il alla en Italie; en

1825, il se fixa à Berlin où il devint peintre du roi de Prusse,

professeur et membre de l'Académie des Beaux-Arts.

BELGES (le roi des)*, Léopold Ier, 1790-1865.

BELGES (la reine des), Louise, princesse d'Orléans, 1812-1850,

seconde femme de Léopold Ier de Belgique, et fille de

Louis-Philippe,

BELGIOJOSO (la princesse), 1808-1868. Christine Trivulzio épousa

en 1824 le prince Barbiano Belgiojoso. Ne pouvant souffrir les

Autrichiens, elle quitta Milan et s'établit à Paris en 1831, où

elle se fit remarquer par sa beauté, son esprit et ses allures

étranges. La princesse Belgiojoso publia en 1846, sous un

anonyme assez transparent, un ouvrage en quatre volumes, ayant

pour titre: _Essai sur la formation du dogme catholique_, qui

fut fort discuté. Quand le Piémont déclara la guerre à

l'Autriche en 1848, la Princesse accourut à Milan et y équipa et

paya un bataillon. Exilée après la paix, elle retourna à Paris,

où elle vécut principalement de sa plume, ses biens ayant été

confisqués par le gouvernement autrichien, pour ne lui être

rendus qu'en 1859, époque où elle revint se fixer en Italie,

s'occupant toujours ardemment de politique.

BENKENDORFF (le comte Constantin DE), 1786-1858. Général aide de

camp de l'empereur Nicolas Ier de Russie. Il fut quelque temps

ministre de Russie à Stuttgart, où il mourut.

BERGERON (Louis)*. Né en 1811. Journaliste français.

BERNARD (Simon, baron), 1779-1839. Pair de France et Ministre de

la guerre sous Louis-Philippe, après avoir servi sous l'empereur

Napoléon Ier et sous la première Restauration.

BERRYER (Antoine)*, 1790-1868. Avocat français.

BERTIN DE VEAUX (M.)*, 1771-1842. Journaliste français.

BERTIN DE VEAUX (Mme), née Bocquet; elle était la belle-fille de

M. Merlin.

BERTIN L'AÎNÉ (Louis-François), 1766-1841. Publiciste français,

fondateur du _Journal des Débats_ avec son frère Bertin de

Veaux.

BERTIN (Mme). Mlle Boutard, sœur d'un critique d'art au _Journal

des Débats_, épousa M. Bertin, dit l'aîné.

BERTRAND (le comte), 1773-1844. Le fidèle ami de Napoléon Ier dont

il fut l'aide de camp, et qu'il suivit à l'île d'Elbe et à

Sainte-Hélène.

BERWICK (la duchesse DE), 1793-1863. Dona Rosalia Ventimighi

Moneada naquit à Palerme et était fille du comte de Prado. Elle

fut Dame de la reine Isabelle et grande-maîtresse du Palais. Son

fils, le duc de Berwick et d'Albe, épousa la sœur aînée de

l'impératrice Eugénie.

BILZ (Mlle Marguerite DE), 1792-1875. Elle fut d'abord maîtresse

de piano de la princesse Marie de Bade (plus tard duchesse de

Hamilton) et devint ensuite demoiselle d'honneur de la

grande-duchesse Stéphanie de Bade.

BINZER (Mme DE), 1801-1891. Née de Gerschau, elle avait épousé, en

1822, M. de Binzer, littérateur allemand.

BIRON (Henri, marquis DE), 1803-1883. Il avait épousé Mlle de Mun,

sœur du marquis de Mun, qui ne lui donna pas d'enfants. Devenu

veuf de bonne heure, il vécut depuis chez son frère, le comte

Étienne de Biron.

BIRON-COURLANDE (le prince Charles DE). Né en 1811, il avait

épousé en 1833 une comtesse de Lippe-Biesterfeld.

BIRON-COURLANDE (la princesse Fanny DE), 1815-1883; sœur de la

comtesse de Hohenthal et de Mme de Lazareff, la princesse Fanny

épousa le général de Boyen.

BJOERNSTJERNA (la comtesse DE), 1797-1865. Élisabeth-Charlotte,

fille du feld-maréchal comte de Stedingk, ambassadeur de Suède

en Russie, et sœur de la comtesse Ugglas, épousa en 1815 le

baron de Bjoernstjerna, nommé ministre de Suède à Londres en

1828, et dont elle devint veuve en 1847.

BLITTERSDORF (le baron Frédéric DE), 1705-1861. Homme d'État

badois. Il fut chargé d'affaires à Saint-Pétersbourg en 1816,

ministre plénipotentiaire et envoyé extraordinaire à la

Confédération germanique en 1821, ministre des Affaires

étrangères à Carlsruhe en 1835. En 1848, il se retira des

affaires. Il avait épousé Mlle Brentano.

BONALD (le vicomte DE), 1753-1840. Le plus célèbre représentant

des doctrines monarchiques et religieuses de la Restauration.

Émigré en 1791, il revint en France à la proclamation de

l'Empire. Député de 1815 à 1822, il devint pair de France en

1823, puis membre de l'Académie française, et il ne cessa de

dévouer sa plume et sa parole au maintien du trône et de

l'autel, contribuant ainsi au retour des idées religieuses en

France.

BONAPARTE (Mme Lætitia), 1750-1836. Lætitia Ramolino, d'une

famille italienne, avait épousé, à l'âge de seize ans, Charles

Bonaparte, dont elle eut treize enfants. Napoléon Ier était son

second fils, En 1814, après la chute de l'Empire, elle se retira

à Rome où elle vécut dans la retraite.

BONAPARTE (Joseph), 1768-1844. Frère aîné de Napoléon Ier, Joseph

Bonaparte épousa à Marseille, en 1794, la fille d'un négociant,

sœur de la femme de Bernadotte, Marie-Julie Clary. Il coopéra

au coup d'État du 18 Brumaire, et administra plusieurs fois la

France en l'absence de Napoléon. Nommé roi de Naples en 1806, il

fut transféré en 1808 au trône d'Espagne dont il descendit en

1813. Après la chute de l'Empire, il se retira d'abord aux

États-Unis, puis à Florence où il mourut.

BONAPARTE (Lucien)*, 1773-1840. Troisième frère de Napoléon Ier.

BONAPARTE (Jérôme)*, 1784-1860. Le plus jeune frère de Napoléon

Ier.

BONAPARTE (le prince Louis), 1808-1873. Fils de Louis Bonaparte,

roi de Hollande, et de Hortense de Beauharnais, le prince Louis

eut une jeunesse aventureuse. Il essaya, en 1836 à Strasbourg,

et en 1840 à Boulogne, de renverser Louis-Philippe et de

rétablir l'Empire à son profit. Condamné à la détention

perpétuelle, il fut enfermé à Ham, d'où il s'échappa, s'enfuit

en Belgique, et revint en France après la révolution de 1848. Il

fut élu président de la République le 16 décembre de cette même

année. Quatre ans plus tard, l'Empire fut proclamé, et le prince

Louis régna jusqu'en 1870, sous le nom de Napoléon III.

BORDEAUX (le duc DE)*, 1820-1883. Fils du duc de Berry et

petit-fils du roi Charles X. Il prit plus tard le nom de comte

de Chambord.

BOSSUET (Jacques-Bénigne), 1627-1704. D'une famille de magistrats,

il fut élevé chez les Jésuites, et reçut les ordres sacrés en

1652. Il fut évêque de Condom, en 1669, puis évêque de Meaux.

Nommé, en 1670, précepteur du Dauphin de France, Bossuet composa

pour ce Prince plusieurs ouvrages d'éducation (_Discours sur

l'histoire universelle_, _etc._) et il se montra un zélé

défenseur des libertés gallicanes.

BOURDOIS DE LA MOTTE (Edme-Joachim), 1754-1830. Médecin de

l'hôpital de la Charité, à Paris, M. Bourdois fut détenu à la

Force pendant les troubles révolutionnaires, puis il suivit

l'armée d'Italie. Nommé médecin du roi de Rome en 1811, il fut

également attaché à la Cour sous la Restauration, et devint

membre de l'Académie de Médecine en 1820.

BOURGOGNE (la duchesse DE), 1685-1712. Marie-Adélaïde, fille de

Victor-Amédée, premier roi de Sardaigne; très aimée à la cour de

France, cette Princesse mourut à la fleur de l'âge, six jours

avant son mari, et comme lui de la rougeole. Elle avait eu

plusieurs enfants dont un seul survécut, qui devint Louis XV.

BOURLIER (le comte), 1731-1821. Il fit ses études ecclésiastiques

à Saint-Sulpice, fut nommé, en 1802, évêque d'Évreux, et chargé

par Napoléon Ier de plusieurs missions de confiance auprès du

Pape. Il fut fait pair de France par Louis XVIII en 1814.

BOURLON DE SARTY (Paul DE); fut préfet de la Marne. Il avait

épousé Mlle Adrienne de Vandœuvre.

BOURQUENEY (le baron, puis comte DE)*, 1800-1869. Diplomate

français.

BRESSON (le comte Charles)*, 1788-1847. Diplomate français.

BRETZENHEIM DE REGÉCZ (la princesse DE). Née en 1806, Caroline,

fille du prince Joseph de Schwarzenberg, épousa le prince

Ferdinand de Bretzenheim, chambellan de la cour d'Autriche.

BRÉZÉ (le marquis DE DREUX-), 1793-1846. Il fit, comme officier,

les dernières campagnes de l'Empire. Aide de camp du maréchal

Soult à la Restauration, il suivit le Roi à Gand; retiré du

service en 1827, il devint pair de France par la mort de son

père en 1829. Il fut, à la Chambre haute, l'un des chefs les

plus ardents du parti légitimiste contre le gouvernement du roi

Louis-Philippe.

BRETONNEAU (le Dr Pierre)*, 1778-1862. Médecin de Tours.

BRIGNOLE (la marquise DE). Née Anna Pieri, d'une noble famille de

Sienne. Elle fut la mère du marquis de Brignole, longtemps

ambassadeur de Sardaigne à Paris, et de la duchesse de Dalberg.

Elle mourut en 1815 pendant le Congrès, à Vienne où elle avait

accompagné l'impératrice Marie-Louise.

BRIGODE (le baron DE), 1775-1854. Entré comme auditeur au Conseil

d'État en 1803, il fut député au Corps législatif en 1805. En

1837, il fut nommé pair de France. La révolution de 1848 le

rendit à la vie privée.

BROGLIE (le duc Victor DE)*, 1785-1870. Homme d'État français.

BROGLIE (la duchesse DE)*, 1797-1840. Elle était née Albertine de

Staël.

BROGLIE (Mlle Louise DE). Née en 1818; épousa, en 1836, le comte

d'Haussonville.

BROSSES (Charles DE), 1709-1777; érudit et littérateur français,

auteur d'un ouvrage sur l'Italie, qui eut un grand succès.

BROUGHAM (lord)*, 1778-1868. Homme d'État anglais.

BÜLOW (le baron Henri DE)*, 1790-1846. Diplomate prussien.

BÜLOW (Mme DE), 1802-1889. Fille de Guillaume de Humboldt et

épouse du baron Henri de Bülow, qu'elle accompagna à Londres de

1830 à 1834.

BULWER (sir Henry), 1804-1870. Diplomate anglais, d'abord attaché

aux légations de Berlin, Vienne et la Haye, et qui résida

souvent à Paris. De 1843 à 1848, il fut ministre

plénipotentiaire en Espagne. Après avoir épousé la plus jeune

des filles de lord Cowley, il alla représenter son pays aux

États-Unis, puis en Toscane, et, en 1858, à Constantinople.

BUOL-SCHAUENSTEIN (le comte), 1797-1865. Diplomate autrichien,

successivement attaché à Florence en 1816, à Paris en 1822, à

Londres en 1824, puis ministre à Carlsruhe, à Darmstadt en 1831,

à Stuttgart en 1838, à Turin en 1848 et ensuite à

Saint-Pétersbourg. Il devint conseiller intime et accompagna en

1851 le prince de Schwarzenberg aux conférences de Dresde. En

1852, il fut nommé ministre des Affaires étrangères. Il quitta

le pouvoir en 1859.

BUOL (la comtesse), 1809-1862. La princesse Caroline d'Isenbourg

épousa en 1829 le comte Buol. Par sa mère (née baronne de

Herding), elle était en possession d'une énorme fortune.

BUSSIÈRE (Jules-Edmond DE), 1804-1888. Diplomate, chargé

d'affaires à Darmstadt, puis à Dresde. Louis-Philippe l'éleva à

la Pairie en 1841. En 1848, il rentra dans la vie privée.

BYRON (George Gordon, lord)*, 1788-1824. Célèbre poète romantique

anglais.

C

CALATRAVA (don José-Maria), 1781-1846. Homme d'État espagnol, et

défenseur des libertés de son pays. Déporté en 1814, Calatrava

ne put rentrer en Espagne qu'au rétablissement de la

Constitution en 1820. Ministre de la Justice en 1823, il dut

s'embarquer pour l'Angleterre, lors de l'occupation française.

En 1830, il vint faire partie de la Junte directrice de Bayonne.

Hostile à Martinez de la Rosa, il s'associa à la garde nationale

de Madrid en 1835. Quand la Reine eut juré la Constitution, la

direction des affaires lui fut remise, et, après de nombreuses

preuves d'incapacité, on fit de lui un sénateur.

CAMPAN (Mme)*, 1752-1822. Célèbre éducatrice française.

CANOVA (Antoine)*, 1757-1822. Célèbre sculpteur italien.

CAPOUE (le prince DE), 1811-1862. Charles-Ferdinand, frère du roi

Ferdinand de Naples. Il avait été soupçonné de prendre part aux

intrigues antidynastiques, et fut exilé. Il épousa

morganatiquement en Angleterre miss Penelope Smith, dont il eut

deux enfants qui ne furent pas reconnus par la famille royale de

Naples. Il obtint de Victor-Emmanuel, après 1860, un apanage,

qui fut confirmé plus tard à sa veuve et à ses enfants durant

leur vie.

CAPRARA (le cardinal J.-B.), 1733-1810. Évêque d'Iési. Ayant

rempli avec succès plusieurs missions diplomatiques, il fut

nommé par le pape Pie VII légat _a latere_ près du gouvernement

français, et, en cette qualité, le Cardinal conclut le Concordat

de 1801. Après avoir été fait archevêque de Milan, le cardinal

Caprara sacra, dans cette ville, Napoléon roi d'Italie.

CARADOC (sir John Hobart), 1799-1873. Plus tard baron Howden.

Colonel dans l'armée anglaise, puis ministre d'Angleterre à

Rio-de-Janeiro et à Madrid.

CARAMAN (la marquise DE). Césarine Gallard de Béarn épousa le

marquis Victor de Caraman, dont elle devint veuve en 1836.

CARIGNAN (le prince Eugène DE), 1816-1888. Il était fils du baron

de Villefranche et de Mlle de la Vauguyon. Le roi de Sardaigne,

Charles-Albert, le reconnut comme Prince du sang. Il fut Amiral

de la marine sarde et Régent du royaume pendant les guerres de

1859 et de 1866. S'étant marié morganatiquement, il eut

plusieurs enfants auxquels le roi Humbert accorda le titre de

comtes de Villefranche-Soissons sans leur reconnaître aucune

espèce d'alliance avec la maison de Savoie.

CARIGNAN (Philiberte DE), 1814-1874. Fille du prince de

Villefranche, de la maison de Carignan, et de son mariage avec

Mlle de la Vauguyon.

CARLOTTA (l'infante)*, 1804-1844. Sœur de la reine Christine

d'Espagne.

CAROLATH-BEUTHEN (le prince Henri DE), 1783-1864. Général de

cavalerie dans l'armée prussienne et Grand-Veneur royal. Il

épousa en premières noces une comtesse Pappenheim dont il eut

deux filles, et en secondes noces, sa cousine la comtesse Firks

dont il n'eut pas d'enfants.

CAROLATH-BEUTHEN (la princesse Adélaïde), 1797-1849. Fille du

comte de Pappenheim, lieutenant-général en Bavière, elle épousa

en 1817 le prince Henri Carolath.

CAROLATH-BEUTHEN (la princesse Lucie). Née en 1822. Fille aînée du

prince Henri Carolath, elle épousa le comte de Haugwitz dont

elle devint veuve en 1888.

CAROLATH-BEUTHEN (la princesse Adélaïde). Née en 1823. Fille

cadette du prince Henri Carolath.

CAROLATH-SAABOR (le prince Frédéric DE), 1790-1859. Major au

service de Prusse et Conseiller du cercle de Grünberg (Silésie).

Il avait épousé la fille du prince Henri XLIV Reuss.

CAROLINE (Marie-), 1752-1814. Reine de Naples. Fille de

l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, cette Princesse épousa,

en 1768, Ferdinand IV, roi de Naples. Par son influence, elle

fit déclarer la guerre à la République française, et s'attira,

par là, les vengeances de Napoléon Ier. Chassée de ses États, la

reine Caroline se retira en Autriche et mourut à Schœnbrunn.

Elle était la mère de la reine Marie-Amélie.

CAROLINE (l'impératrice), 1803-1884, La princesse Caroline de

Savoie, fille de Victor-Emmanuel Ier, et sœur jumelle de la

duchesse de Lucques, épousa en 1831 Ferdinand II, qui fut

empereur d'Autriche.

CARRACHE (Annibal)*, 1560-1609. Célèbre peintre italien.

CARREL (Armand)*, 1800-1836. Publiciste français.

CASANOVA DE SEINGALT, 1725-1803. Célèbre aventurier du

dix-huitième siècle, fils d'acteurs, tour à tour publiciste,

prédicateur et surtout homme à bonnes fortunes. Il se lia avec

Rousseau, Voltaire, Souvaroff, Frédéric le Grand et Catherine

II. A bout d'argent et d'aventures, il suivit en Bohême le comte

Waldstein-Dux, pour être son bibliothécaire. A Dux, il composa

ses _Mémoires_, confession sans repentirs et tableau d'une

société plus spirituelle que morale.

CASTELLANE (la comtesse DE)*, 1766-1847. Cordélia Greffulhe,

mariée en 1813 au comte de Castellane, plus tard maréchal de

France.

CASTELLANE (le marquis Henri DE), 1814-1847. Fils aîné du maréchal

de Castellane, auditeur au Conseil d'État et conseiller général

du Cantal, il fut nommé député en 1844. En 1839, il avait épousé

Mlle Pauline de Périgord, petite-nièce du prince de Talleyrand

et fille de la duchesse de Dino, auteur de cette _Chronique_.

CÉSAR (Jules), 101-40 av. J.-C. Célèbre général romain, qui

s'illustra par la conquête de la Gaule.

CHABOT (Philippe DE), 1815-1875. Ph. de Chabot, comte de Jarnac,

suivit la carrière diplomatique et garda toute sa vie un profond

attachement à la maison d'Orléans. Il avait été nommé

ambassadeur de France à Londres en 1874, mais il y mourut

bientôt après d'une pleurésie.

CHABROL DE CROUSOL (le comte DE), 1771-1831. Membre du Conseil

d'État sous Napoléon Ier, président de la Cour impériale

d'Orléans, préfet du Rhône en 1814, directeur de

l'Enregistrement et des Domaines en 1822, ministre de la Marine

en 1823 et des Finances en 1829.

CHALAIS (le prince DE), 1809-1883. Élie-Louis-Roger, fils aîné du

duc de Périgord. Il avait épousé Elodie de Beauvilliers de

Saint-Aignan, dont il devint veuf en 1835.

CHAMPCHEVRIER (Mme DE). Dame fort respectable, habitant le château

de Champchevrier, près de Cinq-Mars en Touraine vers 1840, dans

un âge très avancé.

CHARLES-THÉODORE, 1724-1799. Électeur de Bavière. Il n'aimait pas

Munich et vint s'établir à Mannheim. On lui a érigé une statue à

Heidelberg.

CHARLES IV, 1316-1378. Empereur d'Allemagne. Fils de Jean de

Luxembourg, roi de Bohême. Il succéda à son père en 1346 et fut

élu Empereur en 1347. Charles IV publia en 1356 la fameuse

_Bulle d'or_, constitution de l'Empire qui est restée en vigueur

jusqu'en 1806, et il fut le premier Prince allemand qui vendit

des titres de noblesse. Il fonda les Universités de Prague et de

Vienne.

CHARLES X*, 1757-1836. Roi de France de 1824 à 1830.

CHARLOTTE (la reine), 1744-1818. La princesse Charlotte de

Mecklembourg-Strélitz, épousa, en 1761, le roi George III

d'Angleterre, dont elle eut un très grand nombre d'enfants.

CHASTELLUX (Mme DE), née Zéphyrine de Damas; elle avait épousé en

premières noces M. de Vogüé.

CHATEAUBRIAND (le vicomte DE)*, 1768-1848. Homme de lettres

français.

CHOISEUL-PRASLIN (la comtesse DE). Née en 1782. Seconde femme du

comte René de Choiseul-Praslin, fille de François de Rougé,

comte du Plessis-Bellière.

CHOMEL (le Dr), 1788-1859. Médecin français, le premier qui

établit une véritable clinique à l'hôpital de la Charité. Élève

de Corvisard, Chomel devint médecin du roi Louis-Philippe.

CHREPTOWICZ (la comtesse), morte en 1878. Hélène, fille du comte

de Nesselrode, épousa le comte Michel Chreptowicz, qui servit

longtemps dans la diplomatie russe, et fut fait grand-chambellan

de la Cour dans les dernières années du règne d'Alexandre II.

CLAM-GALLAS (le comte Édouard DE), 1805-1891. Général de cavalerie

autrichien, qui joua un rôle important dans les guerres où

l'Autriche se trouva engagée depuis 1848. Il se démit de ses

fonctions en 1868, aigri par les attaques dirigées contre sa

campagne de 1866 en Bohême contre la Prusse, bien qu'un conseil

de guerre l'ait entièrement disculpé.

CLANRICARDE (lord)*, 1802-1874. Homme politique anglais.

CLANRICARDE (lady)*, morte en 1876. Fille du célèbre Canning.

CLARY-ALDRINGEN (le prince Charles), 1777-1831. Il avait épousé la

comtesse Louise Chotek.

CLAUSEL (le comte Bertrand), 1772-1842. Engagé volontaire en 1791,

Clausel eut un avancement rapide. Général de division en 1805,

il servit en Italie, en Dalmatie, en Illyrie, s'illustra dans la

guerre d'Espagne. Après les Cent-Jours, et après s'être rallié à

Napoléon, il se retira aux États-Unis, et ne revint qu'après

l'armistice de 1820. Député en 1827, il fit partie de

l'opposition libérale, et après 1830, il fut nommé gouverneur

de l'Algérie, mais échoua au siège de Constantine et fut

remplacé dans son commandement. Il vécut dès lors dans la

retraite.

CLÉMENT DE RIS (Mlle), épousa, plus tard, l'amiral la Roncière le

Noury. Elle était fille d'un sénateur de l'Empire, et habitait,

aux environs de Valençay, le château de Beauvais.

CLÉMENTINE (la princesse), 1817-1907. La princesse Clémentine

d'Orléans, fille du roi Louis-Philippe, épousa en 1843 le prince

Auguste de Saxe-Cobourg-Gotha, duc de Saxe.

CLERMONT-TONNERRE (le prince Jules DE), 1813-1849. Second fils du

duc Aimé de Clermont-Tonnerre, ancien Ministre de la guerre et

Pair de France. Le prince J. de Clermont-Tonnerre épousa Mlle de

Crillon.

COBOURG (le prince Ferdinand DE)*, 1816-1888. Mari de doña Maria

da Gloria, reine de Portugal.

COBOURG (le duc Ernest I de Saxe-), 1784-1844. Ce Prince succéda,

en 1806, à son père, le duc François. Il épousa, en premières

noces, la princesse Louise de Saxe-Cobourg-Altenbourg, qui

mourut en 1831, et il se remaria, en 1832, avec la princesse

Antoinette de Würtemberg.

COEUR (l'abbé), 1805-1860. Issu d'une famille de négociants, que

la tradition fait descendre du célèbre argentier de Charles VII,

l'abbé Cœur fut d'abord professeur de philosophie au séminaire

de Lyon. Venu à Paris, en 1827, il y suivit avec assiduité les

cours de MM. Guizot, Villemain et Cousin, puis se voua à la

prédication. En 1840, il prêcha à Saint-Roch un carême après

lequel le roi Louis-Philippe lui donna la croix de la Légion

d'honneur. En 1848, il fut appelé à l'évêché de Troyes. Ce fut

lui qui prononça l'oraison funèbre de Mgr Affre.

COGNY (le Dr). Médecin de Valençay.

COIGNY (le duc DE), 1788-1865. Entré dans l'armée comme volontaire

en 1805, il perdit le bras à la bataille de Smolensk, reçut le

grade de colonel de cavalerie après le retour des Bourbons, en

1814, fut nommé aide de camp du duc de Berry, puis attaché au

duc de Bordeaux. En 1821, il remplaça le maréchal de Coigny, son

grand-père, à la chambre des Pairs. Après avoir fait d'inutiles

démarches auprès de Charles X, en 1830, pour obtenir la

révocation des Ordonnances, M. de Coigny prêta serment à la

monarchie de Juillet. En 1837, il fut Chevalier d'honneur de la

duchesse d'Orléans, et en 1843, il fut promu Maréchal de camp.

COIGNY (la duchesse DE). Elle était Anglaise et fille de sir H.-J.

Dalrymple Hamilton. Elle épousa le duc de Coigny en 1822.

COLLARD (Mme Hermine). Élevée par Mme de Genlis, il régnait une

grande obscurité sur sa naissance.

COMBALOT (l'abbé Théodore), 1798-1873. Prédicateur français. Il

fut ordonné prêtre fort jeune et devint un zélé partisan de

Lamennais, dont il désavoua cependant plus tard les doctrines.

Ses prédications causèrent une vive émotion par leur caractère

politique.

CONDÉ (Louis II, prince DE), 1621-1686, dit _le Grand Condé_,

premier Prince du sang, connu d'abord sous le nom de duc

d'Enghien. Il s'illustra par ses victoires de Rocroy, de

Fribourg, de Nordlingen, de Lens. Après avoir pris une part

regrettable aux troubles de la Fronde, le prince de Condé fut

remis en possession de son commandement lors du traité des

Pyrénées, et se conduisit glorieusement pendant les guerres de

Flandre et de Franche-Comté.

CONYNGHAM (François-Nathaniel, marquis DE)*, 1797-1882. Homme

politique anglais.

CORMENIN (le vicomte DE), 1788-1868. Publiciste, conseiller

d'État, député, célèbre comme pamphlétaire sous le pseudonyme de

Timon.

CORNÉLIUS (Pierre DE), 1783-1867. Célèbre peintre allemand, de

l'école de Düsseldorf. Il étudia plusieurs années à

Francfort-sur-le-Mein et à Rome. Ses compositions sont

grandioses, son dessin remarquable.

COSSÉ-BRISSAC (le duc DE), 1775-1848. Administrateur sous

l'Empire, il se rallia à la Restauration et entra à la Chambre

des Pairs en 1814. M. de Cossé se rallia ensuite à la monarchie

de Juillet.

COURLANDE (la duchesse DE), 1761-1821. Née comtesse de Medem, elle

avait épousé le duc Pierre de Courlande, dont elle eut quatre

filles. La plus jeune était la duchesse de Dino, auteur de la

_Chronique_ que nous publions.

COUSIN (Victor)*, 1792-1867. Philosophe français.

COWPER (lady)*, 1787-1869. Plus tard lady Palmerston.

CRÉMIEUX (Adolphe), 1796-1880. Avocat et homme politique français.

Il fut membre de la Défense nationale en 1870.

CRESCENTINI (Girolamo), 1769-1846. Célèbre sopraniste, surnommé

l'_Orphée italien_. Crescentini entra au théâtre en 1788, et se

fit entendre à Rome, Vérone, Padoue, Vienne et Lisbonne.

Napoléon le retint à Paris de 1806 à 1812. Il devint plus tard

professeur au Conservatoire de Naples.

CRUVEILHIER (le Dr Jean), 1791-1874. Médecin et célèbre anatomiste

français. Il était né à Limoges et fit ses études à Paris, où il

eut ensuite une clientèle étendue et choisie.

CUBIÈRES (le général DE), 1786-1853. Sorti, en 1804, de l'École

militaire de Fontainebleau, il se distingua à Austerlitz et à

Auerstaedt où il fut blessé; il gagna la crois d'honneur à

Eylau, le grade de capitaine à Essling, devint chef d'escadron

pendant la campagne de 1813, colonel en 1815 et se couvrit de

gloire à Waterloo. Mis à la retraite par la deuxième

Restauration, il obtint la Recette générale de la Meuse, et

reçut, en 1832, le commandement du corps expéditionnaire

d'Ancône. Il fut fait Général, et nommé deux fois Ministre de la

guerre en 1839 et 1840. En 1847, son nom fut mêlé à une affaire

déplorable: on l'accusa d'avoir corrompu le ministre Teste pour

obtenir la concession des mines de sel de Gouhénans. Traduit

devant la Cour des Pairs, il fut condamné à la dégradation

civique et à 10 000 francs d'amende. En 1852, il fut réhabilité

par la Cour d'appel de Rouen.

CUMBERLAND (Ernest-Auguste, duc de)*, 1771-1851. Le dernier des

fils de George III, roi d'Angleterre.

CUMBERLAND (la duchesse DE)*. Née princesse de

Mecklembourg-Strélitz.

CUNÉGONDE (sainte), morte en 1040. Impératrice d'Allemagne, femme

de Henri II de Bavière. On la fête le 3 mars.

CUVIER (Rodolphe). Pasteur protestant de la duchesse d'Orléans. Il

était issu d'une branche collatérale du célèbre naturaliste de

ce nom.

CUVILLIER-FLEURY (Alfred-Auguste), 1802-1887. Littérateur

français, collaborateur du _Journal des Débats_, appelé, par le

roi Louis-Philippe, auprès de son quatrième fils le duc

d'Aumale, dont il fut le précepteur et plus tard le secrétaire

des commandements. Il fut élu membre de l'Académie française en

1866.

CZARTORYSKI (le prince Adam)*, 1770-1861. Ancien ministre des

Affaires étrangères de l'empereur Alexandre Ier de Russie.

CZARTORYSKI (le prince Adam), 1804-1880. Fils du prince Constantin

Czartoryski et de la princesse Angélique Radziwill, il épousa en

premières noces, en 1832, sa cousine germaine, la princesse

Wanda Radziwill, et en deuxièmes noces, en 1848, la comtesse

Dzialynska.

CZARTORYSKA (la princesse Wanda), 1813-1846. Fille du prince

Antoine Radziwill et de la princesse Louise de Prusse, elle

épousa en 1832 le prince Adam Czartoryski.

D

DALBERG (le duc DE)*, 1773-1833. Fils du Primat et Archichancelier

du même nom.

DANEMARK (le roi Frédéric III DE), 1768-1839. Il succéda à son

père en 1815 et épousa la fille du landgrave de Hesse-Cassel.

DANEMARK (le prince Chrétien DE), 1786-1848. Ce prince avait

épousé en premières noces une princesse de

Mecklembourg-Schwerin, dont il divorça, et en secondes noces, la

princesse Caroline de Schleswig-Holstein-Augustenbourg. De son

premier mariage, il eut un fils, Frédéric, qui régna après lui,

sous le nom de Frédéric VII.

DANEMARK (la princesse Chrétien DE), 1796-1881. Seconde femme du

prince Chrétien, elle était née princesse de

Schleswig-Holstein-Augustenbourg.

DARMÈS. Auteur de l'attentat du 15 octobre 1840 sur le roi

Louis-Philippe.

DARMSTADT (la princesse Marie DE). Née en 1824, elle épousa, en

1841, le grand-duc héritier de Russie.

DECAZES (Élie, duc)*, 1780-1846. Homme politique français.

DELAVIGNE (Casimir), 1793-1843. Poète lyrique et dramatique. Il

entra à l'Académie en 1825. Ses idées libérales l'avaient mis en

disgrâce sous la Restauration; le roi Louis-Philippe, alors duc

d'Orléans, l'en tira en lui confiant sa bibliothèque du

Palais-Royal.

DEMERSON (l'abbé), 1795-1872. Prêtre français, entré dans les

ordres en 1819, et curé de Saint-Séverin, puis de Saint-Germain

l'Auxerrois de 1838 à 1850, époque où il devint titulaire de

Notre-Dame de Paris.

DEMIDOFF (le comte Anatole), 1812-1870. Le comte Demidoff, prince

de San-Donato, épousa en 1841 la princesse Mathilde, fille du

roi Jérôme de Westphalie, qui portait le nom de princesse

Mathilde de Montfort.

DENIS BARBIER. Un des domestiques de Pouch Lafarge. Il avait

fabriqué des billets de complaisance pour son maître, lorsque

celui-ci, assez mal dans ses affaires, vint à Paris, et il était

resté son factotum.

DESJARDINS (l'abbé), 1756-1833. Ordonné prêtre en 1775, il fut

vicaire général de Bayeux, émigra en Angleterre, puis en

Amérique, pendant la Révolution, et ne revint en France qu'en

1802. Devenu curé des Missions étrangères à Paris, l'Empereur

Napoléon le fit arrêter sur quelques soupçons, enfermer à

Vincennes, puis exiler à Verceil. Rentré en France à la

Restauration, l'abbé Desjardins refusa en 1823 l'évêché de

Blois, en 1824, celui de Châlons, mais il fut nommé vicaire

général de Paris.

DIEFFENBACH (Jean-Frédéric), 1794-1847. Célèbre oculiste prussien

auquel on doit la découverte de l'opération qui consiste à

redresser les yeux qui louchent. Il mourut subitement dans la

salle des opérations de l'hôpital de la Charité de Berlin, dont

il était directeur depuis 1840.

DIESKAU (Mlle Sidonie DE). Morte à un âge très avancé; elle

demeurait à Gera, en Saxe, près d'Altenbourg, et était proche

voisine du château de Lœbichau.

DINO (le duc DE), 1813-1894. Connu d'abord sous le nom de comte

Alexandre de Périgord*, il prit ce titre en 1838, lorsque son

père devint duc de Talleyrand.

DOHNA (la comtesse Marie), 1805-1893. Née Mlle de Steinach, elle

épousa en 1829 le comte Dohna qui fut pendant de longues années

landrat à Sagan, et possédait, non loin de là, la terre de

Kunzendorf.

DOLOMIEU (la marquise DE)*, 1779-1849. Dame d'honneur de la reine

Marie-Amélie.

DON CARLOS DE BOURBON*, 1788-1855. Second fils de Charles IV et

frère de Ferdinand VII, rois d'Espagne. Après la mort de son

frère, en 1833, il souleva la guerre civile en voulant s'emparer

du trône.

DON FRANCISCO*, 1794-1865. Infant d'Espagne. Époux de l'Infante

Carlotta.

DOSNE (M.). D'abord simple employé dans une maison de banque de

Paris, il devint agent de change en 1816. Après la révolution

de Juillet, il démissionna pour devenir Receveur général du

Finistère et, quatre ans plus tard, Receveur général du Nord.

Devenu régent de la Banque de France et un des plus forts

actionnaires des mines d'Anzin, il accrut beaucoup sa fortune.

DOSNE (Mme)*. Épouse de l'agent de change, et mère de Mme Thiers.

DOSNE (Mlle Félicie). Sœur de Mme Thiers. Très dévouée, elle se

consacra tout entière à sa sœur et à son beau-frère, et publia,

en 1903, comme un monument à la mémoire de M. Thiers, des

papiers qu'il lui avait laissés, sous le titre _Occupation et

libération du territoire_ (1871-1875). Elle mourut bientôt

après, dans un âge très avancé.

DOUDAN (Ximénès), 1800-1872. D'abord précepteur dans la maison du

duc de Broglie, M. Doudan dirigea ensuite le cabinet politique

du Duc, qui l'avait en très grande estime, et le conserva

toujours auprès de lui comme secrétaire intime.

DUBOIS (M.). Député de la Loire-Inférieure, il était membre du

Conseil royal de Instruction publique et directeur de l'École

normale.

DUCHÂTEL (Charles, comte)*, 1803-1867. Homme politique français.

DUFAURE (Jules-Armand-Stanislas), 1798-1881. Avocat et homme

d'État français. Nommé député en 1834, il prit place dans les

rangs du parti libéral constitutionnel, fut conseiller d'État en

1836 et ministre des Travaux publics en 1839. Il se rallia à la

République en 1848, et devint ministre de l'Intérieur, mais se

tint à l'écart des affaires sous le second Empire. En 1871, il

devint ministre de la Justice. Il siégea plus tard au Sénat et

fit voter les lois de garanties.

DUPANLOUP (Félix-Philibert), 1802-1878. Prêtre des plus

distingués, il se fit d'abord connaître par ses fameux

catéchismes; devenu, après 1835, vicaire général du diocèse de

Paris et supérieur du petit séminaire de Saint-Nicolas, il prit,

dès lors, une part active dans la question de la liberté de

l'enseignement. En 1849, il fut nommé évêque d'Orléans. Devenu

membre de l'Académie en 1854, Mgr Dupanloup se fit ensuite

remarquer par sa défense du Saint-Siège au moment de

l'expédition d'Italie. En 1869, il siégea au concile de Rome,

puis revint à Orléans pour se trouver au milieu de son troupeau

pendant la guerre. Après la conclusion de la paix, il fut élu

membre de l'Assemblée par ses diocésains reconnaissants.

DUPIN (André-Marie)*, 1783-1865. Jurisconsulte et magistrat

français.

DUPREZ (Gilbert-Louis), 1806-1879. Célèbre chanteur français,

attaché pendant dix années à l'Opéra de Paris. Il avait une voix

de ténor incomparable.

DÜRER (Albert), 1471-1523. Célèbre peintre et graveur allemand,

qui joignait à un coloris profond une touche savante et

beaucoup de vérité. Il excella dans le portrait, et la gravure

lui doit de grands perfectionnements.

DURHAM (John Lambton, comte)*, 1792-1848. Homme d'État anglais.

DUVERGIER DE HAURANNE (Prosper), 1798-1881. Homme politique

français; un des chefs de l'opposition dynastique sous la

monarchie de Juillet, et un des organisateurs des banquets en

1848. Il fit partie de la minorité anti-napoléonienne, fut

emprisonné, puis exilé après le coup d'État du 2 décembre 1851,

mais put rentrer en France en 1852. Renonçant alors à la

politique militante, il composa une _Histoire du gouvernement

parlementaire en France_, qui le fit entrer à l'Académie en

1870, en remplacement du duc de Broglie.

E

ÉDOUARD. Le grand coiffeur des dames à Paris, sous Louis-Philippe.

ÉLISABETH DE PRUSSE (la reine), 1801-1873. Fille du roi Maximilien

de Bavière, elle épousa en 1823, le prince royal de Prusse, qui

monta sur le trône en 1840, sous le nom de Frédéric-Guillaume

IV. Devenue veuve en 1861, la reine Élisabeth vécut depuis dans

la retraite.

ELLICE (M. Édouard)*, 1787-1863. Homme politique anglais, gendre

de lord Grey.

ELSSLER (Thérèse). 1806-1878. Célèbre danseuse allemande, créée

baronne de Barnim par le roi Frédéric-Guillaume IV, en 1850, à

l'occasion de son mariage avec le prince Adalbert de Prusse.

ELSSLER (Fanny). 1810-1886. Sœur de la précédente et, comme elle,

célèbre danseuse. Elle parcourut toutes les scènes de l'Europe

et de l'Amérique, puis se retira en 1845 dans sa belle propriété

près de Hambourg. Elle s'était acquis une grande fortune.

EMMANUEL-PHILIBERT, dit _Tête-de-fer_, 1528-1580. Duc de Savoie.

Ce Prince se mit au service de son oncle, l'empereur

Charles-Quint. Il se distingua au siège de Metz en 1552, reçut

en 1553 le commandement de l'armée Impériale, et gagna en 1557,

pour Philippe II, la bataille de Saint-Quentin. Il recouvra son

duché (dont François Ier avait dépouillé son père), en 1559 au

traité de Cateau-Cambrésis, et épousa Marguerite de France,

sœur de Henri II. Sa statue, œuvre du sculpteur Marochetti,

occupe le centre de la place San-Carlo à Turin.

ENTRAIGUES (Amédée Goveau D')*. Né en 1785. Préfet de Tours. Il

avait épousé une princesse Santa-Croce, pupille du prince de

Talleyrand.

ENTRAIGUES (Jules D')*. Né en 1787. Frère du Préfet et

propriétaire du château de _la Moustière_, aux environs de

Valençay.

ÉON DE BEAUMONT (Charles), 1728-1810. Célèbre par l'ambiguïté de

son sexe, car il fut tantôt le chevalier, tantôt la chevalière

d'Éon. Il se distingua de bonne heure dans la carrière

diplomatique, et fut pendant quatorze ans l'agent secret de

Louis XV. La Révolution lui enleva sa pension, et réduit à des

leçons d'escrime, il n'échappa à la misère que grâce aux secours

de quelques amis.

ESPARTERO (Joachim-Boldomero), 1792-1879. Engagé en 1808, il fit

comme militaire une brillante carrière. Il fit l'expédition du

Pérou en 1825 et en rapporta une belle fortune. A la mort de

Ferdinand VII, il prit parti pour la régente Marie-Christine.

Ses succès contre les Carlistes lui valurent, en 1836, la

nomination de général en chef de l'armée du Nord et de vice-roi

de Navarre. En 1840, la régente Marie-Christine ayant abdiqué,

les Cortès transférèrent la Régence au général Espartero, mais

il fut renversé en 1842 et se retira en Angleterre jusqu'en

1847. En 1854 et en 1868, Espartero reprit le pouvoir pour peu

de temps chaque fois. En 1870, les Cortès lui offrirent la

Couronne qu'il refusa, vu son grand âge, et l'absence

d'héritier.

ESTERHAZY (le prince Paul)*, 1786-1866. Diplomate autrichien.

EXELMANS (Isidore, comte)*, 1775-1852. Un des plus brillants

généraux de l'Empire, fait pair de France et Maréchal sous la

monarchie de Juillet.

F

FAGEL (le général Robert)*, 1772-1856. Diplomate hollandais.

FALK (Antoine Reinhard)*, 1776-1843. Diplomate hollandais.

FÉNELON (François de Salignac de la Mothe-), 1651-1715. Archevêque

de Cambrai, précepteur du duc de Bourgogne; il avait adopté les

doctrines du Quiétisme et fut vivement combattu par Bossuet. Il

fut aussi grand écrivain que grand prédicateur.

FERDINAND VII*, 1784-1833. Fils aîné du Roi Charles IV d'Espagne

et son successeur, il fut détrôné par Napoléon Ier au profit de

son frère Joseph, mais remonta sur le trône en 1814.

FERRUS (Guillaume-Marie-André), 1784-1861. Médecin français. Il

introduisit d'habiles réformes à l'hospice des aliénés de

Bicêtre, dont il était médecin en chef. Nommé, en 1830, médecin

consultant du Roi, le Dr Ferrus devint bientôt membre de

l'Académie de médecine et commandeur de la Légion d'honneur.

FESCH (le cardinal Joseph), 1763-1839. Frère de Mme Lætitia

Bonaparte, il fut nommé archevêque de Lyon en 1802, par son

neveu Napoléon Ier. Ambassadeur de France à Rome, puis

grand-aumônier et sénateur, il retourna vivre à Rome à la

Restauration, et y mourut.

FIESCHI (Joseph)*, 1790-1835. Auteur de l'attentat du 28 juillet

1835 contre le Roi Louis-Philippe.

FIQUELMONT (le comte Charles-Louis DE), 1777-1857. Né en Lorraine,

il entra dans l'armée autrichienne en 1793 et y fit les

campagnes de 1805 à 1809. En 1815, il fut envoyé comme ministre

à Stockholm, et en 1820, dans la même qualité à Florence. Nommé

ambassadeur à Pétersbourg, il y résida plusieurs années et ne

rentra en Autriche qu'en 1840 pour devenir ministre d'État, et

un moment ministre des Affaires étrangères en 1848. Sa fille

unique avait épousé le prince Edmond Clary.

FITZ-JAMES (Jacques, duc DE), 1799-1846. Il épousa, en 1825, Mlle

de Marmier.

FLAHAUT (le général comte DE)*, 1785-1870. Pair de France sous

Louis-Philippe, sénateur et ambassadeur sous Napoléon III.

FLAHAUT (la comtesse DE)*, morte en 1867. Fille de l'amiral

anglais lord Keith.

FLAHAUT (Clémentine DE), 1819-1835. Fille du comte et de la

comtesse de Flahaut.

FONTANES (Louis DE), 1757-1821. Poète et orateur plein d'élégance,

très en faveur auprès de Napoléon Ier. Membre du Corps

législatif en 1804, il en devint Président en 1805. En 1808,

l'Empereur le nomma grand-maître de l'Université; en 1810, il

fut appelé au Sénat. Il se rallia plus tard à la Restauration.

FOULD (Bénédict), 1791-1858. Fils d'un banquier israélite, qui

avait fondé l'importante maison Fould-Oppenheim et Cie. Il fut

député de 1834 à 1842, et chevalier de la Légion d'honneur

depuis 1843.

FOULQUES III NERRA, ou _le Noir_, 987-1040. Comte d'Anjou. Il fit

la guerre à Conan, premier duc de Bretagne, qu'il battit et tua,

et à Eudes II, comte de Blois, par lequel il fut défait.

Foulques alla trois fois en Terre Sainte, pour expier ses

violences. Sa nièce Constance épousa le Roi Robert.

FOY (le comte Fernand), 1815-1871. Fils du général Foy; il fut

nommé pair de France par le Roi Louis-Philippe. Tout en étant

dévoué à la monarchie constitutionnelle, il se montra partisan

des idées libérales. De bonne heure, il se consacra aux œuvres

de bienfaisance.

FRANÇOIS Ier*, 1494-1547. Roi de France et adversaire de

Charles-Quint.

FRÉDÉRIC II, DIT LE GRAND*, 1712-1786. Roi de Prusse et fondateur

de la puissance militaire prussienne.

FRÉDÉRIC VII, 1808-1863. Roi de Danemark. Il était le fils unique

du prince Chrétien de Danemark et de sa première femme, la

princesse Charlotte de Mecklembourg-Schwerin. Divorcé deux fois,

il fut exilé pendant quelques années en Jutland, et ne monta sur

le trône qu'en 1848.

FRÉDÉRIC-GUILLAUME, dit _le Grand Électeur_ de Brandebourg,

1620-1688. Il monta sur le trône en 1640 et organisa l'armée

prussienne.

FRÉDÉRIC-GUILLAUME III, 1770-1840. Roi de Prusse. Il succéda, en

1797, à son père Frédéric-Guillaume II. Il avait épousé une

princesse de Mecklembourg-Strélitz, connue sous le nom de _la

Reine Louise_, dont il devint veuf en 1810. Il contracta, en

1824, un mariage morganatique avec la comtesse Auguste de

Harrach, à laquelle il donna le titre de princesse de Liegnitz.

FRÉDÉRIC-GUILLAUME IV, 1795-1861. Roi de Prusse. Il monta sur le

trône en 1840 à la mort de son père, il avait épousé en 1823 la

princesse Élisabeth de Bavière, dont il n'eut pas d'enfants.

FRIAS (le duc DE)*, 1783-1851. Ambassadeur, homme d'État et

littérateur espagnol.

FRONSAC (le duc DE), mort en 1791. Fils du maréchal de Richelieu,

auquel il ne survécut que trois ans.

G

GAGE (sir William Hall), 1777-1865. Amiral anglais qui prit une

part active aux opérations contre Napoléon Ier. Il fut nommé

lord de l'Amirauté en 1841. En 1860, il reçut la Grande-Croix de

l'ordre du Bain.

GARIBALDI (Mgr Antoine), 1797-1853. Archevêque de Myre en 1844,

nonce à Paris en 1850, comme successeur du cardinal Tonari, il

eut, lui-même, comme successeur, Mgr Sacconi.

GARNIER-PAGÈS, 1801-1841. D'abord avocat, il participa à la

révolution de 1830 et devint un des chefs du parti républicain.

Député, il fut l'objet de quelques poursuites après

l'insurrection de 1832 et acquit une grande popularité.

GENLIS (Mme DE), 1746-1830. Félicité Ducrest de Saint-Aubin épousa

à quinze ans le comte de Genlis. Sa tante, Mme de Montesson, la

fit entrer dans la maison du duc d'Orléans, qui bientôt la

choisit comme _gouverneur_ de ses enfants. Mme de Genlis émigra

en 1792, rentra en France après le 18 Brumaire, et devint la

correspondante de Napoléon Ier qu'elle entretenait des usages et

de l'étiquette de l'ancienne Cour. Elle vécut à l'écart à partir

de 1814. Mme de Genlis est l'auteur d'un grand nombre

d'ouvrages; ses traités sur l'éducation sont des plus

remarquables.

GÉRARD (François-Pascal-Simon), 1770-1837. Célèbre peintre

français. Il étudia chez David où il eut pour émules Drouais,

Girodet et Gros. Il se livra au portrait qu'il traita avec un

talent remarquable. Louis XVIII le fit Baron.

GÉRARD (Étienne-Maurice, comte)*, 1773-1852. Maréchal de France.

GERSDORFF (le baron Ernest-Chrétien-Auguste DE), 1781-1852. Au

service de Saxe, il prit part au Congrès de Vienne. Il fut

ministre à Londres et à la Haye et démissionna en 1848. Il avait

épousé une comtesse de Freudenstein.

GERSDORFF (le baron Adolphe DE), 1800-1855. Officier dans l'armée

prussienne; il démissionna et épousa Mlle Marianne de Schindel.

En 1827, il devint l'administrateur des terres de la princesse

Pauline de Hohenzollern et de sa sœur, la duchesse d'Acerenza.

GIRARDIN (le comte Émile DE), 1806-1881. Fils du général Alexandre

de Girardin, et époux de Delphine Gay, il fut un célèbre

publiciste, et le fondateur des journaux à un sou. Il fut député

de 1877 à 1881. Devenu veuf en 1855, il épousa la veuve du

prince Frédéric de Nassau dont il se sépara judiciairement en

1872.

GIRAUD (Augustin), 1796-1875. Propriétaire à Angers, dont il fut

maire sous Louis-Philippe. Membre de l'Assemblée législative de

1849, il y siégea à droite. Il était chevalier de la Légion

d'honneur.

GIROLET (l'abbé)*, 1765-1836. Bénédictin de la congrégation de

Saint-Maur, ami intime de la famille de Talleyrand.

GIVRÉ (le baron DE), 1794-1854. Entré de bonne heure dans la

diplomatie, il fut attaché d'ambassade à Londres, à Rome,

démissionna à l'avènement du ministère Polignac et collabora au

_Journal des Débats_. Élu député en 1837, il vota avec la

majorité orléaniste.

GLOUCESTER (la duchesse DE)*, 1776-1857. Quatrième fille du Roi

George III d'Angleterre.

GOECKING (M. Léopold DE), 1748-1828. Poète et conseiller d'État

prussien, qui élabora plusieurs projets de réformes douanières

pour son pays.

GOETHE (Wolfgang), 1749-1832. Le plus célèbre des poètes de

l'Allemagne, auteur de _Faust_, _Werther_, etc. Il fut le

conseiller, puis le ministre d'État du grand-duc Charles-Auguste

de Weimar.

GONTAUT-BIRON (la duchesse DE)*, 1773-1858. Gouvernante des

Enfants de France, qu'elle suivit en exil en 1830.

GONTAUT-BIRON (le vicomte Élie DE), 1817-1890. Élu député à

l'Assemblée nationale en 1871, il fut ambassadeur de la

République à Berlin. Il y rétablit les relations brisées par la

guerre et resta six années à ce poste difficile.

GOUIN (Alexandre-Henri), 1792-1872. Ancien élève de l'École

polytechnique, député depuis 1831, il fut appelé à prendre le

portefeuille de l'Agriculture et du Commerce en 1840, dans le

ministère Thiers.

GOURGAUD (le général), 1783-1852. Entré au service en 1801, il se

signala à Austerlitz, où il fut blessé, à Iéna, à Friedland, à

Essling et surtout à Wagram. Il prit une part glorieuse à la

campagne de Russie et à la campagne de France. Il accompagna

l'Empereur à Sainte-Hélène, mais des mésintelligences avec un de

ses compagnons d'exil le forcèrent à s'éloigner. En 1818, il

publia _la Campagne de 1815_, ce qui le fit rayer des contrôles

de l'armée par Louis XVIII, mais il rentra en activité avec

Louis-Philippe qui le nomma général de division et le choisit

comme aide de camp. En 1840, il accompagna le prince de

Joinville à Sainte-Hélène, ramena avec lui les cendres de

Napoléon, et fut élevé ensuite à la Pairie.

GRAMONT (Mme DE), tante du duc de Gramont de la branche d'Aster,

religieuse du Sacré-Cœur et supérieure de la maison de Paris.

GRANVILLE (lord)*, 1775-1846. Diplomate anglais, longtemps

ambassadeur à Paris.

GRANVILLE (lady), morte en 1862. Elle était fille du duc de

Devonshire.

GRANVILLE (lady Charlotte-Georgiana), morte en 1885. Deuxième

fille de lord Granville, elle avait épousé en 1833

Alexander-George Fullerton. Elle resta toute sa vie très liée

avec la marquise de Castellane. Elle acquit, par ses romans, une

certaine célébrité littéraire.

GRÉGOIRE VII (Hildebrand), 1015-1085. Élu Pape en 1073, il fut un

des plus grands Pontifes romains et est resté célèbre par ses

luttes contre l'Empereur d'Allemagne.

GRISI (Giulia)*, 1812-1869. Cantatrice italienne d'un grand talent

et d'une grande beauté.

GREY (lord)*, 1764-1845. Homme d'État anglais.

GREY (lady)*, 1775-1861. Née Ponsonby.

GRIVEL (l'abbé Louis-Jean-Joseph), 1800-1866. Dès 1825, il fut

prédicateur à Paris. En 1829, il fut chargé par la Cour de

prononcer le panégyrique de saint Louis devant l'Académie

française. Devenu aumônier de la Chambre des Pairs en 1834, il

fut, trois ans plus tard, nommé chanoine de Saint-Denis.

GROS (Antoine-Jean), 1771-1835. Célèbre peintre d'histoire. Son

père peignait la miniature et fut son premier maître, puis il

entra dans l'atelier de David. Atteint par la réquisition, ce

fut en suivant les opérations militaires qu'il acquit un talent

tout particulier pour représenter les batailles. Il reçut plus

tard, de Charles X, le titre de Baron.

GUERNON-RANVILLE (le comte DE), 1787-1866. Magistrat et homme

d'État français. En 1820, président du tribunal civil de Bayeux,

il s'y signala par son zèle et ses talents. En 1829, le prince

de Polignac l'appela à prendre dans son ministère le

portefeuille de l'Instruction publique et des Cultes. Il se

prononça, dans le Conseil des ministres, contre les Ordonnances

de juillet 1830, mais ne les signa pas moins. Jugé avec ses

collègues, par la Chambre des Pairs, il fut condamné à la mort

civile et à la détention perpétuelle. L'amnistie de 1836 lui

rendit heureusement la liberté.

GUICHE (le duc DE), 1819-1880. Connu plus tard sous le nom de duc

de Gramont. Diplomate, il fut ambassadeur de France à Turin, à

Rome, à Vienne, et était ministre des Affaires étrangères, lors

de la déclaration de la guerre à la Prusse en 1870. Il avait

épousé en 1848 une Anglaise, fille d'un membre du Parlement.

GUILLAUME Ier, 1772-1843. Roi des Pays-Bas. Fils du stathouder

Guillaume V de Nassau; ce fut sous son règne que la Belgique se

détacha de sa couronne après la révolution de 1830, pour devenir

un État indépendant. Il avait épousé la princesse Frédérique de

Prusse, après la mort de laquelle il s'unit morganatiquement

avec une Belge, la comtesse d'Oultremont. Il abdiqua en 1840.

GUIZOT (François-Pierre-Guillaume)*, 1787-1874. Homme d'État et

historien français.

H

HAINGUERLOT (M.), mort en 1842; il avait épousé Mlle Stéphanie

Oudinot, fille du maréchal Oudinot, duc de Reggio.

HAMILTON (John-Church), 1792-1882. Fils du major-général Hamilton,

l'ami de M. de Talleyrand, il fut, pendant peu de temps, aide de

camp du Major-général Harrisson qui devint plus tard Président

des États-Unis. Hamilton devint ensuite avocat, et consacra sa

vie à la mémoire de son père, dont il écrivit la vie, et publia

les œuvres.

HAMILTON (la duchesse DE), 1817-1887. Marie-Amélie, dernière fille

du grand-duc Charles-Louis-Frédéric de Bade et de la

grande-duchesse, née Stéphanie de Beauharnais.

HANOVRE (le roi de), 1771-1851. Ernest-Auguste, duc de Cumberland

*, monta sur le trône de Hanovre en 1837, à la mort de son

frère, le Roi Guillaume IV d'Angleterre.

HANOVRE (le prince Georges DE), 1819-1878. Plus tard George V*,

Roi de Hanovre.

HARCOURT (lady Élisabeth), 1793-1838.

HARRISSON (miss). Gouvernante des trois princesses de Courlande

qui furent plus tard la comtesse de Lazareff, la comtesse de

Hohenthal et Mme de Boyen. Elle vécut jusqu'à sa mort chez Mme

de Lazareff, à Dyrnfurth.

HAUSSONVILLE (le comte Joseph-Bernard D'), 1809-1884. Homme

politique et écrivain français; il fut député sous la monarchie

de Juillet, puis à l'Assemblée nationale de 1871. Il était

membre de l'Académie française.

HÉLIAUD (le comte D'), 1768-1858. Il vivait en Touraine assez

solitairement et y mourut la même année que son fils, qui était

employé au ministère des Affaires étrangères.

HÉLIE. Valet de chambre du prince de Talleyrand durant de longues

années.

HENEAGE (M.). Diplomate anglais, attaché à l'ambassade de Paris en

1840.

HENNENBERG (M.), mort en 1836. Conseiller de justice au tribunal

de Berlin.

HESSE (le prince Georges DE), 1793-1881. Ce prince était au

service de Prusse.

HESSE-DARMSTADT (le grand-duc Louis II DE)*, 1777-1848. Il avait

épousé une princesse de Bade.

HESSE-DARMSTADT (la princesse Élisabeth DE), 1815-1885. Fille du

prince Guillaume de Prusse, frère du Roi Frédéric-Guillaume III,

et sœur aînée de la Reine Marie de Bavière.

HESSE-DARMSTADT (la princesse Marie DE), 1824-1880. Fille de Louis

II, grand-duc de Hesse, elle épousa, en 1841, le grand-duc

héritier de Russie, qui succéda à son père, l'Empereur Nicolas

Ier, en 1855.

HOHENLOHE-OERINGEN (le prince Frédéric DE), né en 1812. Major de

cavalerie au service de Würtemberg.

HOHENTHAL (le comte Alfred DE), né en 1806. Chambellan du Roi de

Saxe, il avait épousé la princesse Louise de Biron-Courlande.

HOHENTHAL (la comtesse Louise DE)*. 1808-1845. Née princesse de

Biron-Courlande.

HOHENZOLLERN-HECHINGEN (le prince Frédéric DE), 1776-1838. Ce

Prince avait épousé en 1800 la princesse Pauline de Courlande,

sœur de la duchesse de Talleyrand.

HOHENZOLLERN-HECHINGEN (la princesse DE), 1782-1845. Pauline,

princesse de Courlande, fille du duc Pierre de Courlande.

HOHENZOLLERN-HECHINGEN (le prince Constantin DE), 1800-1859. Fils

du prince Frédéric de Hohenzollern-Hechingen, et de la princesse

de Courlande. Par suite d'une convention signée en 1849, le

prince Constantin abdiqua le gouvernement de la principauté de

Hohenzollern en faveur du Roi de Prusse, et en 1850, il reçut le

titre d'Altesse Royale. Il épousa d'abord la princesse de

Leuchtenberg dont il n'eut pas d'enfants, puis,

morganatiquement, la fille du baron de Schenk, dont il eut deux

enfants qui portèrent le nom de Rothenbourg.

HOLLAND (lord)*, 1772-1840. Homme d'État anglais, neveu du célèbre

Fox.

HOLLAND (lady)*, morte en 1840. Elle avait été, en premières

noces, lady Webster.

HOTTINGER (le baron Jean-Conrad), 1764-1841. D'origine suisse, M.

Hottinger forma à Paris une importante maison de commerce. Créé

baron de l'Empire en 1810, il fut, en 1815, élu à la Chambre des

Cent-Jours. Il devint, plus tard, président de la Chambre du

commerce, juge au tribunal de commerce et régent de la Banque de

France.

HOWARD DE WALDEN (Charles-Auguste Ellis, baron), né en 1799.

Diplomate anglais; sous-secrétaire d'État aux Affaires

étrangères en 1824, ministre à Stockholm en 1832, à Lisbonne en

1834 et à Bruxelles en 1846.

HÜBNER (le comte DE), 1811-1892. Entré en 1833 dans la

chancellerie du prince de Metternich, qui appréciait ses

qualités, il fut ensuite secrétaire de légation à Lisbonne,

consul général à Leipzig et conseiller politique du maréchal

Radetzky en Italie. Fait prisonnier à Milan en 1848, il ne fut

remis en liberté qu'après la conclusion de la paix avec le roi

Charles-Albert. En 1849, il fut d'abord ministre, puis

ambassadeur à Paris jusqu'en 1859. En 1867, M. de Hübner fut

nommé ambassadeur à Rome. Il quitta ensuite la diplomatie et se

consacra à ses voyages et à ses ouvrages littéraires.

HUGEL (Ernest-Eugène DE), 1774-1849. Général au service

d'Autriche, où il fut quelque temps Ministre de la guerre. Il

avait été aussi ministre d'Autriche à Paris.

HUMANN (Mlle Louise), née vers 1757. Elle égalait, par sa piété,

les chrétiennes de l'Église primitive, et fut, à Strasbourg où

elle vivait, la protectrice des abbés Bautain, Gratry et

Ratisbonne. Elle était la sœur de l'évêque de Mayence et du

Ministre des finances du Roi Louis-Philippe.

HUMANN (Jean-Georges)*, 1780-1842. Homme d'Etat et financier

français, d'une vieille famille alsacienne.

HUMBOLDT (le baron Guillaume DE), 1767-1835. Homme d'État et

philologue prussien. Il était en 1802 Ministre résident à Rome,

puis il fut conseiller d'État à Berlin, et chef de la section

des Cultes et de l'Instruction publique. Nommé, en 1808,

ministre plénipotentiaire à Vienne, il prit part en 1810 aux

conférences de Prague, en 1815, au Congrès de Vienne. Envoyé

extraordinaire à Londres en 1816, puis ministre d'État et membre

de la commission chargée de préparer, en 1818, la constitution

prussienne, il résigna ses fonctions en 1819, pour ne s'occuper

plus que de travaux littéraires.

HUMBOLDT (Alexandre DE), 1769-1858. Grand naturaliste et savant

allemand, qui s'est illustré par ses voyages scientifiques dans

le Nouveau Monde, et par le génie dont sont empreintes les

nombreuses relations qu'il en a données. Il était frère du

précédent.

HUMBOLDT (Mme Guillaume DE), 1771-1829. Fille de Frédéric de

Dachrœden, elle avait épousé Guillaume de Humboldt en 1791.

HUMBOLDT (Caroline DE), 1792-1837. Fille aînée de Guillaume de

Humboldt.

HYDE DE NEUVILLE (le baron Jean-Guillaume), 1776-1857. Homme

politique français, très attaché à la royauté. Impliqué dans un

complot contre Napoléon Ier, il s'enfuit aux États-Unis, et ne

revint en France qu'à la chute de l'Empire. Député en 1815, il

devint en 1816 ministre aux États-Unis, puis en Portugal. En

1828, dans le ministère Martignac, il prit le portefeuille de la

Marine, qu'il résigna à l'avènement du cabinet Polignac. Après

1830, il défendit la cause désespérée du duc de Bordeaux et

vécut dès lors dans la retraite.

I

IBRAHIM-PACHA, 1772-1848. Fils du vice-Roi d'Égypte Méhémet-Ali,

qu'il seconda dans la réorganisation égyptienne. Il envahit la

Syrie en 1832 sur l'ordre de son père et marchait sur

Constantinople, quand il fut arrêté à Kutayeh par l'intervention

des puissances européennes. Quelques années après, la guerre

ayant recommencé, Ibrahim remporta en 1839 à Nezib une bataille

décisive sur les Turcs, mais le traité de Londres (15 juillet

1840) et le bombardement des ports de la Syrie par la flotte

anglaise, le forcèrent une seconde fois à abandonner sa conquête

de la Syrie. Depuis lors, il ne s'occupa plus que de

l'administration intérieure de l'Égypte.

ISABELLE II*, 1830-1904. Reine d'Espagne.

ISTURITZ (Xavier D'), né en 1790. Homme d'État espagnol, il siégea

dès 1812 aux Cortès, et s'y fit remarquer par son patriotisme

révolutionnaire. Président de la Chambre des _Procuradores_ en

1835, ses idées libérales le compromirent et il dut s'enfuir à

Londres. Il remplit plus tard plusieurs missions auprès des

différentes Cours de l'Europe et fut même ambassadeur à Paris de

1863 à 1864.

J

JACKSON (André), 1767-1845. Général américain et septième

Président de la République des États-Unis en 1829. En 1834, il

réclama, de façon très hautaine, à la France, une indemnité de

vingt-cinq millions, pour les bâtiments saisis aux États-Unis

sous l'Empire. Après deux Présidences successives, il rentra

dans la vie privée.

JAUBERT (le chevalier), 1779-1847. Orientaliste qui accompagna

Bonaparte en Égypte, comme interprète. Il fut secrétaire

interprète au ministère des Affaires étrangères, maître des

requêtes, puis chargé d'affaires à Constantinople. En 1819, il

était secrétaire interprète de Louis XVIII. Il entra à

l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 1830 et fut

fait pair de France par Louis-Philippe.

JAUBERT (le comte Hippolyte-François), 1798-1874. Homme politique

et savant français; il fut député en 1831 et ministre des

Travaux publics en 1840. Nommé pair de France en 1844, la chute

de Louis-Philippe le fit rentrer dans la vie privée.

JAUCOURT (la marquise DE)*, 1762-1848. Née Mlle Charlotte de

Bontemps.

JERSEY (lady Sarah)*, 1787-1867. Elle eut un des salons les plus

remarquables de Londres.

JOINVILLE (François d'Orléans, prince DE), 1818-1900. Troisième

fils du Roi Louis-Philippe; il servit dans la marine et ramena

en France les restes de Napoléon en 1840. En 1843, il épousa la

princesse Françoise de Bragance, fille de l'Empereur du Brésil.

JUMILHAC (Odet de Chapelle DE), 1804-1880. Duc de Richelieu.

Neveu, par sa mère, du duc de Richelieu mort en 1822, M. de

Jumilhac prit le titre de son oncle et devint ainsi membre de la

Chambre des Pairs. Il était chevalier de la Légion d'honneur.

K

KAROLYI (la comtesse Ferdinande), 1805-1844. Fille du prince Louis

de Kaunitz-Rietberg, elle épousa en 1823 le comte Louis Karolyi.

KENT (la duchesse DE)*, 1786-1861. Belle-sœur du Roi Guillaume IV

d'Angleterre et mère de la Reine Victoria.

KRÜDENER (la baronne DE), 1760-1825. Julie de Witkingoff, fille du

gouverneur de Riga, épousa, à l'âge de quatorze ans, M. de

Krüdener, ministre de Russie à Berlin, dont elle eut deux

enfants. Son mari divorça en 1791. Après une série d'aventures,

elle s'insinua dans l'intimité de la Reine Louise de Prusse,

puis se jeta dans une dévotion exaltée. Se trouvant à Paris en

1814 lors de l'entrée des Alliés, elle y prit un grand ascendant

sur L'Empereur Alexandre Ier. Expulsée d'Allemagne, puis de

Suisse, Mme de Krüdener vint se réfugier dans ses propriétés

près de Riga; elle s'y mit en rapport avec les frères Moraves et

partit enfin, en 1822, pour la Crimée, dans le dessein de fonder

une maison de refuge pour les criminels et les pécheurs.

KRÜDENER (la baronne Amélie DE), 1808-1888. Belle-fille de la

précédente; elle était une fille naturelle de la princesse de la

Tour et Taxis (née Mecklembourg-Strelitz), sœur de la Reine

Louise de Prusse, et du comte Maximilien de Lerchenfeld qui

l'éleva chez lui, et dont la femme l'adopta. Elle épousa, en

1825, M. de Krüdener, et en secondes noces, en 1850, le comte

Nicolas Adlerberg, aide de camp de l'Empereur Nicolas Ier de

Russie.

KRÜGER (François), 1797-1857. Peintre de portraits, très en renom

à Berlin.

KUHNEIM (la comtesse), 1770-1854. Elle était née During, et était

une amie de la princesse Charles de Prusse.

L

LA BESNARDIÈRE (J.-B. Goney DE)*, 1765-1843. Conseiller d'État,

qui, depuis sa retraite, en 1819, vécut beaucoup en Touraine.

LABORDE (le comte Léon DE), 1807-1869. Archéologue et voyageur, il

fut, pour peu de temps, diplomate. Nommé député en 1840, il fut

conservateur du Musée des antiques au Louvre, de 1845 à 1848. Il

fut appelé au Sénat en 1868.

LABOUCHÈRE (Henri)*, 1798-1869. Membre du Parlement anglais.

LA BRICHE (la comtesse DE). Mme de La Briche s'était fait, à

Paris, un salon célèbre, en réunissant chez elle des hommes

distingués et des gens de lettres. Elle possédait le château du

Marais, près de Paris, où elle faisait souvent jouer la comédie.

Sa fille avait épousé M. Molé.

LA BRUYÈRE (Jean DE)*, 1645-1695. Auteur des _Caractères_.

LACAUE-LAPLAGNE (Jean-Pierre-Joseph), 1795-1849. Élève de l'École

polytechnique, il prit part aux dernières campagnes de l'Empire

et démissionna lors du retour des Bourbons. Il s'adonna dès lors

à l'étude du droit, se fit recevoir avocat à Toulouse et entra

dans la magistrature. Il fut député du Gers, et reçut plusieurs

fois le portefeuille des finances. Le Roi Louis-Philippe lui

avait confié l'administration des biens du duc d'Aumale.

LACORDAIRE (Henri), 1802-1861. Célèbre prédicateur français,

Dominicain de l'Ordre des Frères Prêcheurs. Il entra à

l'Académie française en 1860, en remplacement de M. de

Tocqueville.

LADVOCAT (M.). Procureur du Roi sous la monarchie de 1830. Porteur

de recommandations, Fieschi s'était adressé à lui, lors de son

arrivée à Paris, pour obtenir une place. Après l'attentat,

Fieschi, qui avait pris un faux nom, fut reconnu par M.

Ladvocat.

LAFARGE (Mme). La mère de M. Lafarge. Elle ne put, dans le fameux

procès, se mettre à l'abri de tout soupçon. Elle avait brisé les

cachets du testament de sa bru pour en connaître les

conclusions.

LAFARGE (M.). Veuf à 28 ans, Pouch Lafarge, possesseur d'une forge

au Glandier (Corrèze), était toujours mal dans ses affaires et

réduit aux expédients, il épousa Marie Capelle, qui se rendit

tristement célèbre en l'empoisonnant.

LAFARGE (Mme), 1816-1852. Marie Capelle, orpheline, épousa, en

1839, M. Lafarge. Un célèbre et triste procès la fit condamner à

la prison perpétuelle.

LA FAYETTE (le marquis de)*, 1767-1834. Député aux États généraux

en 1789, il prit une certaine part aux événements

révolutionnaires de son temps.

LAFFITTE (Jacques), 1767-1844. Financier français; il joua un rôle

important dans la révolution de Juillet et fut ministre du Roi

Louis-Philippe.

LAMARTINE (Alphonse DE), 1790-1869. Poète et homme politique

français, il entra à l'Académie en 1830, à la Chambre des

députés en 1834; il acquit une grande popularité qui s'évanouit

bientôt après 1848.

LAMB (Frédéric)*, 1782-1848. Diplomate anglais, frère de lord W.

Melbourne et héritier de son titre.

LAMBRUSCHINI (le cardinal), 1776-1854. Il fut évêque de Sabine,

archevêque de Gênes, et nonce du Saint-Siège à Paris sous

Charles X. Il reçut le chapeau de Cardinal en 1831. Le pape

Grégoire XVI le nomma ministre des Affaires étrangères, puis

secrétaire des brefs et préfet de la Congrégation des Études.

Après les événements de 1848, il suivit Pie IX à Gaëte.

LANSDOWNE (lady)*. Morte en 1851. Elle avait épousé en 1851 le

marquis de Lansdowne.

LARCHER (Mlle Henriette)*, 1782-1860. Institutrice de Mlle Pauline

de Périgord.

LA REDORTE (le comte Mathieu DE)*, 1804-1886, diplomate français.

LA REDORTE (la comtesse DE), morte en 1885. Elle était née Louise

Suchet, fille du maréchal d'Albuféra.

LA ROCHEFOUCAULD (le comte Sosthène DE). Duc de Doudeauville,

1785-1864. Aide de camp du comte d'Artois sous la Restauration,

il fut toujours un légitimiste ardent, et s'occupa aussi

beaucoup de littérature.

LA ROCHEFOUCAULD (Marie DE), morte en 1840. Elle était fille du

duc Sosthène de la Rochefoucauld-Doudeauville et petite-fille de

la duchesse Mathieu de Montmorency.

LA ROVÈRE (la marquise DE), 1817-1840. Élisabeth de Stackelberg,

Russe d'origine, se fit catholique en épousant le marquis de la

Rovère, et mourut bientôt après son mariage. Son tombeau, en

marbre blanc, se trouve au Campo-Santo de Turin.

LAS CASES (le comte Emmanuel DE), 1800-1854. Il avait suivi son

père à Sainte-Hélène. La révolution de 1830 trouva plus tard en

lui un auxiliaire ardent. Nommé député, il siégea dans les rangs

du parti libéral et entra au Sénat après le coup d'État du 2

décembre 1852.

LAVAL (le prince Adrien DE)*, 1768-1837. Pair de France et

diplomate.

LAVAL (la vicomtesse DE), 1745-1838. Mlle Tavernier de Boullongne

avait épousé en 1765 le vicomte de Laval et fut la mère du duc

Mathieu de Montmorency, qui fut ministre des Affaires

étrangères. Elle était une grande amie de M. de Talleyrand.

LAZAREFF (Mme DE), 1813-1881. Elle était née princesse Antoinette

de Biron-Courlande *.

LÉAUTAUD (la comtesse DE). Alexandrine-Clémentine de Nicolaï,

fille du marquis et de la marquise Scipion de Nicolaï, née

Lameth. Son nom parut dans le procès Lafarge, au sujet d'un vol

de diamants, dont on accusait Mme Lafarge, tandis que celle-ci

prétendait qu'ils lui avaient été remis par Mme de Léautaud.

LEBRUN (Pierre-Antoine), 1785-1873. Littérateur, il fit partie de

l'Académie française depuis 1828. De 1830 à 1848, il fut

directeur de l'Imprimerie royale. Nommé pair de France en 1839,

il fut appelé au Sénat en 1853 et devint grand-officier de la

Légion d'honneur.

LE HON (le comte)*, 1792-1868. Homme d'État belge, pendant de

longues années ministre à Paris.

LÉON (le prince Charles-Louis-Jocelyn DE), 1819-1893. Il prit le

titre de duc de Rohan, à la mort de son père en 1869. Il avait

épousé Mlle de Boissy en 1843.

Chronique de 1831 à 1862, Tome 2 (de 4) · 第 17 / 18 题