CHAPITRE X.--LES INSURRECTIONS D'AVRIL (juin 1833--juin 1834). 213

I. _La Société des Droits de l'homme._ Elle entretient et

excite les passions révolutionnaires. Préparatifs d'émeute

en vue des fêtes de Juillet. La question des «forts

détachés». L'émeute avorte. 213

II. Agitation socialiste. Déclaration par laquelle la

Société des _Droits de l'homme_ se met sous le patronage de

Robespierre. Effet produit. Attitude des républicains

modérés, particulièrement de Carrel. Ce dernier est sans

autorité et jalousé dans son parti. Ses déboires et sa

tristesse. 220

III. Efforts du gouvernement pour réprimer le désordre.

Faiblesses du jury. L'affaire des crieurs publics met en

lumière l'insuffisance de la législation. Les conservateurs

comprennent la nécessité de lois nouvelles. 227

IV. Session de 1834. Loi sur les crieurs publics. Loi sur

les associations. Cette dernière est une loi de défiance et

de déception. À qui la faute? 233

V. Irritation des sociétés révolutionnaires. Appel à

l'insurrection. Embarras des chefs. La situation à Lyon.

Bataille dans les rues de cette ville, du 9 au 13 avril.

Défaite des insurgés. Émotion produite par les nouvelles de

Lyon. L'émeute éclate à Paris et est promptement vaincue.

Autres tentatives d'insurrection en province. 241

VI. Lois pour augmenter l'effectif de l'armée et pour

interdire la détention des armes de guerre. Découragement

des républicains. Mort de La Fayette. Élections de juin

1834, marquant la défaite du parti révolutionnaire. Grand

élan de prospérité matérielle. 249

CHAPITRE XI.--LES CRISES MINISTÉRIELLES ET LE TIERS PARTI

(avril 1834--mars 1835). 253

I. Le traité des 25 millions avec les États-Unis. La Chambre

rejette le crédit. Démission du duc de Broglie. Pourquoi le

Roi accepte facilement cette démission. Reconstitution du

cabinet. 253

II. Difficultés entre le maréchal Soult et ses collègues.

Rupture à l'occasion de la question algérienne. Démission du

maréchal. Il est remplacé par le maréchal Gérard. Faute

commise. 258

III. Discrédit de la gauche parlementaire. Le tiers parti.

Ce qu'il était. Rôle qu'y jouait M. Dupin. Le

_Constitutionnel_. 262

IV. Première manoeuvre du tiers parti dans l'Adresse de

1834. II sort plus nombreux des élections de juin 1834. 266

V. Nouvelle manoeuvre dans l'Adresse d'août 1834. Agitation

pour l'amnistie. Le maréchal Gérard, poussé par le tiers

parti, se prononce en faveur de l'amnistie. Il donne sa

démission. 268

VI. Embarras pour trouver un président du conseil. Le Roi ne

veut pas du duc de Broglie. Mauvais effet produit par la

prolongation de la crise. M. Guizot et M. Thiers décident de

céder la place au tiers parti. Démission des ministres. Le

Roi essaye vainement de détacher M. Thiers de M. Guizot. Le

ministère des trois jours. Reconstitution de l'ancien

cabinet sous la présidence du maréchal Mortier. 273

VII. Le gouvernement oblige la Chambre à se prononcer. Vote

d'un ordre du jour favorable. Débat sur la construction

d'une salle d'audience pour la cour des pairs. Incertitudes

de la majorité. Polémiques sur l'absence d'un vrai président

du conseil. Nouveaux efforts pour séparer M. Thiers et M.

Guizot. Divisions entre les ministres. Démission du maréchal

Mortier. 282

VIII. M. Guizot est résolu à exiger la rentrée du duc de

Broglie. Après avoir vainement essayé d'autres combinaisons,

le Roi consent à cette rentrée. Résistance de M. Thiers, qui

finit aussi par céder. Reconstitution du cabinet sous la

présidence du duc de Broglie. 292

CHAPITRE XII.--LE PROCÈS D'AVRIL ET LES LOIS DE SEPTEMBRE

(mars--décembre 1835). 296

I. Succès parlementaires du ministère. Le traité des 25

millions approuvé par la Chambre. Discussion sur les fonds

secrets. Accord de M. Guizot et de M. Thiers. Bons rapports

du duc de Broglie et du Roi. 296

II. Procès des insurgés d'avril. L'affaire des défenseurs.

La révolte à l'audience. M. Pasquier. Attitude du parti

républicain. La prétendue lettre des défenseurs. Discrédit

des accusés. La cour parvient à dominer toutes les

tentatives d'obstruction. Condamnation des accusés lyonnais.

Le dernier arrêt est rendu le 28 janvier 1836. Tort que se

sont fait les républicains. 302

III. La machine infernale du boulevard du Temple. Fieschi,

Morey et Pépin. Leur procès. Responsabilité du parti

républicain dans ce crime. 312

IV. Effet produit par l'attentat. Lois proposées sur le

jury, sur les actes de rébellion et sur la presse. Accueil

fait par l'opinion. La discussion. Discours de Royer-Collard

et du duc de Broglie. Résultat des lois de septembre. 318

V. Le parti républicain est pleinement vaincu. État d'esprit

de Carrel. Son duel avec M. de Girardin et sa mort. 329

CHAPITRE XIII.--LA QUESTION RELIGIEUSE SOUS LE MINISTÈRE DU

11 OCTOBRE (octobre 1832--février 1836). 333

I. Les préventions irréligieuses, non complétement

dissipées, sont cependant moins fortes. Dispositions de la

Chambre. Amendement excluant les prêtres des conseils

généraux et leur refusant la présence de droit dans les

comités de surveillance des écoles. Votes émis relativement

à la réduction du nombre des évêchés. L'intolérance a

diminué dans les conseils électifs et dans les

administrations. Témoignage de M. de Tocqueville. 333

II. Conduite du ministère dans les affaires religieuses.

Malgré quelques incertitudes, il y a amélioration. Faits à

l'appel. Les congrégations tolérées. Les nominations

d'évêques. M. Guizot et la loi de l'enseignement primaire.

La religion dans l'école publique. Le curé dans le comité de

surveillance. Circulaires pour l'exécution de cette partie

de la loi. La liberté de l'enseignement. M. Guizot et les

congrégations enseignantes. Projet sur l'instruction

secondaire. Le gouvernement accusé de réaction religieuse. 339

III. La religion regagne ce qu'elle avait perdu dans les

âmes. Déception douloureuse du rationalisme. Aveux et

gémissements des contemporains. Retour à la religion,

surtout dans la jeunesse. Affluence dans les églises. Élan

dans le sein du catholicisme. Ozanam et la jeunesse

catholique. La Société de Saint-Vincent de Paul. Les

conférences de Notre-Dame. 350

CHAPITRE XIV.--LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE SOUS LE MINISTÈRE DU

11 OCTOBRE (octobre 1832--février 1836). 359

I. La question de paix ou de guerre, débattue depuis 1830,

est maintenant résolue. État des affaires de Belgique,

d'Italie et de Pologne. 359

II. Guerre entre l'Égypte et la Turquie. Méhémet-Ali. Le

sultan vaincu fait appel aux puissances. Accueil fait à cet

appel. La Porte demande le secours de la Russie. Le

ministère du 11 octobre cherche à écarter cette puissance.

L'amiral Roussin à Constantinople. Paix entre le sultan et

le pacha. Traité d'Unkiar-Skelessi. Son effet en Europe. 362

III. Le Czar voudrait pousser à une croisade contre la

France. Dispositions qu'il rencontre en Autriche et en

Prusse. Entrevue de Münchengraetz. Froideur du gouvernement

de Berlin. Les trois notes adressées à la France. Réponse

haute et roide du duc de Broglie. Inefficacité de la

manifestation des puissances. Entrevues de Kalisch et de

Toeplitz. 373

IV. Entente de la France et de l'Angleterre. Efforts faits

par M. de Talleyrand pour la transformer en une alliance

formelle et générale. Traité de la Quadruple Alliance. 386

V. Origine et portée de la Quadruple Alliance. Question de

la succession royale en Espagne et en Portugal. Mauvais état

des affaires d'Isabelle. Le gouvernement espagnol demande

l'intervention de la France. Discussion au sein du ministère

français. M. Thiers et le Roi. On décide de refuser

l'intervention. 389

VI. Les désagréments de l'alliance anglaise. Le duc de

Broglie veut cependant y demeurer fidèle. M. de Talleyrand

et Louis-Philippe désirent la relâcher et se rapprocher des

puissances continentales. Sentiment du duc de Broglie sur

ces dernières. Relations du Roi avec les ambassadeurs et les

ministres étrangers. Sur certains points, cependant,

mauvaise volonté persistante des puissances. En quoi le Roi

se trompait et en quoi le duc de Broglie était trop roide. 399

VII. Plan du duc de Broglie, dans la question d'Orient, pour

rapprocher l'Autriche des deux puissances occidentales. Dans

quelle mesure l'Angleterre et l'Autriche étaient disposées à

y concourir. Combien il est malheureux que ce plan n'ait pu

être réalisé. 418

CHAPITRE XV.--LA CHUTE DU MINISTÈRE DU 11 OCTOBRE

(décembre 1835--février 1836). 426

I. Bon état des affaires au dedans et au dehors, vers la fin

de 1835. Le ministère va-t-il en recueillir le bénéfice? 426

II. Discussion de l'Adresse de 1836. Incident sur la

Pologne. Pressentiments dans les régions ministérielles.

Déclaration de M. Humann sur la conversion des rentes.

Démission du ministre des finances. Débat sur la conversion.

Le ministère, mis en minorité, donne sa démission. Qu'y

a-t-il derrière le vote de la Chambre? Manoeuvre du tiers

parti. Le groupe Ganneron. Dans quelle mesure faut-il y voir

la main de Louis-Philippe? 428

III. Le Roi s'occupe de constituer un nouveau cabinet. Il

veut en charger M. Thiers. Celui-ci est poussé par M. de

Talleyrand. Premier refus de M. Thiers. Il finit par

consentir. Séparation irrévocable de M. Guizot et de M.

Thiers. Malheur de cette séparation, qui a été mieux compris

plus tard. Grandes choses accomplies dans les six premières

années de la monarchie de Juillet. 435

Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 2 / 7) · 第 84 / 85 题