I. Périer est obligé de combattre avec des armes émoussées
et faussées. On rappelle aux ministres leur passé. État des
esprits dans le parti conservateur. Le sentiment
monarchique y fait défaut. Question de la liste civile.
Pamphlets de M. de Cormenin. Débat à la Chambre. 50
II. Concessions que Périer se croit obligé de faire au
trouble des esprits. Question de la pairie. Discours de
Royer-Collard. Suppression de l'hérédité. 61
III. Politique religieuse. Amélioration produite par
l'avénement de Périer. Dispositions du clergé. Attitude du
Pape. Sentiments personnels de Périer. Le gouvernement n'ose
rouvrir Saint-Germain l'Auxerrois et rebâtir l'archevêché.
Dispersion des Trappistes de la Meilleraye. Interdiction des
processions. Obsèques de l'évêque Grégoire. Affaire de
l'abbé Guillon. Vexations des municipalités. Le
christianisme banni de toutes les solennités officielles. La
religion maintenue dans l'enseignement public. Le budget des
cultes à la Chambre. Langage élevé de M. Guizot. 68
CHAPITRE VII.--MALADIE ET MORT DE CASIMIR PÉRIER
(mars--mai 1832). 96
I. Résultats de la politique de Périer. Succès complet à
l'extérieur; moins complet, mais considérable, à
l'intérieur. Ce succès proclamé par les amis et reconnu par
les adversaires. C'est l'ouvre personnelle de Périer. Sa
tristesse. D'où venait-elle? 96
II. Le choléra. Physionomie de Paris en proie au fléau.
Dévouement du clergé. Émeutes hideuses révélant la maladie
morale de la nation. 106
III. Casimir Périer atteint par le choléra. Violences de son
agonie. Manifestations haineuses de ses adversaires et
désolation de ses amis. Sa mort, le 16 mai 1832. Depuis
lors, la gloire de Casimir Périer n'a fait que grandir. 111
CHAPITRE VIII.--L'ÉPILOGUE DU MINISTÈRE CASIMIR PÉRIER
(mai--octobre 1832). 116
I. On ne remplace pas Casimir Périer, tout en prétendant
conserver son «système». Y a-t-il velléité de réduire
rétrospectivement le rôle de Périer? Sentiments du Roi à cet
égard. Son désir de gouverner et de paraître gouverner. Il
ne veut pas, du reste, faire fléchir la résistance. 116
II. Effet produit dans le gouvernement par la disparition de
Périer. Reprise d'agitation dans le parti révolutionnaire.
L'opposition parlementaire publie son «compte rendu». 122
III. L'enterrement du général Lamarque, le 5 juin, est
l'occasion d'une émeute. Énergie de la répression. La lutte
se prolonge le 6 juin. Victoire du gouvernement. Attitude
des chefs du parti républicain pendant ces deux journées.
Démarche de MM. O. Barrot, Laffitte et Arago auprès de
Louis-Philippe. 126
IV. Les journaux de gauche protégent les vaincus des 5 et 6
juin. L'ordonnance d'état de siége et les polémiques qu'elle
soulève. Arrêt de la Cour de cassation. Retrait de
l'ordonnance. 136
V. Les royalistes se soulèvent en Vendée, en même temps que
les républicains à Paris. La presse légitimiste après 1830.
Chateaubriand. M. de Genoude. Tentative d'union des
opposants de droite et de gauche. Cette hostilité des
royalistes nuisible à la fois au gouvernement de Juillet et
à la cause légitimiste. 139
VI. Le parti d'action parmi les royalistes. Le complot des
Prouvaires. Rêve d'une prise d'armes en Vendée et dans le
Midi. La duchesse de Berry et Charles X. La duchesse prépare
une expédition en France. Son débarquement. Elle échoue
dans le Midi. Tentative de soulèvement en Vendée. Elle est
aussitôt réprimée. 149
VII. La double victoire de la monarchie de Juillet sur les
républicains et les légitimistes est complétée par la mort
du duc de Reichstadt. L'autorité du ministère n'est pas
cependant rétablie. Il paraît incapable de tirer parti de
ses victoires. Même insuffisance pour la politique
étrangère. Le cabinet n'est pas en mesure de se présenter
devant les Chambres. Le Roi se résigne à un remaniement
ministériel. 158
CHAPITRE IX.--LA FORMATION ET LES DÉBUTS DU MINISTÈRE DU
11 OCTOBRE. 166
I. Louis-Philippe, obligé à regret de modifier son
ministère, s'adresse à M. Dupin. Refus de ce dernier. Ses
motifs. Le maréchal Soult chargé de former un cabinet de
coalition conservatrice. Difficultés venant des préventions
soulevées contre M. Guizot. Ouvertures faites au duc de
Broglie. 166
II. Antécédents du duc de Broglie, peu populaire, mais
très-respecté. Son éloignement pour le pouvoir. Il ne veut
pas entrer au ministère sans M. Guizot. 172
III. On accepte M. Guizot en le plaçant au ministère de
l'instruction publique. Composition et programme du cabinet. 176
IV. Nécessité pour le ministère d'en imposer à l'opinion.
Occasion fournie par la question belge. Convention du 22
octobre avec l'Angleterre. Les troupes françaises en marche
contre Anvers. 178
V. Mesures prises par M. Thiers pour se saisir de la
duchesse de Berry. Trahison de Deutz. Que faire de la
prisonnière? On écarte l'idée d'un procès. La princesse
transférée à Blaye. 183
VI. Ouverture de la session. Discussion de l'Adresse. Succès
du ministère. 187
VII. Siége et prise d'Anvers. Résultats heureux de cette
expédition pour la Belgique et pour la France. 189
VIII. Débats à la Chambre, sur la duchesse de Berry. Le
bruit se répand que celle-ci est enceinte. Agitation des
esprits et conduite du gouvernement. Après son accouchement
et la déclaration de son mariage secret, la princesse est
mise en liberté. Sentiments du Roi en cette affaire. Faute
commise. 192
IX. Les royalistes obligés de renoncer à la politique des
coups de main. Berryer. Son origine. Son attitude après
1830. Il cherche à être l'orateur de toute l'opposition. Son
succès. Avantages qui en résultent pour le parti royaliste.
Berryer est cependant attaqué par une fraction de ce parti. 200
X. Chateaubriand se tient à l'écart, découragé, bien que non
adouci. Son état d'esprit. Sa triste vieillesse. 205
XI. Fécondité législative des sessions de 1832 et 1833.
Calme et prospérité du pays. Après tant de secousses,
était-on donc enfin arrivé à l'heure du repos? 208