De récentes expériences sembleraient indiquer la possibilité de recourir
aux ondes hertziennes pour connaître certains détails de la constitution
géologique du sol.
Ces ondes traversent les roches sèches, tandis qu'elles sont arrêtées
par les terrains humides et par les couches de métal ou de minerai.
C'est ce qui, sous beaucoup de climats, les empêche généralement de se
transmettre par l'intérieur de la terre, les couches supérieures
renfermant toujours plus ou moins d'humidité. Mais ces ondes se
réfléchissant sur les couches imperméables, comme les rayons lumineux se
réfléchissent sur certaines surfaces, on peut, avec des procédés de
mesure spéciaux, déterminer la situation des couches qui les arrêtent.
Un ingénieur allemand, M. Levy, a pu ainsi faire pénétrer les ondes
hertziennes à une profondeur de 1.300 mètres, et déterminer par leur
réflexion la position de la couche humide voisine.
Il y a lieu de remarquer, toutefois, que, les sols humides se comportant
vis-à-vis des ondes hertziennes anime les couches de minerai, les
indications fournies par cette curieuse méthode ont besoin d'être
contrôlées par un autre procédé.