M. Pearl, agronome anglais fort réputé, a cherché à discerner
l'influence de l'hérédité dans la fécondité des poules.
D'après ces études, qui ont porté sur plusieurs milliers de poules dont
l'ensemble représentait treize générations, l'abondance des oeufs pondus
par une poule n'apparaît pas comme un pronostic certain des qualités de
ses filles. Dans quelques-unes des familles observées, les femelles
bonnes pondeuses transmettaient toujours leur fécondité à leur
descendance, mais la chose reste inexpliquée.
Par contre, les expériences de M. Pearl sembleraient confirmer les faits
suivants, déjà plus ou moins connus:
1° Les filles peuvent hériter du père une fécondité élevée,
indépendamment de celle de la mère;
2° Un coq peut donner des filles d'une fécondité élevée avec des poules
de fécondités diverses;
3° Les filles d'une bonne poule sont bonnes ou mauvaises, selon le coq
auquel elles s'allient;
4º La proportion de mauvaises pondeuses dans une descendance de mères
diverses est la même si toutes les poules ont été accouplées avec le
même coq.