L. SABATTIER.

P. S.--J'apprends, d'une source autorisée, que, dans six mois, des

tramways à trolley circuleront dans la capitale de l'Empire du Milieu.

[Illustration: _(Longévité.) (Bonheur.)_]

[Illustration: LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DINE CHEZ SES CONFRÈRES DU

BARREAU Au fond, la table d'honneur.--Phot. A. Braunstain.]

L'un des soirs de la dernière semaine, sans protocole, Me Raymond

Poincaré, président de la République française, s'en alla dîner chez ses

«confrères», les avocats du barreau de Paris. Mille convives s'étaient

réunis rue Saint-Martin, dans l'immense hall à deux étages du Palais des

Fêtes de Paris. M. Raymond Poincaré trouva là pour l'accueillir, autour

du bâtonnier de l'ordre, Me Fernand Labori, plusieurs membres du

gouvernement et tout ce que le barreau compte, à Paris et en province,

d'illustrations. Au nom du Conseil de l'ordre, Me Labori salua le chef

de l'État:

--Monsieur le président de la. République cher et illustre confrère....

commença-t-il.

Et il évoqua ceux qui ayant appartenu au barreau furent élevés aux

suprêmes magistratures--un pape du treizième siècle, et un roi du

vingtième: Edouard VII--pour féliciter ensuite l'ordre d'avoir donné à

la France son président d'aujourd'hui.

Lorsque, pour serrer les mains du bâtonnier, M. Poincaré se leva, ce fut

une ovation indescriptible de toute la salle qui s'était levée aussi

d'un même élan. Et le président de la République trouva les mots les

plus heureux et les plus éloquents pour faire l'éloge de ce cher barreau

parisien qu'il aimait tant, qui l'avait grandi et où il demandait qu'on

lui réservât la place qu'il comptait bien revenir prendre dans sept

ans...

[Illustration: Soldats à la corvée de neige.]

[Illustration: AU CAMP SERBE.--Dans la tourmente.--Un canon à demi

enseveli.--_Photographies S. Tchernof._]

[Illustration: Les soldats bulgares se sont improvisés «sculpteurs

animaliers».--_Phot. du lieut. G. Staïnof._ LA TRÊVE DE LA NEIGE]

AUTOUR D'ANDRINOPLE.

_Mieux que tout commentaire, ces photographies expliquent la longue

inaction des troupes réunies autour d'Andrinople: la neige leur

imposait, comme à l'armée turque de Tchataldja, une trêve naturelle, qui

arrêta l'effort des combattants et empêcha toute opération. Partagés

entre les corvées que nécessitaient les amoncellements de neige et les

rudes factions dans la tourmente, luttant sans cesse contre le froid qui

mord sous les capuchons et les couvertures, les soldats bulgares et

serbes mènent une dure vie, qu'ils s'ingénient pourtant à égayer, à

force d'entrain et de belle humeur. Déjà la neige a commencé à fondre,

et d'épais bourbiers lui succèdent._

[Illustration: Le camp du 9e régiment serbe après une tempête.--_Phot.

S. Tchemo._]

[Illustration: L'enlèvement d'un blessé: au tond, deux trous creusés par

les obus ennemis.]

[Illustration: CHEZ LES BULGARES.--Amusements. _Photographies du lieut.

G. Staïnof._]

[Illustration: Le déblaiement d'une tranchée obstruée par deux mètres de

neige.]

[Illustration: Soldats serbes en faction, par un froid terrible, à 300

mètres des avant-postes turcs.--_Phot. S. Tchernof._ LA TRÊVE DE LA

NEIGE AUTOUR D'ANDRINOPLE]

L'Illustration, No. 3655, 15 Mars 1913 · 第 20 / 45 题