Francine, ce printemps, n’a plus de rides. La femme de Nestor, le bon
génie de ma maison, redevient jeune. Elle se penche, extasiée, sur un
berceau, quand la nurse, personne autoritaire et un peu distante, daigne
lui en confier la garde.
--Moi aussi, Monsieur, m’avoue Francine, j’aurais dû en avoir un. _On ne
l’a pas laissé venir._ C’est tout le chagrin de ma vie. Vous pensez
comme je suis heureuse de voir un enfant pareil chez nous! Et pour
toujours! Qu’il est beau! Ah! que Monsieur ne s’en fasse plus! A part la
bouche de la pauvre maman, c’est déjà tout son portrait, c’est un amour!
J’ai donc refait cet amour à mon image par la puissance de mon désir?
Après les mauvais plaisirs de l’homme, le bon plaisir d’un Dieu?
Vraiment, je suis comblé.