COMMUNE DE PARIS

_Extrait du registre des délibérations du Conseil général des

commissaires des quarante-huit sections._

_Du 11 août, l'an quatrième de la liberté et premier de

l'égalité_.

Sur la proposition du Procureur de la Commune, de remplacer M.

Danton, appelé au Ministère de la Justice, le Conseil général a

nommé M. Billaud-Varenne, substitut du Procureur de la Commune, et

a arrêté que ce choix serait confirmé par les 48 sections.

_Signé_: HUGUENIN, _président_.

BERNARD, _secrétaire_.

Pour copie conforme à l'original:

TALLIEN, _secrétaire-greffier_.

De l'imprimerie de Patris, imprimeur de la Commune, place de

l'Estrapade, nº 10.

[623] Il y a eu plusieurs listes imprimées des électeurs réunis

en club à la Sainte-Chapelle. Sur ces documents, cf. F. BRAESCH,

_La Commune du 10 août 1792_, p. 351, n. 6.

[624] Voici cette réclamation dont j'ai retrouvé le texte dans

_Le Courrier des LXXXIII départements_, nº du 1er janvier 1792,

p. 13.

_Réclamation._—Un bon et digne citoyen, M. Allan, chirurgien

et électeur de la section des Postes, qui ne _dort plus_ depuis

qu'il a vu son nom accolé aux _chapelains clubistes_[H] nous

adresse la lettre suivante: «Je tiens autant à la vérité qu'à

L'HONNEUR, mon cher camarade; aussi je vous prie de donner la

plus prompte publicité à ma lettre. J'ai vu avec étonnement mon

nom sur la liste imprimée des électeurs de la Sainte-Chapelle.

Le fait est que je n'ai jamais eu l'idée de me présenter à cette

société, et je défie que l'on trouve mon nom sur ses registres.

J'ignore comment l'auteur de la liste a pu faire cette méprise,

mais j'ai cru de mon devoir et de mon HONNEUR de dénoncer le fait

mercredi dernier à l'Assemblée générale de ma section, et j'ai eu

la satisfaction de voir qu'elle était pleinement convaincue de la

pureté de mes intentions. J'invite donc le rédacteur de la liste

à faire de nouvelles recherches, et à rectifier une erreur qui

_blesse_ mon patriotisme.

_Signé_: ALLAN.

[H] La vérité nous force à dire qu'il y a cependant de

très-honnêtes gens dans ce club; mais ce sont des gens

confiants et captés, dont l'honorable probité est déçue.

[625] Au lieu du mot «... comme...», le manuscrit original porte

quelque chose comme: «... érenue...» ou «... avenue...», ce qui

ne signifie rien.

[626] A la séance du 21 août (voyez ci-dessus, p. 210.)

[627] Il s'agit sans doute (voyez la suite du présent

procès-verbal) des anciens gardes-françaises qui, comme on l'a vu

précédemment, avaient été versés dans les nouvelles compagnies de

gendarmerie nationale.—La rue du Bouloir s'appelle aujourd'hui,

rue du Bouloi.

[628] Le manuscrit original porte: «... cest...», ce qui est un

non-sens; j'ai pensé que le copiste n'avait pas su déchiffrer la

minute et que celle-ci portait le mot: «... ici...»

[629] Serait-ce pour Bellet fils? (Voir ce nom à l'_Index_.)

[630] J'ai pu ajouter ce dernier nom qui manque dans le texte

original, grâce au procès-verbal de la séance du 23 août (voir

ci-après, p. 220).

[631] Voyez ci-dessus, pp. 210-211. Ici le texte original porte:

«... Audriau...»; j'ai conservé la forme: Andrau, de la page 210.

[632] Le 19 août (voyez ci-dessus, p. 206). Il avait donné sa

démission dès le lendemain (voyez p. 207).

Procès-verbaux de l'Assemblée générale de la section des Postes 4 Décembre 1790 - 5 Septembre 1792 · 第 288 / 357 题