NOTES:

[504] L'heure de l'ouverture de la séance n'étant pas indiquée,

il est difficile de savoir à quel moment précis celle-ci a

commencé; très probablement vers 6 heures du soir, comme

d'habitude; en tous cas, à un moment où tout était consommé. Il

est remarquable qu'il ne soit point fait allusion, d'une manière

directe, dans le présent procès-verbal, aux grands décrets rendus

dans la journée.

[505] Il s'agit du serment prêté individuellement par les membres

de l'Assemblée nationale à peu près au moment de la chute du

château qui dut avoir lieu vers midi. Voici le texte de ce

serment, d'après le _Procès-verbal de la Législative_, p. 9: «Au

nom de la nation, je jure de maintenir de tout mon pouvoir la

liberté et l'égalité ou de mourir à mon poste.»

[506] En effet, pendant le début de la bataille, une députation

de la section des Thermes-de-Julien était venue à la Législative

lui demander de prêter le serment de sauver la patrie. Voici

comment le _Procès-verbal de la Législative_, p. 7, rapporte cet

incident:

Une députation de la section des Thermes-de-Julien est

introduite à la barre.—«Nous adhérons, dit l'orateur, au vœu

manifesté par la Commune sur la déchéance du roi. Recevez,

Législateurs, avec cette déclaration, le témoignage de notre

confiance; mais osez jurer que vous sauverez l'empire.»—Nous le

jurons! s'écrient tous les membres de l'Assemblée.—Le Président

répond aux pétitionnaires que le peuple trouvera toujours dans ses

représentants les véritables amis de son bonheur et de sa liberté.

«Et vous, ajoute-t-il, qui êtes si dignes de sa confiance par

les sentiments civiques que vous manifestez, retournez vers lui;

invitez-le à attendre paisiblement les décisions de l'Assemblée

nationale. Transmettez-lui les décrets qu'elle a déjà rendus et

recommandez-en l'exécution à son zèle et à son patriotisme.»—Les

pétitionnaires s'engagent à remplir les vœux de l'Assemblée.

On décrète l'impression de leurs discours et l'insertion de leurs

noms au procès-verbal.—Ce sont MM. Mathieu, Cellier, Piogé,

Dubosc, Varin, Jacob, Gérard, Dumesne, Jobbé et Gandri.

[507] C'est en ces termes des plus réservés que le procès-verbal

de la section des Postes fait allusion à la substitution du

Conseil général révolutionnaire au Conseil général légal, qui

avait eu lieu, le 10 août, vers 7 heures du matin.

[508] Ainsi les pouvoirs provisoires des commissaires envoyés, le

10 août avant 2 heures du matin, savoir les sieurs David, Genty

et Charmot, se trouvaient annulés en fait par cette nomination

nouvelle.

[509] On pourrait croire qu'il s'agit ici du bureau central

de correspondance des sections; et en effet si Bachelard en

faisait déjà partie (voyez p. 172), ses pouvoirs ne lui avaient

été accordés que pour huit jours (voyez ci-dessus, p. 157).

Mais l'un des trois personnages dont il s'agit ici, le sieur

Langlois, est nettement désigné, à la séance du 12 août, comme

membre de la Commune révolutionnaire (voyez p. 180). Enfin un

autre de ces trois individus, Charmot, faisait déjà partie

de la représentation de la section des Postes à la Commune

révolutionnaire nommée provisoirement le 10 août, avant 2 heures

du matin (voyez ci-dessus, p. 173). Je pense donc qu'il s'agit

ici de la nomination des trois commissaires supplémentaires

que l'Assemblée révolutionnaire de l'Hôtel de Ville décida

de s'adjoindre dès avant le jour (voyez F. BRAESCH, _La

Commune du 10 août 1792_, p. 230). D'après cette hypothèse, la

représentation de la section des Postes à la Commune du 10 août

aurait été ainsi composée:

_Nuit du 9 au 10 août_: David, Genty, Charmot. _10 août_:

Blondel, Desvieux, Gibbon, Bachelard, Langlois, Charmot.

Rien n'empêche d'ailleurs d'admettre que les trois derniers

étaient en outre chargés de transmettre à la section les

arrêtés envoyés par les autres sections au bureau central de

correspondance.

[510] La Commission extraordinaire des Douze.

[511] Le Comité de la section.

[512] C'est l'arrêté du Département, du 4 août, déjà lu peut-être

à la séance de la section du 5 août (cf. ci-dessus, p. 161 et n.

462).

[513] C'est le décret capital, établissant, pour la première fois

en France, le suffrage universel par l'abolition du privilège des

citoyens actifs, pour les élections à la Convention nationale.

Procès-verbaux de l'Assemblée générale de la section des Postes 4 Décembre 1790 - 5 Septembre 1792 · 第 237 / 357 题