[463] Je ne connais pas d'arrêté de la Municipalité, à la date du
2 août, pour convoquer les sections au sujet du renouvellement
de l'état-major de la garde nationale; je ne connais à ce sujet
que l'arrêté du Corps municipal, du 31 juillet, convoquant
les sections _pour le 2 août_, afin de délibérer sur cette
question (voyez ci-dessus, pp. 154, n. 444, et 158, n. 451).
C'est sûrement de cet arrêté qu'il est question ici: le 2
août, la section des Postes n'avait pas discuté l'affaire du
renouvellement de l'état-major, le trouble s'étant mis dans
l'Assemblée (voyez p. 158); de là la présente discussion.
[464] On a vu que cette réélection avait été discutée en
principe, le 2 juillet, par la Législative (voyez p. 138, n.
419). Ce principe avait fait l'objet d'une loi votée le 6 juillet
et sanctionnée le 20 (DUVERGIER, t. IV, pp. 242-243). De là la
discussion de la section des Postes, des 27, 28 et 29 juillet
(voyez ci-dessus, pp. 138, 146 et 147-148) qui avait précédé
l'arrêté du Corps municipal du 31 juillet, dont il est question
à la note précédente. C'était donc la quatrième ou la cinquième
fois que la section s'occupait de cette affaire: 27, 28, 29
juillet, 2 août (troubles) et à la présente séance du 6 août,
sans compter une séance du 4 août dont nous n'avons pas conservé
le procès-verbal (voyez ci-après, p. 163 et n. 468).
[465] Voici le texte _in extenso_ de ce troisième article de
l'arrêté de la Municipalité, du 31 juillet (je n'en avais donné
qu'une partie, à la n. 451 de la p. 158): «3º La réduction des
bataillons au nombre des sections, réduction déjà implicitement
prononcée par le décret qui porte que les citoyens de chaque
section se réuniront pour nommer leurs officiers.»
[466] Voici cet article: «Trois jours après la publication du
présent décret, tous les citoyens composant les bataillons de
la garde nationale, dans les villes dont la population est de
cinquante mille âmes et au-dessus, se réuniront par bataillon
pour procéder à l'élection des officiers de l'état-major des
bataillons et de ceux des légions.—Les officiers composant ces
dits états-majors pourront être réélus.»
[467] Voyez ci-dessus, p. 120.—Le texte original porte, par
erreur: «... vingt-quatre juin...».
[468] Nous ne possédons pas le procès-verbal de cette séance du 4
août; on aura sans doute déjà remarqué que du 2 août on passe au
5 août, malgré l'arrêté de la section, du 31 juillet, établissant
sa permanence.
[469] Voilà qui semble expliquer à première vue l'absence du
procès-verbal de la séance du 4 août. Ce n'en saurait cependant
être la véritable raison, puisque, le 8 août, la section
révoquait seulement _en partie_ son arrêté du 4 août (voyez
ci-après, p. 168-169) et qu'il n'est plus question, dans le
présent registre, du rapport du procès-verbal tout entier de la
séance du 4 août. L'absence de tout procès-verbal, pour les 3 et
4 août, doit donc être attribuée à une négligence de copiste.
[470] Voyez ci-dessus, p. 161 et n. 462.
[471] Nous n'avons pas conservé le texte de cette lettre.
[472] Lisez sans doute: «... a arrêté à l'unanimité,
confirmée...».
[473] C'est-à-dire: «... et où elle lui exprimerait que...» (...
une adresse où elle lui exprimerait que...).
[474] C'est-à-dire: adresse destinée en outre à «... lui
assurer...».
[475] On sait qu'au 10 août de nombreux gentilshommes ci-devant
gardes du corps combattirent sous l'habit des gardes suisses;
du moins trouva-t-on parmi les cadavres des Suisses des soldats
porteurs d'un linge plus fin que celui de leurs camarades.