[444] L'arrêté du Corps municipal, du 31 juillet, convoquait les
sections pour le 2 août, 5 heures du soir, à l'effet de délibérer
sur les moyens d'exécuter le décret du 2 juillet (sur ce décret
voyez ci-dessus, p. 138, n. 419) qui licenciait l'état-major de
la garde nationale. C'est une pièce imp., aff. in-fol. plano.
Bib. nat., dép{t} des man., fonds français, nouv. acq., carton
2691, fol. 2 (TOURNEUX, nº 26273); autre exemplaire: Bib. de la
Ch. des Dép., coll. d'aff. X147, portef. 5, l. 16, p. 10.—Cet
arrêté est reproduit dans l'_Histoire parlementaire_ de BUCHEZ et
ROUX, t. XVI, pp. 253-254.
[445] Sur ces documents fameux, voyez F. BRAESCH, _La Commune du
10 août 1792_, pp. 152, 158-159 et 182-184.
[446] Le texte porte: «... n'étant...»; mais c'est bien: «...
n'était...» qu'il faut lire.
[447] C'est-à-dire évidemment sur la question de savoir si le
citoyen Guerrier serait, comme le proposait un membre, «invité à
ne pas venir dans les Assemblées de la section».
[448] Sur cette affaire, voyez ci-dessus, p. 139 et n. 421.
[449] Voyez ci-dessus, p. 142 et n. 421.
[450] Sur la formation du bureau central de correspondance des
sections et l'arrêté du Corps municipal y relatif, en date du
27 juillet, voyez F. BRAESCH, _La Commune du 10 août 1792_, pp.
131-134. Voici le texte de l'imprimé à part contenant, outre
l'arrêté du Corps municipal, la lettre d'avis du Procureur de la
Commune.
LETTRE
DU PROCUREUR DE LA COMMUNE
_aux 48 sections_.
Le Corps municipal, Messieurs, vient d'arrêter qu'il ferait
établir, au parquet de la Commune, un Bureau central de
correspondance entre les sections de Paris; je m'empresse de vous
faire part de cette résolution.
Dans le moment où la permanence des sections vient d'être
décrétée par l'Assemblée nationale, il est important qu'elles
aient un centre de réunion où elles puissent faire parvenir
promptement et d'une manière sûre le résultat de leurs
délibérations et arrêtés.
La nécessité de l'établissement de ce Bureau central se fera
facilement sentir; plusieurs sections l'ont depuis longtemps
réclamé; les communications seront par ce moyen promptes et
assurées; la malveillance, l'incivisme ou la négligence ne
pourront par ce moyen rien soustraire à la connaissance des
citoyens. Il en résultera pour la Commune une grande économie;
car alors les sections pourront se dispenser de faire imprimer
leurs arrêtés, lorsqu'elles seront assurées qu'ils parviendront
exactement aux autres sections.
Chaque section pourra, en nommant un commissaire soit par
semaine soit par mois, avoir tous les jours connaissance de ce qui
aura été fait dans les 47 autres sections et leur faire également
connaître ses arrêtés.
Un préposé sera chargé du soin d'enregistrer toutes les pièces
que l'on fera parvenir dans ce bureau, d'en donner un reçu aux
commissaires des sections et d'en faire des copies pour être
remises à chacun d'eux.
Les citoyens qui auront quelques écrits concernant les affaires
publiques, ou même relatifs à des intérêts particuliers, à faire
passer aux sections, pourront les remettre à ce bureau, qui les
leur fera parvenir d'une manière certaine.
_Signé_: P. MANUEL.
NOTA. Ce bureau sera ouvert tous les jours depuis 9
heures du matin jusqu'à 3 heures après-midi et, le soir, depuis
7 heures jusqu'à 9 heures. Il sera établi dans les bâtiments
du Saint-Esprit, au 2e étage, par le 1er escalier, près le
passage qui communique à la Maison Commune.