CINQUANTE-TROISIÈME ASSEMBLÉE.—DU 29 JUILLET 1792

L'an mil sept cent quatre-vingt-douze le quatrième de la liberté, le

vingt-neuf juillet, l'Assemblée générale de la section des Postes

légalement convoquée sur l'ajournement porté en son arrêté du

vingt-quatre de ce mois;

M. Bellay (_sic_), président du Comité, a remis sur le bureau le

procès-verbal de la séance d'hier, et a invité l'Assemblée à se nommer

un président et un secrétaire; et aussitôt l'Assemblée a nommé par

acclamation M. Le Bœuf, président, et M. Laurent, secrétaire.

Lecture du procès-verbal de la séance a été lu (_sic_), et, sur la

seconde lecture demandée par l'Assemblée, il a été arrêté que, sur

le procès-verbal, le nom du membre qui avait fait la dénonciation du

_Journal de Paris_, serait rayé et qu'il y serait substitué ces mots:

_Le membre qui avait fait cette dénonciation_.

Il a été arrêté, relativement aux Assemblées de section, que les mots:

_aucun ne pourra rester aux Assemblées de sections, sinon les vieillards

et les infirmes_, seront rayés et qu'il y sera substitué ces mots: _Il

ne sera point tenu d'Assemblée de la section et elle sera remise au

lendemain, à moins que le même motif ne subsiste encore_.

Relativement à l'adresse à l'armée lue par M. Desvieux dans la même

séance, il a été observé que cette adresse devant manifester le vœu

de la Commune, et l'Assemblée n'ayant point été convoquée pour cet objet

et n'ayant pris un vœu à cet égard qu'en petit nombre, il était

important d'ajourner à mardi prochain de remettre à l'ordre de ce jour

la lecture et la discussion de cette adresse, et d'en instruire les

citoyens par les voies ordinaires. L'Assemblée, consultée à ce sujet, a

adopté la proposition[426].

Enfin, sur le procès-verbal de la même séance, il s'est élevé une

discussion sur la pétition à l'Assemblée nationale, tendant à demander

le plus tôt possible le mode de remplacement de l'état-major de la

garde nationale parisienne, lue par M. Desvieux et adoptée dans la même

Assemblée. M. Bachelard, l'un des commissaires rédacteurs, a présenté

une adresse sur le même objet, qu'il a mise sur le bureau. Il a été

demandé que lecture de cette adresse soit lue (_sic_) ainsi que [de]

celle de M. Desvieux. La discussion a été ouverte sur chacune, et

l'Assemblée, consultée sur celle qu'elle adopterait, a arrêté qu'en

confirmant son arrêté de la séance d'hier, elle adoptait celle de M.

Desvieux. M. Bachelard ayant manifesté le désir de retirer l'adresse

qu'il avait rédigée, mais comme elle avait été par lui remise sur le

bureau, et constatée par le procès-verbal, l'Assemblée, consultée sur

cette demande, a arrêté qu'elle resterait déposée aux Archives de

la section[427].

Le procès-verbal de la dernière séance a été adopté dans tout le surplus

de son contenu. Il a été fait lecture d'une lettre de la Municipalité

qui prévient les citoyens que beaucoup de fédérés arrivent, et les

invite de se faire inscrire au Comité de la section pour les logements

qu'ils pourront procurer[428].

Il a été fait lecture d'un arrêté et d'un vœu relatifs aux

circonstances, par la section du Roi-de-Sicile[429].

Il a été arrêté que le vœu de la discussion (_sic_)[430] serait à

l'ordre du jour de mardi prochain.

L'Assemblée a arrêté que M. le Président écrirait à M. Jolly[431],

secrétaire-greffier de la section, pour l'inviter à se trouver à

l'Assemblée prochaine, pour y exposer les motifs qui ont privé

l'Assemblée du 28 d'avoir le procès-verbal du 24.

L'Assemblée a été levée à dix heures, et l'Assemblée s'est ajournée à

mardi prochain, cinq heures du soir.

Procès-verbaux de l'Assemblée générale de la section des Postes 4 Décembre 1790 - 5 Septembre 1792 · 第 208 / 357 题