PAR LE MAIRE ET LES OFFICIERS MUNICIPAUX

_Arrêté portant convocation des quarante-huit sections pour le

mardi 17 juillet, à l'effet de délibérer sur un projet d'adresse

à l'Armée. Extrait du registre des délibérations du Corps

municipal, du vendredi 6 juillet 1792, l'an quatrième de la

Liberté._

Sur la réquisition du second substitut-adjoint du Procureur de

la Commune,

Le Corps municipal arrête que la délibération de la section du

Marché-des-Innocents, dont lecture a été faite à cette séance,

sera imprimée et adressée aux quarante-huit sections.

Arrête en outre que la Commune sera convoquée, pour le mardi

17 de ce mois, trois heures de relevée, _à l'effet de délibérer

sur le projet d'adresse à l'armée, voté par la section du

Marché-des-Innocents_.

_Signé_: PÉTION, maire.

ROYER, secrétaire-greffier,

LEMOINE, secrétaire-greffier-adjoint.

[403] Cet article est ainsi conçu: «L'Assemblée des quarante-huit

sections devra être convoquée par le Corps municipal lorsque le

vœu de huit sections, résultant de la majorité des voix dans

une Assemblée de chaque section composée de cent citoyens actifs

au moins et convoquée par le président des commissaires de la

section, se réunira pour la demander.» (DUVERGIER, t. I, p. 186.)

Or l'arrêté du Corps municipal, du 6 juillet, avait été pris sur

le vu d'un seul arrêté de la section du Marché-des-Innocents, du

30 juin.

[404] Lisez: «... de la loi du 18-22 mai 1791...» (DUVERGIER, t.

II, pp. 365-366). Voici le texte de l'article 3 de cette loi:

«Dans la ville de Paris, comme dans toutes les autres villes

et Municipalités du royaume, les citoyens actifs qui, en se

conformant aux règles prescrites par les lois, demanderont le

rassemblement de la Commune ou de leur section, seront tenus de

former leur demande par un écrit signé d'eux et dans lequel sera

déterminé, d'une manière précise, l'objet d'intérêt municipal

qu'ils veulent soumettre à la délibération de la Commune ou de

leur section, et, à défaut de cet écrit, le Corps municipal ou le

président d'une section ne pourront convoquer la section ou la

Commune.»

[405] Ainsi la section des Postes passait par-dessus toutes les

objections tirées des questions de forme. Nous en trouverons un

autre exemple à la séance suivante du 24 juillet.

Procès-verbaux de l'Assemblée générale de la section des Postes 4 Décembre 1790 - 5 Septembre 1792 · 第 189 / 357 题