[174] Voyez LACROIX, IV, 387-388. Il s'agit, comme on va le voir,
du projet d'incorporation, dans les bataillons de sections, des
canonniers soldés ou canonniers _émigrants_.
[175] A partir de cet endroit le présent procès-verbal a déjà été
édité par LACROIX (VI, 243-244), le passage étant ainsi modifié:
«L'Assemblée convoquée en la manière accoutumée, en vertu de
la délibération du Corps municipal du 25 mai dernier, et sur
la convocation de la Commune; composée de plus de 100 citoyens
actifs;...».
[176] Le texte original porte VIGUIER-CURNI.—VIGUIER-CURNY ou
plutôt VIGUIER DE CURNY, Joseph-Charles, 42 ans, ex-secrétaire de
l'intendance des postes aux chevaux, représentant de la section
de la Place-Louis-XIV, officier municipal.
[177] Sur ce rapport, fait au Corps municipal, le 31 mai 1791, et
intitulé: _Rapport sur les canonniers, fait au Corps municipal
par M. Viguier-Curny_, cf. LACROIX, IV, 449 (séance du Corps
municipal) et 453-456 (texte même _in extenso_ de ce rapport).
D'après LACROIX, IV, 452, n. 4, un exemplaire imprimé de ce
document se trouve à la Bibliothèque de la ville de Paris,
dossier nº 10073, imp. de 8 p. in-4º, document non signalé par M.
TOURNEUX dans sa _Bibliographie_.
[178] L'explication de ce terme de «canonniers _émigrants_»
et l'allusion faite ici aux services rendus par eux dans les
premiers temps de la Révolution sont éclairées par le passage
suivant du rapport de Viguier-Curny: «A l'époque du mois de
juillet 1789, parmi les troupes qui menaçaient Paris, les
canonniers campés au Champ-de-Mars causaient le plus d'inquiétude
aux citoyens, et l'on mit tout en usage pour leur faire connaître
que, en servant la cause du despotisme, ils agissaient contre la
patrie. Un grand nombre de ces canonniers passa sous les drapeaux
de la liberté, et ils nous devinrent d'autant plus précieux,
qu'ils furent employés à mettre en état de service les pièces
de canon que les Parisiens purent se procurer. Accueillis avec
transport par les citoyens de Paris, comptant sur les promesses
qui leur furent faites, les canonniers restèrent avec nous;
ils furent réunis par les soins de M. Desperrières, officier
d'artillerie, qui, pour rendre leur service plus utile à la chose
commune, leur donna, sous l'autorité des électeurs, représentants
de la Commune, une forme d'organisation militaire.—Ce sont ces
artilleurs qui ont dressé la plus grande partie des batteries
que nous avons vu établir, lors de la Révolution, dans toutes
les avenues de la capitale, pour en défendre les approches;
plusieurs se sont trouvés au siège de la Bastille, et, ainsi que
les ci-devant gardes-françaises, satisfaits d'avoir contribué
à la reddition de cette forteresse, ils ont eu la modestie
de ne solliciter aucune récompense.—Depuis la cessation des
premiers troubles, les canonniers, au nombre de 260, ont été
employés à escorter les convois, et, dans les détachements et
les missions qui leur ont été confiés, les citoyens ont toujours
rendu justice à leur sagesse et à leur zèle.»—A la fin de
1789, d'après ce même rapport de Viguier-Curny, «il restait
220 canonniers émigrants» casernés à l'arsenal. Ce sont ces
canonniers dont il s'agissait d'assurer l'existence. En décembre
1789, l'assemblée des représentants de la Commune leur alloua
des habits et une solde provisoire de 20 sols par jour, en
attendant l'installation de la Municipalité définitive. Celle-ci
était établie en novembre 1790, mais le département de la garde
nationale ne fut installé qu'en janvier 1791. Par un arrêté du 31
de ce mois (et non du 21, comme l'écrit par erreur LACROIX, VI,
241 et n. 2), le Corps municipal décida alors que les canonniers
_émigrants_ seraient assimilés aux chasseurs des barrières et
formeraient deux compagnies supplémentaires de ce corps. Mais les
canonniers, mécontents, firent intervenir plusieurs sections,
sous prétexte que le Corps municipal outrepassait ses pouvoirs
en tranchant tout seul cette question. D'où conflit entre ces
sections et le Corps municipal, pétitions et démarches diverses.
On trouvera l'historique complet de toute cette affaire dans
l'éclaircissement de la séance du Corps municipal du 5 septembre
1791, de l'ouvrage de LACROIX, VI, 241-243. LACROIX donne en note
l'indication des différents endroits de ses _Actes de la Commune_
où il a déjà été question de ces canonniers.—Sur l'organisation
des canonniers soldés, en octobre 1791, voyez LACROIX, VII, 26-37.
[179] L'arrêté de convocation des sections par le Corps
municipal, en date du 25 mai 1791, portait en effet ceci:
«Mention sera faite, à la suite de la présente convocation, de
l'arrêté pris hier dans l'Assemblée du Conseil général» (pour ce
dernier arrêté, cf. LACROIX, IV, 377 et 379-382) «relativement
au vœu émis d'adresser une lettre de félicitation à la diète de
Pologne.» (LACROIX, IV, 388.)—La diète de Pologne avait adopté,
le 3 mai 1791, une constitution nouvelle abolissant le _liberum
veto_, instituant la royauté héréditaire, créant deux chambres
législatives, etc... Voyez le _Moniteur_ des 22, 24, 26, 30 mai,
2 et 6 juin 1791.—Sur l'attitude de l'opinion parisienne dans
cette affaire, cf. LACROIX, VI, 244-246.
[180] LACROIX, VI, 244, a supprimé ce mot.
[181] DAVID Jean-Michel, ancien marchand de vin, 43 ans, rue des
Prouvaires, 42, devint, après le 10 août, électeur de la section
et son représentant à la Commune du 10 août.
[182] Très probablement une erreur: soit pour Baillardet, soit
pour Balardelle. (Voir l'_Index_.)
[183] LACROIX, VI, 244, ne donne pas ces différents noms et se
borne à mettre: «... suivent 12 noms».
[184] LACROIX: «... cet...».
[185] LACROIX, qui arrête ici sa citation, ajoute: «_Signé_:
MARESCHAL, SAUVAGE».
[186] Le texte porte _Paloy_.—PALLOY Pierre-François, dit
Palloy-Patriote, entrepreneur bien connu par ses travaux de
démolition de la Bastille, avec les pierres de laquelle il fit
des modèles réduits de cette prison qu'il expédia un peu partout.
Il paraîtrait, d'après ce texte, qu'il en envoya un à la section
des Postes.