[150] Le jour même, 16 avril, la Constituante avait rendu un
nouveau décret pour compléter celui du 28 janvier 1791 sur la
levée d'une armée auxiliaire (DUVERGIER, II, 371).—Pour la suite
donnée à cette affaire (l'armée auxiliaire fut bientôt absorbée
dans les bataillons de gardes nationaux volontaires) voyez
LACROIX, II, 459.
[151] Voyez ci-dessus, p. 32 et n. 137.
[152] FLEUROT, Jacques, banquier, 39 ans, rue Tiquetonne,
électeur de la section.
[153] Le lundi 18 avril 1791, vers midi, Louis XVI étant monté en
voiture pour aller à Saint-Cloud où il comptait faire ses Pâques,
le bruit courut que le roi avait projeté de quitter le royaume,
et le peuple, ainsi que la garde nationale, s'opposèrent à son
départ qui fut retardé pour éviter des désordres (voyez divers
récits de cet événement dans LACROIX, III, 628-632). Aussitôt
le Directoire du Département de Paris prit un arrêté ordonnant
à la Municipalité de convoquer les sections pour dire nettement
s'il fallait priver le roi d'exécuter son premier projet ou le
remercier d'y avoir renoncé (voyez le texte de cet arrêté dans
LACROIX, III, 632-633). A la lecture de cet arrêté, le Corps
municipal prit la délibération dont il est question ici et en
vertu de laquelle les sections de Paris étaient convoquées pour
le lendemain (voir le texte dans LACROIX, III, 620-621).
[154] Voy. LACROIX, III, 644-648.
[155] Le 18 avril, le Directoire du Département avait, non
seulement ordonné à la Municipalité de réunir les Assemblées de
sections, mais encore lui-même convoqué le Conseil général du
Département et celui-ci avait, le même jour, adopté une adresse
au roi dans laquelle il reprochait vivement au souverain de
s'entourer de prêtres réfractaires (voyez LACROIX, III, 637-638
et 639).