La Banque de France vient d'émettre des billets de 20 francs et de 5
francs. Serait-elle amenée par les circonstances à lancer des coupures
encore plus faibles, il n'y aurait point lieu de prendre la chose au
tragique.
[Illustration: Fac-similé, en grandeur réelle, d'un billet de banque
d'un cent (un sous), émis par la Banque de Pittsburg en 1859.]
C'est presque une vérité de La Palice d'affirmer que les petites
coupures présentent les mêmes garanties que les grosses; elles ont, sur
ces dernières, l'avantage de faciliter les transactions. Et nombre
d'Etats qui, pendant un temps plus ou moins long, se sont vus obligés de
recourir au papier-monnaie, ont émis des coupures d'un franc. Il n'y a
pas longtemps encore, la République Argentine utilisait des billets de 5
centouros, valant environ deux sous et demi. Mais le record en ce genre
semble appartenir à la Banque de Pittsburg qui, en 1859, pendant la
guerre de Sécession, émit des billets de banque de 1 cent, soit un sou,
dont nous reproduisons un spécimen qui nous est gracieusement communiqué
par M. Fernand Bernard.