_Testâ oblongâ, cylindrâceo-pyramidali, apice obtusiusculo,

anfractibus septenis, loevibus; suturâ postice crenulatâ; aperturâ

ovali, postice acutâ, labio externo tenui; antice declivi; columellâ

obsolete truncatâ, umbilico minimo: long. 0,77, lat. 0,29, poll_.

Cette espèce diffère de la précédente parce que sa forme est plus

cylindrique, et qu'à l'état de développement complet elle est presque

entièrement débarrassée des plis obtus des spires postérieures; elle

s'en distingue aussi par la forme de la bouche. Dans cette espèce les

jeunes coquilles sont striées longitudinalement et elles présentent

quelques plis longitudinaux fortement usés.

1.--Hélix Bilamellata, G. Sowerby.

_Testâ orbiculato-depressâ, spirâ planâ, anfractibus senis, ultimo

subtus ventricoso, superne angulari; umbilico parvo; aperturâ

semilunari, superne extus angulatâ, labio externo tenui; interno

plicis duabus spiralibus, posticâ majori: long, 0,15, lat. 0,33,

poll_.

Les jeunes coquilles de cette espèce ont des proportions très

différentes de celles dont nous avons parlé plus haut, car leur axe

est presque égal à leur longueur. Le plus grand spécimen est blanc

avec des raies irrégulières couleur de rouille. Cette espèce s'écarte

beaucoup de toutes les espèces récentes que nous connaissions,

quoiqu'elle semble avoir quelque analogie avec plusieurs d'entre

elles, telles que _Hélix epistylium_ ou _Cookiana_, et _H. gularis_;

pourtant, dans ces deux espèces, les plis spiraux internes sont placés

sur la face interne de la paroi externe de la coquille, et non sur la

lame interne comme chez l'_Helix bilamellata_. Il existe une autre

espèce récente assez analogue à celle-ci; elle n'a pas encore été

décrite et diffère de _Bilamellata_ et de _Cookiana_ parce qu'elle

possède quatre plis spiraux internes dont deux sont placés sur la face

interne de la paroi extérieure, et deux sur la paroi interne de la

coquille; elle a été rapportée de Tahiti par le _Beagle_.

2.--Hélix polyodon, G. Sowerby.

_Testa orbiculato-subdepressâ, anfractibus sex, rotundatis, striatis;

aperturâ semilunari, labio interno, plicis tribus spiralibus, posticis

gradatim majoribus, externo inlus dentibus quinque instructo; umbilico

mediocri, long. 0,07, lat. 0,10, poll_.

Cette espèce se rapproche plus ou moins de _Hélix contorta_ de De

Ferussac, Moll. terr. et fluv. Pl. 51. A, fig. 2; mais en diffère par

plusieurs détails.

3.--Hélix spurca, G. Sowerby.

_Testâ suborbiculari, spirâ subconoïdeâ, obtusâ; anfractibus quatuor

turnidis, substriatis; aperturâ magnâ, peritremate tenui; umbilico

parvo, profundo; long. 0,1, lat. 0,13, poll_.

Se distingue facilement de l'_Helix polyodon_ par sa bouche large et

dépourvue de dents.

4.--Hélix biplicata, G. Sowerby.

_Testâ orbiculato-depressâ, anfractibus quinque rotundatis, striatis;

aperturâ semilunari, labio interno, plicis duobus spiralibus, posticâ

majori; umbilico magno; long. 0,04, lat. 0,1, poll_.

Cette espèce doit être considérée à cause de sa forme, comme

parfaitement distincte de _Hélix bilamellata_; l'ombilic est beaucoup

plus grand, le sommet n'est pas aplati, et le bord postérieur de

chaque spire n'est pas; anguleux. Il convient de rapporter à cette

espèce des spécimens qu'on a trouvés associés aux espèces précédentes,

et à _Coclogena fossilis_ qui est, à son tour, associée à une Succinée

actuellement vivante, dans le grès calcarifère moderne.

COQUILLES PALÉOZOIQUES DE LA TERRE VAN DIEMEN

(Voire chapitre VII: TERRE VAN DIEMEN).

1.--Producta rugata.

C'est probablement la même espèce que celle à laquelle Phillips a

donné le nom de _Producta rugata_ (Geology of Yorkshire, part. 2, pl.

VII, fig. 16); mais la coquille est en trop mauvais état pour que je

puisse me prononcer définitivement à ce sujet.

2.--Producta brachythaerus_, G. Sowerby.

_Producta, testâ subtrapeziformi, compressâ, parte anticâ latiorî,

sub-bilobâ, posticâ angustiori, lineâ cardinali brevi_.

Les caractères les plus remarquables de cette espèce sont le peu de

longueur de la ligne cardinale et la largeur relativement grande de la

partie antérieure de la coquille; sa face externe est ornée de petits

tubercules émoussés, disposés irrégulièrement; l'exemplaire est empâté

dans un calcaire offrant la couleur grise habituelle au calcaire

carbonifère. Un autre spécimen, que je suppose être une empreinte de

la face interne de la valve aplatie, est empâté dans une pierre de

couleur brun de rouille clair. Un troisième spécimen, probablement une

empreinte de la face interne de la valve la plus profonde, se trouve

dans une roche presque semblable, associée à d'autres coquilles.

1.--Spirifera subradiata, G. Sowerby.

_Spirifera, testâ loecissimâ, parte medianâ latâ, radiis lateralibus

utriusque lateris paucis, inconspicuis._

La largeur de cette coquille est, peut-on dire, plus grande que sa

longueur. Les raies des surfaces latérales sont en très petit nombre

et peu distinctes, et le lobe médian est d'une grandeur et d'une

largeur peu communes.

2.--Spirifera rotundata? Phillips: _Geology of Yorkshire_, pl. IX,

fig. 17.

Quoique cette coquille ne soit pas exactement semblable à la figure

citée, il serait peut-être impossible de découvrir des caractères qui

l'en distinguent nettement. Notre spécimen est fortement tordu; c'est

d'ailleurs un exemple de ce genre de variations accidentelles qui

montre quelle faible importance il convient d'attribuer, en certains

cas, aux caractères particuliers, car les côtes radiées sont beaucoup

plus nombreuses et plus serrées sur l'un des côtés d'une des valves

que sur l'autre côté de cette même valve.

3.--Spirifera trapezoïdalis, G. Sowerby.

_Spirifera, testâ subtetragonâ, medianâ parte profundâ, radiis

nonnullis, subinconspicuis; radiis lateralibus utriusque lateris

seplem ad octo distinctis: long. 1,5, lat. 2, poll_.

Il y a deux spécimens de cette espèce empâtés dans un calcaire couleur

de rouille foncée grisâtre, probablement bitumineux.

Spirifera trapezoïdalis, _var.? G. Sowerby.

Spirifera, testâ radiis lateralibus tripartitum divisis, lineis

incrémenti antiquatis, cæleroquin omnino ad spiriferam trapezoïdalem

simillima_.

J'ai été porté d'abord à assimiler cette coquille à _Spirifera

trapezoïdalis_, mais, en considérant que les côtes radiées sont

simples à leur origine, et sachant qu'elles sont sujettes à des

variations, j'ai cru qu'il valait mieux faire de ce spécimen une

variété distincte.

Il y a plusieurs autres spécimens de Spirifères appartenant

probablement à des espèces distinctes, mais ils consistent en de

simples moules, de sorte qu'il est évidemment impossible de donner les

caractères externes de ces espèces. Cependant, comme elles sont très

remarquables, j'ai cru convenable de leur donner à chacune un nom et

d'en faire une courte description.

4.--Spirifera paucîcostata, G. Sowerby.

Longueur égale aux deux tiers environ de la largeur; côtes peu

nombreuses et variables.

5.--Spirifera Vespertilio, G. Sowerby.

Largeur dépassant le double de la longueur, côtes radiées assez

larges, distinctes et peu nombreuses: surface interne postérieure

couverte, dans les deux valves, de ponctuations bien distinctes.

6.--Spirifera avicula, G. Sowerby.

Les proportions de cette espèce sont fort remarquables, car la

coquille paraît être trois fois plus large que longue; les côtes

rayonnées ne sont pas très nombreuses, et la surface interne

postérieure de l'une des valves seulement (la grande valve) a été

ponctuée. L'espèce ressemble par ses proportions à la _Spirifera

convoluta_[1] de Phillips, mais comme notre _Spirifera avicula_ n'est

représentée que par un moule interne, ses proportions ne sont pas

aussi anormales que celles de la _Spirifera convoluta_.

Un spécimen dont la forme naturelle a été fortement altérée par la

compression, mais qui semble cependant un peu différent par ses

proportions, présente non seulement le moule interne de la coquille,

mais aussi l'empreinte de sa surface externe; ses côtes rayonnées

sont fort irrégulières et très nombreuses, mais il est possible que

certaines d'entre elles seulement soient des côtes principales, les

autres n'étant qu'interstitielles; leur irrégularité rend cette

question insoluble.

Note:

[1] _Geology of Yorkshire_, part. 2, p. IX, fig. 7.

DESCRIPTION DE SIX ESPÈCES DE CORAUX

PROVENANT D'UN DÉPÔT PALÉOZOIQUE DE LA TERRE VAN DIEMEN

Par W. LONSDALE, Esq. F. G. S.

1.--Stenopora Tasmaniensis, Sp. n.[1]

Note:

[1] Quoique les caractères de ce genre soient inédits, il a paru

convenable de ne pas les donner avec tous leurs détails dans cette

notice, parce qu'un fort petit nombre d'espèces seulement ont été

étudiées. Le corail est essentiellement composé de simples tubes

agrégés de diverses manières et rayonnant vers l'extérieur. La bouche

est ronde ou oblongue, et entourée de bourrelets en relief, portant le

long de la crête une rangée de tubercules. La bouche d'abord ovale est

rélrécie (Greek: stenos) graduellement par une bande qui s'élève sur

la paroi interne du tube et finit par la fermer.

_Ramifié, branches cylindriques, inclinées ou contournées de diverses

manières; tubes plus ou moins divergents, bouches ovales, crêtes

de subdivision portant de forts tubercules; 1 à 2 marques du

rétrécissement progressif dans chaque tube_.

Ce corail ressemble par son mode général de croissance à _Calamopora_

(_Stenopora?_) _tumida_ (Phillips, _Geology of Yorkshire_, part. 2,

pl. 1, fig. 62), mais la forme de la bouche et d'autres détails de

structure présentent de très grandes différences avec cette dernière

espèce. _Stenopora Tasmaniensis_ atteint des dimensions considérâbles,

car un des spécimens mesure 4 pouces et demi de long et un demi-pouce

de diamètre. Les branches considérées individuellement offrent une

circonférence très uniforme, mais elles diffèrent l'une de l'autre

dans un même spécimen, et il n'y a pas de mode défini de subdivision,

ni de direction d'accroissement déterminée. Les extrémités sont

quelquefois creuses, et un spécimen, long de 1 pouce et demi à peu

près et large d'un demi-pouce, est écrasé de manière à devenir

complètement plat. Dans les spécimens où ils sont le mieux visibles,

les tubes offrent une longueur considérable, ils naissent presque

toujours isolément sur l'axe de la branche et divergent sous un

angle très faible, jusqu'à ce qu'ils parviennent tout près de la

circonférence, ils se recourbent alors vers l'extérieur. Dans

l'intérieur de la branche les tubes ont une section polygonale due à

des pressions latérales, mais en approchant de la surface externe elle

devient ovale parce que les tubes, en divergeant de plus en plus,

laissent entre eux des espaces libres. Leur diamètre est toujours

très uniforme, à l'exception des rétrécissements qui existent près

de l'extrémité des tubes parvenus à leur développement complet. Dans

l'intérieur des branches les parois étaient vraisemblablement fort

minces, mais à la périphérie la matière présente une épaisseur

relativement considérable. On n'a pas trouvé de traces de diaphragmes

transversaux dans l'intérieur des tubes.

On rencontre rarement des exemples bien démonstratifs des

modifications successives que subit l'extrémité ovale des tubes

jusqu'au complet développement et à l'oblitération finale, mais on a

observé les cas suivants: Quand la bouche devient libre et prend la

forme ovale, les parois sont minces et tranchantes, et sont disposées

perpendiculairement dans l'intérieur du tube. Elles se touchent

parfois, mais d'autres fois elles sont séparées par des sillons

de dimensions variables, où l'on peut découvrir de très petites

ouvertures ou pores. Lorsque la bouche approche de son complet

développement, les sillons sont plus ou moins complètement comblés, et

les parois s'épaississent, car on peut voir le long de la crête une

rangée de très petits tubercules. A cette époque la face interne du

tube cesse d'être verticale, elle est tapissée intérieurement d'une

bande oblique très étroite. Les bouches arrivées à leur développement

complet sont séparées par une crête très prononcée, généralement

simple, mais assez souvent subdivisée par un sillon; la crête, double

ou simple, est surmontée d'une rangée de tubercules saillants qui sont

presque en contact les uns avec les autres. On n'a observé qu'un seul

exemple d'occlusion des bouches, mais il offre une preuve suffisante

de l'expansion graduelle de la bande interne, avec soudure finale au

centre, dont j'ai parlé plus haut. A cette phase extrême on constate

une oblitération générale des détails, mais la plupart des tubercules

restent distincts.

Chez cette espèce on n'observe pas, à l'intérieur des longues branches

cylindriques rectilignes, de marques bien nettes d'un rétrécissement

de la bouche, antérieur à la formation du tube parfait et à la

contraction finale, mais près du point où les tubes se recourbent vers

l'extérieur il existe une indentation annulaire qu'on peut suivre

successivement d'un moule à l'autre suivant une ligne parallèle à la

surface; et entre l'étranglement saillant et la surface parfaite les

parois des tubes étaient légèrement rugueuses. Dans une autre branche

courte que l'on croyait appartenir à cette espèce, mais dont les tubes

divergeaient très rapidement vers l'extérieur, le rétrécissement est

fortement marqué, quoiqu'à des degrés variables, dans les divers tubes

de ce spécimen.

La roche dans laquelle le fossile est engagé est un schiste

argilo-calcarifère grossier ou un calcaire gris; on y rencontre aussi

_Fenestella internata_, etc.

2.--Stenopora ovata, Sp. n.

_Ramifiée, branches ovales; tubes relativement courts, très divergents,

bouches rondes; nombreux rétrécissements ou irrégularités de développement_.

Les caractères de cette espèce ont été déterminés fort imparfaitement.

Les branches ne sont pas uniformément ovales, même dans un fragment

unique. Les tubes divergeaient très rapidement le long de la ligne du

grand axe, leur croissance dans le sens vertical était fort limitée.

Leurs moules montrent une succession rapide d'irrégularités de

développement. Les bouches, pour autant qu'on puisse déterminer leur

forme, étaient rondes ou légèrement ovales, et les crêtes de division,

garnies de tubercules, étaient aiguës; mais, comme la surface externe

n'est pas visible, on n'a pu déterminer leurs caractères exacts et les

modifications subies pendant la croissance.

Le corail est empâté dans un calcaire gris-sombre.

1.--Fenestella ampla, Sp. n.

_Cupuliforme; surface cellulifère interne; branches dichotomes,

larges, aplaties, minces; mailles ovales; rangées de cellules

nombreuses, rarement limitées à deux, alternantes; connexions

transversales quelquefois celluleuses; couche interne de la surface

non celluleuse très fibreuse; couche externe très grenue, non

fibreuse; vésicule gemmulifère? petite_.

Quelques-uns des moules de ce corail offrent une ressemblance générale

avec _Fenestella polypora_ telle qu'elle est représentée dans Captain

Portlock's _Report on the Geology of Londonderry_, pl. XXII, A, fig.

1 _a_, 1 _d_; mais il n'y a pas de similitude de structure entre le

fossile de la Terre Van Diemen et l'espèce en question telle que

la donnent la planche XXII, fig. 3, du même ouvrage ou les figures

originales de M. Phillips, _Geology of Yorkshire_, part. 2, pl.

1, fig. 19, 20. Il existe aussi une ressemblance générale entre

_Fenestella ampla_ et un corail trouvé par M. Murchison dans le

calcaire carbonifère de Kossalchi-Datchi sur le versant oriental de

la chaîne de l'Oural, mais il y a, ici encore, une différence marquée

dans les détails de structure.

_Fenestella ampla_ atteignait des dimensions considérables; des

fragments paraissant appartenir à un spécimen unique couvraient une

surface de 4 pouces et demi sur 3 pouces; cette espèce offrait des

contours très massifs, les branches avaient souvent plus d'un dixième

de pouce de largeur aux points où elles se divisaient.

Une grande uniformité domine dans l'aspect général du corail, mais la

largeur des branches varie parce qu'elles s'élargissent fortement

au voisinage des points de bifurcation; cependant il n'y a pas de

différence marquée entre les caractères de la base et ceux de la

partie supérieure de la coupe, même quant au nombre des rangées de

cellules.

Dans les spécimens où la surface cellulaire est le mieux conservée,

les ouvertures des cellules sont relativement grandes, rondes ou

ovales, et elles sont limitées par un bord légèrement surélevé; une

crête filiforme et onduleuse serpente entre elles et divise les

espaces intermédiaires en losanges. Le nombre des rangées de cellules

situées immédiatement en avant des bifurcations s'élève parfois

jusqu'à dix, et dépasse ordinairement deux après la séparation. Les

ouvertures des cellules des rangées latérales font saillie dans

l'intérieur des mailles, et les connexions transversales sont

quelquefois celluleuses. Les intervalles compris entre les ouvertures,

ainsi que les crêtes ondulées, sont granuleuses ou portent de très

petits tubercules. Dans l'intérieur les cellules présentent la

disposition oblique habituelle, elles se recouvrent les unes les

autres et s'arrêtent brusquement à la partie dorsale de la branche.

Les empreintes parfaites de la surface cellulaire offrent

l'inverse des caractères qui viennent d'être décrits; mais le plus

habituellement les empreintes ne présentent guère d'autre trace de

structure que des rangées longitudinales d'ouvertures circulaires.

Sur la couche interne de la surface non celluleuse on peut découvrir

quelquefois vingt fibres parallèles bien nettes, séparées par des

sillons étroits ou par les moules qui leur correspondent; et leur

nombre est toujours considérable. L'état de conservation de ces

fossiles ne permettait pas de découvrir la véritable nature des

fibres, mais on déduit d'observations faites sur d'autres espèces

qu'elles sont tubulaires. Leur taille est considérable, mais dans le

spécimen qui montre leur structure de la manière la plus complète

elles sont fréquemment coupées par des ouvertures circulaires. Leur

surface arrivée à l'état parfait est finement granuleuse. La couche

externe ou partie postérieure des branches est formée d'une croûte

uniforme sans aucune trace de fibres, mais couverte de nombreuses

papilles microscopiques avec des pores correspondants qui pénètrent

la substance de cette couche.

Les seules traces de vésicules gemmulifères sont de petites cavités

accidentellement situées au-dessus de la bouche et dont la position

correspond à celle que les vésicules considérées comme gemmulifères

occupent dans d'autres genres celluleux. Des moules de cavités

semblables sont répandus fort uniformément entre les empreintes des

bouches, sur le spécimen russe dont on a parlé plus haut.

On n'a pas observé le corail à son état le plus jeune, et on n'a

constaté aucun changement notable provenant de l'âge de l'organisme, à

l'exception de l'épaississement graduel de la surface non celluleuse,

à la suite de son recouvrement par la couche fibreuse.

Les spécimens sont empâtés dans un calcaire gris-sombre écailleux ou

terreux.

2.--Fenestella internata, Sp. n.

_Cupuliforme; surface cellulifère interne; branches dichotomes,

comprimées, de largeur variable; mailles oblongues, étroites; 2 à 5

rangées de cellules séparées par des crêtes longitudinales; connexions

transversales courtes, sans cellules; surface non celluleuse; couche

interne fortement fibreuse, couche externe finement granuleuse_.

Cette espèce se distingue facilement de _Fen. ampla_ par la

délicatesse de sa structure; il y a en outre des différences très

nettes dans le nombre des rangées de cellules qui varie de deux à

cinq, et dans leur mode de développement. Elle paraît avoir atteint

des dimensions considérables, car on a observé des fragments longs de

1 pouce et demi et large de 1 pouce.

Les branches ont une largeur variable, elles s'élargissent

graduellement dans la direction des bifurcations, mais sans aucune

altération de la forme ou de la dimension des mailles, et, pour autant

que l'état des spécimens permette d'en juger, il ne survenait aucun

changement notable pendant le développement de la coupe, sauf celui

que nous allons exposer. A la surface cellulifère des branches il

se produit des modifications importantes mais uniformes entre les

bifurcations successives. Sur une faible longueur au-dessus du point

de séparation la branche est étroite et anguleuse, elle porte une

crête longitudinale parallèle à son axe, et il n'y a qu'une seule

rangée d'ouvertures sur chaque face. A mesure que la branche

se développait, la crête s'élargissait et devenait finalement

cellulifère; une ligne d'ouvertures naissait à la place qu'elle

occupait (_internata_). Les trois rangées d'ouvertures cellulaires

étaient alors séparées sur la branche par deux crêtes, et le

développement continuant, celles-ci s'élargissaient à leur tour et

devenaient celluleuses, les cinq rangées étant séparées par quatre

crêtes. Cette phase semble représenter la dernière période de

l'accroissement, car elle était suivie immédiatement d'une nouvelle

bifurcation. La partie la plus ancienne de la coupe ne porte

d'ordinaire que deux ou trois rangées de bouches; et, lorsqu'il

en existe un plus grand nombre, on peut observer une certaine

irrégularité dans leur disposition linéaire résultant de l'expansion

latérale de la branche.

Dans les spécimens les mieux conservés les bouches sont relativement

grandes, rondes ou ovales, et leurs bords sont faiblement relevés.

Celles des rangées médianes sont parallèles ou presque parallèles,

et disposées dans la direction de l'axe de la branche; mais dans

les rangées latérales elles sont souvent placées obliquement et

s'inclinent vers les mailles. Sur ces spécimens presque intacts les

crêtes de subdivision sont filiformes et légèrement ondulées, mais il

n'existe pas de traces des compartiments en losanges, qui se montrent

si distinctement chez _Fenestella ampla_. Les espaces intermédiaires

entre les bouches sont planes ou légèrement convexes. Dans des

spécimens moins bien conservés ou privés de leur surface primitive,

les bouches n'offrent pas une figure uniforme et n'ont pas de bord

en saillie. Les crêtes de subdivision sont aussi relativement plus

larges; et la surface entière, y compris les connexions latérales, est

granuleuse ou finement tuberculée.

La couche interne de la surface non celluleuse est très fibreuse, et

l'on peut découvrir la même structure, plus ou moins nettement accusée

dans les connexions latérales. Le nombre des fibres ne paraît pas

dépasser douze par branche, et elles sont en général moins nombreuses.

Leur longueur est considérable, car des fibres additionnelles

s'intercalent lorsque la branche s'élargit; et leur surface est garnie

de très petits tubercules. On n'a pas observé d'ouvertures circulaires

isolées. La couche extérieure est uniformément granuleuse quand elle

est complètement développée, mais on peut suivre sur un même spécimen

toutes les phases intermédiaires depuis l'état fibreux fortement

accusé jusqu'à l'état granuleux.

Observations Géologiques sur les Îles Volcaniques Explorées par l'Expédition du "Beagle" Et Notes sur la Géologie de l'Australie et du Cap de Bonne-Espérance · 第 17 / 18 段