Quand MONTESQUIEU composa la pièce suivante, il avait l'intention de
la placer en tête du second volume de _l'Esprit des Lois_, mais depuis
il changea d'avis. Et en effet, le style de cette Invocation, le ton
qui y règne, semblent convenir davantage à la conception gracieuse du
TEMPLE DE GNIDE qu'aux idées sévères de la législation.
Je pense donc qu'on ne me saura pas mauvais gré d'avoir placé ici
cette Invocation aux Muses.