Sous la loggia sont conservées cinq cloches de bronze. La plus ancienne,
fort simple, est datée de 1183.
Une autre, un peu plus grande, porte le millésime de 1249 et a été fondue
par BARTOLOMEO PISANO.
La troisième est de 1352.
La quatrième, ornée des bas-reliefs du Calvaire et de l'Annonciation, est
de 1670.
La cinquième, de 1675, est la plus ornée.
Ainsi que la précédente, elle est l'oeuvre de GIOVANNI CENNI.
+Salle I+ (à droite de la loggia).
Cette salle est exclusivement consacrée à DONATELLO, ce grand et puissant
génie, malheureusement parfois trop inégal et inférieur à lui-même. Il
faut citer en tout premier lieu les quatre admirables bas-reliefs de
_Rondes d'enfants_ qu'il exécuta de 1433 à 1440 pour une des
tribunes des orgues de la cathédrale; ils faisaient face à ceux de Luca
della Robbia; et ils reproduisent avec des variantes ceux de la chaire de
Prato.
Donatello traita ses sujets tout autrement que ne le fit Luca et ce qui,
à cette heure, constitue la remarquable supériorité de l'oeuvre de Luca
sur celle de Donatello fut tout justement ce qui, lors de leur mise en
place, donna l'avantage à Donatello. En effet, la condition essentielle
de l'oeuvre décorative doit être de se subordonner à la place qu'elle doit
occuper et c'est à cet unique point de vue que se plaça Donatello. Comme
ses bas-reliefs destinés à la tribune d'un orgue devaient être vus à une
grande hauteur, il se préoccupa seulement de l'effet à produire à
distance. De là sont venus ces modelés trop sommaires, ces raccourcis
trop osés dans les figures de second plan, enfin ces défauts destinés à
donner à l'ensemble vu de loin, une vigueur et une netteté incomparables.
Original du _Marzocco_ en pierre grise.
_L'Amour_ appelé aussi le _Cupidon_. La grâce et la poésie qui
débordent de cette figure bizarre sont inexprimables. Ces ailes
naissantes, ces serpents enroulés autour des pieds, ces culottes
maladroitement assujetties, forment le mélange le plus imprévu et le plus
attachant. Quelle naïveté dans l'attitude du jeune dieu les bras encore
levés, après qu'ils ont lancé la flèche vers un but invisible; quelle
malice et quelle joie dans ce regard gai et narquois tout ensemble!
_David_. Le séjour que Donatello fit à Rome de 1432 à 1433 développa
certainement les tendances latentes de son esprit secrètement influencé
par l'antiquité. Aussi quand, à son retour, Cosme lui commanda une statue
en bronze destinée au Palais Vieux, cette statue fut le David,
c'est-à-dire la première et parfaite étude de nu exécutée par les
sculpteurs de la Renaissance. Le jeune pâtre a pour tout costume un
pétase et des jambières; il est debout, un pied posé sur la tête de
Goliath, le glaive dans la main droite et une pierre dans la main gauche
qu'il appuie sur sa hanche. Son visage entouré de longs cheveux bouclés
rayonne de joie et son beau corps trahit la force et la jeunesse. Il y a
dans la poésie de cette figure enchanteresse un parfum antique et
biblique tout ensemble qui lui donne sa grâce et son charme
inexprimables.
Buste en terre cuite colorée de _Niccolò da Uzzano_, homme politique
florentin considérable.
Ce morceau prodigieux est d'un réalisme à outrance, effrayant et d'une
brutalité presque féroce. La tête est si profondément fouillée qu'elle
paraît comme ravagée; on la dirait moulée sur nature, tant la laideur
saisissante du modèle, galvanisée par l'intelligence, déborde de vie.
Buste en bas-relief et en pierre grise de _Saint Jean-Baptiste
enfant_. La figure de saint Jean est une de celles qui tentèrent le
plus l'imagination de Donatello; il représenta le saint en ronde bosse,
en bas-relief, en buste, en pied, dans toutes les situations, à tous les
âges, tant il s'était épris de passion pour l'ascète austère et le
précurseur enthousiaste avec lequel les caractères osés de son art et de
sa propre nature lui donnaient tant de points de contact.
Autre statue en marbre de _Saint Jean-Baptiste_ en pied et debout.
Donatello a représenté ici l'ascète décharné, aux traits sévères et
inspirés; le prophète dévoré par le feu de l'enthousiasme ou illuminé par
la vision intérieure.
+PREMIER ÉTAGE DU BARGELLO+
_Via del Proconsolo_.
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| SALLE DES DONATELLO | TOUR. |
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| SALLE I. | |
| | SALLE II. |
| SCULPTURES | |
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| | | SALLE |
| LOGGIA | COUR | |
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| | | III. |
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| SALLE | | |
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| VI | | |
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| Bronzes | | Chapelle |
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| | Esca- | |Sacris-| SALLE IV. |
| | lier | |tie | |
| SALLE |_______|_________________|_______|_____________|
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| VII | /
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| Bronzes | Via Ghibellina
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\ Via della Vigna
Vecchia
_David_. Cette statue en marbre et en pied semble être la première
étude que Donatello ait faite pour son Saint Georges, le chef-d'oeuvre
d'Or San Michele (1408). La pose et les draperies sont les mêmes,
seulement avec des proportions moins parfaites et une expression
incomplète.
A côté des Donatello, quelques sculptures marquantes se trouvent encore
réunies dans cette première salle.
La plus célèbre est _l'Adonis mourant_ de Michel-Ange. Cette oeuvre
paraît avoir été exécutée vers 1502, comme un délassement du labeur
qu'imposait au maître son colossal David. Aussi peut-on presque dire que
l'Adonis garde quelques traces de cette simultanéité et que les
proportions y semblent un peu outrepasser le sujet. La tête est fort
belle, et la chevelure, par son arrangement, se rattache au type adopté
plus tard par Michel-Ange et dont la statue de Julien de Nemours fut la
réalisation la plus haute. Cette composition doit pourtant être
considérée comme secondaire dans l'oeuvre du maître.
MICHEL-ANGE. _Groupe_ nommé _la Victoire_. Vainqueur agenouillé
sur un vaincu et ramenant son manteau dérangé par la lutte. Ce groupe
n'est pas des meilleurs.
+Salle II+ (dans la tour).