II

+LES OFFICES+

+LA GALERIE DES OFFICES+ (Uffizi) occupe le palais que le grand-duc

Cosme fît construire par Vasari, de 1560 à 1574, pour y réunir divers

ordres de magistrats. Cet édifice est composé de deux longues galeries

parallèles allant de la place de la Seigneurie à l'Arno et reliées du

côté du fleuve par une courte galerie transversale. Un portique règne

autour du monument, des niches contenant les statues modernes des Toscans

célèbres sont disposées aux piliers. Du côté extérieur, face à l'Arno,

placée haut, est la _statue de Cosme Ier_ par JEAN DE BOLOGNE,

entre celles de la Justice et de la Force. A l'entrée du portique de

gauche, un escalier conduit à la galerie formée de la collection

particulière des médicis et enrichie successivement par les ducs de la

maison de Lorraine.

Dans le premier vestibule du Musée, bustes des Médicis, bas-reliefs

antiques. Le deuxième vestibule a reçu des sculptures antiques: 1°

_Cheval_ qu'on présume avoir fait partie du groupe des Niobides; 2°

_Sanglier antique_, célèbre et remarquable ouvrage grec.

Le long corridor occidental contient des sculptures et des tableaux. Les

sculptures antiques de cette galerie n'ont qu'une valeur relative, elles

consistent principalement en bustes et en sarcophages. Les murs des

premières travées sont consacrés aux «Trecentisti». Au milieu d'oeuvres

d'un intérêt parfois secondaire se remarquent quelques joyaux précieux.

N° 17.--PIETRO LORENZETTI. Petit tableau des anachorètes, curieux à

comparer avec la fresque du Campo Santo de Pise.

N° 25.--SIMONE DI MARTINO et LIPPO MEMMI. _Annonciation_. SIMONE est

le maître le plus remarquable de l'école siennoise à l'époque de GIOTTO

(1285-1344). Pendant les derniers temps de sa vie, son élève Lippo Memmi

fut de moitié dans ses oeuvres. Le meilleur ouvrage sorti de cette

collaboration est l'_Annonciation_ des Uffizi, peinte en 1333, où

des figures très rehaussées d'or sur fond d'or nous montrent précocement

appliqués les procédés de l'Angelico. Dans ce panneau sur bois d'un

sentiment délicieux, peint en 1333, la Vierge assise ramène chastement

autour d'elle le manteau dont elle est enveloppée. Un grand lys dans un

vase d'or la sépare de l'ange agenouillé qui lui offre le rameau

d'olivier, symbole de la réconciliation entre Dieu et les hommes amenée

par la venue du Christ. Les ailes et la riche chasuble d'or de l'ange

couronné de légères branches d'olivier, sont délicatement ouvragées, et

son exquise figure est ravissante de grâce.

Nos 24 et 26.--Volets complétant ce triptyque: _San Ansano_ en

rose, tenant une bannière, et _Santa Giuletta_, en manteau gris,

tenant la croix et la palme du martyre.

N° 45.--BICCI DI LORENZO (1350-1427). _S.S. Cosimo et Damiano_,

patrons de la famille Médicis; debout à côté l'un de l'autre sur un fond

d'or, vêtus de manteaux lie de vin, ils ont la tête couverte d'un voile

rouge, et tiennent en main la plume et l'écritoire.

N° 52.--PAOLO UCCELLO (1397-1475). Tableau de bataille, un des quatre

d'une série de mêmes sujets: mêlée de chevaux et de cavaliers se

détachant sur un fond très sombre. La peinture est mouvementée pour

l'époque, mais elle frappe bien plus par la recherche de la difficulté

que par celle de la réalité et de la vie.

Florence historique, monumentale, artistique · 第 12 / 76 题