DU DOME AUX OFFICES

LA PLACE DU DOME ET SES MONUMENTS. LA VIA CALZAJUOLI ET OR SAN MICHELE.

LA PIAZZA DELLA SIGNORIA, LA LOGGIA DEI LANZI ET LE PALAIS VIEUX.

LA PLACE DU DOME forme le coeur de Florence et réunit trois des plus beaux

monuments de l'art: le Baptistère, le Dôme et le Campanile. LE BAPTISTÈRE

(San Giovanni Battista), ancienne cathédrale de Florence, est un petit

édifice octogonal à trois étages et à coupole. Il offre un des types les

plus curieux de l'architecture romane italienne, avec la modification

qu'elle subit dès le XIe siècle, sous l'action de Nicolas de Pise (1274)

quand elle fut ramenée par ses découvertes au sentiment de l'antique. Ce

n'était pourtant ni à Nicolas, ni même à Jean qu'était réservé l'honneur

de fonder à Florence l'école des Pisans, mais bien à leurs élèves ANDREA

PISANO et ARNOLFO DI CAMBIO, et à ces derniers la ville allait devoir ses

plus beaux monuments.

Les premiers travaux d'ARNOLFO à Florence furent le dégagement et le

revêtement du Baptistère dont les abords étaient encombrés de sarcophages

et d'urnes funéraires, tandis que les faces extérieures en étaient

bigarrées d'incrustations et d'inscriptions juxtaposées au hasard et en

désordre.

Dans cette restauration qui eut lieu en 1293, ARNOLFO fit enlever tout ce

qui déparait l'extérieur du monument et lui donna de la grâce et de la

légèreté en dégageant le soubassement presque enseveli dans le sol. Il

appliqua ensuite sur chaque angle de l'octogone deux pilastres

corinthiens soutenant une corniche couronnée d'un second étage de même

ordre, coupé de trois longues fenêtres à fronton. Enfin, pour achever

cette belle décoration, il disposa des plaques en marbre noir de Prato

dans les parties pleines ménagées entre les grandes lignes de

l'architecture, tandis que, dans le troisième étage en retrait, il

répétait sur chaque face les pilastres à chapiteaux corinthiens.

Trois portes donnent accès au Baptistère. Dès 1321, les Consuls avaient

résolu de faire couler en bronze des portes pour Saint-Jean-Baptiste;

seulement, comme il ne se trouvait alors à Florence aucun artiste en état

d'entreprendre ce travail, la Seigneurie donna mission à un orfèvre

florentin d'étudier les portes de Pise et de se rendre ensuite à Venise,

qui passait alors pour posséder seule des fondeurs capables d'un pareil

ouvrage.

Pendant le cours de ces recherches, ANDREA PISANO avait obtenu, par

l'entremise de son ami Giotto, la commande d'une des portes, et cela,

malgré les lois de la ville et l'interdiction absolue de donner du

travail à un étranger. Aussi son contrat spécifiait-il qu'«il ne devrait

livrer qu'un modèle de porte en terre ou en cire, dont l'exécution

resterait confiée aux maîtres vénitiens».

Ce fut en l'année 1330 que ceux-ci entreprirent les opérations de la

fonte, et, bien qu'elles aient duré jusqu'en 1332, elles se trouvèrent

définitivement si manquées, qu'il ne fut pas possible de les reprendre en

sous-oeuvre. Andrea eut alors commission de mener à bien une nouvelle

fonte, qu'il réussit en l'espace de deux mois (1335).

La porte d'ANDREA PISANO, divisée en vingt compartiments, est consacrée

aux différents traits de la vie de _saint Jean-Baptiste_. De plus,

dans sa partie inférieure, elle comporte huit panneaux de moindre

dimension, avec les figures des Vertus.

Florence historique, monumentale, artistique · 第 9 / 76 题