Quant aux sources de la source primaire, il est à peu près impossible de
les retrouver. Nous n’avons ici que les affirmations de la tradition
occultiste, affirmations que des découvertes historiques semblent
d’ailleurs çà et là confirmer. Ces traditions attribuent l’immense
réservoir de sagesse qui s’était formé quelque part, dès l’origine de
l’homme, et, à ce qu’elles disent, même avant sa venue sur cette terre,
à des entités plus spirituelles, à des êtres moins engagés dans la
matière, à des organismes psychiques, dont les derniers venus, les
Atlantes, n’auraient été que les représentants dégénérés.
Au point de vue historique, au delà de cinq ou six mille ans, sept mille
peut-être, les documents nous font absolument défaut. Nous ne pouvons
pas savoir comment est née la religion des Hindous et des Égyptiens.
Quand nous la trouvons, elle est déjà toute faite dans ses grandes
lignes, dans ses grands principes. Non seulement elle est toute faite;
mais plus on remonte, plus elle est parfaite, plus elle est pure, plus
elle se rapproche des plus hautes spéculations de l’agnosticisme
d’aujourd’hui. Elle suppose une civilisation antérieure, dont, étant
donnée la lenteur de toute évolution humaine, il est impossible
d’évaluer la durée. Cette durée doit vraisemblablement se calculer par
milliers de milliers d’années. C’est ici que la tradition occultiste
vient à notre aide. Pourquoi cette tradition serait-elle, _à priori_,
inacceptable et méprisable, alors que presque tout ce que nous savons de
ces religions primitives est également fondé sur la tradition orale, car
les textes écrits sont de beaucoup postérieurs; et qu’en outre tout ce
que nous dit cette tradition concorde curieusement avec ce que nous
avons appris d’autre part?