III

Quant aux sources de la source primaire, il est à peu près impossible de

les retrouver. Nous n’avons ici que les affirmations de la tradition

occultiste, affirmations que des découvertes historiques semblent

d’ailleurs çà et là confirmer. Ces traditions attribuent l’immense

réservoir de sagesse qui s’était formé quelque part, dès l’origine de

l’homme, et, à ce qu’elles disent, même avant sa venue sur cette terre,

à des entités plus spirituelles, à des êtres moins engagés dans la

matière, à des organismes psychiques, dont les derniers venus, les

Atlantes, n’auraient été que les représentants dégénérés.

Au point de vue historique, au delà de cinq ou six mille ans, sept mille

peut-être, les documents nous font absolument défaut. Nous ne pouvons

pas savoir comment est née la religion des Hindous et des Égyptiens.

Quand nous la trouvons, elle est déjà toute faite dans ses grandes

lignes, dans ses grands principes. Non seulement elle est toute faite;

mais plus on remonte, plus elle est parfaite, plus elle est pure, plus

elle se rapproche des plus hautes spéculations de l’agnosticisme

d’aujourd’hui. Elle suppose une civilisation antérieure, dont, étant

donnée la lenteur de toute évolution humaine, il est impossible

d’évaluer la durée. Cette durée doit vraisemblablement se calculer par

milliers de milliers d’années. C’est ici que la tradition occultiste

vient à notre aide. Pourquoi cette tradition serait-elle, _à priori_,

inacceptable et méprisable, alors que presque tout ce que nous savons de

ces religions primitives est également fondé sur la tradition orale, car

les textes écrits sont de beaucoup postérieurs; et qu’en outre tout ce

que nous dit cette tradition concorde curieusement avec ce que nous

avons appris d’autre part?

Le grand secret · 第 12 / 108 题