l'arrivée des vaisseaux de France, et nous étant enfin mis en mer nous
prîmes terre, il y a quinze jours, au Havre-de-Grâce. J'écrivis à ma
famille en arrivant. J'ai appris, par la réponse de mon frère aîné, la
triste nouvelle de la mort de mon père, à laquelle je tremble, avec trop
de raison, que mes égarements n'aient contribué. Le vent étant favorable
pour Calais, je me suis embarqué aussitôt, dans le dessein de me rendre
à quelques lieues de cette ville, chez un gentilhomme de mes parents, où
mon frère m'écrit qu'il doit attendre mon arrivée.
FIN DE LA DEUXIEME PARTIE.