Z + Z'-L-L' d'où l'on tire P =-----------------; sin Z + sin Z'

ou bien, si on rend la formule calculable par logarithmes,

Z + Z'-L-L' d'où l'on tire P =--------------------------; Z + Z' Z-Z' 2

sin------ + sin------ 2 2

=226.= C'est par cette méthode que Lalande, à Berlin, et Lacaille, au

cap de Bonne-Espérance, ont calculé les parallaxes de la Lune, de Vénus

et de Mars. Celle du soleil est trop petite; elle serait relativement

trop affectée par les erreurs d'observations commises sur les angles qui

entrent dans ce calcul. La valeur de cette parallaxe que nous avons

indiquée n° 199 a été obtenue par l'observation d'un passage de Vénus

sur le soleil (V. ce qui concerne cette planète).

=227.= _Usage de la parallaxe pour ramener les observations à ce

qu'elles seraient si l'observateur était placé au centre de la terre._

Quand on regarde un astre S d'un lieu A de la surface de la terre, la

direction AS_s__(i) (_fig._ 73), dans laquelle on le voit, n'est pas

généralement la même que si on l'observait du centre, O, de la terre;

dans le premier cas on le voit en _s__(1) sur la sphère céleste; dans le

second on le voit en _s_. Le changement de direction du rayon visuel

A_s_', dû au déplacement de l'observateur, est donc précisément mesuré

par la parallaxe.

[Illustration: 178, Fig. 73]

Observée au point A, la distance zénithale est ZAS; observée au point O,

cette distance est ZOS = ZAS-ASO = ZAS-_p_. On comprend, à l'aide des

mêmes considérations, que le soleil ne doit pas paraître, au même

instant donné, placé de la même manière sur la sphère céleste pour des

observateurs placés en des lieux différents de la surface de la terre.

Le mouvement annuel du soleil sur la sphère céleste ne doit donc pas

présenter absolument le même caractère pour ces divers astronomes. D'un

autre côté, le mouvement diurne faisant occuper au soleil diverses

positions relativement à l'horizon d'un lieu déterminé, il doit en

résulter des irrégularités pour les observations du soleil faites de ce

lieu seul. Pour faire disparaître ces discordances entre les

observations faites en divers lieux ou à des moments divers de la

journée, on opère comme nous allons l'indiquer.

228. Afin que les observations faites à la surface de la terre soient

comparables les unes aux autres, on les ramène à ce qu'elles seraient si

l'observateur était placé au centre de la terre. Il faut donc corriger

les observations de la parallaxe; c'est là le principal usage qu'on fait

des parallaxes en astronomie.

Le plan ZOS, qui est vertical, comprend à la fois les deux directions

AS_s_(1) et OS_s_; quand ce plan vertical coïncide avec le plan méridien,

les deux directions AS, OS sont à la fois dans ce plan; le parallaxe

n'influe donc ni sur l'azimuth ni sur l'ascension droite d'un astre;

mais elle influe sur la distance zénithale qu'elle augmente (fig. 72 et

73), et sur sa hauteur au-dessus de l'horizon qu'elle diminue; elle

influe sur ces deux angles en sens contraire de la réfraction (108).

Ainsi, quand on veut ramener les observations au centre de la terre, la

hauteur observée h doit être diminuée de la réfraction, R, et augmentée

de la parallaxe; H = h — R + p est la hauteur telle qu'on la trouverait

s'il n'y avait pas d'atmosphère, et si on observait du centre de la

terre. On applique cette formule quand on fait des observations sur le

soleil, la lune ou les planètes; quant aux étoiles, on a simplement H =

h — R.

229. Cette correction de l'effet de la parallaxe sur la position

apparente du soleil dans le ciel suppose que l'on connaît la parallaxe

de hauteur de l'astre pour le moment et le lieu où l'observation se

fait; voici comment on arrive à la connaître. La parallaxe horizontale

est égale à 8",6 quand le soleil est à la distance moyenne de la terre;

le diamètre apparent du soleil est, pour la même distance, 32'3",3. La

parallaxe horizontale varie évidemment dans le même rapport que le

diamètre apparent (n° 124) (les deux quantités varient en raison inverse

de la distance D du soleil à la terre); il suffit donc de connaître le

diamètre apparent, à une époque quelconque, pour en déduire la valeur de

la parallaxe horizontale à la même époque; de celle-ci on déduit la

parallaxe de hauteur à l'instant considéré.

230. TABLES DES PARALLAXES DU SOLEIL. Pour faire les corrections aux

hauteurs observées du soleil, il faut donc connaître les valeurs de la

parallaxe de hauteur pour les différentes hauteurs de l'astre au-dessus

de l'horizon, ou, ce qui est la même chose, pour les différentes

distances zénithales; on emploie pour cela la formule (5) quand on

connaît d'avance les valeurs de P. On sait que, pour le soleil, la

valeur de P à la distance moyenne est 8",57, et qu'à toute autre

distance elle est réciproque à cette distance (formule 4), ou

proportionnelle au diamètre apparent de l'astre. On a donc les éléments

nécessaires pour calculer la table des parallaxes, que l'on trouve dans

les recueils spéciaux d'astronomie.

Leçons de cosmographie à l'usage des lycées et collèges et de tous les établissements d'instruction publique · 第 63 / 117 题