=2=. On donne, en général, le nom d'ÃTOILES à cette multitude de corps
célestes que, durant les nuits sereines, nous apercevons dans l'espace
sous la forme de points lumineux, brillants.
=3=. Sphère céleste. Les étoiles sont isolées les unes des autres; leurs
distances à la terre doivent être différentes; cependant elles nous
paraissent également éloignées; elles nous font l'effet d'être attachées
à une sphère immense dont notre Åil serait le centre. Pour plus de
simplicité dans l'étude des positions relatives et des mouvements des
corps célestes, on considère, en cosmographie, cette sphère, apparente
sous le nom de _sphère céleste_, comme si elle existait réellement.
La _sphère céleste_ est donc une _sphère idéale_ de rayon immense, ayant
pour centre l'Åil de l'observateur, Ã la surface de laquelle on suppose
placées toutes les étoiles.
O étant le lieu d'observation, OE, OE', OE",..., les directions dans
lesquelles sont vues les étoiles E, E', E",.,.,(fig. 1), on imagine sur
ces directions de très-grandes distances Oe, Oe', Oe",... égales entre
elles. Au lieu des positions réelles E, E',E",... des étoiles, on
considère leurs projections e', e", eâ´,... sur la sphère céleste.
[Illustration: 007, Fig.1]
[Illustration: 007, Fig.2]
=4.= DISTANCES ANGULAIRES. Cette conception de la sphère céleste n'a que
des avantages sans inconvénients; car les distances rectilignes absolues
OE, OE',... des étoiles à la terre nous étant en général inconnues, on
ne considère que leurs _distances angulaires_.
La _distance angulaire_ de deux étoiles E, E', _est l'angle_ EOE' _des
directions dans lesquelles on les voit_. Or, cet angle EOE' est
précisément le même que la distance angulaire _eoe'_ de leurs
projections sur la sphère céleste.
Pour déterminer les distances angulaires on se sert d'un cercle divisé
(fig.2) sur lequel se meut une _alidade_, c'est-à -dire une règle qui
tourne autour du centre. Cette alidade porte une lunette astronomique
avec laquelle on vise successivement les deux étoiles, après avoir
disposé le cercle de manière à ce que son plan passe à la fois par les
deux astres. L'arc qui sépare les deux lignes de visée mesure la
distance angulaire cherchée.
C'est par les distances angulaires que nous nous rendons compte des
positions relatives des étoiles; ce sont les arcs _ee', e'e",..._
(_fig_. 1) qui forment sur la voûte céleste les figures, telles que
_ee'e"eâ´,_ que nous attribuons aux groupes d'étoiles nommés
_constellations_.
=5=. MOUVEMENT DIURNE APPARENT DES ÃTOILES. Au premier abord les étoiles
nous paraissent immobiles. Mais prenons des points de repère, une
maison, un arbre, au-dessus desquels se trouvent des étoiles, et
observons celles-ci pendant un temps assez long, une heure par exemple.
Au bout de ce temps, ces étoiles ne sont plus au-dessus de l'arbre ou de
la maison; elles s'en sont éloignées d'une manière sensible, toutes
ensemble et du même côté. Le même mode d'observation, appliqué à tous
les astres, nous les fait voir animés, relativement à nous, d'un
mouvement continu, plus ou moins rapide.
Ce mouvement des astres n'est pas réel; ce n'est qu'une apparence due,
comme nous l'expliquerons plus tard, Ã ce que la terre tourne sur
elle-même. Mais ce qui est vrai, c'est que les positions des étoiles,
relativement à nous et aux objets qui nous environnent, changent
continuellement, et de la même manière que si ces astres se mouvaient
réellement autour de la terre immobile. Ãtudier le mouvement apparent
des astres comme nous allons le faire, c'est tout simplement étudier de
la manière la plus commode ces changements de positions relatives.
Voici d'abord la description générale de ce mouvement apparent, tel que
chacun en France peut l'observer sans instruments, en se plaçant le
soir, par un temps serein, dans un lieu découvert.
=6=. DESCRIPTION GÃNÃRALE DU MOUVEMENT DIURNE. La terre nous présente
l'aspect d'une grande surface plane, terminée de tous côtés par une
courbe circulaire qu'on appelle _l'horizon_, sur laquelle semble
s'appuyer la voûte céleste parsemée d'un nombre immense d'étoiles [1].
Tournons le dos à l'endroit du ciel où est le soleil à midi; le côté de
l'horizon qui est à notre droite s'appelle l'_orient_; à gauche est
l'_occident_, devant le _nord_, derrière le _sud_ ou _le midi_. A notre
droite des étoiles se lèvent, c'est-à -dire apparaissent au bord de
l'horizon, montent progressivement dans le ciel jusqu'Ã une certaine
hauteur, puis s'abaissent vers l'_occident_, jusqu'au bord de l'horizon
où elles se couchent, c'est-à -dire disparaissent. Le lendemain, à la
même heure de l'horloge astronomique, les mêmes étoiles se lèvent Ã
l'orient, aux mêmes points, décrivent la même courbe dans le ciel, et se
couchent aux mêmes endroits que la veille.
[Note 1: Il est à peu près inutile de dire que cette voûte n'existe pas,
que c'est une simple apparence. Les étoiles sont répandues dans l'espace
infini, à des distances de la terre très-grandes, et généralement
très-différentes les unes des autres.]
Si nous considérons des points de _lever_ de plus en plus avancés vers
le nord, à partir de notre droite, nous remarquons que les étoiles
observées restent de plus en plus longtemps au-dessus de l'horizon dans
leur course diurne. L'intervalle entre le lever et le coucher devient de
plus en plus court et, à une certaine distance, les étoiles sont à peine
couchées qu'elles reparaissent pour recommencer la même course au-dessus
de l'horizon.
Plus loin encore, vis-à -vis de nous, vers le nord, il y a des étoiles
qui ne se lèvent ni ne se couchent, mais restent perpétuellement
au-dessus de l'horizon. Ces étoiles se meuvent néanmoins dans le même
sens que les autres; chacune d'elles décrit en vingt-quatre heures, une
courbe fermée. Toutes ensemble nous paraissent tourner autour d'un point
central du ciel, très-voisin de l'étoile vulgairement connue sous le nom
d'_étoile polaire_. Celle-ci, à première vue, paraît immobile dans ce
mouvement général, mais en l'observant, d'une manière plus précise, on
reconnaît qu'elle se meut comme les autres, mais très-lentement.
Voilà ce qu'on remarque vers le nord. Tournons-nous vers le midi. De ce
côté aussi, les étoiles se lèvent à l'orient (qui est à notre gauche)
tous les jours, aux mêmes points et aux mêmes heures, décrivent chacune
une courbe au-dessus de l'horizon, et vont se coucher à l'_occident_. Si
nous considérons des points de lever de plus en plus avancés vers le
_sud_, nous voyons que les étoiles observées restent de moins en moins
longtemps au-dessus de l'horizon dans leur course diurne. Au plus loin,
devant nous, les étoiles décrivent un très-petit arc au-dessus de
l'horizon et se couchent très-peu de temps après s'être levées.
Telles sont les apparences du mouvement diurne observé dans ses détails.
Ce mouvement, considéré dans son ensemble, est tel que la voûte céleste,
comme une sphère immense couverte de points étincelants, paraît tourner
tout d'une pièce autour d'une droite fixe allant à peu près de l'Åil de
l'observateur à l'_étoile polaire_.
Toutes les phases de ce mouvement général s'accomplissent dans
l'intervalle d'un jour et d'une nuit; de là son nom, _mouvement diurne_.
Si on observe une étoile à partir d'une certaine position précise
(au-dessus d'une maison, d'un arbre), on la voit revenir au même point,
au bout de vingt-quatre heures; elle nous paraît ainsi décrire dans cet
intervalle, autour de la terre, une courbe fermée qui n'est autre chose
qu'une circonférence de cercle comme nous le verrons bientôt[2].
[Note 2: L'aspect du ciel, le spectacle qu'offre le mouvement diurne, ne
varient jamais pour l'observateur qui ne change pas de résidence. Il en
est autrement dès qu'il se transporte dans un lieu plus méridional. Du
côté du nord, quelques-unes des étoiles, qui restaient perpétuellement
au-dessus de l'horizon du premier lieu, se lèvent et se couchent sur le
nouvel horizon. Du côté du midi, on aperçoit de nouvelles étoiles
invisibles dans la première résidence. Les étoiles visibles à la fois de
l'un et de l'autre lieu ne restent pas les mêmes temps au-dessus des
deux horizons.]
Nous venons de décrire le mouvement diurne tel qu'on peut l'observer
sans instruments. On se rend compte de la nature précise de ce mouvement
et de ses principales circonstances, Ã l'aide de quelques instruments
que nous allons décrire, après avoir défini certains termes d'astronomie
que nous aurons besoin d'employer.
=7=. VERTICALE. On appelle _verticale_ d'un lieu la direction de la
pesanteur en ce lieu; cette direction est indiquée par le _fil à plomb_,
petit appareil que tout le monde connaît.
ZÃNITH, NADIR. La verticale prolongée perce la sphère céleste en deux
points opposés, l'un situé au-dessus de nos têtes et visible, appelé
_zénith_; l'autre invisible, appelé _nadir_.
PLAN VERTICAL. On nomme _plan vertical_, ou simplement _vertical_, tout
plan qui passe par la verticale.
PLAN HORIZONTAL. On appelle ainsi tout plan perpendiculaire à la
verticale; toute droite située dans un pareil plan est une
_horizontale_.
HORIZON. On appelle _horizon_ d'un lieu la courbe circulaire qui, limite
sur la terre la vue de l'observateur. Quand celui-ci est à la surface
même de la terre, cette courbe est l'intersection de la sphère céleste
par le plan horizontal qui passe par l'Åil de l'observateur.
Quand on s'élève à une certaine hauteur, la partie visible de la terre
s'agrandit; les rayons visuels qui vont aux divers points de l'horizon
apparent ne sont plus dans le plan horizontal qui passe par l'Åil de
l'observateur, mais au-dessous, et forment avec ce plan un angle qui est
toujours très-petit; cet angle s'appelle _la dépression de l'horizon
apparent_.
Le plan parallèle à l'horizon, qui passe par le centre de la terre, se
nomme l'horizon _rationnel_ ou _astronomique_.
En cherchant à connaître avec précision les lois du mouvement diurne on
est naturellement conduit à considérer les diverses positions que prend
une étoile au-dessus de l'horizon. Ces positions se déterminent à l'aide
d'un instrument nommé _théodolithe_.
Avant de décrire le théodolithe, nous dirons quelques mots de la lunette
astronomique qui fait partie de cet appareil comme de plusieurs autres
instruments d'observation.
[Illustration: 011, Fig. 3]
=8.= LUNETTE ASTRONOMIQUE. Elle se compose d'un tube aux extrémités
duquel sont deux verres lenticulaires (_fig._ 3), un grand verre O
dirigé vers l'objet, et qui, pour cette raison, se nomme _objectif_;
l'autre, très-petit, derrière lequel on place l'Åil, et qu'on nomme
_oculaire_. Les rayons lumineux envoyés par un objet se brisent en
traversant l'objectif, et viennent former dans l'intérieur de la
lunette, à l'endroit qu'on nomme foyer, une image renversée de l'objet;
à l'aide de l'oculaire on regarde cette image comme avec une loupe[3].
RÃTICULE. Afin de donner plus de précision à la visée, on place au foyer
de la lunette, en _a_, près de l'oculaire, une petite plaque percée d'un
trou circulaire dans lequel sont tendus deux fils _très-fins_,
perpendiculaires entre eux, qui se croisent au centre (V. dans la figure
le cercle _rr_'); ce petit appareil se nomme _réticule_. Quand on vise
une étoile, on fait mouvoir la lunette de manière que l'image de
l'astre, venant se placer exactement au point _a_ de croisement des fils
du réticule, soit occultée par ce point _a_.
La direction du rayon visuel suivant lequel nous voyons l'étoile,
coïncide alors avec l'_axe optique_ de la lunette. Cet axe optique,
_a_O, qui joint le point _a_, de croisée des fils, à un point déterminé
O de l'objectif, a une position précise par rapport aux parois solides
du tube. Il est donc facile de suivre la direction du rayon visuel sur
un cercle divisé placé à côté de la lunette, parallèlement à cet axe; il
est également facile de donner à la ligne de visée une direction
indiquée, _à priori_, sur le cercle[4].
[Note 3: V. les Traités de physique pour la description plus détaillée
des lunettes et l'explication des phénomènes de la vision.]
[Note 4: Quand nous parlerons de l'axe d'une lunette astronomique, il
s'agira toujours de l'axe optique qu'il ne faut pas confondre avec, son
axe géométrique; mais, comme il importe pour la netteté de la vision que
ces deux axes soient aussi rapprochés que possible, on peut fort bien,
quand il ne s'agit que de se figurer approximativement la direction des
rayons visuels, les supposer dirigés suivant l'axe géométrique de la
lunette.]
L'emploi de la lunette astronomique augmente la puissance de la vision
et fait connaître avec une très-grande précision les directions dans
lesquelles se trouvent les objets observés.
Dans les observations de nuit on est obligé d'éclairer le réticule. Pour
cela on dispose, à l'extrémité de la lunette, en avant de l'objectif,
une plaque inclinée, percée d'une ouverture circulaire qui laisse entrer
dans la lunette les rayons lumineux émanés de l'astre. Une lampe placée
à côté, à une certaine distance de la lunette, éclaire cette plaque qui,
recouverte d'une couche d'un blanc mat, éclaire légèrement par réflexion
le réticule.
[Illustration: 013, Fig. 4.]
=9.= THÃODOLITHE. Le _théodolithe_ se compose _essentiellement_ d'un
cercle vertical divisé, qu'on nomme limbe _vertical_, mobile autour d'un
axe vertical AB qui passe par son centre O, et d'un autre cercle
_horizontal_, également divisé, ayant son centre I sur l'axe (_fig._ 4);
une lunette astronomique L'L est mobile autour d'un axe _g_O_g_'
perpendiculaire au limbe vertical. L'_axe_ de la lunette perpendiculaire
à _g_O_g_' se meut parallèlement au limbe vertical. Une vis de pression
permet de fixer la lunette quand on veut, de manière que, immobile sur
le limbe, elle soit seulement emportée par lui dans un mouvement commun
autour de l'axe AB. Une ligne horizontale H'OH est gravée sur le limbe
vertical; le zéro des divisions est en H. Le cercle horizontal peut être
rendu fixe; à l'enveloppe mobile de l'axe AB est attachée une aiguille
IE qui se meut avec le limbe vertical, dans le plan duquel elle se
trouve et reste constamment. Le mouvement angulaire de cette aiguille IE
sur le limbe horizontal mesure le mouvement angulaire du limbe vertical
autour de l'axe. Par exemple, supposons que l'aiguille ait la position
IE, au commencement d'un mouvement du limbe vertical; si, Ã la fin de ce
mouvement, elle a la position ID, l'angle DIE mesure l'angle dièdre des
deux positions extrêmes du limbe vertical (V. la note ci-après).
On peut, au commencement du mouvement, faire tourner le limbe horizontal
de manière à amener le zéro de ce limbe sous l'aiguille; alors on _fixe_
le limbe horizontal; puis on fait mouvoir comme il convient le limbe
vertical; il est clair qu'on pourra lire alors immédiatement sur le
limbe horizontal l'angle décrit par le limbe vertical. Le limbe
horizontal est souvent appelé _cercle azimutal_[5].
Le théodolithe peut d'abord nous servir à mesurer la hauteur d'une
étoile au-dessus de l'horizon.
=10.= HAUTEUR D'UNE ÃTOILE. On appelle hauteur d'une étoile E, (_fig._
5) au-dessus de l'horizon d'un lieu, l'angle EOC que fait avec le plan
horizontal le rayon visuel allant du lieu à l'étoile; ou bien c'est
l'arc de grand cercle, EC, de la sphère céleste qui mesure cet angle. La
hauteur d'une étoile varie de 0 à 90°.
[Note 5: Nous avons réduit le théodolithe à sa plus simple expression,
afin de mieux faire comprendre ses usages. Pour plus de commodité dans
la manÅuvre de l'instrument, il est en réalité disposé comme il suit
(_fig._ 4 _bis_); le limbe vertical est fixé perpendiculairement, et par
son centre, à l'extrémité d'une barre horizontale. Cette barre s'appuie
par son milieu sur le haut d'une colonne verticale AB, de l'autre côté
de laquelle elle porte un contre-poids à sa deuxième extrémité. On fait
tourner le limbe vertical autour de cette colonne AB, en poussant la
barre ou le limbe lui-même. Le mouvement angulaire de ce limbe autour
d'une verticale quelconque est exactement le même que celui d'un limbe
vertical fictif, qui passant, comme dans notre première description
ci-dessus, par l'axe AB, serait dans toutes ses positions parallèle au
limbe réel. L'aiguille IE du limbe horizontal, qui est et reste toujours
parallèle au limbe vertical réel, mesure donc par son mouvement
angulaire celui de ce limbe vertical.]
[Illustration: 014, Fig. 4 bis.]
DISTANCE ZÃNITHALE. La _distance zénithale_ d'une étoile, E, est l'angle
EOZ de la verticale et du rayon visuel OE allant du lieu à l'étoile
(_fig._ 5); ou bien c'est l'arc de grand cercle ZE qui mesure cet angle.
La hauteur et la distance zénithale sont des angles complémentaires; EC
+ EZ = 90°. L'un d'eux étant connu, l'autre s'en déduit.
[Illustration: 015, Fig. 5.]
_Azimuth d'une étoile._ On nomme _azimuth_ d'une étoile l'angle que fait
le demi-cercle vertical ZEN qui contient cette étoile avec un plan
vertical convenu, nommé _premier vertical_, que nous supposerons être
ZOH (_fig._ 5). Cet angle dièdre est mesuré par l'angle HOC des traces
horizontales de ces plans; l'azimuth est donc aussi l'arc HC qui sépare
sur l'horizon le premier vertical et le vertical de l'étoile.
=11.= Les trois angles que nous venons de définir peuvent se mesurer en
même temps avec le théodolithe.
[Illustration: 015, Fig. 6.]
On fait tourner le limbe vertical jusqu'Ã ce que son plan passe par
l'étoile. Cela étant, on fait tourner la lunette jusqu'à ce qu'on voie
l'étoile arriver, dans le champ de l'instrument, à la croisée des fils,
en E. L'angle EOC, ou l'arc EC, est la hauteur cherchée (_fig._ 6).
La distance zénithale s'obtient par la même opération; c'est l'angle AOE
ou l'arc AE.
Supposons que le limbe horizontal étant maintenu fixe, le zéro de ses
divisions, que nous supposerons en _h_, soit dans le premier vertical
qui est alors Z_oh_; l'étoile étant vue en E, l'azimuth est l'angle
_hoc_ ou l'arc _hc_.
La hauteur ainsi observée est ce qu'on appelle la _hauteur apparente_ de
l'étoile; la _hauteur vraie_ est altérée par la _réfraction_ qui est une
déviation des rayons lumineux, due à l'interposition de l'air
atmosphérique entre nous et l'étoile. Il y a des tables pour corriger
l'erreur ainsi commise et déduire la hauteur vraie de la hauteur
apparente observée (V. la réfraction).
L'azimuth et la hauteur d'une étoile déterminent sa position par rapport
à l'observateur au moment de l'observation; c'est ce que montre la
figure 5 (l'observateur est placé en O).
à l'aide du théodolithe on peut déjà étudier quelques circonstances
importantes du mouvement diurne.