ADVIZ DES COMMISSAIRES.

_Sur le premier article._--Les Commissaires de Sa Majesté l'accordent.

_Sur le segond._--Ilz accordent semblablement à icelluy, pourveu que

toutes les debtes y puyssent estre comprinses.

_Sur le tiers._--Sur cestuy, ilz déclairent que tant toutes telles

navyres, argent, biens et merchandises des subjectz du Roy Très

Chrestien, qui sont encores arrestez, si comme l'argent procédant de

la vante d'aulcuns biens ou merchandises, qui ont esté arrestées et

sont vandues, qui sont ou seront ainsy ordonnées par les dictz

Commissaires à estre délivrées avant le jour assigné, seront

pareillement délivrées allors ou auparavant, soubz semblable caution,

comme au second article cy dessus est expéciffié. Et quant à l'argent,

qui est deu par sentences desjà prononcées ou qui se prononceront

avant le jour [dict], ne leur semble raysonnable d'estre comprins à la

condition de la restitution des choses réelles, mais ilz accordent que

les parties condempnées seront contrainctes de faire payement ou

satisfaction d'iceulx, avec aussi grande expédition qu'on pourra par

ordre de justice et leur commission, et plus tôt s'il est possible,

par quelque aultre voye que ce soit.

_Sur le quatriesme._--A cest article ilz disent qu'ilz sont contentz

de procéder en ces causes suivant la teneur de leur commission,

pourveu que la Majesté de la Royne soit asseurée du Roy Très Chrestien

que les subjectz de Sa Majesté puissent avoir semblable expédition de

justice, avec asseurance par dellà, touchant telles grandes injures et

déprédations qu'ilz ont souffert par les subjectz du dict Roy Très

Chrestien en Bretaigne, et ailleurs en France, despuys le premier jour

d'octobre 1568.

Correspondance diplomatique de Bertrand de Salignac de La Mothe Fénélon, Tome Second Ambassadeur de France en Angleterre de 1568 à 1575 · 第 132 / 189 题