ULYSSES

Incomplete as I write this. His profoundest work, most

significant--"Exiles" was a side-step, necessary katharsis, clearance of

mind from continental contemporary thought--"Ulysses," obscure, even

obscene, as life itself is obscene in places, but an impassioned

meditation on life.

He has done what Flaubert set out to do in "Bouvard and Pécuchet," done

it better, more succinct. An epitome.

"Bloom" answers the query that people made after "The Portrait." Joyce

has created his second character; he has moved from autobiography to the

creation of the complimentary figure. Bloom on life, death,

resurrection, immortality. Bloom and the Venus de Milo.

Bloom brings life into the book. All Bloom is vital. Talk of the other

characters, cryptic, perhaps too particular, incomprehensible save to

people who know Dublin, at least by hearsay, and who have university

education plus mediævalism. But unavoidable or almost unavoidable, given

the subject and the place of the subject.

NOTE: I am tired of rewriting the arguments for the realist novel;

besides there is nothing to add. The Brothers de Goncourt said the thing

once and for all, but despite the lapse of time their work is still

insufficiently known to the American reader. The program in the preface

to "Germinie Lacerteux" states the case and the whole case for realism;

one can not improve the statement. I therefore give it entire, ad

majoram Dei gloriam.

"PRÉFACE

_De la première édition_

Il nous faut demander pardon au public de lui donner ce

livre, et l'avertir de ce qu'il y trouvera.

Le public aime les romans faux: ce roman est un roman vrai.

Il aime les livres qui font semblant d'aller dans le monde:

ce livre vient de la rue.

Il aime les petites œuvres polissonnes, les mémoires de

filles, les confessions d'alcôves, les saletés érotiques, le

scandale qui se retrousse dans une image aux devantures des

libraires, ce qu'il va lire est sévère et pur. Qu'il ne

s'attende point à la photographie décolletée du plaisir:

l'étude qui suit est la clinique de l'Amour.

Le public aime encore les lectures anodines et consolantes,

les aventures qui finissent bien, les imaginations qui ne

dérangent ni sa digestion ni sa sérénité: ce livre, avec sa

triste et violente distraction, est fait pour contrarier ses

habitudes et nuire à son hygiène.

Pourquoi donc l'avons-nous écrit? Est-ce simplement pour

choquer le public et scandaliser ses goûts?

Non.

Vivant au dix-neuvième siècle, dans un temps de suffrage

universel, de démocratie, de libéralisme, nous nous sommes

demandé si ce qu'on appelle "les basses classes" n'avait pas

droit au roman; si ce monde sous un monde, le peuple, devait

rester sous le coup de l'interdit littéraire et des dédains

d'auteurs qui ont fait jusqu'ici le silence sur l'âme et le

cœur qu'il peut avoir. Nous nous sommes demandé s'il y

avait encore, pour l'écrivain et pour le lecteur, en ces

années d'égalité où nous sommes, des classes indignes, des

malheurs trop bas, des drames trop mal embouchés, des

catastrophes d'une terreur trop peu noble. Il nous est venu

la curiosité de savoir si cette forme conventionnelle d'une

littérature oubliée et lune société disparue, la Tragédie,

était définitivement morte; si, dans un pas sans caste et

sans aristocratie légale, les misères des petits et des

pauvres parleraient à l'intérêt, à l'émotion, à la pitié

aussi haut que les misères des grands et des riches; si, en

un mot, les larmes qu'on pleure en bas pourraient faire

pleurer comme celles qu'on pleure en haut.

Ces pensées nous avaient fait oser l'humble roman de

"Sœur Philomène," en 1861; elles nous font publier

aujourd'hui "Germinie Lacerteux."

Maintenant, que ce livre soit calomnié: peu lui importe.

Aujourd'hui que le Roman s'élargit et grandit, qu'il

commence à être la grande forme sérieuse, passionnée,

vivante, de l'étude littéraire et de l'enquête sociale,

qu'il devient, par l'analyse et par la recherche

psychologique, l'Histoire morale contemporaine, aujourd'hui

que le Roman s'est imposé les études et les devoirs de la

science, il peut en revendiquer les libertés et les

franchises. Et qu'il cherche l'Art et la Vérité; qu'il

montre des misères bonnes à ne pas laisser oublier aux

heureux de Paris; qu'il fasse voir aux gens du monde ce que

les dames de charité ont le courage de voir, ce que les

reines d'autrefois faisaient toucher de l'œil à leurs

enfants dans les hospices: la souffrance humaine, présente

et toute vive, qui apprend la charité; que le Roman ait

cette religion que le siècle passé appelait de ce large et

vaste nom: _Humanité_; il lui suffit de cette conscience:

son droit est là.

_E. et J. de G."_

Instigations Together with An Essay on the Chinese Written Character · 第 119 / 178 题