= [Résumé]
Si le Kindle, le lecteur de livres d'Amazon, est lancé en novembre
2007, la lecture sur appareil mobile débute dix ans auparavant. On lit
d'abord sur son ordinateur - portable ou non - avant de lire sur les
agendas électroniques que sont le Psion et les appareils de Franklin.
La société Palm lance en mars 1996 le Palm Pilot, premier PDA du
marché. Le Pocket PC de Microsoft est lancé en avril 2000. Suivent
ensuite les premiers smartphones de Nokia et Sony Ericsson.
Parallèlement, on voit l'émergence de tablettes de lecture dédiées. Les
premières sont le Rocket eBook, le SoftBook Reader ou le Gemstar eBook,
et ne durent pas. Après une période morose, des tablettes plus légères
gagnent en puissance et qualité d'écran, par exemple le Cybook
(nouvelle version) ou le Sony Reader, auquel s'ajoute le Kindle
d'Amazon.com en novembre 2007. L'écran LCD laisse la place à un écran
utilisant la technologie E Ink. On parle maintenant d'un support souple
ultra-fin appelé papier électronique, qui serait lancé par E Ink,
Plastic Logic et d'autres en 2010.
= Tablettes de lecture
# Premiers pas
Les livres numériques sont d’abord lisibles uniquement sur l’écran de
l'ordinateur, que celui-ci soit un ordinateur de bureau ou un
ordinateur portable sinon ultra-portable. Outre le stockage d’un
millier de livres sinon plus - en fonction de la taille du disque dur -
l'ordinateur permet l’utilisation d’outils bureautiques standard,
l’accès au web, l’écoute de fichiers musicaux et le visionnement de
vidéos ou de films. Certains usagers sont également tentés par le
webpad, un ordinateur-écran sans disque dur disposant d’une connexion
sans fil à l’internet, apparu en 2001, ou alors la tablette PC, une
tablette informatique pourvue d’un écran tactile, apparue fin 2002.
En 1999, pour plus de mobilité, on voit apparaître des appareils dédiés
de la taille d'un (gros) livre, souvent appelés ebooks, livres
électroniques, tablettes de lecture ou même liseuses. Les premiers
appareils suscitent un engouement certain, même si peu de gens vont
jusqu'à les acheter, vu leur prix prohibitif et un choix de livres
restreint. Le catalogue de livres numériques est encore ridicule par
rapport à la production imprimée.
Les premières tablettes de lecture sont conçues et développées dans la
Silicon Valley, en Californie. Elles disposent d'un écran à cristaux
liquides (LCD: liquid crystal display) rétro-éclairé ou non, noir et
blanc ou en couleur. Elles fonctionnent sur batterie et disposent d’un
modem intégré et d’un port USB, pour connexion à l’internet et
téléchargement des livres à partir de librairies numériques.
Le modèle le plus connu, le Rocket eBook, est créé par la société
NuvoMedia, financée par la chaîne de librairies Barnes & Noble et le
géant des médias Bertelsmann. Un deuxième modèle, le SoftBook Reader,
est développé par la société SoftBook Press, financée par les deux
grandes maisons d’édition Random House et Simon & Schuster. Plusieurs
autres modèles ont une durée de vie assez courte, par exemple
l’EveryBook, appareil à double écran créé par la société du même nom,
ou encore le Millennium eBook, créé par la société Librius.com. A cette
époque, qui n’est pas si lointaine, toutes ces tablettes électroniques
pèsent entre 700 grammes et 2 kilos et peuvent stocker une dizaine de
livres.
# Gemstar eBook
Lancés en octobre 2000 à New York, les deux premiers modèles de Gemstar
eBook sont les successeurs du Rocket eBook (conçu par NuvoMedia) et du
SoftBook Reader (conçu par SoftBook Press), suite au rachat de
NuvoMedia et de SoftBook Press en janvier 2000 par Gemstar-TV Guide
International, une grosse société spécialisée dans les produits et
services numériques pour les médias.
Commercialisés en novembre 2000 aux Etats-Unis, ces deux modèles - le
REB 1100 (écran noir et blanc, successeur du Rocket eBook) et le REB
1200 (écran couleur, successeur du SoftBook Reader) - sont construits
et vendus sous le label RCA, appartenant à Thomson Multimedia. Le
système d’exploitation, le navigateur et le logiciel de lecture sont
spécifiques au produit, tout comme le format de lecture, basé sur le
format OeB (open ebook).
Les ventes sont très inférieures aux pronostics. En avril 2002, un
article du New York Times annonce l’arrêt de la fabrication de ces
appareils par RCA. En automne 2002, leurs successeurs - le GEB 1150 et
le GEB 2150 - sont produits sous le label Gemstar et vendus par SkyMall
à un prix beaucoup plus compétitif (199 et 349 dollars US), avec ou
sans abonnement annuel ou bisannuel à la librairie numérique Gemstar
eBook. Mais les ventes restent peu concluantes et Gemstar décide de
mettre fin à ses activités eBook. La société cesse la vente de ses
tablettes de lecture en juin 2003 et celle de ses livres numériques le
mois suivant.
# Cybook
Première tablette de lecture européenne, le Cybook (21 x 16 cm, 1 kilo)
est conçu et développé par la société française Cytale, et
commercialisé en janvier 2001. Sa mémoire - 32 Mo (méga-octets) de
mémoire SDRAM (synchronous dynamic random access memory) et 16 Mo de
mémoire flash - permet de stocker 15.000 pages de texte, soit 30 livres
de 500 pages.
«J’ai croisé il y a deux ans le chemin balbutiant d’un projet
extraordinaire, le livre électronique, écrit en décembre 2000 Olivier
Pujol, PDG de Cytale. Depuis ce jour, je suis devenu le promoteur
impénitent de ce nouveau mode d’accès à l’écrit, à la lecture, et au
bonheur de lire. La lecture numérique se développe enfin, grâce à cet
objet merveilleux: bibliothèque, librairie nomade, livre "adaptable",
et aussi moyen d’accès à tous les sites littéraires (ou non), et à
toutes les nouvelles formes de la littérature, car c’est également une
fenêtre sur le web.»
Mais les ventes sont très inférieures aux pronostics et forcent la
société à se déclarer en cessation de paiement. Cytale est mis en
liquidation judiciaire en juillet 2002 et cesse ses activités à la même
date. La commercialisation du Cybook est reprise quelques mois plus
tard par la société Bookeen, créée en 2003 à l’initiative de Michael
Dahan et Laurent Picard, deux ingénieurs de Cytale. En juillet 2007,
Bookeen dévoile la nouvelle version de sa tablette, baptisée Cybook
Gen3, avec un écran utilisant la technologie E Ink.
# Sony Reader
En avril 2004, Sony lance au Japon son premier Reader, le Librié 1000-
EP, produit en partenariat avec les sociétés Philips et E Ink. Cette
tablette est d'ailleurs la première à utiliser la technologie
d’affichage développée par E Ink et dénommée encre électronique.
L’appareil pèse 300 grammes (avec piles et protection d’écran), pour
une taille de 12,6 x 19 x 1,3 centimètres. Sa mémoire est de 10 Mo
(méga-octets) - avec possibilité d’extension - et sa capacité de
stockage de 500 livres. Son écran de 6 pouces a une définition de 170
DPI (dots per inch) et une résolution de 800 x 600 pixels. Un port USB
permet le téléchargement des livres à partir de l’ordinateur.
L’appareil comprend aussi un clavier, une fonction enregistrement et
une synthèse vocale. Il fonctionne avec quatre piles alcalines, qui
permettraient la consultation de 10.000 pages. Son prix est de 375
dollars US. Le Librié cède ensuite la place au Sony Reader, lancé en
octobre 2006 aux Etats-Unis au prix de 350 dollars, avec plusieurs
nouveaux modèles sortis depuis avec succès.
# Kindle
La librairie en ligne Amazon.com lance en novembre 2007 sa propre
tablette de lecture, le Kindle, qui a le format d'un livre (19 x 13 x
1,8 cm, 289 grammes), avec un écran noir et blanc (6 pouces, 800 x 600
pixels), un clavier, une mémoire de 256 Mo (extensible par carte SD) et
enfin une connexion sans fil (wifi) et un port USB. Vendu 400 dollars
US (273 euros), il peut contenir jusqu'à 200 livres parmi les 88.000
disponibles dans le catalogue d'Amazon. 538.000 Kindle sont vendus en
2008. En janvier 2009, Amazon rachète la société Audible.com et sa
collection de livres, journaux et magazines audio - 80.000 titres -
téléchargeables sur baladeurs, téléphones et smartphones. En février
2009, Amazon lance une nouvelle version du Kindle, le Kindle 2, avec un
catalogue de 230.000 titres.
= PDA
# Psion
Le Psion Organiser est le vétéran des agendas électroniques. Le premier
modèle est lancé dès 1984 par la société britannique Psion. Au fil des
ans, la gamme des appareils s’étend et la société se développe à
l’international. En 2000, les divers modèles (Série 7, Série 5mx, Revo,
Revo Plus) sont concurrencés par le Palm Pilot et le Pocket PC. Les
ventes baissent et la société décide de diversifier ses activités.
Suite au rachat de Teklogix par Psion, Psion Teklogix est fondé en
septembre 2000 pour développer des solutions mobiles sans fil à
destination des entreprises. Psion Software est fondé en 2001 pour
développer les logiciels de la nouvelle génération d’appareils mobiles
utilisant la plateforme Symbian OS, par exemple ceux du smartphone
Nokia 9210, modèle précurseur commercialisé la même année.
Enseignante-chercheuse à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE,
Paris-Sorbonne), Marie-Joseph Pierre utilise un Psion depuis plusieurs
années pour lire et étudier dans le train lors de ses fréquents
déplacements entre Argentan (Normandie), sa ville de résidence, et
Paris. Elle achète son premier Psion en 1997, un Série 3, remplacé
ensuite par un Série 5, remplacé lui-même par un Psion 5mx en juin
2001.
En février 2002, elle raconte: «J’ai chargé tout un tas de trucs
littéraires – dont mes propres travaux et dont la Bible entière – sur
mon Psion 5mx (16 + 16 Mo), que je consulte surtout dans le train ou
pour mes cours, quand je ne peux pas emporter toute une bibliothèque.
J’ai mis les éléments de programme qui permettent de lire page par page
comme sur un véritable ebook. Ce qui est pratique, c’est de pouvoir
charger une énorme masse documentaire sur un support minuscule. Mais ce
n’est pas le même usage qu’un livre, surtout un livre de poche qu’on
peut feuilleter, tordre, sentir..., et qui s’ouvre automatiquement à la
page qu’on a aimée. C’est beaucoup moins agréable à utiliser, d’autant
que sur PDA, la page est petite: on n’a pas de vue d’ensemble. Mais
avec une qualité appréciable: on peut travailler sur le texte
enregistré, en rechercher le vocabulaire, réutiliser des citations,
faire tout ce que permet le traitement informatique du document, et
cela m’a pas mal servi pour mon travail, ou pour mes activités
associatives. Je fais par exemple partie d’une petite société poétique
locale, et nous faisons prochainement un récital poétique. J’ai voulu
rechercher des textes de Victor Hugo, que j’ai maintenant pu lire et
même charger à partir du site de la Bibliothèque nationale de France:
c’est vraiment extra.»
# eBookMan (Franklin)
Basée dans le New Jersey (Etats-Unis), la société Franklin
commercialise dès 1986 le premier dictionnaire consultable sur une
machine de poche. Quinze ans plus tard, Franklin distribue 200 ouvrages
de référence sur des machines de poche: dictionnaires unilingues et
bilingues, encyclopédies, bibles, manuels d’enseignement, ouvrages
médicaux et livres de loisirs.
En octobre 2000, Franklin lance l’eBookMan, un assistant personnel
multimédia qui - entre autres fonctionnalités (agenda, dictaphone,
etc.) - permet la lecture de livres numériques sur le logiciel de
lecture Franklin Reader. A la même date, l’eBookMan reçoit l’eBook
Technology Award de la Foire internationale du livre de Francfort.
Trois modèles (EBM-900, EBM-901 et EBM-911) sont disponibles début
2001. Leurs prix respectifs sont de 130, 180 et 230 dollars US. Le prix
est fonction de la taille de la mémoire vive (8 ou 16 Mo) et de la
qualité de l’écran à cristaux liquides (écran LCD), rétro-éclairé ou
non selon les modèles. Nettement plus grand que celui de ses
concurrents, l’écran n’existe toutefois qu’en noir et blanc,
contrairement à la gamme Pocket PC ou à certains modèles Palm avec
écran couleur. L’eBookMan permet l’écoute de livres audio et de
fichiers musicaux au format MP3.
En octobre 2001, Franklin décide de ne pas intégrer le Microsoft Reader
à l’eBookMan, mais de lui préférer le Mobipocket Reader, logiciel de
lecture jugé plus performant, et primé à la même date par l’eBook
Technology Award de la Foire internationale du livre de Francfort.
Parallèlement, le Franklin Reader est progressivement disponible pour
les gammes d'appareils mobiles Psion, Palm, Pocket PC et Nokia.
Franklin développe aussi une librairie numérique sur son site en
passant des partenariats avec plusieurs sociétés, notamment avec
Audible.com pour avoir accès à sa collection de 4.500 livres
audionumériques.
# Palm Pilot et Pocket PC
Lorsque le livre numérique commence à se généraliser en 2000, tous les
fabricants de PDA décident d’intégrer un logiciel de lecture dans leur
machine, en plus des fonctionnalités standard (agenda, dictaphone,
lecteur de MP3, etc.). En parallèle, ils négocient les droits de
diffusion numérique de centaines de titres, soit directement soit par
le biais de librairies numériques. Si certains professionnels du livre
s’inquiètent de la petitesse de l’écran, les adeptes de la lecture sur
PDA assurent que la taille de l’écran n’est pas un problème. Les grands
favoris du marché sont les gammes Palm Pilot et Pocket PC.
La société Palm lance le premier Palm Pilot en mars 1996 et vend 23
millions de machines entre 1996 et 2002. Le système d’exploitation du
Palm Pilot est le Palm OS et son logiciel de lecture le Palm Reader. En
mars 2001, la gamme Palm Pilot propose plusieurs modèles et permet la
lecture de livres numériques sur le Mobipocket Reader.
Commercialisé par Microsoft en avril 2000, le Pocket PC utilise le
système d’exploitation Windows CE, qui intègre le nouveau logiciel de
lecture Microsoft Reader. En octobre 2001, Windows CE est remplacé par
Pocket PC 2002, qui permet entre autres de lire des livres numériques
sous droits. Ces livres sont protégés par un système de gestion des
droits numériques, le Microsoft DAS Server (DAS: digital asset server).
En 2002, la gamme Pocket PC propose plusieurs modèles et permet la
lecture sur trois logiciels: le Microsoft Reader bien sûr, le
Mobipocket Reader et le Palm Reader.
Le marché des PDA poursuit sa croissance. D’après The Seybold Report,
on compte 17 millions de PDA dans le monde en avril 2001 (et seulement
100.000 tablettes de lecture). 13,2 millions de PDA sont vendus en
2001, et 12,1 millions en 2002. En 2002, la gamme Palm Pilot est
toujours le leader du marché (36,8% des machines vendues), suivi par la
gamme Pocket PC de Microsoft et les modèles de Hewlett-Packard, Sony,
Handspring, Toshiba et Casio. Les systèmes d'exploitation utilisés sont
essentiellement le Palm OS (pour 55% des machines) et le Pocket PC
(pour 25,7% des machines).
En 2004, on note une plus grande diversité des modèles et une baisse
des prix chez tous les fabricants. Les trois principaux fabricants sont
Palm, Sony et Hewlett-Packard. Suivent Handspring, Toshiba, Casio et
d'autres. Mais le PDA est de plus en plus concurrencé par le
smartphone, qui est un téléphone portable doublé d'un PDA, et les
ventes commencent à baisser. En février 2005, Sony décide de se retirer
complètement du marché des PDA.
= Smartphones
Le premier smartphone est le Nokia 9210, modèle précurseur lancé en
2001 par la société finlandaise Nokia, grand fabricant mondial de
téléphones portables. Apparaissent ensuite le Nokia Series 60, le Sony
Ericsson P800, puis les modèles de Motorola et de Siemens. Ces
différents modèles permettent de lire des livres numériques sur le
Mobipocket Reader.
Appelé aussi téléphone multimédia, téléphone multifonctions ou encore
téléphone intelligent, le smartphone dispose d’un écran couleur, du son
polyphonique et de la fonction appareil photo, qui viennent s'ajouter
aux fonctions habituelles de l’assistant personnel: agenda, dictaphone,
lecteur de livres numériques, lecteur de musique, etc.
Les smartphones représentent 3,7% des ventes de téléphones portables en
2004 et 9% des ventes en 2006, à savoir 90 millions d'unités sur un
milliard.
Si les livres numériques ont une longue vie devant eux, les appareils
de lecture risquent de muer régulièrement. Denis Zwirn, président de
Numilog, grande librairie en ligne francophone, explique en février
2003: «L’équipement des individus et des entreprises en matériel
pouvant être utilisé pour la lecture numérique dans une situation de
mobilité va continuer de progresser très fortement dans les dix
prochaines années sous la forme de machines de plus en plus
performantes (en terme d’affichage, de mémoire, de fonctionnalités, de
légèreté...) et de moins en moins chères. Cela prend dès aujourd’hui la
forme de PDA (Pocket PC et Palm Pilot), de tablettes PC et de
smartphones, ou de smart displays (écrans tactiles sans fil). Trois
tendances devraient être observées: la convergence des usages
(téléphone/PDA), la diversification des types et tailles d’appareils
(de la montre-PDA-téléphone à la tablette PC waterproof), la
démocratisation de l’accès aux machines mobiles (des PDA pour enfants à
15 euros). Si les éditeurs et les libraires numériques savent en saisir
l’opportunité, cette évolution représente un environnement
technologique et culturel au sein duquel les livres numériques, sous
des formes variées, peuvent devenir un mode naturel d’accès à la
lecture pour toute une génération.»
On se demande si des tablettes dédiées peuvent vraiment réussir à
s’imposer face aux smartphones multifonctions. On se demande aussi
s'il existe une clientèle spécifique pour les deux machines, la lecture
sur téléphone portable et smartphone étant destinée au grand public, et
la lecture sur tablette étant réservée aux gros consommateurs de
documents que sont les lycéens, les étudiants, les professeurs, les
chercheurs ou les juristes. Le débat n'est pas prêt d'être clos.
La compétition risque d’être rude sur un marché très prometteur. Reste
à voir quels modèles seront retenus par l'usager parce que solides,
légers, économiques et procurant un véritable «confort de lecture»,
sans oublier l'aspect esthétique et les possibilités de lecture en 3 D.
Selon Jean-Paul, webmestre du site hypermédia cotres.net, interviewé en
janvier 2007, «on progresse. Les PDA et autres baladeurs multimédia ont
formé le public à manipuler des écrans tactiles de dimension
individuelle (par opposition aux bornes publiques de circulation et
autres tirettes-à-sous). L’hypermédia est maintenant une évidence. Il
ne reste plus qu’à laisser se bousculer les ingénieurs et les
marketteurs pour voir sortir un objet rentable, léger, attirant, peu
fragile, occupant au mieux l’espace qui sépare les deux mains d’un
terrien assis dans le bus ou sur sa lunette WC: la surface d’une
feuille A4 en format italien, soit ± 800 x 600 pixels. Bien sûr, ce que
montrera cette surface ne sera pas en 2 D mais en 3 D. Comme les GPS
prochaine génération, ou les écrans de visée sur le cockpit d’un A-
Win.»
On nous parle de papier électronique pour 2010, avec les sociétés E Ink
et Plastic Logic en tête de file pour nous proposer des supports de
lecture souples et ultra-fins.