2
En pénétrant en notre for intérieur, nous découvrons presque toujours
le péché que nous blâmons chez un autre. Et si nous ne connaissons
pas le même péché, nous n'avons qu'à chercher pour en trouver un plus
mauvais encore.
3
Lorsque tu te mets à juger un homme, pense à ne pas dire de mal de lui,
si tu es sûr qu'il a commis ce mal, et, à plus forte raison, lorsque tu
n'en sais rien et que tu répètes simplement les paroles d'autrui.
4
Il est toujours injuste de juger un autre, parce que personne ne peut
jamais savoir ce qui s'est passé et ce qui se passe dans l'âme de celui
que l'on juge.
5
Il est bon de s'entendre avec un ami afin que l'un arrête l'autre, si
l'un de vous deux commence à médire de son prochain. Et si tu n'as pas
un tel ami, entends-toi là-dessus avec toi-même.
6
Il est mauvais de médire des gens en leur présence, parce que cela les
offense, et il est malhonnête de le faire en leur absence, parce que
cela les trompe. Le mieux est de ne pas chercher le mal chez les autres,
de l'oublier, mais de le chercher en soi-même et de s'en rappeler.
7
La médisance spirituelle est comme un plat de charogne à la sauce. La
sauce cache toutes les saletés que l'on mange sans s'en apercevoir.
8
Moins on est renseigné sur les mauvaises actions des gens, plus on est
sévère envers soi-même.
9
N'écoutez jamais ceux qui disent du mal des autres et du bien de
vous-mêmes.
10
Celui qui médit de toi derrière ton dos te craint, et celui qui te loue
en ta présence te méprise.
_Proverbe chinois._
11
La médisance plaît tellement aux gens qu'il est très difficile de se
contenir de ne pas être agréable à ses interlocuteurs en médisant des
absents. Mais si tu tiens absolument à régaler les gens, offre-leur
autre chose que des mets malsains, tant pour toi-même que pour ceux que
tu régales.
12
Cache le péché d'autrui, Dieu t'en pardonnera deux.